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Les Familles donnent de l’oxygène à Wall Street pour torpiller l’Europe

Il existe une différence notable entre les politiques menées par les banques centrales américaine et britannique par rapport à celle de la zone euro (la BCE). Les deux premières se sont engagées dans des processus dont on a beaucoup parlé il y a quelques mois : le quantitative easing (assouplissement quantitatif). Concrètement, cela s’est traduit par l’achat massif de dette publique par la banque centrale, additionnée à des taux très bas. Opération qui fut réalisée en deux temps pour la banque d’Angleterre : d’abord entre mars 2009 et janvier 2010, puis depuis le 6 octobre, la Banque d’Angleterre a décidé de porter à 275 milliards de livres sterling ses achats de dette publique britannique.

Après deux plans de quantitative easing, la Réserve fédérale américaine (Fed) détient désormais 2850 milliards de dollars de dette américaine. Et elle a annoncé, le 21septembre 2011, qu’elle allait céder des emprunts arrivant à échéance d’ici trois ans pour en acquérir d’autres, de maturité plus longue.

Résultat, la Fed comme la Banque d’Angleterre détiennent toutes deux environ 17% des dettes américaine et britannique.

De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a acheté 203,5 milliards d’euros de dette d’Etats européens depuis mai 2010 – d’abord grecque, irlandaise et portugaise, puis italienne et espagnole – soit 3% de la dette de la zone euro.

Comme le groupe anglo-américain contrôle les agences de notation ainsi que la City, à partir de laquelle il est possible de jouer et de spéculer sans aucune réglementation (lire avec un effet de levier maximum), l’histoire est déjà écrite.

Les banquiers centraux européens ont toujours cherché à justifier leur attitude par la crainte de l’inflation. Pour eux, la politique de monétisation des dettes publiques renforce le scénario de perte de valeur de la monnaie. Or, aujourd’hui, l’euro plonge contre le dollar !

Pourtant, statistiquement, l’écart d’inflation entre l’Europe et le tandem Etats-Unis/Grande Bretagne n’est pas (officiellement) si important.

Alors faut-il entendre que les règles économiques enseignées en université ne marchent plus ? Peut-on imprimer de la monnaie sans scrupule et voir sa devise se renforcer contre celles des pays dont la banque centrale est plus rigoureuse ? L’explication se trouve dans la MANIPULATION ou le tour de magie des financiers sans scrupule de Wall Street à la City.

SP500 contre CAC 40

De ce point de vue, les analyses successives et comparatives de Trader Noé entre les indices SP500 et CAC 40 sont révélatrices du plaisir que prennent les parrains de Wall Street à préparer le torpillage de l’Europe. Les manipulations indicielles sur le SP500 ont pour objectif de lui donner de l’air (oxygène) et donc d’apparaître plus  performant, tout en assurant la descente des indices européens, de plus en plus fragilisés par des niveaux techniques que seuls détectent certains traders… comme ceux agissant via certains comptes numérotés.

D’un point de vue stratégique, le rebond technique haussier auquel on assiste sur les indices américains, permet de tirer (en reprise technique) des indices européens comme le CAC40, tout en préparant une puissante dynamique baissière, via l’arc en poulie que sait lire Trader Noé…

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Publié par le 5 janvier 2012 dans Non classé

 

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