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L’Europe « devrait » espérer en 2014, mais rien n’est joué…

16 Fév

Même si nous ne sommes pas aux Jeux Olympiques avec la veillée d’armes tapissée de messages occultes, il y a un paradigme économique assez rare que l’on doit relever : 2012 est la première année durant laquelle la zone euro n’a enregistré aucun trimestre de croissance.

burki-bedLe sport préféré des politiques est devenu celui de tirer la couverture à soi.

Certes l’Allemagne a eu de mauvais résultats, mais la France est au plus mal : le recul de 0,3% de l’activité au quatrième trimestre est supérieur aux attentes des économistes qui anticipaient en moyenne une contraction de 0,2%. De ce point de vue et en rapport avec ce que nous écrivions dans un précédent article, la France se rapproche très vite des résultats des pays de la zone sud de l’euro.

Sur l’ensemble de 2012, elle enregistre une croissance moyenne nulle, alors que le gouvernement tablait sur +0,3 %. « La situation n’est pas bonne, ce sont des chiffres préoccupants », a commenté Pierre Moscovici.

croissancezoneeuro2012

« L’économie italienne s’est contractée de 0,9%, soit plus qu’attendu, au quatrième trimestre. Aux Pays-Bas, le PIB s’est contracté de 0,2% au quatrième trimestre, donnant une baisse annuelle de 0,9%, confirmant que le pays était en récession, la troisième depuis 2009. Le PIB de la Grèce s’est contracté de 6% en rythme annuel au quatrième trimestre 2012. L’activité économique au Portugal a reculé plus qu’attendu au quatrième trimestre, portant à 3,8% la baisse du PIB par rapport aux trois derniers mois de 2011 » (Agefi).

Ce qu’exprime Andréa Molnar sur les perspectives économiques en Europe de l’Est pour 2013 n’est-il pas valable pour tout le monde ?

« Politique et économie peuvent ne pas faire bon ménage : le politique doit contenter les marchés financiers qui financent les Etats en Europe de l’Est mais il doit aussi satisfaire ses électeurs. La pression fiscale pour pouvoir combler les déficits est inévitable. Malheureusement, sans la confiance des ménages en l’avenir point de salut pour l’économie. On tourne un peu en rond  : pas de confiance, pas de consommation, pas de croissance, pas de confiance, flambée des dettes… » (Source)

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11 Commentaires

Publié par le 16 février 2013 dans Non classé

 

11 réponses à “L’Europe « devrait » espérer en 2014, mais rien n’est joué…

  1. Gogol 1er

    16 février 2013 at 18 h 55 min

    Un article qui, c’esr certain, fera plaisir à un certain Trader Noé.
    J’attends de ces news perso.

     
  2. Sevgi

    16 février 2013 at 18 h 56 min

    les entrées fiscales tant attendues ne seront pas au rendez-vous, la chute va s’accélérer, les taux obligataires vont remonter, ils manquent plus que les agences de notations entrent en jeux pour nous porter un dernier coup fatale, en 2013 il nous aurons mis à genoux, en 2014 on commencera à mordre la poussière… step by step…

     
  3. sullymorlandimus

    16 février 2013 at 19 h 19 min

    On est d’accord, mais c’est sur les aspects collatéraux qu’il y a carence de compréhension entre nombre d’entre nous.
    Ce diable de système fonctionne en oxydo-réduction, càd qu’il créé de toute pièce des zones en excès de quelque chose, comme pour les oléoprotéagineux avec les accords internationaux sur le commerce international dictés par les USA dès 1958 et qui limitaient à presque rien les droits à produire des oléoprotéagineux aux européens… et des zones en souffrance de ces mêmes denrées ou services. ((il faut savoir que les élevages hors sol mais aussi ceux plus naturels en pâtures et herbages sont ultra dépendants de complémentations protéiques))
    En clair,ça se résume à l’exploitation de flux dirigés artificiellement==> D’un côté, du pouvoir d’achat et de l’autre côté des distorsions de concurrences diverses et variées avec des dumping sociaux et environnementaux amplifiés par des monnaies sous-évaluées. A l’autre coup d’échec (le jeu, je m’entends) les zones où le pouvoir d’achat commence à progresser on les prend en tenaille avec l’énergie et surtout l’arme alimentaire. Du bénéf dans un sens et ensuite du bénef dans l’autre sens. Mais ne jamais laisser, oh que non, l’amorce d’un système autonome , voire de type autotrophe, car là c’est la fin du business pour ce ramassis de vautours et de hyènes.

    Les dégradations faites par les agences pour les pays du sud de l’Europe y sont synonymes de paupérisations des populations qui, jusque là, aspiraient à des modes de vies tels que des investissements immatériels sur les études des jeunes générations y ont été entrepris massivement. Soit dit au passage–vous l’aurez remarqué, j’espère– que les charges liées aux budgets de l’éducation et à celui de la famille, pour ne citer que ceux-là, apparaissent comme des dettes mais sans connaître de contre-partie(s) au niveau du capital propre d’une nation. C’est comptablement assez désolant, non ? Idem pour les coûts de maintenances environnementales qui ne cessent d’augmenter avec l’amoncellement des contre-parties polluantes d’activités économiques qui, quant à elles, sont bien prises en considération au niveau du PIB, par exemple.

    Que deviennent d’après vous ces jeunes diplômés ? Ils se cassent vers d’autres cieux plus cléments, du style nord de l’Europe pour les plus chanceux et sinon USA, Canada etc…. Ces collectivités dites « d’accueil » bénéficient donc d’investissements faits par d’autres collectivités dites » de départ ». Ce sont donc des transferts GRATOS. Ok ? Moi j’appelle cela du RACKET SOCIAL.
    Une partie du miracle de « L’AMERICA » ((d’Elias kasan)) est du à ce magnifique pactole humain en provenance notamment du vieux continent. Mouvement entamé lors des guerres napoléoniennes et accélérées à la suite de la première guerre mondiale et de la crise de 23 en Allemagne. Depuis 4 à 5 décennies ce mouvement a été alimenté par des migrants de l’Europe de l’est, souvent bien fournis en diplômes et par les pays Indo-asiatiques.
    Un exemple édifiant, il y a eu à un moment plus de médecins pakistanais, formés par un des Etats les plus pauvres au monde donc, officiant professionnellement dans le seul état californien que dans leur pays d’origine………. Si cela n’est pas du racket « Parceque les pauvres chéris, snif, snif, snif .., ils ont parfaitement le droit de venir vivre là où il fait bon vivrre….. », je me mets à pisser en levant une patte arrière contre le premier lampadaire que je croise.
    C’est avec cette approche humanistico- naïve qu’on en arrive à OCCULTER le dessein d’ensemble et à donner raison aux artistes-manipulateurs et escrocs en tout genre, merde !

    A l’heure actuelle, certaines puissances du Nord sont en train de réitérer ce qui avait réellement motivé la guerre de sécession, à savoir, comment piquer du savoir-faire à bons comptes là où il y en a ((Je rappelle que vers les années 1860 la ruée vers l’or privait les industriels de la côte est des USA d’une main-d’oeuvre qui préférait tenter l’aventure vers le « Far-West » alors que justement, cette ruée faisait exploser les commandes pour la voie de chemin de fer traversant d’est en ouest le pays ainsi que ceux liés à l’édification de nouvelles villes et des infrastructures attenantes, donc la main d’oeuvre CAPTIVE des états du sud à dominance agricole représentait un sacré filon que la promesse d’une fin d’esclavagisme rendait plus politiquement présentable et vertueuse. Mon oeil, tiens, même Engels et Marx n’y avaient vu que du feu )) . La nature ayant horreur du vide, aux états du sud de l’Europe d’hériter de vagues non ou très peu qualifiées et surtout culturellement et religieusement à nos antipodes en provenance de l’autre rive de la méditerranée où l’on y a justement bien aidé à déstabiliser les sociétés civiles et les régimes.

    La seule arme qui vaille dans le combat contre ces rapaces fossoyeurs (pas les migrants je précise pour les myopes du bulbe, non, les banksters et toute la clique) de toute forme d’humanité sur cette planète reste donc celle d’une REVOLUTION C O M P T A B L E , Amen !

     
    • justino

      17 février 2013 at 3 h 45 min

      Joli coup de gueule !!

       
  4. crisemajeure

    16 février 2013 at 21 h 12 min

    Le monde de la finance s’auto-entretient favorisant ainsi la récession économique chronique

    La baisse des cours de l’or est significative de la totale déconnexion entre le milieu de la finance représenté par les banques et l’activité de terrain en Europe et aux USA confrontée au marasme.

    Selon les dires d’une d’analyste de BNP-Paribas, les liquidités produites en masse par les banques centrales ne parviennent pas suffisamment jusqu’aux bourses et par conséquent cela limite l’augmentation de la masse monétaire et par là même le risque de dépréciation des devises.

    Autrement dit, plus les effets néfastes de la crise majeure augmentent, moins les banques accordent de crédits au milieu de l’économie de terrain. Ce faisant la masse monétaire (les lignes de crédit ouvert aux entrepreneurs et consommateurs) diminue, d’où un risque considéré comme moins élevé pour la valeur des devises. Dans ce contexte l’or perd de son intérêt comme monnaie alternative, même si, fait nouveau, elle est côté comme un actif réel depuis janvier 2013.

    Le monde de la finance fonctionne donc plus que jamais en circuit fermé, multipliant toutes sortes d’opérations plus spéculatives que celles organisées avant l’entrée en crise de 2008. Cette mise hors circuit des nécessités financières légitimes dues aux acteurs de terrain entretien forcément la récession CQFD.

    Ce milieu est devenu expert dans l’art de monter les soufflets avec de la poudre de perlimpinpin, sauf que lorsqu’il redescendra, il aura le poids et l’effet d’une dalle de béton. Mais à ce stade de déliquescence accélérée par la chute brutale du billet vert, des propositions de sauvegarde seront opportunément faites aux chefs d’État pour tout remettre à plat et à neuf…

     
  5. brunoarf

    16 février 2013 at 22 h 05 min

    1- Premier épisode : la Grèce s’est déclarée en défaut de paiement.

    2- Deuxième épisode : jeudi 7 février 2013, l’Irlande s’est déclarée en défaut de paiement.

    Lisez cet article :

    https://fr.goldbroker.com/news/scoop-irlande-restructuration-dette-crise-zone-euro-bce-202.html

    3- Troisième épisode : dans ce long feuilleton, le prochain épisode concerne Chypre.

    Samedi 16 février 2013 :

    La troïka calcule les conséquences d’une faillite de Chypre.

    Les experts de l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, planchent sur les conséquences financières d’une faillite de Chypre au cas où l’île ne recevait pas une aide internationale, affirme samedi 16 février le journal allemand Bild.

    « Des experts de la troïka calculent, notamment sous la pression de Berlin, les conséquences financières d’une faillite de Chypre », écrit le quotidien le plus lu d’Europe, sans citer de source. Selon cette étude, la Grèce serait le pays le plus affecté, notamment par la faillite des principales banques chypriotes qui y ont un réseau de succursales où environ 10 % des économies grecques sont entreposées. « Les banques des autres pays de la zone euro ne seraient, en revanche, guère touchées », poursuit Bild.

    Chypre a demandé une aide européenne en juin, après que ses deux principales banques, très exposées à la crise grecque, ont demandé le soutien du gouvernement. Lundi 11 février, les ministres des finances de la zone euro réunis à Bruxelles avaient renvoyé la décision sur l’aide à Chypre à après l’élection présidentielle, dont le premier tour se tient dimanche.

    L’ensemble des besoins de Chypre est estimé à plus de 17 milliards d’euros. L’île a adopté, à la demande de la troïka, une série de mesures d’austérité pour réduire ses dépenses représentant 7,25 % du produit intérieur brut sur quatre ans. Toutefois, selon des informations du Frankfurter Allgemeine Zeitung de samedi, les besoins en financement des banques de l’île, initialement estimés à 10 milliards d’euros, pourrait finalement être sensiblement inférieur.

    Un audit mené par le fonds d’investissement Pimco, mandaté par la troïka pour estimer les besoin des banques chypriotes, selon divers scénarios, aboutirait à une fourchette de 5,9 à 8,8 milliards d’euros, abaissant d’autant le coût d’un plan d’aide global. Toutefois, le principal obstacle à une aide à Chypre ne semble pas tant être le montant du plan que l’opposition de Nicosie à un audit d’une entreprise privée sur le respect des règles anti-blanchiment par les banques locales, une demande très fortement appuyée notamment par l’Allemagne.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/16/la-troika-calcule-les-consequences-d-une-faillite-de-chypre_1833704_3234.html

     
  6. Franc-tireur

    17 février 2013 at 9 h 11 min

    Je viens de parcourir le site de denissto et notamment le forum….et je crois que j’ai bien fait car j’ai compris la philosophie du personnage et aussi ses limites dans la perception des évènements passés, présents et peut être à venir.
    Quand vous lisez les choses suivantes « capitaux issus de l’Islam », « ils veulent réveiller l’Islam », « ils veulent imposer l’islamisme et le sionisme », « mes ancêtres catholiques », « l’Islam vs Jesus » (comprenez bien en opposition)….c’est un signe d’enfermement idéologique et un dénigrement de « l’autre » sans connaissance ni savoir.
    Bref, il ne suffit de regarder les vidéos de ce personnage (passant son temps à parler de complot judéo-illumino-maçono-bolchovico-islamo-financier)….il faut lire et bien lire pour comprendre que ce qu’il dit est creux.
    Je dois juste lui concéder la pertinence de ses analyses sur les métaux précieux….mais honnêtement je suis très déçu par cette haine anti-islam que dégagent ses propos.

    Je suis le premier (et ce depuis des années) à dénoncer le wahhabisme, l’obscurantisme et toutes forme d’enfermement psychologique….mais là « les capitaux de l’islam » m’ont laissé perplexe lol

     
  7. jiji

    17 février 2013 at 9 h 48 min

    L’or de Ben Ali a transité par la France

    Selon le site internet de Nice Matin, près de 1800 lingots d’or (72 millions d’euros) sont sortis illégalement de Tunisie après la chute de Ben Ali en janvier 2011 et ont transité par la France – via les aéroports de Nice, Marseille, Orly et Roissy – sans que les douaniers ne reçoivent l’ordre d’intervenir.

    Le quotidien régional, qui a mené l’enquête, affirme qu’officiellement ce dossier n’existe pas. Pourtant, selon ses informations, pendant plus d’un an et demi et jusqu’en avril 2012, des « passeurs » tunisiens ont bel et bien fait transiter par plusieurs aéroports français des quantités d’or extravagantes sans que nul ne s’y oppose.

    Alors que ce trafic était supposé être terminé, Nice Matin affirme qu’une nouvelle « mule » tunisienne, sur le vol Djerba-Nice, a passé mercredi douze kilos en lingots d’or à l’aéroport

     
  8. edhen

    17 février 2013 at 10 h 21 min

     » La soit-disant Union Européenne, çà ne signifie rien, ça n’ aboutit à rien  » ( Charles de Gaulle, décembre 1965 ! )

    On pourrait ajouter maintenant, que cela signifie une  » mouise  » épaisse et que cela aboutit à moins que rien !

     
  9. phil

    17 février 2013 at 20 h 18 min

    La France doit déclarer la guerre à l’imbécile Europe qui détruit l’outil traditionnel de production de nos nations!

     
  10. silbershark110

    19 février 2013 at 16 h 08 min

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