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Quand les gouvernements volent l’or (1ère partie)

20 Déc

Adrian AshPar Adrian Ash pour BullionVault, 12 décembre 2012

Trois affreux exemples de vols d’or au cours de l’histoire moderne…

Les rumeurs actuelles chez les traders ont pour objet les inquiétudes des détenteurs d’or concernant une augmentation punitive des impôts aux Etats-Unis en 2013, avec l’administration Obama qui tient les investisseurs en métaux précieux dans sa ligne de mire.

D’où les liquidations de ce mois (si on se fie aux rumeurs). C’est un phénomène similaire aux ventes d’or par les ménages japonais fin 2011 avant l’entrée en vigueur de nouvelles régulations pour les négociants de métaux précieux.

En vérité, une telle mesure aux Etats-Unis reste très improbable. Du moins, une telle mesure avant un accord entre partis nécessaire pour solutionner la falaise fiscale et le désastre du plafond de la dette serait clairement tendancieux. Tous les investisseurs en or américains ne sont pas républicains, mais peu d’entre eux sont démocrates, selon moi. En outre, l’or attire déjà le plus haut taux d’imposition sur les plus-values à 28% aux Etats-Unis, puisqu’il est considéré comme un « objet de collection ». Il est plus facile d’augmenter les taux d’imposition sur les plus-values sur tout et de se débarrasser de quiconque tenterait de faire fructifier ses économies. Cela engendrerait plus de revenus aussi.

Toujours est-il, que ce bavardage souligne un point clé concernant l’or : le fait que de mémoire d’homme il ait reçu des mauvais traitements spéciaux des gouvernements et ce de partout. Les ménages occidentaux furent interdits d’or pendant 30 ans et plus après la Seconde Guerre mondiale. Au cours des vingt années précédentes, leur or a été en vrac nationalisé, acheté de façon obligatoire et volé.

Et il ne s’agit pas seulement du métal d’investissement. Et pas seulement de l’or appartenant à des citoyens privés…

1er exemple : 1935, Mussolini s’empare de 35 tonnes d’or, en alliances…

La « confiscation » aux Etats-Unis en 1933 est bien connue (en fait un achat systématique, fait au cours d’alors à 28 dollars l’once avant que le cours ne soit poussé à la hausse à 35 dollars). Mais avec l’or, encore un instrument clé du système monétaire, beaucoup de gouvernements ont cherché à en acquérir plus.

En décembre 1935 le dictateur fasciste populaire italien Benito Mussolini en a appelé au patriotisme des femmes italiennes, leur exhortant à échanger leur anneau de mariage en or pour des bagues d’acier. Oui, vraiment. Le mercredi 18 décembre de cette année, La Stampa en faisait sa première page :

-« Le rite le plus noble de la « fede » [ou foi] amène toutes les femmes d’Italie ensemble dans une seule volonté héroïque » (fede en italien veut dire foi et alliance, intelligent quand même).

-« La Reine a placé son alliance sur l’autel de la patrie. »

-« L’offrande fière et touchante des femmes à Turin. »

Les femmes italiennes étaient tellement « encouragées » par cette démonstration populaire de patriotisme que cinquante ans plus tard, elles étaient toujours honteuses d’avoir été forcées de se séparer de leurs alliances. Mussolini a obtenu 35 tonnes d’or en tout. Pour la petite histoire, il a fini la tête en bas, pendu par un crochet de boucherie du haut du toit d’une station d’essence.

Nous verrons dans la seconde partie l’or tchèque volé par les Nazis et les détenteurs de pièces poursuivis en justice au Royaume-Uni dans les années 1960.

 
13 Commentaires

Publié par le 20 décembre 2012 dans Non classé

 

13 réponses à “Quand les gouvernements volent l’or (1ère partie)

  1. Elle court, elle court, la rumeur ...

    20 décembre 2012 at 15 h 16 min

    Bourse : l’américain ICE met la main sur NYSE Euronext

    Les rumeurs allaient bon train depuis le début de la journée, les intéressés les ont confirmées en début d’après-midi. L’américain InterContinental Exchange (ICE) va racheter NYSE Euronext, qui gère notamment la Bourse de New York et de Paris, pour 8,2 milliards de dollars, ont annoncé jeudi 19 décembre les deux sociétés dans un communiqué commun.

    La transaction, qui pourrait être conclue au second semestre 2013, a été approuvée par les conseils d’administration des deux groupes. Ce rachat donne naissance au premier opérateur boursier mondial.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/20/nyse-euronext-serait-en-discussions-pour-etre-rachete-par-l-americain-ice_1808699_3234.html

     
    • gwendoline1

      20 décembre 2012 at 18 h 49 min

      @la rumeur
      Les rumeurs allaient bon train depuis le début de la journée, les intéressés les ont confirmées en début d’après-midi. L’américain InterContinental Exchange (ICE) va racheter NYSE Euronext, qui gère notamment la Bourse de New York et de Paris »….

      çà va dans le sens du NWO

       
  2. lodela971

    20 décembre 2012 at 15 h 36 min

    Entretien avec M.Pierre Dortiguier, spécialiste des questions internationales au sujet de la visite de François Hollande en Algérie http://french.irib.ir/analyses/interview/item/231985-pierre-dortiguier,-spécialiste-des-questions-internationales

     
  3. exar

    20 décembre 2012 at 16 h 24 min

    L’or prend une de ces claque en ce moment.

     
  4. binjou

    20 décembre 2012 at 16 h 27 min

    Il y a près de 40 ans le dollar était convertible en or et chaque monnaie étrangère était convertible en dollar et donc en or.

    De cette façon la grande majorité des pays a accumulé des sommes importantes de dollars. Sauf qu’aujourd’hui le dollar n’est plus convertible en or et que les Etats Unis (fed) ne cessent d’imprimer de la monnaie.

    Le dollar perd donc de sa valeur et toutes les monnaies sont dévaluées à cause de leurs réserves en dollars.

    La Chine par exemple a plus de 3000 milliards de dollars en réserve, la Chine est devenu le plus gros consommateur d’or au monde depuis quelques années afin de se protéger de la chute du pouvoir d’achat du dollar.

    l’orsque vous faites un investissement, celui-ci doit battre le taux d’inflation sinon vous perdrez de l’argent. Le rendement d’une assurance vie est aujourd’hui de 3,43% selon une étude réalisée par le site France transactions (L’inflation en France est proche des 10% par an voir plus.,) ce n’est donc pas suffisant pour protéger son pouvoir d’achat.

    L’or (lingots et pièces) bat largement l’inflation avec une moyenne de 20% de hausse par an depuis 10 ans.

    Pire encore le prix de l’argent est aujourd’hui sous évalué par rapport au prix de l’or..

    mais bon!

     
  5. silbershark110

    20 décembre 2012 at 17 h 15 min

    Reblogged this on silbershark110neverdie und kommentierte:
    Ajoutez votre grain de sel personnel… (facultatif)

     
  6. silbershark110

    20 décembre 2012 at 17 h 16 min

    IN SILVER WE TRUST IN BANKSTERS WE BUST!

     
  7. zapatta

    20 décembre 2012 at 20 h 04 min

    Alors que la plupart des pays de la zone euro se sont imposés, sur décision de l’Allemagne qui en exerce la direction, des politiques d’austérité dites de rigueur qui, pour le moment, cassent le peu qu’il leur reste de croissance économique sans du tout diminuer l’endettement public puisque les recettes fiscales chutent (en dépit -ou plutôt à cause- de l’augmentation des impôts) mais que les
    dépenses difficilement compressibles rapidement continuent, que la BCE est impuissante à pratiquer une politique monétaire plus laxiste compte tenu du véto de la Bundesbank, que la Chine est à bout de souffle puisque la gigantesque bulle qu’elle a créée n’est plus viable sauf dérapage hyper-inflationniste qui remettrait en cause la plupart de ses bases politico-sociales de plus en plus instables, et que les autres pays émergents voient leurs économies ralentir par suite de la baisse des importations européennes et asiatiques, les USA sont les seuls à avoir continué de s’enfoncer dans l’endettement massif et le laxisme monétaire qui leur ont permis jusqu’ici d’échapper artificiellement et temporairement à une nouvelle récession mais qui, à terme, sont totalement destructeurs pour leur économie.

    Si la Federal Reserve a confirmé cette semaine qu’elle continuera de pratiquer le Quantitative Easing forever (ce qui n’a pas eu d’impact puisque tout le monde sait qu’elle n’est pas capable de concevoir une autre politique que la monétisation généralisée), les marchés financiers craignent que le fiscal cliff entraine aux USA une augmentation massive des impôts et une diminution très forte des dépenses publiques qui provoqueraient la récession tout de suite là-bas aussi, au lieu qu’elles n’interviennent que plus tard de façon plus diffuse et plus modérée. Il n’y a plus à court terme de gisement de nouvelle croissance dans le monde et les dettes financées par l’impression de fausse monnaie sont à leur niveau maximum possible. Les marchés financiers sont désertés, leur volume baisse constamment et, dans le cas des actions, il n’y a plus d’intérêt (déclinant d’ailleurs) que pour celles des entreprises disposant de beaucoup de cash qui rachètent les leurs pour éviter qu’elles dévissent. Dans le cas des obligations, ce sont les banques centrales qui s’étant substituées aux investisseurs les achètent. Ce qui signifie que ces actifs de papier chuteront nécessairement en 2013.

    Le risque d’effondrement keynésien (à la japonaise), si bien analysé par les économistes “autrichiens”, de nature à faire imploser successivement toutes les bulles d’actifs financiers (actions, obligations, produits financiers complexes, etc.), puisque le pouvoir d’achat de la monnaie s’évapore ou qu’elle se perd dans la “trappe à liquidités” et qu’il n’y a aucun moyen de maintenir une croissance artificielle basée sur l’expansion du crédit à tout-va, se rapproche…

    « Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement de la monnaie qui est en cause… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général» (Ludwig von Mises).

    Nous sommes probablement ainsi aujourd’hui parvenu au point d’inflexion du système à partir duquel toutes les valorisations artificielles n’ont plus de signification et que tout peut s’écrouler à tout moment… Ainsi que le démontre la chute d’Apple jusqu’ici fleuron de Wall Street.

    Les métaux précieux, parce que manipulés à la baisse par les bullion banks et parce que le dollar US qui reste la monnaie dans laquelle ils sont principalement côtés s’est stabilisé (sauf contre le yen japonais par rapport auquel le billet vert poursuit sa progression), n’en sont pas encore les bénéficiaires (toute l’année 2012 a été particulièrement éprouvante pour leurs acheteurs puisque chaque départ de hausse a été immédiatement suivi par une rechute pire que le mouvement initial de reprise). Patience cela viendra, parce qu’il n’y a plus à court terme d’autre alternative simple de placement que de les acheter pour tenter de protéger son épargne. Toutefois, pour le cas où le dollar US monterait, à l’occasion de l’implosion de la zone euro dans sa forme actuelle par exemple, avec un retour de la parité euro/dollar US vers 1,20 voire en-dessous, les métaux précieux pourraient alors baisser beaucoup plus, cette hypothèse étant à notre avis la seule qui puisse déjouer leur perspective haussière à moyen terme. Et c’est dans cette optique que les bullion banks restent en même temps short euro/dollar US et short métaux précieux, ce qui ne leur coûte pas cher puisque la Federal Reserve, la Banque d’Angleterre et quelques autres leur fournissent des financements à taux zéro. Depuis mi 2011 et pendant 2012, en dépit des achats massifs de métaux précieux par les banques centrales de Chine et de Russie et les populations de certains pays (comme l’Inde), il n’y a pas eu suffisamment de pression haussière d’autant que les sociétés minières ont arbitré leurs productions courante et à venir en vendant systématiquement les métaux sur toute reprise, voilà le problème qui s’est posé depuis un an et demi et qui, apparemment, continue encore.

    ON NE PEUT PAS CRÉER DE PROFITS SI LES PRIX CHUTENT OU QU’ILS RESTENT DANS DES TRADING RANGES TROP ÉTROITS (puisque alors tant les stratégies LONG que les stratégies SHORT ou LONG/SHORT ne sont plus opératives). En revanche, une nette cassure à la hausse de la résistance vers 1,32 sur l’euro/dollar US pourrait signaler la reprise des prix des métaux, raison pour laquelle nous conservons nos positions exclusivement LONG non arbitrées.

    ————–
    A noter que le Baltic Dry Index (voir graphique ci-dessous), un bon baromètre des échanges commerciaux internationaux et de la croissance mondiale, a repris sa chute, ce qui est baissier pour les marchés d’actions US en particulier, le premier objectif de baisse du S+P500 se situant vers 1.250 soit plus ou moins son plus bas de 2012

    De plus en plus de gens assimilent avec raison la politique monétaire de la Federal Reserve à une action authentiquement terroriste visant à casser tout équilibre économique, boursier et monétaire au seul profit de la prolongation totalement artificielle de la plus gigantesque bulle d’actifs de papier jamais créée depuis que les pratiques discrétionnaires des banques centrales ont été rendues possibles dans les années 1970 avec la cessation de convertibilité partielle du dollar US en or et l’établissement des taux de changes flottants entre monnaies fiduciaires de papier gagées sur le néant.

    http://www.forum-monetaire.com/

     
    • crisemajeure.fr

      21 décembre 2012 at 17 h 25 min

      Très bon commentaire, crisemajeure vous encourage à poursuivre et à approfondir vos recherches et votre analyse écrite.

       
  8. Tikehau

    21 décembre 2012 at 8 h 51 min

    Sur de nombreux blogs, celui-ci y compris il est conseillé d’investir sur l’or ou sur l’argent. Sous l’éclairage que porte l’Histoire il est absolument certain que nous sommes exposés à la spoliation métallique.

    Mon sentiment c’est que ce palliatif, le support métallique, ne sera que très provisoirement utilisé dans un troc à l’échelon LOCAL.

    Les technologies de la monétique nous inciterons à réviser totalement la création monétaire : elle doit et reviendra sous le giron d’un organisme soit d’état, soit supra-national.

    Le constat actuel, c’est qu’Il n’y a aucun espoir d’adaptation du système aux nouveaux enjeux sociétaux, politiques, énergétiques et environnementaux à venir qui rendent la satisfaction, ne serais-ce que des besoins alimentaires planétaires aléatoires.

    Nous devons donc imaginer une monnaie qui se doit de n’avoir pour seule contrepartie que des biens, des services et du travail. Ce retour aux fondamentaux de la création monétaire est vital car la monnaie est LE moyen d’échange.

    N’en profitons pas pour commettre à nouveau l’erreur d’adosser cette nouvelle monnaie à une relique de près de 5 000 ans tel l’or car il serait grand temps de faire évoluer des concepts économiques dont les principes de capitalisation sont spoliateurs.

    Ceci ne pourra se faire que par l’interdiction totale de toute rémunération sur la détention des capitaux privés. Rappelons-nous qu’au moyen-âge l’usurier était condamné à mort.

    Je m’explique : pourquoi la détention (statique) d’un capital monétaire à vocation de moyen d’échange (animé) devrait-elle permettre de générer de nouveaux capitaux ? Le fait de détenir des capitaux indique précisément que les besoins personnels de l’agent économique sont déjà satisfaits. La monnaie ne doit avoir comme seule vocation que de CONSOMMER.

    Selon deux études, l’une américaine et l’une française, les individus se considèrent comme riches lorsqu’ils évoluent dans la tranche de revenus de 4 700 à 5 200 $ mensuels pour les uns et de 6 000 à 6 300 € pour les autres. La raison est évidente si l’on interprète le concept de richesse comme une correspondance entre la détention de biens matériels ou financiers inutiles et la satisfaction de besoins essentiels au bien être individuel.

    La solution ? l’argent doit s’évaporer (intérêts négatifs qui retournent à la banque centrale) tant que celui-ci est détenu à titre privé et qu’il a pour seule vocation l’accumulation de capital. Le prêt de capitaux à la seule banque centrale est autorisé, il garantit l’absence de perte en capital dans une limite temporelle contractuelle : par exemple cinq ans maximum.
    L’intérêt de ce concept c’est qu’il faut inciter à la dépense systématique des moyens monétaires, à une circulation monétaire rapide. Quid de l’inflation si décriée dont le seul but inavouable est de maintenir la rente du capital au détriment des peuples.

    L’accès au crédit se ferait exclusivement en passant directement par la banque centrale ou ses guichets décentralisés. Les intérêts à payer servant à abonder les budgets nationaux, voir supra-nationaux ou fédéraux.

    Ce système ne remettrait absolument pas en cause l’économie et son principe d’effet levier par le crédit mais supprimerait toute emprise du capital sur les forces productives de la société.

    Pourquoi accepterions nous de payer la monnaie qui est la contrepartie de notre travail ?

     
  9. brunoarf

    21 décembre 2012 at 14 h 13 min

    Vendredi 21 décembre 2012 :

    Union Européenne : 1.600 milliards d’euros d’aides d’Etat versées aux banques de 2008 à 2011.

    Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

    http://www.romandie.com/news/n/_UE_1600_milliards_d_euros_d_aides_d_Etat_versees_aux_banques_de_2008_a_2011_12211220121339.asp

    La phrase importante, c’est celle-ci :

    « fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros. »

    Quand les banques privées vont mal, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver.

    C’est bizarre, hein ?

    Quand les banques privées vont mal, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver, et en plus les Etats accordent aux banques des aides qui sont illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence.

    C’est bizarre, hein ?

    Quand les banques privées vont mal, chaque Etat européen réussit à trouver l’argent nécessaire pour sauver ses propres banques privées.

    MAIS POUR LA GRECE ?

    Pour la Grèce, non, on ne peut rien faire, non, on n’a plus d’argent, non, on ne peut pas la sauver, non, ce n’est pas pareil, non.

    Si la Grèce avait été une banque privée, la Grèce aurait été sauvée depuis belle lurette.