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Le scandale Dexia et la déconfiture des municipalités françaises – Partie II

14 Déc

dexiacdclaposte« Dexia est devenu synonyme d’emprunts toxiques en France. Entre 5000 et 15 000 collectivités territoriales (régions, départements, municipalités, hôpitaux, syndicats intercommunaux, etc.) ont contracté des emprunts structurés auprès de Dexia au cours des dernières décennies, lesquels sont devenus toxiques du fait que les taux d’intérêt initialement faibles, autour de 3,5%, ont explosé pour atteindre 15 %, voire 24%. Déjà 57 autorités locales ont intenté des poursuites contre Dexia, et ce nombre va croissant notamment suite à la victoire remportée par la ville de Sassenage, près de Grenoble » (Source).

Le problème est que Dexia est très probablement une banque comme beaucoup d’autres qui manipulent leurs bilans avec des actifs tout autant pourris. Plusieurs analystes chevronnés de la finance le déclarent avec fracas, mais rien ne change… à part la spoliation des citoyens lambdas qui paient pour les pertes.

Quid des pratiques de Dexia et, incidemment, de quelques banques amies… ?

Dans une interview exclusive à Nouvelle Solidarité, Maître Hélène Féron-Poloni, le conseil juridique de Sassenage, décrit certaines des méthodes utilisées par Dexia, qui seront peut-être qualifiées un jour de délinquance financière. Par exemple, pour un prêt « bonifié » (c’est-à-dire avec un taux d’intérêt inférieur à celui du marché), Dexia élabore un plan par lequel le client, en l’espèce une commune, vend à Dexia une option de change sur devises, par exemple sur la valeur de 1 euro égale moins de 1,44 % franc suisse. Cela revient à parier sur un franc suisse faible (ou sur un euro élevé). Dexia a alors encaissé de gros profits, et même la plupart de ses profits, en vendant ces mêmes options de change sur devises à de grandes banques  d’investissement internationales (Goldman Sachs, JP Morgan, Deutsche Bank, etc.), tout en pariant en même temps dans le sens inverse, à savoir que la valeur du franc suisse montera en tant que valeur de refuge. Dexia a même convaincu ses clients que le change franc suisse/euro resterait aussi stable qu’il l’avait été au cours de la décennie précédant l’explosion de 2008.

Dexia n’a jamais révélé les détails à ses clients, et en particulier les risques énormes que comportaient ces paris. Le plus grand scandale, c’est que par ce mécanisme pervers, les maires et les municipalités sont devenus à leur insu des acteurs de l’économie du casino international ! Et désormais, ces communes sont censées payer les risques sur devises pris par les banques d’investissement internationales.

Mais le combat est engagé.

Devant le  tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre, la ville de Sassenage, qui a cessé de payer les intérêts sur ces prêts, poursuit Dexia en nullité de prêt estimant qu’ils sont dépourvus d’existence juridique valide. Saisi par le préfet, qui a tenté sans succès de forcer la commune à payer les intérêts, la CRC estimait le 31 mai 2012 que tant que le procès de Sassenage se poursuit au TGI, la commune est en droit de pas payer les intérêts. C’est la première fois qu’une CRC rend un tel avis défavorable aux banques.

Verra t-on un juge devenir un Robin des Bois et imposer une jurisprudence en faveur de la justice contre la mafia bancaire ?

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29 Commentaires

Publié par le 14 décembre 2012 dans Non classé

 

29 réponses à “Le scandale Dexia et la déconfiture des municipalités françaises – Partie II

  1. Pascal_H

    14 décembre 2012 at 8 h 56 min

    Le plus grand scandale, c’est que par ce mécanisme pervers, les maires et les municipalités sont devenus à leur insu des acteurs de l’économie du casino international ! ==> c’est pas de la faute des maires ou de la municipalité ben voyons !!! je pense qu’il y’avait suffisamment de gens compétants pour savoir que signer un contrat avec pour base une évolution du taux en fonction de l’évolution euro/suisse était bancale…
    les maires sont responsables et maintenant ils nous disent c’est pas moi c’est lui, comme d’habitude en politique personne n’est responsable.
    En attendant, le contribuable va payer c’est toujours la même chose.

     
    • Raiford

      14 décembre 2012 at 10 h 47 min

      Entièrement d’accord Pascal_H : les maires doivent être condamnés pour délinquance financière, au même titre que DEXIA.

      Un maire est un élu qui a accepté des responsabilités, personne ne l’a forcé à se présenter.

      Sa responsabilité est bien plus importante qu’un citoyen lambda qui n’a pas forcément de connaissance financière.

       
    • marc

      14 décembre 2012 at 11 h 48 min

      oui c’est la faute de personne, comme d’habitude. au conseil d ‘administration de dexia ils se defendent en disant qu’ils n’etaient pas banquiers, n’y connaissaient rien et ont ete mal informés par ceux qui savaient. par ailleurs . tout par copinage et les competents son ecartés/virés. A la belle epoque on virait les geneurs dans les banques avec une compensation importante maintenant on vire a tour de bras sans compensation (je connais plusieurs exemples). mariani que sarko a nomme a la tete de la banque n’avait pas de competences bancaires specifiques, il a juste ete agent des finances.

       
  2. binjou

    14 décembre 2012 at 8 h 56 min

    la situation en Syrie

    Entretien avec la radio francophone iranienne
    Bassam Tahhan, atrocités commises par l’ASL, l’armée « syrienne » libre :

     
    • binjou

      14 décembre 2012 at 10 h 44 min

      Washington baigne dans les morts par torture d’Abu Graïb à Guantanamo Bay en passant par les centres de torture secrets de la CIA et les attaques par drones et sans relâche, d’enfants jouant au football, de cérémonies de mariage, d’enterrements, de cliniques médicales, d’écoles, de fermes et de travailleurs sociaux.

      La preuve a été faite que Washington a torturé à mort un nombre d’individus et a fait faire de fausses confessions, ainsi que d’avoir fait exploser des milliers d’innocents décrits dans les rapports comme des “dégâts collatéraux”.

      Washington est comme le poivrot dans un bar qui cherche la bagarre. Washington crâne, mais la Russie et la Chine ne vont plus s’embarrasser avec un freluquet financièrement exergue et militairement complètement étiré.

      Le diabolisme de Washington est en train de nous mener à la guerre nucléaire et à la destruction de la vie sur Terre.

      http://www.mondialisation.ca/washington-impose-des-sanctions-contre-les-russes-la-regle-magnitsky/5315526

       
  3. marc

    14 décembre 2012 at 9 h 26 min

    pour info dexia a vendu n’importe quoi car c’etait la seule facon d’augmenter ses commissions. sur les municipalites (et etats meme du sud de l’europe) la rentabilite etait faible (faibles spreads) car c’etait tres sur comme investissement a l’epoque.

     
  4. David

    14 décembre 2012 at 9 h 44 min

    Ne vous emballez pas, les collectivités locales n’ont jamais payé le moindre fifrelin au titre des « surprises » recelées par ces crédits toxiques. Elles se sont tout simplement assises sur leurs obligations contractuelles parce que nous vivons dans une république bananière, et dans le même temps, elles ont lancé des poursuites contre les banques auxquelles elles devaient de l’argent pour faire valoir leur position auprès des tribunaux.

    Si ces collectivités se retrouvent malgré tout dans une situation financière délicate, c’est parce qu’elles étaient déjà dans une situation financière délicate lorsqu’elles ont souscrit ces crédits toxiques, de sorte que les charges financières qu’elles devaient supporter au titre des programmes d’investissement pharaoniques qu’elles ont lancés en profitant de ces sources de financement intéressantes (les deux-trois premières années) ne leur ont guère permis que d’avoir la tête légèrement hors de l’eau. Pas plus. Et c’était tout ce qui comptait pour elles.

    Ce qui a achevé d’aggraver la situation, c’est que leur refus d’honorer leurs engagements financiers au titre des « surcharges » liées à ces crédits toxiques a effrayé les banques qu’elles ont sollicité pour trouver de nouveaux financements pour leurs programmes d’investissement en cours, les mêmes banques qui n’ont pu leur présenter des conditions de financement intéressantes avant le début de la crise qu’en saupoudrant leurs prêts d’additifs hautement toxiques.

    Il y a eu une conséquence supplémentaire, c’est que la banque Dexia, parce que ses propres financements étaient eux-mêmes dangereusement toxiques (mais elle comptait sur la capacité des collectivités locales à honorer leurs engagements pour pouvoir ensuite honorer les siens) s’est retrouvée dans une situation financière critique, de sorte qu’elle a du couper les facilités de trésorerie qu’elle avait accordées aux collectivités lorsque la situation le lui permettait. Celles-ci ont donc du solliciter en urgence des prêts bancaires pour boucher le trou dans leur trésorerie, auprès de banques qui font désormais la fine bouche (en substance, quand on prête de l’argent à quelqu’un, il est impératif qu’on ait confiance dans sa capacité et sa volonté de rembourser les sommes dues : si la confiance disparaît, on ne prête plus).

    Outre cela, un certain nombre de collectivités ont pris des risques supplémentaires en comptabilisant dans leurs plans de financement des montants de subventions qui étaient soit quelque peu optimistes quant aux montants attendus (quand on attend 60% de subventions et qu’en réalité, on doit diviser ce chiffre par 2, ça pique !) soit aussi optimistes quant au calendrier de versement (avec des décalages pouvant atteindre 1 ou 2 ans), les mettant dans une situation financière « compliquée ».

    Enfin, les gouvernements français et belge ayant accepté de se portant garants pour les engagements financiers de Dexia (90 milliards d’euros), et dans la mesure où Dexia ne sera pas en mesure de les honorer, ses propres clients ayant fait défaut sur leurs obligations contractuelles, cette somme sera à la charge de ces deux gouvernements et de leurs administrés.

     
    • tikehau

      15 décembre 2012 at 8 h 30 min

      Je confirme ! Les difficultés de trésorerie pour assurer le budget de FONCTIONNEMENT des collectivités ont amplifié la « crise ». N’oublions pas que tous les petits roitelets qui nous gouvernent, jusqu’au plus petit échelon de la décentralisation (oubliez les petits maires de communes de moins de 200 habitants) ont tous la folie des grandeurs : de grands projets (voire pharaoniques) à payer avec nos impôts locaux. L’encouragement pousse au crime de l’état par la dotation de subventions conditionnées est une explication à l’emballement : ne payer que 50 à 70 % du montant des projets incite à consommer des possibilités de crédits. Relance de l’économie quant tu nous tiens … Le bémol c’est que la subvention masque TOUJOURS les surfacturations par effet d’aubaine pour les maitres d’œuvre du BTP et des cabinets d’études dont la prestation est TOUJOURS obligatoire (cf.conditionnées).

       
  5. lodela971

    14 décembre 2012 at 9 h 55 min

    Entretien avec M.Komnen Becirovic, écrivain et journaliste serbo-français au sujet de la réunion de Marrakech sur la Syrie http://french.irib.ir/analyses/interview/item/230634-komnen-becirovic,-écrivain-et-journaliste-serbo-français

     
  6. Cicrane

    14 décembre 2012 at 10 h 05 min

    Bonjour,

    Déjà en 2007/8 certaines banques proposaient des prêts immobiliers indexés sur le Francs Suisse, qui était supposé rester stable. On nous disait que le cours du Francs Suisse ne bougeait pas… Sauf que quand c’est l’autre monnaie qui bouge, ils se sont bien gardé d’en parler… Cf l’exemple hongrois et sa belle capilotade…
    Il y en a qui sont dans cette situation?

     
  7. marc

    14 décembre 2012 at 10 h 15 min

    d’apres un ancien de dexia, cette affaire dexia va couter 3 milliards par an a l’etat belge au minimum.Il a ecrit un bouquin et fait un site (mais uniquement en neerlandais donc peu connu du cote belge francophone ou francais)
    http://www.tijdbomdexia.be/

     
  8. Patrick

    14 décembre 2012 at 10 h 16 min

     
  9. Elle court, elle court, la rumeur ...

    14 décembre 2012 at 10 h 47 min

    la stratégie du choc Annie LACROIX RIZ

     
  10. fredui

    14 décembre 2012 at 10 h 50 min

    L’avocat et le maire qui attaquent DEXIA

     
  11. zapatta

    14 décembre 2012 at 12 h 29 min

    Carte des emprunts structurés, dits « toxiques », distribués par Dexia Crédit local (DCL), de 1995 à 2009, et encore en exercice début 2010.
    Il est indiqué le montant de ces emprunts, le surcoût attendu pour les collectivités, tel qu’il est valorisé par DCL, ainsi que les banques qui ont servi de contrepartie à DCL :

    http://labs.liberation.fr/maps/carte-emprunts-toxiques/

     
  12. binjou

    14 décembre 2012 at 12 h 37 min

    travail des Fouines Associées, « Hymne aux assassins », une critique du monde actuel sous la forme d’une vidéo «  »noire » » qui met en relief pêle-mêle les horreurs provoquées par les guerres otanesques…

     
  13. Elle court, elle court, la rumeur ...

    14 décembre 2012 at 12 h 44 min

    Le conspirationnisme n’a pas eu lieu !!!!

    Plus que jamais les grands médias sont méfiants. Avec l’avènement des réseaux sociaux, tout un chacun peut s’improviser enquêteur, journaliste et commentateur.

    N’importe qui, grâce à la toile, s’empare d’un sujet, s’exprime et acquiert potentiellement une large audience.

    « Méfiez-vous, disait Arlette Chabot, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent(…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées . »

    Ainsi nous alertait Arlette Chabot dans un documentaire intitulé « Huit journalistes en colère » diffusé sur Arte en février 2010.

    Depuis le 11 septembre 2001 notamment, on nous suggère de nous méfier d’internet, on y trouve tout et n’importe quoi.

    Tout est matière à remises en cause, à rumeurs, à fantasmes.

    Avec le temps, un nouveau qualificatif est apparu dans le langage courant : « le théoricien du complot », aussi appelé « conspirationniste » ou « complotiste ».

    Ces termes souvent utilisés dans les grands médias par les journalistes et les commentateurs désignent semble-t-il celui qui s’imagine que la vérité nous est toujours cachée. Selon lui, des puissances occultes orchestrent les grands événements pour nuire au plus grand nombre. Le conspirationniste souffre d’un délire de persécution et voit des complots partout.

    A priori, rien ne semble distinguer le théoricien du complot du paranoïaque.

    A l’exception du diagnostique médical, les deux individus souffrent des mêmes symptômes : ils se sentent persécutés et s’imaginent des choses extraordinaires qui se trameraient dans leur dos.

    Alors pourquoi est apparue cette expression et que signifie-t-elle ?

    Prenons le terme « conspirationniste ».

    Il est constitué de la racine « conspiration » et du suffixe « isme »

    A-t-on besoin ici de définir ce qu’est une conspiration/ un complot ? Tout un chacun peut se reporter à la définition du dictionnaire et y songer à l’envi. En effet, les termes « complot » ou « conspiration » peuvent désigner un grand nombre de situations, qu’il soit question d’évènements historiques, mythologiques, ou surgis dans le quotidien. L’existence de complots entre les humains jalonnent notre existence. Comme le dit Jacques Alain Miller dans un entretien à l’Express de décembre 2011, « dès qu’on parle, n’est-il pas vrai qu’on complote ? »

    La terminologie en « isme » désigne en revanche quelque chose de très précis.

    Un isme est un concept. Le suffixe « isme » ajouté à la fin d’un mot permet de désigner une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie (exemples : catholicisme, bouddhisme, cubisme, surréalisme, gaullisme, socialisme, darwinisme… etc).

    Ainsi en se référant à la structure du terme on peut s’interroger :

    Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce une doctrine, un dogme ou une idéologie ?

    À l’évidence non.

    Présumer une conspiration, c’est une intuition, une opinion.

    S’il arrive qu’une opinion -une perception même- soit le fruit d’une idéologie, l’opinion elle, n’est pas une idéologie.

    C’est un jugement personnel que l’on porte sur une question (un jugement qui n’est pas obligatoirement juste d’ailleurs).

    Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce un théorie ?

    Le fait de mettre en doute les premiers pas de l’Homme sur la lune, la version officielle du 11 septembre ou l’attentat de JFK ne peut se réclamer d’une même théorie. Chaque mise en cause d’un fait historique suggère une théorie particulière.

    Si l’on suppose que tous ces événements sont liés par un dessein commun, on ne pourra jamais englober l’ensemble des complots existants dans une même théorie. « La conspiration » dans son acception générale n’est donc pas une théorie.

    A l’instar de « conspirationniste » ou « complotiste », l’expression « théoricien du complot » définit le sujet comme un adepte d’une discipline ou d’une croyance particulière (on parle d’ailleurs « d’adepte de la théorie du complot » comme on parle « d’adepte d’une secte » !). Ce terme, comme ses équivalents, tend à catégoriser sous une même expression toute personne suspectant l’existence d’une manipulation quelle qu’elle soit. C’est absurde !

    En réalité les termes « conspirationniste », « complotiste » et « théoricien du complot » sont des formules qui n’ont aucun sens.

    Leur structure même le prouve.

    Par conséquent ces termes sont des exemples édifiants de ce qu’Orwell appelait le novlangue.

    Le novlangue est un langage inventé par Georges Orwell dans son livre 1984.

    C’était la langue officielle du gouvernement autoritaire de l’Océania.

    Basé sur l’idiome de l’époque, il consistait à créer une langue simplifiée, débarrassée des termes jugés inutiles.

    Le postulat était qu’en modifiant le langage, on transformerait l’esprit des gens.

    « Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toute adopté et que l’ancilangue serait oubliée (la langue d’origine), une idée hérétique -c’est à dire une idée s’écartant des principes de l’angsoc- serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots. »

    Georges Orwell 1984

    Le novlangue est donc défini par une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique ( et même la seule « idée » de critique) de l’Etat.

    Ainsi nous constatons aujourd’hui l’émergence d’expressions installées de manière volontaire ou non, visant à discréditer toute personne qui met en cause la parole du Gouvernement.

    En effet, « être conspirationniste » est discréditant à deux égards :

    1°) Comme explicité plus haut, l’expression « conspirationniste » (« complotiste » ou « théoricien du complot ») vise à assimiler le sujet non comme une personne qui exprime librement son opinion, mais comme un croyant ou un disciple d’une secte ou d’un dogme particulier. On ne peut pas discuter avec lui d’un sujet rationnel puisque celui-ci obéit au dogme conspirationniste. Le théoricien du complot est un mystique qui ne voit la réalité qu’au travers du prisme complotiste.

    2°) L’expression « conspirationniste » fonctionne par amalgame.C’est Donald Rumsfeld le premier, qui lors d’une conférence de presse au lendemain du 11 septembre, a attribué un caractère antisémite aux tenants de la thèse du complot. Aussitôt l’ensemble des médias s’est engouffré dans la brèche. On a accusé Thierry Messan de propager des thèses haineuses. David Ray Griffin et les réalisateurs du film Loose Change avaient prétendument puisé leur sources dans les milieux d’extrême droite. Quelques années plus tard, c’est la chroniqueuse d’une émission grand public qui affubla Mathieu Kassovitz du titre de « Négationniste du 11 septembre ». Manuel Walls lui, dans un entretien avec des internautes, avança que ceux qui croyaient au complot du Bilderberg étaient les mêmes qui mettaient en cause la version officielle du 11 septembre et l’existence de la Shoa.

    L’association est clairement établie depuis longtemps :

    Conspirationnisme = révisionnisme = antisémitisme

    En somme ce qui sous-tend l’accusation « conspirationniste » c’est un procès en nazisme !

    Les théoriciens du complot sont les hérétiques des temps modernes.

    Si jadis on accusait certains de sorcellerie, aujourd’hui on les accuse de complotisme. Si hier ils passaient sur le bûcher, aujourd’hui ils sont voués aux gémonies.

    Les théoriciens du complot sont des infréquentables. Ils propagent des rumeurs nauséabondes, manipulent, divulguent de fausses informations. Ils prennent corps dans des cercles extrêmistes et infestent le reste de la société. C’est une espèce qui se répand par contagion. Soyez vigilant, personne n’est immunisé !

    Je me souviens de cette scène où un journaliste osait confronter Bernard Henry Lévy sur les doutes concernant l’existence des tirs de l’armée de l’air Lybienne sur sa propre population. Celui-ci répondant à son interlocuteur : « Méfiez-vous, vous n’êtes pas loin de la théorie du complot ! »

    Assurément, toute personne qui doute de la version du Gouvernement est un conspirationniste qui s’ignore.

    Bernard Henry Lévy comme Arlette Chabot nous alertait :

    « Méfiez-vous, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent (…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées . »

    Arlette Chabot, comme sept autres de ses confrères, s’était retrouvée devant les caméras d’Arte pour la réalisation d’un documentaire destiné à redorer le blason d’une presse en crise. Une ronde de journalistes fameux venaient courber l’échine, confesser leurs fautes, leurs faiblesses, tenter d’exciter la charité du téléspectateur.

    Dans son intervention, Arlette Chabot nous donnait un bel exemple de l’imposture de notre classe journalistique : elle nous alertait au sujet des théories du complot en reprenant paradoxalement la thématique des officines secrètes et des puissances occultes, elle usait ainsi de cette ruse orwellienne que je dénonce dans cet article.

    En conclusion, les journalistes et les commentateurs refusent de reconnaître leurs contradicteurs, ils refusent de leur donner voix au chapitre et de faire écho à leur thèses. Ils font passer leurs adversaires pour des fous, des croyants, des fanatisés et s’indignent à la seule évocation de leurs thèses. Le terme novlangue décrypté ci-dessus est un outil qui permet de légitimer cette attitude. Les expression « conspirationniste », « complotiste » et « théoriciens du complot » ne signifient rien et ne visent qu’à empêcher les gens de contester la parole du Gouvernement.

    Nous avons ici un exemple typique d’une stratégie sectaire.

    Ainsi, nos journalistes et nos commentateurs assurent la pérennité de la pensée unique et du dogme officiel.

    Gaël R

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-conspirationnisme-n-a-pas-eu-127517

     
  14. Elle court, elle court, la rumeur ...

    14 décembre 2012 at 12 h 46 min

    Honore de Balzac disait :« tout pouvoir est une conspiration permanente », car au final ,le seul réel complot qui existe, c’est celui des riches contre les pauvres, celui du capital contre le travail, celui de la finance contre les peuples : c’est le système capitaliste ! Ne nous laissons pas embarquer dans les délires de personnages dont le seul but est au final de nous diviser et de détourner notre colère au profit de la classe dominante, afin de perpétuer le système………

    LA THEORIE DE LA THEORIE DU COMPLOT
    http://2ccr.unblog.fr/2012/02/23/la-theorie-de-la-theorie-du-complot/

     
    • Elle court, elle court, la rumeur ...

      14 décembre 2012 at 13 h 27 min

      Les Principes du pouvoir : la Propagande – Le Film

       
      • Elle court, elle court, la rumeur ...

        14 décembre 2012 at 13 h 30 min

        Il est utile de se reporter à la réaction d’un grand personnage contemporain, Winston CHURCHILL. 
        En temps de guerre ou en temps, de paix, partout où il allait,
        il observait comme aujourd’hui le comportement irrationnel, indifférent, inattentif, irréfléchi, des gens.

        Finalement, il conclut que les individus ne cherchent aucune occasion de saisir le sens de l’évolution des évènements mondiaux 
        ”Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité, la plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n’était ”. Il déclara aussi ultérieurement  ”Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge”.  

         
  15. zapatta

    14 décembre 2012 at 12 h 50 min

    Fitch maintient à la France son triple A sous perspective négative

    La perspective négative signifie que Fitch pourrait baisser la note de la France en 2013. L’agence surveillera particulièrement l’ampleur des réformes économiques, et au premier chef, celle du marché du travail.

    Contrairement à ses consoeurs américaines, Moody’s et Standard & Poor’s, l’agence de notation Fitch a maintenu à la France la note le triple A attachée à la dette souveraine, toujours assortie d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait la baisser en 2013.

    « La confirmation de la note ‘AAA’ de la France repose sur son économie riche et diversifiée, de ses institutions politiques, civiles et sociales stables et son exceptionnelle flexibilité financière qui reflète son statut de grand émetteur de référence de la zone euro », indique l’agence dans un communiqué publié vendredi.

    « Cependant, les mesures annoncées (par le gouvernement, NDLR) sont probablement insuffisantes pour inverser le déclin chronique de la compétitivité », poursuit l’agence. Elle étudiera donc une éventuelle dégradation de la note en fonction du « rythme et (de) l’ampleur des réformes économiques » -la réforme en préparation du marché du travail étant « un indicateur décisif » -, du respect des objectifs de réduction du déficit et de l’évolution de la crise de l’euro.

    « D’autres pays de la zone euro notés AAA », comme l’Allemagne, « subissent eux aussi d’importants risques budgétaires liés à la crise de la zone, mais le déficit budgétaire et la dette publique de la France sont plus importants et mettent ses notes davantage en péril que les leurs », ajoute Fitch.

    Et attention : « La note est potentiellement sensible à des décisions qui auraient pour effet d’augmenter de façon importante la dette publique ou les dettes contingentes du fait d’une intervention de l’Etat dans l’économie et l’industrie nationales », met en garde l’agence dans une claire allusion à l’idée de nationaliser Florange.

    Encouragement

    La France a déjà perdu le « triple A » chez Moody’s, qui lui a donné la note « Aa1 » assortie d’une perspective négative, et chez Standard and Poor’s (S&P), où elle est notée « AA+ », avec perspective négative. S&P vient d’ailleurs d’abaisser la perspective du triple AAA du Royaume-Uni à « négative » contre « stable » auparavant, signifiant par là qu’elle envisage de priver Londres de la meilleure note possible.

    La confirmation du triple A ce vendredi « est un encouragement pour le présent parce que cette agence dit bien que la France va dans la bonne direction, que nous sommes en train de faire les réformes structurelles (…) C’est un aiguillon pour l’avenir parce que ce que nous dit cette agence, c’est qu’il faut continuer », a réagi le ministre de l’Economie Pierre Moscovici sur Europe 1. « Ce que j’en tire (…) c’est l’impérieuse nécessité de poursuivre dans le sillon que nous avons tracé, construction européenne, sérieux budgétaire et compétitivité, c’est le triptyque qui permettra de redresser la France », a-t-il poursuivi.

    Crédibilité budgétaire

    La confirmation de la note française n’est pourtant pas une surprise. L’agence détenue par le français Marc Ladreit de Lacharrière avait expliqué au printemps qu’elle laisserait un peu de temps au gouvernement qu’elle se laissait un peu de temps après l’installation du gouvernement de Jean-Marc Ayrault et qu’elle n’entendait pas dégrader la note de la France en 2012. « L’élection du candidat du Parti socialiste, M. François Hollande, à la présidence de la République française, écrivait Fitch en mai dernier, n’a pas de répercussions sur la note ‘AAA’de la France, note actuellement sous perspective négative ». Toutefois, le nouveau président « doit relever les mêmes défis que son prédécesseur : renforcer sa crédibilité budgétaire, stimuler le potentiel de croissance à moyen terme de la France, faire face à la crise de la zone euro », pointait-elle alors.

    L’année 2013 sera donc décisive puisque la perspective négative assortie à la note de la France ce vendredi laisse la porte ouverte à un abaissement. Fitch explique qu’une décision « sera prise en 2013, avec un risque de dégradation légèrement supérieur à 50 ».

    AFP

    Merci Mr Ladreit de Lacharrière…..

    A suivre…..

     
  16. Elle court, elle court, la rumeur ...

    14 décembre 2012 at 13 h 50 min

    J’aime beaucoup comme les allemands font tout capoter. Normal, au final ce serait eux qui paierait la facture. Les Allemands ne voudront jamais d’un saut fédéral, ca c’est un fait. Ceux qui pensent le contraire se fourrent le doigt dans l’oeil.
    Bon…on arrête les frais maintenant?…

    Hollande, où est passée la réorientation de l’Europe?
    http://www.mediapart.fr/journal/international/141212/hollande-ou-est-passee-la-reorientation-de-leurope

     
  17. Néophyte

    14 décembre 2012 at 14 h 36 min

    Reportage dans les coffres de la « Bank of England » (et son or):

    http://www.periodicvideos.com/videos/feature_gold_bullion.htm

     
  18. Elle court, elle court, la rumeur ...

    14 décembre 2012 at 14 h 54 min

     
  19. michel49

    14 décembre 2012 at 15 h 04 min

    Lorsqu’un document secret a été révélé il n’existe qu’un seul moyen de le rendre inoffensif: appliquer le systeme d’Edgar Poe; il suffit de le noyer sous une masse considerable de documents fantaisistes repandant des soi-disant secrets sur tout et son contraire, si bien qu’il devient impossible de discerner le vrai du faux.

    Cette technique est regulierement employée sur le net.

     
  20. larevolutionpacifique

    14 décembre 2012 at 19 h 53 min

    A reblogué ceci sur la révolution pacifique blog libre.

     
  21. brunoarf

    15 décembre 2012 at 13 h 28 min

    Jeudi 13 décembre 2012 :

    Grèce : la zone euro débloque l’aide à Athènes, satisfaction générale en Europe.

    Au final, la zone euro va débloquer 49,1 milliards d’euros en faveur de la Grèce d’ici fin mars, dont 34,3 milliards qui seront versés « dès la semaine prochaine », a indiqué le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

    http://www.romandie.com/news/n/Grece_la_zone_euro_debloque_l_aide_a_Athenes_satisfaction_generale_en_Europe82131220121840.asp

    Les contribuables européens : – Dis donc, la Grèce, tu vas nous rembourser, oui ou non ?

    La Grèce : – Non. Je n’ai plus un rond.

    Les contribuables européens : – Tu nous dois 240 milliards d’euros, alors tu vas nous rembourser.

    La Grèce : – Non. Je n’ai plus un rond.

    Les contribuables européens : – Bon, écoute, nous allons te prêter 34,3 milliards d’euros.

    La Grèce : – Ah oui, oui, oui, d’accord, je suis d’accord. Prêtez-moi 34,3 milliards d’euros.

    Les contribuables européens : – Nous allons te prêter 34,3 milliards d’euros, et avec cet argent, tu vas pouvoir commencer à nous rembourser. Nous sommes bien d’accord ? Tu vas pouvoir commencer à nous rembourser ?

    La Grèce : – Ah oui, oui, oui, bien sûr. C’est évident. Je vais vous rembourser. Bien sûr. C’est évident.

    Les contribuables européens : – Alors tout va bien. La crise de la dette grecque est finie.

    La Grèce : – Je dirais même plus : « Tout va bien. La crise de la dette grecque est finie. »

    Les contribuables européens chantent tous en choeur :
    C’est la belle nuit de Noël.
    La neige étend son manteau blanc
    Et les yeux levés vers le ciel,
    A genoux, les petits enfants
    Avant de fermer les paupières
    Font une dernière prière.

    Petit papa Noël,
    Quand tu descendras du ciel
    Avec des jouets par milliers,
    N’oublie pas mon petit soulier.
    Mais avant de partir,
    Il faudra bien te couvrir.
    Dehors tu vas avoir si froid.
    C’est un peu à cause de moi.

    Le marchand de sable est passé.
    Les enfants vont faire dodo.
    Et tu vas pouvoir commencer
    Avec ta hotte sur le dos
    Au son des cloches des églises
    Ta distribution de surprises.

    Il me tarde tant que le jour se lève
    Pour voir si tu m’as apporté
    Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
    Et que je t’ai commandés.

    Et quand tu seras sur ton beau nuage,
    Viens d’abord sur notre maison.
    Je n’ai pas été tous les jours très sage,
    Mais j’en demande pardon.