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Barack Obama triomphe pour le statu quo

07 Nov

Ce matin, des premiers enseignements peuvent être tirés de la réélection de B. Obama sorti vainqueur du scrutin du 6 novembre 2012.

Sur le plan géopolitique, la nouvelle victoire d’Obama a certainement été une douche froide à Jérusalem pour les jabotinskistes. A peine reconduit dans les affaires, B. Obama n’a certainement pas le désir de voir les cours de l’énergie s’envoler avec une attaque contre l’Iran, réduisant à rien la timide croissance de l’économie américaine. En outre, Obama sait que ses mentors partagent ce même point de vue comme nous l’avons annoncé dans le dernier numéro de LIESI. Il y a un calendrier que d’aucuns veulent gérer dans une certaine paix civile jusqu’en 2016… à moins bien sûr d’un grain de sable providentiel. Certains membres de l’équipe de B. Netanyahu rêvaient d’une victoire de M. Rommey, et sitôt installé à la Maison Blanche de le voir passer à l’action contre l’Iran. L’accalmie est probable et du temps pour avancer tranquillement vers ce Nouvel Ordre Mondial dont les étapes sont bien gérées par le président Obama, comme l’avait d’ailleurs exprimé Henry Kissinger il y a quelques années.

Sur le plan monétaire, aucune flambée des taux américains n’est à attendre à brève échéance comme d’aucuns l’affirmaient dans l’éventualité d’une victoire du candidat républicain. L’accalmie et le scénario actuel devraient dominer. Premier commentaire des banquiers de Citigroup qui s’attendent à «une nette détente sur les taux, une hausse de l’or, un marché actions globalement stable et une pression à la baisse sur le dollar». C’est d’ailleurs bien cela qui se produit ce matin sur les marchés des changes.

On évoque aujourd’hui le «mur budgétaire» [Un ensemble de coupes automatiques des dépenses publiques et de relèvement des impôts de quelque 600 milliards de dollars qui menace le pays si la Maison blanche et le Capitole ne s’entendent pas d’ici la fin de l’année.] Il est difficile d’imaginer qu’aucun accord ne puisse survenir entre les deux groupes démocrates et républicains sur ce point. Nous verrons bien. Commentaire de chez Natixis : «Les tractations sur le fiscal cliff vont demeurer difficiles d’autant que le Congrès actuel restera en place jusqu’au 3 janvier et qu’il faudra trouver un accord courant janvier avant notamment que les exemptions d’impôts ne soient appliquées automatiquement sur les salaires à la source». De toutes les façons, les choix se feront au-dessus de la mêlée, par ceux qui se jouent des agences de notation…

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9 Commentaires

Publié par le 7 novembre 2012 dans Non classé

 

9 réponses à “Barack Obama triomphe pour le statu quo

  1. Alcide

    7 novembre 2012 at 11 h 12 min

    Le calme géopolitique ou la guerre maintenant que Obama est réélu ?

    Syrie: Ankara et Washington envisagent de créer une zone d’exclusion aérienne (journal)
    ANKARA, 7 novembre – RIA Novosti
    La Turquie et les Etats-Unis envisagent la possibilité d’instaurer une zone d’exclusion aérienne à la frontière turco-syrienne, annonce mercredi le quotidien turc Milliyet.

    Le projet, dont la décision définitive devrait être adoptée par le président américain, a été évoqué lors de la récente visite en Turquie du chef d’état-major de l’armée américaine Martin Dempsey. Il vise à contrôler partiellement l’espace aérien de la Syrie depuis l’étranger, ce qui ne nécessite pas l’autorisation de l’Onu, selon le quotidien.

    Milliyet affirme qu’il est prévu d’instaurer une zone d’exclusion aérienne entre la province turque de Kilis et la ville syrienne d’Alep. Elle sera contrôlée par deux systèmes de missiles sol-air Patriot, un nouveau système de DCA que la Turquie devrait acheter ainsi que par les chasseurs F-16 de l’armée turque qui empêcheront les vols d’avions syriens au sein d’une zone de 60 km de long.

    Il est également prévu d’instaurer une zone analogue à la frontière entre la Syrie et la Jordanie, affirme le quotidien.

    http://fr.rian.ru/world/20121107/196541245.html

    Je crois plutôt à la guerre car il y avait juste à régler les élections dans un semblant de démocratie entre un candidat sortant qui a largement contribué à faire des US un état fasciste , criminel de guerre et toujours caniche des sionistes et un candidat qui aurait des intentions pires , si ça existe…

     
  2. Le citoyen engagé

    7 novembre 2012 at 11 h 24 min

    Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour le monde même si l’autre était encore pire c’est dire!
    http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/11/06/obamaromney-comme-sarkozyhollande-le-changement-en-pire/

     
  3. lodela971

    7 novembre 2012 at 11 h 31 min

    Israël aurait-il procédé à un bombardement nucléaire, au Soudan?

    IRIB- Combien de gens savent qu’il y a une semaine, la capitale du Soudan, Khartoum, a été bombardée ?

    L’attaque a été effectuée, par des chasseurs bombardiers, qui ont frappé, de nuit, une usine de munitions.
    Celle qui, d’après Tel-Aviv, fournirait les Palestiniens de Gaza.Israël est le seul à posséder dans la région des avions capables de frapper à 1.900 kms de distance, d’échapper aux radars et de provoquer le blackout des télécommunications, capables de lancer des missiles et des bombes à guidage de précision, depuis des dizaines de kilomètres de l’objectif. Des photos satellitaires montrent, dans un rayon de 700 mètres de l’épicentre, six énormes cratères ouverts par de très puissantes têtes nucléaires explosives, qui ont provoqué des morts et des blessés. Le gouvernement israélien garde le silence officiel, en se bornant à affirmer que le Soudan est «un dangereux État terroriste, soutenu par l’Iran». Par contre les analystes stratèges parlent, donnant pour sûre la matrice de l’attaque, soulignant que ce pourrait être un essai de celle des sites nucléaires iraniens. La requête soudanaise que l’ONU condamne l’attaque israélienne et la déclaration du Parlement arabe, qui accuse Israël de violation de la souveraineté soudanaise et du droit international, ont été ignorées par les grands médias.

    Le bombardement israélien de Khartoum a ainsi disparu sous la chape du silence médiatique. Comme le massacre de Bani Walid, la ville libyenne attaquée par les milices « gouvernementales » de Misrata. Des vidéos et photos, diffusées via Internet, montrent d’impressionnantes images du massacre de civils, enfant compris. Dans un témoignage vidéo dramatique depuis l’hôpital de Bani Walid assiégé, le Dr. Meleshe Shandoly parle des symptômes que présentent les blessés, typiques des effets du phosphore blanc et des gaz asphyxiants. On a appris immédiatement après que le médecin a été égorgé. Il y a cependant d’autres témoignages, comme celui de l’avocat Afaf Yusef, que de nombreuses personnes sont mortes sans être touchées par des projectiles ou des explosions. Corps intacts, comme momifiés,semblables à ceux de Fallujah, la ville irakienne attaquée en 2004 par les forces étasuniennes avec des projectiles au phosphore blanc et des armes nouvelles à l’uranium. D’autres témoins parlent d’un bateau transportant des armes et des munitions, arrivé à Misrata peu avant l’attaque contre Bani Walid. D’autres encore parlent de bombardements aériens, d’assassinats et de viols, de maisons démolies au bulldozer. Mais leurs voix aussi ont été étouffées sous la chape du silence médiatique. Tout comme l’information que les États-Unis, pendant l’assaut contre Bani Walid, ont bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu la proposition russe de résoudre le conflit par des moyens pacifiques.

    Informations qui n’arrivent pas, et arriveront de moins en moins, dans nos maisons. Le réseau satellitaire mondiale Intelsat, dont le quartier général est à Washington, vient de bloquer les transmissions iraniennes en Europe, et le réseau satellitaire européen Eutelsat a fait de même. À l’époque de l’«information globale», on ne doit écouter que la Voix de son Maître.

    Manlio Dinucci, pour Il Manifesto (Italie)
    Traduction : Marie-Ange Patrizio

     
    • lodela971

      7 novembre 2012 at 11 h 34 min

      Média: le directeur d’Eutelsat est de nationalité israélienne

      IRIB- Eutelsat prétend être européen, mais il est présidé par un Israélien.

      Gordon Duff, éditorialiste de «Veterans Today», en Grande-Bretagne, a déclaré, lundi, au journaliste de la chaîne Press TV, que le directeur de l’opérateur satellitaire Eutelsat, dont le siège se trouve, en France, est de nationalité israélienne, et qu’il applique les politiques que lui dictent les milieux extrémistes israéliens. Gordon Duff a critiqué le silence des pays européens, quant à l’arrêt de la diffusion des chaînes iraniennes, en Europe, et a déclaré : «Quant Eutelsat a décidé d’interdire la diffusion des chaînes iraniennes, pour mettre fin à la liberté d’expression, en Europe, certains ont critiqué cette décision, mais personne n’a évoqué le rôle d’Israël», a-t-il ajouté.

       
  4. Clavreul

    7 novembre 2012 at 13 h 49 min

    Et puis il ne faut pas oublier qu’ Obama c’est l’équipe des faux monnayeurs. Hyperinflation + explosion du dollar. Remarquez, la disparition du dollar pourrait coïncider avec l’arrivée de  » l’améro. » Nouvelle monnaie pour le bloc nord américain.

     
  5. Michele

    7 novembre 2012 at 14 h 05 min

    La peste ou le cholera, quelle importance, la folie de destruction est la seule energie qui les animent. On ne tue pas le monde sans avoir des consequences. Le pouvoir et l’argent sont une drogue de l’âme qui empoisonne. Ils ont choisi de nourir la « bête » elle les devorera. Ils sont en train de se detruire eux même. Ca pue le souffre !

     
  6. zapatta

    7 novembre 2012 at 15 h 09 min

    Le « fiscal cliff » ou « mur budgétaire » est une expression imagée désignant la menace que revêt, aux Etats-Unis, l’entrée en vigueur dès début 2013 d’un alourdissement de la fiscalité et de coupes automatiques dans les dépenses fédérales.

    « Fiscal cliff » : les hausses d’impôts prévues

    L’augmentation de la fiscalité promet d’être sévère outre-Atlantique, à la mesure des difficultés budgétaires de l’Amérique. Car s’il bénéficie toujours de faibles taux souverains, l’Etat fédéral est confronté à un déficit abyssal de 7,8 % du Produit Intérieur Brut (PIB) soit 1.211 Mds$ en 2012, selon la Maison Blanche.

    La dette publique, qui a explosé depuis le début des années 2000, atteint, quant à elle, environ 100 % du PIB. 16 000 Milliards $

    Face à ce défi, l’administration Obama ne prolongera pas le dégrèvement bénéficiant aux ménages de la classe moyenne, instauré sous la présidence de George W. Bush. De plus, l’assiette de l’impôt minimum alternatif (AMT) sera élargie.
    Ces deux mesures sont susceptibles de ramener 221 Mds$ dans les caisses de l’Etat fédéral, selon le Bureau du Congrès (CBO). Les charges sociales salariales seront aussi relevées de deux points, soit une ressource supplémentaire pour l’Etat de 95 Mds$, d’après cet organisme indépendant.

    A cet accroissement des recettes s’ajoute aussi la baisse des dépenses. L’expiration du programme de prolongement de la durée de versement des allocations-chômage, voté par le Congrès en 2009, y figure au premier chef. Mais ce n’est pas tout : les administrations fédérales, y compris le tout-puissant département de la Défense, devront se serrer la ceinture.

    Au total, le « fiscal cliff » rapporterait potentiellement, baisse des recettes et baisse des dépenses combinées, un gain de 607 Mds$ dès l’année prochaine, selon les calculs du CBO.

    L’économie américaine va-t-elle se fracasser contre le « fiscal cliff » ?

    Toutefois, les effets du « fiscal cliff » seraient dévastateurs, selon le Fonds monétaire international (FMI).
    « La compression budgétaire pourrait se chiffrer à plus de 4 % du PIB en 2013. Ce précipice budgétaire ferait chuter à pic la croissance américaine, ce qui ne manquerait pas d’avoir des retombées considérables sur le reste du monde », s’inquiète l’institution de Washington dans un Bulletin publié en juillet.

    Le CBO se montre aussi alarmiste sur le « fiscal cliff » : l’organisme prévoit un « affaiblissement de 3 % à 5 % de l’économie » du pays et la perte d’ 1 million d’emplois.

    Il ne tient donc qu’au Congrès de modifier la législation d’ici la fin de l’année. Néanmoins, le contexte politique est, dans l’immédiat, peu propice à l’effondrement du « mur budgétaire. » Barack Obama et le parti Démocrate, doivent composer avec la farouche opposition de la Chambre des représentants, majoritairement républicaine.

    En 2011, les débats acharnés entre les deux camps sur le relèvement du plafond autorisé de dette souveraine avaient d’ailleurs failli mener le pays au bord du défaut de paiement. Le sujet des finances publiques est tellement épineux qu’un accord entre les deux partis avant les élections présidentielle et législatives du 4 novembre apparaît illusoire. Républicains et Démocrates devraient s’ingénier à trouver un terrain d’entente après ces scrutins. Sauf à risquer le retour en récession de la première puissance mondiale.

    A suivre…..

     
  7. zapatta

    7 novembre 2012 at 17 h 45 min

     » Il y a un calendrier que d’aucuns veulent gérer dans une certaine paix civile jusqu’en 2016… à moins bien sûr d’un grain de sable providentiel.  »

    Que doit-on comprendre LIESI ? Qu’ il n’ y aura pas de WW3 d’ici 2016 ?