RSS

Trader Noé – Analyse du 25 mai 2012

25 Mai

Aujourd’hui pourrait être un grand jour car le point de résistance des 1327 du E-mini SP 500 joue un rôle crucial.
Si ce point est franchi, alors pas d’inquiétude imminente, le marché pourra souffler un peu sur les points de résistances proposés hier.

En revanche, un échec sur le point des 1327 est mauvais signe car le cours pourrait regagner rapidement les plus bas atteints ces derniers jours avec la zone support phare des 1285-1290 points. Une fois cassée, le cours pourrait corriger davantage.

Y aurait-il une élément déclencheur proche ?

Il y a quelque chose qui cloche : la prime sur l’or est assez élevée ces derniers jours, l’oat et le bund viennent de battre des nouveaux records. Le point de résistance des 1327 est important pour créer une nouvelle vague d’impulsion baissière.

Le Bund vient en effet de battre un nouveau record historique. C’est de plus en plus tendu pour l’Allemange et tant que le cours évolue au-dessus des 142.5, la tendance reste haussière. Les prochaines résistances sont à 154-160.

L’OAT proposée le 16 avril à 125.4 (environ) a fait une belle progression en s’envolant ces deux derniers jours avec pratiquement un plus haut à 132.

Dès que l’EURUSD aura cassé le support des 1.2510, nous regarderons les supports 1.235-1.185-0.98.

La parité USDCHF évolue au-dessus de la résistance des 0.95. Tant que le cours est au-dessus de ce seuil, nous regarderons la première résistance à 1.

 
19 Commentaires

Publié par le 25 mai 2012 dans Non classé

 

19 réponses à “Trader Noé – Analyse du 25 mai 2012

  1. BA

    25 mai 2012 at 10 h 07 min

    Vendredi 25 mai 2012 :

    Une sortie de la Grèce de l’euro déstabiliserait l’économie mondiale.

    Le directeur général de l’organisation bancaire mondiale IIF, Charles Dallara, juge qu’une sortie de la Grèce de l’euro déstabiliserait l’économie mondiale et appelle l’Europe à se doter d’un mécanisme de garantie des dépôts bancaires, vendredi dans Il Sole 24 Ore.

    Il est erroné de penser qu’une sortie de la Grèce de la zone euro n’aurait pas de très lourds effets sur les banques européennes, sur la BCE, sur des pays comme l’Italie, l’Espagne et le Portugal à cause de la contagion. En outre, cela déstabiliserait l’ensemble de l’économie mondiale, estime-t-il dans un entretien accordé au quotidien économique italien.

    Le patron de l’IIF appelle en outre les Européens à se doter d’un mécanisme de garanties des dépôts bancaires, une mesure qu’il qualifie d’urgente.

    Les dirigeants européens ont chargé mercredi le président de l’UE, Herman Van Rompuy, de plancher notamment sur ce sujet.

    Il n’existe pas pour le moment de risque d’une fugue des capitaux à grande échelle mais on a laissé l’incertitude sur la Grèce toucher d’autres pays comme l’Espagne, au point qu’aujourd’hui le marché ne sait pas différencier de manière adéquate la solidité des trois grandes banques – Santander, BBVA et Caixa – des caisses d’épargne, souligne M. Dallara.

    http://www.romandie.com/news/n/_Une_sortie_de_la_Grece_de_l_euro_destabiliserait_l_economie_mondiale_RP_250520121045-24-184630.asp

    Garantir les dépôts bancaires de la zone euro ?

    Oui, ce serait bien.

    Garantir les dépôts bancaires de la zone euro.

    Mais avec quel argent ?

     
  2. Hugo

    25 mai 2012 at 11 h 31 min

    Bonjour et merci pour vos commentaires quotidiens ! le SP a franchi les 1327 ce matin durant 2 h environ, mais depuis il a du mal à les repasser. Qu’est-ce que cela signifie d’après vous ?

     
  3. médusé

    25 mai 2012 at 11 h 33 min

    11h53 – Les euro-obligations sont une illusion, dit Weidmann (BCE)

    L’idée selon laquelle le lancement d’euro-obligations stimulerait la croissance est une illusion, estime Jens Weidmann, président de la Bundesbank, qui adresse une fin de non-recevoir à toutes les revendications de François Hollande. « Croire que les Eurobonds résoudront la crise actuelle est une illusion », dit ce membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne dans une interview publiée vendredi par Le Monde. « Ce ne peut être que l’aboutissement d’un processus long, qui nécessite entre autres de changer la Constitution dans plusieurs Etats, de modifier les traités, d’avoir davantage d’union budgétaire. » « On ne confie pas sa carte de crédit à quelqu’un si on n’a pas la possibilité de contrôler ses dépenses », ajoute-t-il.

    http://lci.tf1.fr/filnews/economie/les-euro-obligations-sont-une-illusion-dit-weidmann-bce-7315033.html

     
  4. médusé

    25 mai 2012 at 11 h 46 min

    Crise oblige, la candidate espagnole à l’Eurovision, priée de «ne pas gagner» ! – (25/05/2012)

    La candidate espagnole à l’Eurovision, Pastora Soler, a confié, jeudi, que la télévision publique lui avait conseillé de « ne pas gagner » la finale, samedi, pour cause de crise économique.
    Si la chanteuse remportait le concours, l’Espagne serait, en effet, obligée d’organiser la prochaine édition : une dépense inimaginable pour le pays, empêtré dans la crise.

    http://www.alterinfo.net/notes/Crise-oblige-la-candidate-espagnole-a-l-Eurovision-priee-de-ne-pas-gagner-_b4292144.html

     
  5. médusé

    25 mai 2012 at 11 h 51 min

    9,4 millions d’euros de sondages commandés sous Sarkozy!!! – (25/05/2012)
    http://www.alterinfo.net/notes/94-millions-d-euros-de-sondages-commandes-sous-Sarkozy_b4292428.html

     
  6. filibert

    25 mai 2012 at 12 h 00 min

    Le chef de la Bundesbank déplore un débat sur les eurobonds tronqué en France :
    http://www.boursorama.com/actualites/le-chef-de-la-bundesbank-deplore-un-debat-sur-les-eurobonds-tronque-en-france-309a86a95be222a515ac49863e372e74

    Le patron de la banque centrale allemande a déploré dans un entretien au Monde à paraître vendredi l’absence de débat public en France sur la perte de souveraineté qu’impliquerait l’introduction d’euro-obligations, instrument de mutualisation de la dette prôné par Paris.

    Ces « eurobonds », auxquels l’Allemagne est opposée à l’heure actuelle, ne peuvent être « que l?aboutissement d?un processus long, qui nécessite entre autres de changer la constitution dans plusieurs Etats, de modifier les traités, d?avoir davantage d?union budgétaire », a déclaré Jens Weidmann au quotidien français, selon le texte de l’entretien diffusé par ses services.

    En effet, « on ne confie pas sa carte de crédit à quelqu?un si on n?a pas la possibilité de contrôler ses dépenses ».

    Or, selon M. Weidmann, les gouvernements qui sont favorables aux euro-obligations « négligent ce débat ».

    « Même dans les pays où les gouvernements réclament les eurobonds, comme en France, je ne constate ni débat public ni soutien de la population au transfert de souveraineté devant l?accompagner », poursuit-il.

    Le président de la Bundesbank a aussi répété être contre l’évolution du statut de la Banque centrale européenne (BCE) afin qu’elle aide les Etats en difficulté, comme réclamé notamment par le président français François Hollande.

    « Les responsables politiques comptent sur nous car nous ne répondons pas devant les électeurs, mais c?est justement pour cette raison que notre mandat est limité et qu?il faut s?y tenir », a-t-il dit.

    M. Weidmann, membre du conseil des gouverneurs de la BCE au titre de ses fonctions à la Bundesbank, a rappelé que « depuis le début de la crise financière, le bilan de l?eurosystème a plus que doublé », du fait des injections de liquidités effectuées en faveur des banques et du rachat d’obligations publiques sur le marché secondaire.

    « L?institution a pris des risques considérables », a-t-il ajouté, jugeant: « Nous sommes arrivés à la limite de notre mandat (…) A la fin ce sont des risques pour les contribuables, notamment en France et en Allemagne ».

    Interrogé sur d’éventuels préparatifs par son institution d’une sortie de la Grèce de la zone, il a refusé de répondre.

    Il a en revanche répété qu’Athènes devait se conformer aux accords conclus -mesures de rigueur contre l’aide de ses partenaires-, car dans le cas contraire « l’aide devrait être arrêtée ».

     
    • tarci

      25 mai 2012 at 13 h 18 min

      Son intervention est à mettre en parallèle avec celle de Thilo Sarrazin, ancien membre du directoire de la banque centrale d’Allemagne !

      http://effondrements.wordpress.com/2012/05/24/resultat-dun-sondage-sur-les-pays-entre-eux/

      On a effectivement le coup d’état européen qui continue sans que rien ne lui résiste !

      http://effondrements.wordpress.com/2012/05/23/le-coup-detat-europeen-un-pouvoir-executif-qui-ne-se-plie-pas-au-suffrage-universel/

      C’est affolant ! C’est un peu comme-ci chaque pays donnait sa carte bancaire ! C’est tout à fait çà ! Et quand on sait que les détenteurs de ces cartes sont tous endettés, on ne voit pas très bien qui pourra sauver l’autre !

      Le but est bien d’organiser le transfert de souveraineté des états sans l’assentiment du peuple !

       
      • david

        25 mai 2012 at 14 h 01 min

        suffrage universel………= enculage universel………..

        faut arrêter de propager ces lieux communs aristotéliciens……démocratie,suffrage, élections , liberté , égalité , fraternité………républicaine….

         
      • librezen

        25 mai 2012 at 14 h 16 min

        @ David,
        la démocratie par l’élection est une impossibilité
        cf les travaux de chouard

         
  7. lodela971

    25 mai 2012 at 12 h 04 min

    Entretien avec Jacky sur l’actu, son parcours et Dieudonné http://youtu.be/YVzRNzfhRJA

     
  8. zapatta

    25 mai 2012 at 13 h 10 min

    Moody’s dégrade plusieurs banques européennes

    L’agence de notation Moody’s Investors Service a abaissé d’un cran, de « A3 » à « Baa1 », la note long terme de l’ex-Dexia Bank Belgium, rebaptisée Belfius en mars dernier, l’ancienne filiale du groupe franco-belge Dexia en cours de démantèlement, a-t-on appris jeudi.

    La note « Baa1 » est assortie d’une perspective stable. La réévaluation de la note long terme de DBB fait directement suite à l’abaissement par Moody’s de la note de solidité financière de DBB à « D- » avec perspective positive » contre « D » auparavant, a indiqué l’agence. La note court terme de DBB a été aussi abaissée, de « Prime-1 » à « Prime-2 ».

    Dans «le contexte macro-économique et de financement actuel défavorable », sa décision reflète une position de liquidité « toujours fragile » de la banque, un risque d’emprunteur « relativement élevé » et un manque de visibilité sur sa faculté à générer un profit suffisant dans un futur proche « pour augmenter sa capacité d’absorber des pertes ». Il est vrai que Belfius a annoncé, début mars, des pertes dépassant 1,3 milliard d’euros pour 2011, contre un profit de 678 millions un an plus tôt.

    Parallèlement, Moody’s pointe trois éléments positifs. Tout d’abord, l’agence reconnaît que le désengagement des opérations vis-à-vis de DCL (Dexia Crédit Local) progresse, et notamment que l’exposition de crédit non sécurisé à cette dernière a « presque été éliminée à ce jour ». Ensuite, elle considère aussi que DBB « a réussi à préserver son coeur de franchise dans la banque belge de détail, et dans les activités de banque et d’assurance du secteur public et commercial ». Elle juge enfin que la note long terme de DBB « bénéficie d’une très forte probabilité de soutien systémique », liée notamment à son acquisition par l’Etat belge en octobre 2011 (1); à sa position de leader dans le financement du secteur public et social belge et au fait qu’elle détient une part significative du marché belge de banque de détail et commerciale.
    Des banques nordiques dégradées

    Au de là de la Belgique, Moody’s a également dégradé plusieurs grandes banques nordiques qui figuraient parmi les mieux notées en Europe. La raison : avec la crise, leur « funding » est devenu plus vulnérable à la volatilité des marchés. Ainsi, les suédoises Nordea Bank et Svenska Handelsbanken ont-elles vu leur note abaissée d’un cran à Aa3. Celle de la banque norvégienne DNB ASA a été abaissée à A1. Et si Moody’s a confirmé les notes de crédit de SEB et Swedbank, celle de Landshypotek a été rétrogradé de deux crans, à Baa2 ; toutes ces notes étant assorties de perspectives stables.

    Moody’s qui avait placé sous surveillance, en février dernier, 114 banques européennespuis dégradé 16 banques espagnoles la semaine dernière, dont les trois plus grandes d’entre elles (Santander, BBVA et CaixaBank), plus celle de la filiale britannique du géant bancaire Santander, a également expliqué ses décisions concernant les banques nordiques par leur « faible rentabilité » et des risques sur la qualité de certains actifs. Toutefois, l’agence reconnaît que les banques suédoises ont « renforcé leur capitalisation depuis 2008 » et souligné la bonne tenue de l’économie suédoise, « comparativement aux autres pays de l’Union européenne ».

    REUTERS

     
  9. tien

    25 mai 2012 at 13 h 29 min

    Claude Guéant, qui tente sa chance dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, n’est pas si fou que çà ! Au questionnaire « Catholique en campagne » :

    http://www.catholiques-en-campagne.fr/index.php?option=com_chronoforms&chronoform=2012_legislatives_REPONSES&Itemid=92

    voilà comment il a répondu :

    Sur l’avortement, la réponse est laconique, sans être idéologique : « Le recours à l’avortement n’est pas un événement anodin. Il ne doit pas être banalisé. »

    Sur la fin de vie, la conviction est plus affirmée : « Je suis fermement opposé à l’euthanasie, qui remet en question un fondement majeur de notre société. »

    Sur la dénaturation du mariage envisagée par les socialistes : « Cette proposition socialiste est non seulement inopportune mais surtout déstabilisatrice de la structure familiale dans laquelle un enfant doit se développer et grandir. Il est vrai qu’il existe, de fait, des situations particulières avec des hommes et des femmes qui assument parfaitement leur rôle parental. Mais elles ne m’amènent pas à penser qu’il faudrait inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille. Je suis donc opposé à ce que le législateur s’immisce dans la sphère familiale ».

    Sur la liberté scolaire : »La liberté d’enseignement est une liberté fondamentale, protégée par notre Constitution. J’y suis très attaché. »

    On lui donnerait le bon dieu sans confession !

     
    • Geraldine

      26 mai 2012 at 7 h 46 min

      Du vent… de l’opportunisme et de la tactique électorale. Ces politiciens n’ont aucune parole ni aucune vraie conviction.

       
  10. BA

    25 mai 2012 at 14 h 37 min

    Vendredi 25 mai 2012 :

    L’euro tombe sous 1,25 dollar pour la première fois depuis juillet 2010.

    L’euro est tombé vendredi sous le seuil de 1,25 dollar pour la première fois depuis début juillet 2010, alors que pèsent de plus en plus les incertitudes sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro et les risques de contagion de la crise à d’autres pays.

    Vers 13H20 GMT, l’euro est tombé à 1,2496 dollar, son niveau le plus bas depuis le 6 juillet 2010, alors qu’il évoluait en légère hausse une heure auparavant, avant l’ouverture des marchés new-yorkais.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_euro_tombe_sous_125_dollar_pour_la_premiere_fois_depuis_juillet_201099250520121534.asp

     
  11. zapatta

    25 mai 2012 at 14 h 51 min

    Obligations : le retour en grâce de la dette française

    Le taux de l’obligation française de référence a atteint vendredi matin son plus bas historique, soit 2,414%. La dette souveraine française opère un retour en grâce remarqué sur le marché des emprunts d’Etat de la zone euro. Une bonne nouvelle pour le gouvernement Ayrault.
    Obligations : le retour en grâce de la dette française

    Initiée hier avec l’annonce du maintien par l’agence de notation financière Moody’s de la note triple A de la France, la baisse du taux obligataire français à 10 ans s’est poursuivie. Hier déjà, il était tombé sous 2,5 %, flirtant avec son plus bas de 2,46 % le 31 août 2010. C’est ce record qui a été battu vendredi. Le taux de l’obligation française de référence est tombé, en début de matinée, à son plus bas historique,s oit 2,414% à 09h55 contre 2,531% jeudi soir.

    Parallèlement, les rendements sur les échéances courtes, à 2 et 5 ans, ont également atteint plus bas historique à respectivement 0,399% et 1,259%.

    La dette souveraine française opère donc un retour en grâce remarqué sur le marché des emprunts d’Etat de la zone euro, balayant pour l’heure la menace de ventes massives qui avait été brandie au cours de la campagne pour l’élection présidentielle par le candidat sortant en cas de victoire de son challenger socialiste.

    Signe de l’aversion au risque qui frappe les investisseurs : si le rendement des emprunts d’Etat français à 10 ans est au plus bas depuis septembre dernier, le Bund allemand (obligation à 10 ans qui est la référence du marché, NDLR) de même échéance est lui aussi tombé à de nouveaux plus bas record.

    Plusieurs professionnels interrogés estiment que dans le contexte actuel de crise de la zone euro couplée à une conjoncture morose, la dette française est sous-évaluée mais que les emprunts d’Etat allemands (Bunds) ont toutefois encore de beaux jours devant eux (voir encadré). Leur rendement à dix ans est tombé à 1,36% tandis qu’il n’est plus que de 0,03% pour le deux ans, sous le niveau des taux japonais de même échéance (0,11%). « On est en train de pricer une récession massive », estime Raoul Salomon, managing director chez Barclays à Paris.
    Bouffée d’oxygène

    Alors que d’aucuns prédisaient des remous rapides sur la dette française en cas de victoire de François Hollande, c’est l’inverse qui se produit. Si la nomination à Matignon et à Bercy de personnalités sensibles à l’enjeu des finances publiques a rassuré les marchés, de nombreux opérateurs soulignent que la baisse des taux obligataires français s’explique surtout par la situation de la Grèce. La perspective d’une sortie de cette dernière de la zone euro et des fortes secousses qui s’ensuivraient incitent les investisseurs à plébisciter les dettes des pays jugés les plus solides.

    Enfin, à court terme, l’appétit des investisseurs pour le papier français est une bonne nouvelle pour le gouvernement Ayrault. Il donne en effet une bouffée d’oxygène au budget puisque la charge de la dette devrait être sensiblement revue à la baisse cette année.

    La dette française est sous-évaluée
    Le taux à dix ans français s’est détendu de 20 points de base jeudi et l’écart de rendement avec son équivalent allemand s’est resserré de 22 points de base à 114. « Il y a la France et le reste du monde ce matin », a commenté Patrick Jacq, stratégiste taux chez BNP Paribas qui note que la détente touche aussi les taux belges et autrichiens, mais dans une moindre mesure. Il estime que l’ampleur de tels mouvements ne peut s’expliquer que par des achats de non résidents et/ou des rachats de position à découvert par des hedge funds. Intermédiaires entre les pays du noyau dur, comme l’Allemagne, et les pays fragiles (Grèce, Portugal, Espagne, Italie), la France et la Belgique « ont tendance à revenir vers le core », estime le stratégiste.Un spécialiste en valeurs du Trésor d’une grande banque juge que la dette française était vraiment sous-évaluée . « Le 10 ans était vraiment bon marché ». Selon lui, « vu le niveau de taux des Bunds, les investisseurs qui cherchent du rendement sans gros risque achètent la dette française d’autant que pour l’instant l’élection de François Hollande n’a pas été accompagnée de mauvaises nouvelles pour les finances publiques ».

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202081948927-obligations-le-taux-a-10-ans-de-la-france-au-plus-bas-historique-327289.php

    Pourvu que ça dure……

     
  12. BA

    25 mai 2012 at 14 h 51 min

    Vendredi 25 mai 2012 :

    Les banques préparent des plans d’urgence sur la Grèce.

    Les banques françaises, qui font partie des établissements bancaires étrangers les plus exposés à la Grèce, préparent dans le plus grand secret des plans d’urgence dans l’éventualité d’une sortie de la République hellénique de la zone euro, ont indiqué à Reuters des sources informées des préparatifs.

    D’après des responsables de la zone euro, le comité de préparation de l’Eurogroupe avait demandé aux gouvernements de la zone de préparer chacun de leur côté des plans d’urgence pour se préparer au retour de la drachme en Grèce.

    « Chaque banque a désormais une équipe spéciale chargée de regarder les conséquences possibles d’un retour de la drachme », a dit à Reuters un banquier parisien sous couvert d’anonymat.

    Ni BNP Paribas, ni le Crédit agricole, de loin la banque française la plus exposée à la Grèce, ni la Société générale n’ont souhaité faire de commentaires.

    (Dépêche Reuters)

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00445699-les-banques-preparent-des-plans-d-urgence-sur-la-grece-327366.php

     
  13. zapatta

    25 mai 2012 at 15 h 22 min

    Les OAT se détendent, le VIX prend peur

    25 mai 2012 | Philippe Béchade

    ▪ La rechute de 2,7% des indices boursiers mercredi appartient à la catégorie des “cygnes noirs” : un scénario sans véritable précédent, sinon partiellement comparable à un contrepied techniquement imprévisible survenu fin février 2003, dans un contexte de capitulation psychologique peut-être identique à celui observé ce 23 mai.

    Avez-vous remarqué d’ailleurs qu’une véritable malédiction semble sévir aux alentours du 20/23 de chaque mois ? On a constaté des trous d’air successifs le 23 mai 2011, le 17 juin, le 18 juillet, le 19 août, le 22 septembre puis les 23/24 novembre, 20 décembre 2011, le 23 mars dernier (en matinée) et plus encore le 23 avril… et le CAC 40 a remis ça le 23 mai.

    Nous ne croyons pas au hasard : nous ne savons pas quelle stratégie algorithmique indicielle, quel obscur arbitrage lié à des options ou contrat sur la volatilité provoquent ce phénomène récurrent et quasi systématique… mais cela ressemble à une forme de manipulation cyclique des marchés.

    S’il s’agit d’une simple coïncidence, elle commence à mériter le qualificatif de “prodige”. Le CAC 40 a repris 1,2%, l’Euro-Stoxx 50 1,3%… Autrement dit, la moitié des pertes subies la veille. Cela ne traduit pas de véritable regain de confiance au lendemain d’un vent de déprime totale qui a balayé les gains des deux séances précédentes — mais peut suffire à faire s’arracher les cheveux à pas mal de spéculateurs.

    ▪ Des tendances qui n’ont pas beaucoup de sens
    C’est peu de dire que les “portes de saloon” battent à toute volée depuis une semaine. Ce serait présomptueux de penser qu’un rebond indiciel va conclure — comme d’habitude — cette zone de turbulences boursières du 18 au 23 de chaque mois. Si les commentateurs anglo-saxons continuent d’affirmer que l’axe franco-allemand est en voie de désintégration, que l’euro n’a aucun avenir, alors les plus sombres scénarios menacent les marchés.

    Si nous faisons abstraction de la propagande qui pousse systématiquement les indices dans la direction qu’ils affichent au jour le jour, il n’en reste pas moins vrai que les arguments les plus convaincants semblent plaider en faveur des baissiers depuis la mi-mars.

    Mais la valorisation, parfois ridicule et absurde de nombreux titres plaide en faveur d’un rebond des indices, ne serait-ce que parce que nombre d’entre eux sont victimes de programmes de trading algorithmiques qui terrorisent les acheteurs value.

    Les cours deviennent tellement idiots, la baisse tellement incompréhensible, que tout le monde finit par se dire que personne ne serait assez crétin (et nous mesurons la force de cet adjectif) pour vendre le titre T à ce prix s’il ne détenait une information d’une importance capitale : un dirigeant parti avec la caisse, une menace de nationalisation dans une république bananière, un incident nucléaire dissimulé aux yeux du grand public…

    La stupéfaction, c’est de découvrir que le titre T a été simplement survendu avec un acharnement robotique inflexible parce que l’absence d’acheteurs invitait le programme initial à amplifier la tendance afin de maximiser les gains à la baisse.

    Plus vertigineux, il n’est même pas certain que l’auteur du programme short sache exactement à quels titres ses robots s’en prennent au quotidien. Tout est automatisé et le principe consiste à ne surtout pas polluer la stratégie par l’irruption de jugements de valeur (niveau absurde, anomalie historique du cours) concernant l’entreprise visée.

    Mais un bon ou un mauvais score final tient parfois à peu de chose. C’est souvent l’affaire de quelques minutes d’euphorie ou de déprime sans véritable lien avec l’actualité.

    ▪ Les actions lâchent prise, les obligations tiennent bon
    Le rebond technique de jeudi aurait d’ailleurs pu être bien plus modeste si les places européennes en avaient terminé vers 18h, puisque les indices américains ont brutalement lâché prise peu après 17h35. Vers 18h, le Dow et le S&P lâchaient -0,3%, le Nasdaq -0,65% (contre une hausse de 0,25% vers 17h).

    Plombé par la publication d’indices ISM tous en repli au mois de mai, en France comme en Europe, le CAC 40 avait effectué une incursion logique sous les 3 000 points ce jeudi matin.

    Les investisseurs ont cependant été rassurés par le maintien du “AAA” de la France par Moody’s (probablement jusqu’à fin 2012). Cela s’est traduit par une détente immédiate de 20 points des OAT 2022, qui affichaient 2,52% de rendement, un niveau proche des plus bas historiques d’octobre ou novembre 2011 (2,48%).

    Avec de tels niveaux de rémunération (l’Allemagne a émis la veille des obligations à deux ans à 0,07%), la rentabilité des actions apparait incomparablement plus attractive… mais nous traversons une époque d’aversion presque totale au risque, et nous devons au petit miracle de mercredi soir d’avoir échappé à l’envolée du VIX au-delà de la barre des 25.

    C’est le seuil au-delà duquel tout bascule et à partir duquel la situation devient difficilement récupérable — que ce soit pour une banque centrale ou un gouvernement qui réalise soudain que lA priorité est de rétablir la confiance.

    Pour reprendre l’allégorie d’hier (danger d’explosion au gaz), il y a un moment où il faut couper radicalement le robinet du stress. Et il faut le faire avant qu’une poche de gaz trop importante se soit formée : si tel est le cas, il faut alors éviter la matérialisation de n’importe quelle étincelle, le temps que la concentration de gaz retombe… ce qui est quasiment mission impossible.

    C’est exactement le genre de situation à laquelle les marchés sont confrontés depuis le 18 mai dernier : même une simple sonnerie de téléphone peut tout faire exploser.