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François Hollande a « gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir »…

07 Mai

Quelques heures avant les élections présidentielles françaises, le Financial Times, le journal par excellence de l’establishment, publiait une tribune intitulée

« N’ayez pas peur de la révolution française« .

Cela signifiait-il que les jeux étaient faits ?

Philip Stephens y affirmait qu’avec l’élection française, un vent révolutionnaire allait souffler sur l’Europe. «Mais ce serait une erreur de croire que la Ve République est sur le point d’élire un président révolutionnaire», affirmait-il. En dépit d’un changement de gouvernement, les élites au pouvoir «continueront à vénérer l’austérité. Personne n’osera remettre en cause le catéchisme de l’assainissement budgétaire», prédisait l’éditorialiste.

Inutile de faire de longs commentaires : les mondialistes PS version Flamby sont comme les mondialistes UMP version Sarko : ils servent aux grands banquiers du mondialisme planétaire selon le scénario à appliquer. Le cartel bancaire imprime de temps à autre un coup de balancier à droite ou à gauche selon les nécessités du moment.

DÉSORMAIS, MIEUX VAUT IMPOSER L’AUSTÉRITÉ AVEC LA GAUCHE CAVIAR…

Ces deux partis sont donc toujours appelés à jouer le rôle de la thèse contre l’antithèse, mais la vérité élémentaire est que l’un (UMP) comme l’autre (PS) sont aux ordres du grand capital. Idem pour un Mélenchon, très lié aux plus gros capitalistes du pays: menteur et haineux. Lui, ce sera pour plus tard… espérons le plus tard possible, car le personnage est foncièrement abject et son parti n’a aucune raison d’être dans n’importe quelle démocratie, comme celui du Parti communiste d’ailleurs. Mais les tenants de cette idéologie infernale ont toujours eu les bonnes grâces des financiers de Karl Marx.

Le Financial Times laissait donc entendre que Hollande servirait mieux, désormais, au programme de perestroïka de l’Occident (voir les derniers numéros de LIESI). Nous allons le voir à l’œuvre… et ce ne sera pas triste. Son choix est le suivant : servir les intérêts de ses électeurs ou les intérêts des financiers cosmopolites qui lui ont permis de bien gagner sa vie et de profiter largement des largesses des SCI, où les journalistes assurent qu’il a constitué un très gros magot… comme un bon socialiste qui se respecte.

En conclusion, nous reprenons cette citation que nous avions publié sur ce blog :

« Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de meilleur en moi, pour que ce rêve d’avoir une société socialiste, quoique à l’européenne, devienne réalité. Mais bien vite j’ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s’établir. Alors je  demandais à François : ‘‘Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ?’’ Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement. […]

[…] Durant la célébration du Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme – juillet 1989 – j’ai pu voir jusqu’à quel point nous étions soumis aux Etat-Unis. L’Etat français n’invita pas plusieurs dignitaires, en particulier des Latino-Américains. Comme par hasard, c’était ces pays-là que Washington voulait détruire. […] Je me rappelle avoir dit à François : ‘‘Jusqu’à quel point allons-nous être dépendants de l’humeur des Etats-Unis, ne pas pouvoir choisir nos invités pour nos festivités… ?’’ Ce fut une honte. […]

En France, on élit et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. […] La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française : cela ne veut rien dire ». (Source: Quand Danielle Mitterrand avoue que le chef de l’Etat n’a pas LE pouvoir. A relire. Ainsi que  Les marionnettes et Le POUVOIR.)

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Sommaire du numéro 253 – UN NUMÉRO DEVENU ACTUALITÉ…

BCE : le temps… c’est de l’argent – Rien n’a changé – Le piège tendu aux Européens – Le président-candidat en saurait bien plus qu’il ne le dit – Quels intérêts sert le président-candidat ? – Le plan de désintégration de l’euro entre en application – La France n’est pas dans le BLOC NORD – La stratégie d’implosion de la zone euro – Vers la PERESTROIKA  de l’Europe de l’Ouest – Un scénario pour les présidentielles et législatives françaises – 1) L’affaire D. Strauss-Kahn – 2) Pression sur le candidat des Américains – 3) J.-L. Mélenchon : la roue de secours des banquiers internationaux – La perestroïka de l’Ouest est en marche.


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18 Commentaires

Publié par le 7 mai 2012 dans Non classé

 

18 réponses à “François Hollande a « gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir »…

  1. Sully-Morland

    7 mai 2012 at 8 h 35 min

    Je dénonce l’amalgame fallacieux entre la victoire de Hollande et celle de Mitterand. Le premier n’a rien à voir avec le second. La page des deux hold-up de 81 et de 88 est désormais tournée, justement. L’atlantisme supposé de Hollande est encore à vérifier. N’en déplaise à certains qui se font du blé sur support de n’importe quelle spéculation. Si à un moment, pas si éloigné semble-t-il-, il s’avère inutile de maintenir l’attelage franco-allemand, eh bien nous verrons alors ce que le corrézien a vraiment dans les tripes !

     
    • Nature

      7 mai 2012 at 8 h 44 min

      J’avoue que maintenant je m’en fous un peu, mais malheureusement le porcinet sudoripare n’aura jamais a répondre ni civilement ni pénalement de la catastrophe annoncée, et une grande partie des électeurs semblent s’en satisfaire, pauvre France.Plus une bande de petits barons égocentriques, avec un chef d’état de corréze, qui commenceront avant 6 mois à cracher dans la soupe rose, quand ça commencera à sentir le roussi, et à demander la tête dans 1 an quand il y aura le feu.
      Tonton 1 qui lui était un « vrai » chef dans une période faste n’a pas tenu 3 ans avec 4 remaniements ministériels, plan de rigeur, fuite des ministres cocos, 2 millions de personnes dans la rue à Paris en 84 pour annuler la loi Savary, pour terminer par l’arrivée triomphale de Chirac en 86 !!! aprés des législatives en déroutes de la gauche, et la premiére montée du front national…tiens, tiens….

      L’équipe de branques actuelle, roseverterougeatre, n’arrive pas à la cheville de celle de Tonton, et elle doit opérer dans une situation 2012 infiniment plus difficile et instable.

      Quand on a un peu de vécu politique, le pire on a quand même une idée ou il se situe…

       
      • Lambda

        7 mai 2012 at 9 h 02 min

        @ nature
        Mélenchon a commencé le registre « zizanie » et se rend compte seulement maintenant qu’il fut un pantin entre les mains du PC et du PS
        On les avait pourtant prévenu les fans de Mélenchon

         
      • Geraldine

        7 mai 2012 at 9 h 35 min

        @Lambda

        Mélenchon savait très bien ce qu’il faisait : rabattre les voix de la gauche vers Hollande.

         
      • tata

        7 mai 2012 at 10 h 34 min

        Tout à fait dire que Melanchon est né de la dernière pluie, c’est un sketch comique ou vous le penser vraiement ?

         
      • Sully-Morland

        7 mai 2012 at 12 h 26 min

        Ton Tonton était un ancien camelot du roi dont la première députation dans la Nièvre était en propriété d’Eugène Schueller patron de L’OREAL. Bien à droite ton tonton. Il nous a bien enflés ton tonton.

         
  2. michel49

    7 mai 2012 at 9 h 17 min

    y aura-t-il autant de « suicides » dans l’ère pompimou ?

     
    • Nature

      7 mai 2012 at 10 h 44 min

      A Lambda,Géraldine et Tata,
      Tout à fait La Mélenche nous a servi un discours éculé aussi bien dans le ton que dans le contenu, reflet du fameux parcours OCI – PS – PC qui fait mourir de rire n’importe quel gus qui a quelques dizaines d’années d’observation « des politiques ».

       
      • Albawak

        7 mai 2012 at 14 h 09 min

        Moi j’ai les quelques années d’observation des politiques, mais visiblement il me manque probablement de l’intelligence ou autre chose; bref, j’aimerai quand même une explication de ton commentaire. Notamment pourquoi un discours et des idées non nouvelles seraient pas défaut mauvaises ? Et si c’est le seul reproche fait à Mélanchon n’est-ce pas un peu bancale comme critique ?

         
  3. Le Gaulois libre

    7 mai 2012 at 9 h 19 min

    Les décors de la pièce du grand merdier chaotique (Papandréou II) sont maintenant en place, le spectacle de la décomposition UMPS peut commencer, ça va être le grand bordel… 😀

    Je m’en réjouis d’avance, nous allons voir ce que valent ces prétendus « capitaines » lorsque le rafiot sera pris dans la grande tempête qui s’annonce…

    La France ayant déjà eu à subir la calamiteuse dynastie des Valois, je la crois assez forte pour surmonter celle des énarques imbéciles et/ou délinquants, les deux n’étant pas hélas ! incompatibles… 😉

     
    • Nature

      7 mai 2012 at 9 h 49 min

      Citation :

      La victoire de Hollande : un jour sans Histoire

      Rien de très nouveau sous le soleil de l’Elysée

      Publié le 07 mai 2012 à 9:25 dans Politique

      L’homme politique le plus stupide de la nomenklatura européenne est sans doute Guido Westerwelle, qui exerce les fonctions de ministre des affaires étrangères en Allemagne. Son insignifiance le contraint, pour avoir un semblant d’existence aux côtés de l’envahissante Angela Merkel, à sortir des déclarations à la mode de Lucky Luke. Plus vite que son ombre, mais à la différence des coups de revolvers du héros de Morris et Goscinny, elles ratent régulièrement leur cible. Ainsi, dimanche soir, aux alentours de 20h30, notre Rantanplan d’outre-Rhin qualifia la victoire de François Hollande d’« événement historique ». En V.O. cela donne « ein historisches Ereignis ». Cela a en jette pour les ignorants, mais on est très loin de Goethe, présent sur le champ de bataille de Valmy, déclarant à des officiers allemands : « A partir d’aujourd’hui commence une nouvelle époque de l’histoire du monde, et vous pourrez dire, j’y étais ! ».
      L’élection de François Hollande à la présidence de la République française est un événement politique d’une importance certaine, mais on a pu constater qu’aucun de ses partisans présents sur les plateaux de télévision ne se sont risqués à invoquer l’Histoire pour qualifier le succès de leur champion. Ils ont eu raison.
      Les images de liesse de la place de la Bastille et de désolation au palais de la Mutualité (on ne dit plus la « Mutu » depuis que ce lieu a été squatté par la droite) évoquent plus les soirées d’après match des supporters des vainqueurs et des vaincus que les « grandes journées qui ont fait la France ». François Hollande aura d’ailleurs fait le nécessaire pour évacuer l’Histoire de cet épisode de la Vème République. Son discours de Tulle n’était pas de nature à donner aux braves gens de Corrèze, ayant bravé la pluie pour l’entendre, le souvenir impérissable qui ferait briller les yeux de leurs petits-enfants à qui ils le raconteraient, le soir à la veillée.
      Aujourd’hui, on change de président comme on change de bagnole. On est fier, quelques heures, quelques jours au plus de la nouvelle voiture, on est soulagé de s’être débarrassé de l’ancienne qui nous sortait par les yeux en dépit de quelques dizaines de milliers de kilomètres de bons et loyaux services, et on passe vite à autre chose.
      Les antisarkozystes viscéraux vont bientôt se sentir orphelins de leur objet de détestation, et vont très vite se mettre en quête d’un nouveau punching ball. Il n’est pas certain qu’ils trouvent une nouvelle cible de la qualité de la précédente, à moins que Bibi Netanyahou ne décide de débarrasser une bonne fois son pays de la menace nucléaire iranienne. C’est bien triste pour eux, mais on me permettra d’avoir une compassion modérée pour leur frustration.
      Le 6 Mai 2012, la France n’a pas réélu le président sortant. So what ? On avait déjà vu cela en 1981… Elle en a élu un nouveau qui leur vend à peu près la même chose que l’ancien, avec un nouvel emballage, et un nouvel argumentaire de vente. Il n’y a donc pas de raison d’en faire toute une histoire. L’Histoire, la vraie, reviendra très sûrement un jour, de manière aussi brutale qu’inattendue. On verra alors si notre président « normal », s’il est toujours en fonction, est capable d’en faire sa compagne pour la postérité.

      http://actualite.portail.free.fr/f […] ?bloc_actu

      Luc Rosenzweig est journaliste

       
      • Sully-Morland

        7 mai 2012 at 12 h 30 min

        @Nature;

        « Les antisarkozystes viscéraux vont bientôt se sentir orphelins de leur objet de détestation, et vont très vite se mettre en quête d’un nouveau punching ball. »………. ça c’est du n’importe quoi, mais bon, si ça vous fait plaisir de penser aussi étriqué que ça, que bien vous en fasse.

         
  4. Alcide

    7 mai 2012 at 10 h 17 min

    Et en Grèce , qui de neuf ?
    …Après avoir reçu le mandat du président Karolos Papoulias, Antonis Samaras disposera de trois jours pour trouver un accord. Une mission quasi-impossible, car même avec le soutien de l’autre grand parti du pays, le PASOK, il manque deux sièges à Nouvelle Démocratie (ND) pour disposer d’une majorité gouvernementale…

    http://www.romandie.com/news/n/Greek_election_impasse_heralds_lengthy_instability070520121020.asp

    Les pro austérité n’auraient pas la majorité , il manquerait deux sièges , quelle tristesse…
    Il est probable que l’on entende à nouveau parler du refus du FMI et du MES de mes FESF de financer les banques françaises et allemandes qui ont prêté à la Grèce pour pouvoir acheter des canons a ces deux pays , car les Grecs ne seraient plus caution de l’arnaque en payant d’austérité et de pillage du pays.
    Le cave se rebiffe .

    Rien ne va plus.
    Que vont inventer les Banksters pour continuer le Ponzi , car si la musique s’arrête , tout s’écroule instantanément.

     
    • zapatta

      7 mai 2012 at 15 h 52 min

      La Grèce risque d’être à court d’argent d’ici fin juin

      Yannis Behrakis

      La Grèce pourrait se retrouver à court de financements d’ici la fin du mois de juin en l’absence d’un gouvernement apte à négocier une nouvelle tranche d’aide avec l’Union européenne et du Fonds monétaire international, a-t-on appris lundi de trois responsables du ministère grec des Finances.
      Arrivés en tête des élections législatives de dimanche en Grèce, les conservateurs de Nouvelle Démocratie vont entamer des négociations avec tous les partis, hormis l’extrême droite d’Aube dorée, en vue de former une coalition gouvernementale qui continuerait à mener les réformes demandées par l’Union européenne et le FMI.

      « S’il n’y a pas de gouvernement pour négocier la prochaine tranche avec la troïka (UE/BCE/FMI) et si l’Etat ne reçoit pas le flux de trésorerie mensuel prévu, alors nous pourrions avoir un problème de liquidités à partir du mois de juin », a dit à Reuters l’un des responsables.

      REUTERS

       
  5. Doyle

    7 mai 2012 at 11 h 01 min

    Je vais me cuiter une dernière fois

     
  6. michel49

    7 mai 2012 at 14 h 30 min

    « un seul être vous manque et tout est depeuplé »

     
  7. termitor

    8 mai 2012 at 19 h 29 min

    Les gens ont la têtes dans le cul pour ne pas voir la réalité, mais même comme cela, ils refusent de voir que cela sens la merde.

    Peuples aveuglent, dirigé par des borgnes.