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Archives Mensuelles: mars 2012

Le CAC à la veille du Grand soir

Par Menthalo – La journée de vendredi 30 était une journée d’attente et d’hésitation.
La veille, jeudi, comme on le voit sur le deuxième graphe, la chute avait dépassé le seuil des 24% de retracement de la hausse depuis janvier.
Après 3 jours de franche baisse, un signe a amené tous les investisseurs à passer acheteur vendredi matin, laissant un large gap ouvert entre la clôture la veille et les cours d’ouverture. A la suite de quoi, les cours ont fluctué autour des 3412, correspondant à un retracement de 23,6% de la baisse…
Cette valeur a été également le sommet de la hausse d’octobre 2011, c’est donc une valeur-clé.
Une tentative timide a essayé de rallier les 38,20% de retracement à 3435… tentative avortée avant la clôture.
Il est possible que les cours cherchent à atteindre cette valeur lundi, avant d’aller fermer le gap … c’est juste mon sentiment qui n’engage que moi.
Le CAC a une valeur politique et à la veille des élections, ses cours pourraient être encore plus trafiqués que d’habitude.
Logiquement, les cours devraient consolider plus bas vers 3295 avant de rebondir …peut être,mais uniquement pour des raisons électoralistes, si cela devait arriver…. et strictement jusqu’au premier tour.
Mais si on regarde le tableau général avec du recul, vous devriez sortir de tous ces jeux de casino.
La bougie du mois de mars, au sommet de ce rallye haussier, montre la défiance des investisseurs.
Le Grand Soir
Le système monétaire que la Chine, les BRIC et leurs alliés ont mis au point, pour remplacer le système actuel a été testé jeudi et vendredi.
Il est immédiatement opérationnel. Ce système n’a aucune connexion avec le système de la Fed et avec les réseaux des banksters de l’oligarchie.
Les jours de notre système monétaire et bancaire actuel sont comptés.
Toutes les informations que nous avons, quelles que soient les sources, annoncent un deuxième trimestre très agité, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis.
La Grèce vote en avril et devrait virer l’équipe mise en place par Goldman Sachs, en faisant un doigt d’honneur à la BCE.
L’Irlande voit se développer un mouvement de contribuables, refusant de payer l’impôt.
L’Espagne est en faillite.
La France coupe tout crédit aux mairies.
Le système est globalement au bord de la banqueroute. Je doute qu’il perdure 9 mois de plus, mais ce n’est que mon avis personnel.. partagé cependant avec d’autres.
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Publié par le 31 mars 2012 dans Non classé

 

Par Menthalo – APPLE et la loi de NEWTON

Je suis un fan de Mac depuis mon premier Macintosh en 87.
APPLE par sa créativité mérite amplement son succès…
Mais, quel que soit la réussite de ses produits, il y a des cours de bourse qui me font penser à la loi de Newton.
APPLE est passé de 85$ en février 2009 à 200$ en décembre de la même année, puis à 400 en décembre 2011.
Avant de passer de 400 à 600  de janvier à mars 2012… et ce, sans consolidation.
Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et  les pommes tombent des arbres, quand elles sont mûres.
Cette pomme-là pourrait se décrocher et chuter lourdement de 100$, quel que soit l’excellence de son bilan.
Les initiés savaient que la direction d’Apple allait changer la politique de Steve Jobs, hostile à toute distribution de dividendes.
L’annonce officielle a été faite le 18 mars. La firme a également annoncé un programme de rachat d’actions, ce qui était favorable à une hausse des cours.
Le 23 mars, un gros pataud a voulu prendre ses bénéfices, en donnant probablement un ordre « au marché »…
provoquant un flash-krach de 598$ à 540$.
La banque de ce gros pataud était peut-être Goldman Sachs, qui avec son programme de nanotrading, pouvait provoquer la baisse en vendant en bloc les actions de son client, avant de racheter les titres un millième de seconde plus tard, pour les vendre à « valeur limitée » sur le marché… nous ne le saurons pas.
Je vous ferai grâce de la loi de Newton, mais la loi de Fibonnacci s’appliquera à APPLE sous peu.
Si avec ce beau temps, vous deviez vous mettre en short, c’est probablement sous le pommier d’apple qu’il faudrait placer son panier.
Mais prudence, néanmoins, le temps des pommes pourrait venir au « temps des cerises », avec les déferlantes du mois de mai.
 
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Publié par le 31 mars 2012 dans Non classé

 

Marchés & Politique – Scénario fiction de Menthalo

Le coupable désigné à la vindicte populaire, s’est tu à jamais. Je vous laisse découvrir l’excellent article de Rivarol à ce sujet. Toute cette histoire pue les « services spéciaux » de A à Z, sans que l’on puisse démêler l’odeur la plus forte entre celle du Mossad, de la CIA ou du réseau Gladio, dont le fondateur Wiesner a, comme on le sait, des liens familiaux étroits avec qui vous savez.

A qui profite le crime ?

Mais ne glosons pas plus avant sur ce sujet, qui reviendra bien assez tôt à la « Une » des médias.

Il se pourrait que ces élections jouent un rôle majeur sur les marchés.

L’Euro très logiquement baisse. Comme on le voit sur le graphe ci-dessous, il forme une figure en Epaule-Tête-Epaule.

Par un copié-collé, j’ai reproduit à droite l’un des mouvements possibles, avec des bougies blanches. Dans un premier temps, l’Euro devrait consolider sa jambe de hausse précédente et pourrait rebondir sur les 1,315 pour aller faire une dernière hausse, qui idéalement lui permettrait de toucher la grande oblique baissière LT (en gras). Pour que cela soit possible, il faudrait accélérer le mouvement.

En effet l’agenda est serré et les élections se rapprochent. Certains candidats aimeraient pouvoir montrer qu’ils ont, somme toute, bien travaillés, en défendant l’Euro et l’économie française.

La hausse de l’Euro amènerait une hausse du CAC, qui lui aussi après sa consolidation actuelle  soit à 38% de la hausse vers 3295, soit à 50% vers 3195-3200, « devrait » remonter pour aller toucher l’oblique baissière vers 3605. Pour des raisons électoralistes, cela serait bien que ce point haut advienne avant le premier tour des présidentielles, vous l’aurez bien compris.

Ce premier tour risque d’être très défavorable au candidat-président, qui ne manque pas d’imagination pour essayer de retourner la situation en sa faveur. Entouré de spécialistes en tous genres, il saura rebondir sur l’actualité.

Cette date du 23 avril est importante pour les marchés qui nous intéressent. En effet l’expiration des options du Comex étant le 26 avril, nous pourrions avoir conjointement une baisse de l’Euro, des marchés et des Métaux Précieux, par une attaque sanglante comme les banksters savent les mettre en scène.

L’Euro re-testerait le support à 1,26 qui a tenu en janvier, permettant le long rallye haussier qui s’achèvera bientôt. Il est probable que la chute amènera la devise européenne sur le bas du canal à 1,23.

 
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Publié par le 30 mars 2012 dans Non classé

 

Merah… Zones d’ombre et zones de guerre ! Questions ?

Voici un excellent article de Rivarol qu’il faut prendre le temps de lire jusqu’au bout.

Par RIVAROL – Après l’émotion, le spectacle et les pétarades, vient le temps des questions. Questions qu’il faut poser avec insistance, sans trop espérer obtenir de réponses. Mais les “bonnes” questions sont déjà un pas en avant vers un peu de transparence… cette nécessaire “vérité” sans laquelle la démocratie n’est qu’un vain mot, un hochet.

Pour avancer dans le labyrinthe de cette ténébreuse affaire, il s’agirait en premier lieu de s’efforcer de savoir qui était vraiment Merah: un petit voyou voyageur ou plus? Un homme “manipulé”? En l’occurrence un correspondant stipendié de services occidentaux américains ou français… un agent dormant à l’intersection du crime organisé et des réseaux de l’islam radical? L’intéressant téléfilm scénarisé par Frédéric Krivine et intitulé «Nom de code DP» décrit précisément un cas de figure similaire dont auraient pu s’inspirer à bon escient les auteurs du “montage” qui nous occupe. Dans la fiction (prémonitoire?), une cellule djihadiste dormante se trouve infiltrée par un agent du Mossad…

Au-delà de l’hypothèse vraisemblable d’une manipulation, possibilité de plus en plus couramment présente à l’heure actuelle sur la Toile (cependant celle-ci parviendra-t-elle à briser le verrouillage médiatique et à s’imposer, rien n’est moins sûr?), il faut envisager que Merah n’ait pas agi seul et même puisse n’être pas— horresco referens— l’homme qui a perpétré les crimes. Dans ce cas, il pourrait être, suivant un cas de figure classique en matière de terrorisme, un écran, un leurre, jeté en pâture à la meute médiatique pour égarer l’opinion. À ce titre, une question préliminaire se pose: était-il seul ou accompagné? L’affaire annexe des vidéos hâtivement expédiées au bureau parisien de la chaîne qatarie Al Jezirah le jour où Merah se trouve encerclé, remet en cause la thèse du tueur solitaire(1).

Pour accroître notre perplexité, le procureur de Paris, François Molins— le 23, peu après la mort de Merah— avait annoncé la découverte d’un sac «confié à quelqu’un» contenant la caméra du tueur ! On aimerait en savoir plus sur ce «quelqu’un». Alors Merah était-il un isolé comme la DCRI tente d’en accréditer l’idée, ou bien bénéficiait-il d’un réseau de soutien? Au demeurant, les circonstances de sa traque et de sa mort annoncée (pour ne pas dire programmée) sont aussi suffisamment insolites pour ne pas susciter quelques fortes interrogations… Dans l’hypothèse fondée d’une “instrumentalisation” de l’individu, il s’agirait in fine d’éclairer quels objectifs de politique intérieure ou méditerranéenne se trouvaient poursuivis par le truchement d’une telle provocation. Nous nous contenterons de poser ici quelques jalons…

MERAH DJIHADISTE GLOBE-TROTTER: UN BOBARD ?

Dans un premier temps certains analystes ont voulu voir dans Merah, citoyen français d’origine algérienne, l’homme qui fut arrêté le 19 décembre 2007 en Afghanistan et condamné à trois ans de prison pour avoir posé des bombes dans la province de Kandahar… où il aurait été détenu par le Joint Special Operations Command au centre de Sarposa. Merah cependant s’en serait échappé lors d’une évasion de masse organisée par les forces rebelles. C’est à l’occasion de ce séjour carcéral que le Defense Counterintelligence and Human Intelligence Center— autrement dit le contre-espionnage offensif américain— l’aurait recruté afin d’infiltrer les réseaux djihadistes en France.

Une éventualité certes extravagante, mais si parfaitement étrangère à de la pure spéculation, que le Directeur central du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, l’homme qui devait prioritairement connaître le dossier Merah, s’est cru obligé de démentir ce 27 mars toute manipulation du présumé coupable, tant par les Américains que par les Français! Reste que pour en arriver à «cracher le morceau» encore a-t-il fallu que commence à êtres posées des questions gênantes qu’il fallait bloquer d’urgence. Montrant incidemment que le Directeur du renseignement, s’il n’est pas encore tout à fait sur la sellette, se trouve déjà en première ligne, devant faire face à toutes les incohérences ou les contradictions d’un dossier pourri.

Merah, super-djihadiste évadé de Kandahar, participe d’un segment du scénario aussitôt passé à la trappe. Parce qu’à moins d’avoir le don d’ubiquité, Merah est en principe, en décembre 2007, incarcéré en France et ce, jusqu’en septembre 2009. À cette époque, il ne se serait donc pas encore rendu au Proche-Orient ni en Asie Centrale(2)… car, aux dires de Bernard Squarcini, dans un long entretien publié le 23 mars dans Le Monde, à partir de septembre 2010 Merah «a passé du temps chez son frère au Caire après avoir voyagé au Proche-Orient: Turquie, Syrie, Liban Jordanie et même Israël. À Jérusalem, la police découvre un canif dans son sac puis le relâche. Ensuite, il se rend en Afghanistan en passant par le Tadjikistan. Il prend des parcours qui sont inhabituels et n’apparaît pas sur nos radars, ni sur ceux des services extérieurs français, américains et locaux. Il arrive le 13novembre à Kaboul, il est contrôlé le 22novembre à Kandahar et il rentre en France le 5 décembre 2010»(3).

Remarque quant à la biographie de Merah: celle-ci semble très instable, ses différents éléments ne sont pas encore définitivement emboîtés les uns dans les autres. Et de jour en jour l’embrouillamini d’informations contradictoires grossit. Et c’est bien là peut-être le but de la manœuvre, rebuter l’opinion afin qu’elle renonce à vouloir comprendre face à un écheveau inextricable et par conséquent prête à faire siennes toutes les certitudes que lui prodigue une presse réputée libre. Pourtant, les bémols se multiplient. Dépêche AFP du 22 mars : les Services pakistanais et afghans, mais également les forces américaines et celles de l’Otan dans ce dernier pays déclarent «n’avoir aucune trace des séjours de Mohamed Merah, contrairement aux déclarations des autorités françaises»(4). Une info «passée dans l’épaisseur du trait», c’est-à-dire passée totalement inaperçue du public… Ce qui n’a pourtant pas empêché M. Squarcini de reprendre et de confirmer, dans son entretien au Monde, la version désormais officielle du djihadiste globe-trotter et de ses pérégrinations orientales. Corroborant de cette façon les déclarations du procureur de la République de Paris, François Molins, qui avait mentionné deux séjours, l’un en Afghanistan en 2010, l’autre au Pakistan, de deux mois, en 2011.

Ainsi, de la bouche même de l’un des pontes, et non le moindre, de la DCRI, nous apprenons que Mérah, délinquant multirécidiviste, passe d’un pays à l’autre sans la moindre difficulté grâce à son passeport de la République. Une interrogation seulement! Merah ne pouvait entrer en Israël avec un visa syrien (obligatoire), ni entrer en Syrie avec un tampon israélien sur son passeport… Rappelons que l’état de belligérance n’ayant jamais cessé depuis 1948 entre la Syrie et l’État hébreu l’on ne passe pas d’un pays à l’autre avec un document visé officiellement dans l’un des deux pays en guerre perpétuelle. Pourtant les Services spéciaux du Shin Bet, l’équivalent israélien de la DCRI [Haaretz du 26 mars], confirme la chose! Comment expliquer ce tour de passe-passe? Est-ce à dire que Merah possédait deux passeports? La question se pose, tout comme celle de connaître la source des moyens financiers avec lesquels il pouvait s’offrir des voyages forcément coûteux— s’ils ont réellement tous eu lieu— au-delà de l’Égypte, d’Israël et de la Jordanie. Et qu’allait-il donc faire en Israël? Acquérir les rudiments dans le maniement des armes— du pistolet mitrailleur compact 8mm parabellum Uzi par exemple? Une teinture d’expérience qu’il n’aurait pas acquise au Waziristân en cours particuliers(5), surtout s’il n’y a jamais mis les pieds. Ici, l’on peut supposer que M. Squarcini s’est encore laissé aller à des révélations inconsidérées suscitant plus de curiosité que de certitudes apaisantes.

MERAH ET L’INFO MANIPULES ?

Doit-on finalement en déduire que si Merah, déjà connu conjointement des services de police et de la sécurité nationale, bénéficie d’une aussi longue lisière [laisse] lui permettant de se rendre dans les zones chaudes du Proche-Orient et de l’Asie centrale, ce serait évidemment parce qu’il serait une honorable recrue de la DCRI, à défaut d’être un infiltré du DCHC américain [voir supra]? Même le très conformiste Figaro ne peut— sous peine de décevoir ses plus subtils lecteurs ou de manquer le coche d’une tendance générale au scepticisme qui se dessine dans le contexte des échéances présidentielles et de la guerre des chefs— évacuer totalement une telle éventualité et toutes les questions qui s’y rattachent.

À ce sujet, M. Squarcini, dit «le Squale», nous apporte de précieux éléments d’appréciation dans son entretien du 23mars [Ibid]… interrogé sur le fait de savoir «si Merah lui aurait parlé au cours du siège» de son retranchement, le haut fonctionnaire précisait: «Il a souhaité parler avec le policier de la direction régionale du renseignement intérieur (DRRI) de Toulouse qui l’avait rencontré en novembre 2011. Il est intervenu au cours des négociations. Il a même dit à ce policier: “De toute façon, je devais t’appeler pour te dire que j’avais des tuyaux à te donner, mais en fait, j’allais te fumer”. C’est un Janus, quelqu’un qui a une double face».

On ne saurait mieux dire en effet: double ou triple face? Il serait tout aussi édifiant de s’interroger sur les raisons qui poussaient Merah à vouloir descendre son «officier traitant»… Que s’est-il donc passé entre novembre 2011 et le passage à l’acte supposé du susdit? Rappelons que Merah mort en odeur de supposé coupable, le demeurera ad vitam æternam. Jamais coupable puisque jamais jugé. Trois crimes donc sans auteur juridiquement parlant…

Résumons-nous. Ici encore, le Squale ne mesure pas la portée de ses paroles en confessant avec la plus grande ingénuité (mais pouvait-il faire autrement ?) que Merah était en relation suivie avec un fonctionnaire régional, auquel de toute évidence il servait d’informateur. CQFD! Faut-il une autre preuve du fait que Merah “travaillait” peu ou prou pour la DCRI? Ce qui expliquerait entres autres qu’une plainte déposée en 2010 par une mère de famille pour une tentative de conversion violente de son fils au djihadisme, ait été classée sans aucune suite(6)…

Toute chose expliquant in fine que Merah n’ait pas été immédiatement dans le collimateur des services antiterroristes puisqu’il en faisait lui-même partie étant enregistré sur les rôles de la Sécurité. D’ailleurs M. Squarcini, avec une ingénuité toujours confondante, avoue à nouveau qu’il s’est fait balader en laissant ses personnels privilégier la piste de l’extrême droite jusqu’au bout: «À ce moment-là, tout le monde est dans le brouillard. Il n’y a pas de piste privilégiée. Le lundi, c’est l’attaque du collège Ozar-Hatorah. Le parquet de Paris se saisit de l’affaire, et nous nous trouvons en cosaisine. Là, avec l’école juive, la façon dont il a ciblé, l’hypothèse djihadiste reprend du poids. Nous gardons encore à l’esprit celle de l’ultra- droite… [le lundi soir] Notre direction régionale nous donne une liste de six noms d’islamistes radicaux et six noms de membres de l’ultradroite. Ils ont un profil qui peut laisser penser qu’ils ont pu basculer».

Autrement dit, au moment du drame de l’école juive, nul ne s’est encore penché sur le cas Merah, pourtant supposé appartenir à la mouvance djihadiste! Soit la DCRI est à ce point défaillante qu’il faudrait peut-être envisager de la dissoudre, soit M. Squarcini nous raconte des bobards assez désobligeants… ou bien il est à la masse et dépassé par les événements. Si c’est le cas, il sera la prochaine victime de l’Affaire Merah, parce qu’il aura été l’agent passif d’une manipulation dont l’efficacité (au moins pour l’empreinte médiatique qui en subsistera dans l’inconscient collectif) et la sophistication auront été en tous points remarquables.

Car enfin, si l’on se penche plus avant sur ses déclarations du Directeur du Renseignement, l’on découvre que celles-ci sont émaillées d’assertions sujettes à caution… Ainsi lorsqu’il nous dit que Merah «s’est auto-radicalisé en prison, tout seul, en lisant le Coran… Donc, il n’y a aucune appartenance à un réseau». On voit bien que cela est contredit par les derniers développements, le frère Abdelkader étant alors en garde à vue, il n’a évidemment pu procéder lui-même ni à l’envoi ni probablement au montage de la vidéo des meurtres. Vidéo grossièrement maquillée façon al-qaïdiste, ce qui requiert du temps et par conséquent ne se fait pas entre deux portes… ainsi qu’une certaine compétence. Aussi lorsque M. Squarcini nous affirme qu’il s’agit «d’un acte volontaire, spontané, isolé», devons-nous le croire sur parole? Ou doit-on déduire que les déclaration de M. Sqarcini sont un habile tissu de contre-vérités destinées à nous faire prendre des vessies pour des lanternes?

«Comment quelqu’un jugé inoffensif en novembre devient un tueur potentiel en mars?» Il faudrait ajouter : comment un “jeune” désargenté, n’ayant pour tout revenus déclaré que le RSA (400€ mensuels) peut-il s’équiper d’armes pour un montant estimé à 20000€, posséder deux voitures et louer au moins un appartement, cela sans “toucher” à la drogue ? Rien de tout cela ne tient debout.

De deux choses l’une, ou le Parquet et le Directeur du renseignement intérieur sont très mal informés, ou bien ils trompent délibérément l’opinion. Paradoxalement, il existe une troisième possibilité, celle du désinformateur désinformé. Même si nous nous prévalons d’avoir des Services parmi «les meilleurs», l’affaire Merah ne paraît pas plaider du tout en ce sens. Resterait de ce point de vue à connaître les sources de la DCRI et de M. Squarcini pris en flagrant délit de manipulation de l’information— ne serait-ce que par dissimulation et omission— dans une affaire de dimension nationale et internationale(7)…

À ce titre aurait-il pu prendre pour argent comptant le dossier préficelé qu’aurait pu lui remettre un Service “Ami”… Dossier dont les faiblesses, pour ne pas dire les béances, sautent aux yeux aujourd’hui. Alors le Squale, manipulé et manipulateur de l’opinion à son corps défendant? Aucune hypothèse, même la plus échevelée, n’est aujourd’hui à ignorer dans le contexte d’un possible épisode de ce «deception game», jeu de la duperie, de l’intox et du mensonge, dans lequel sont passés maîtres les Anglais et les Israéliens formés à leur école. Après tout, la Chine elle-même, par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, Yang Jiechi, aurait dénoncé, le mercredi 21 mars, une manipulation [selon l’Agence chinoise Xinhua— source non vérifiée] «visant à renforcer la victimisation d’Israël» au moment où celui-ci avait repris ses bombardements sur la Bande de Gaza… Non seulement l’Affaire Merah ne s’est pas terminé avec la mort de son protagoniste, il semble bien qu’elle ne fasse que commencer!

 

Léon CAMUS.

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1. Le Parisien et Le Figaro du 26 mars : «Les images tournées avec la caméra GoPro dont Mohamed Merah se sanglait pendant ses attentats ont été montées et mélangées avec des séquences de chants guerriers. La vidéo de 25 minutes a été enregistrée sur une clé USB, envoyée depuis un petit village à côté de Toulouse avec une lettre de revendication d’al-Qaida jugée fantaisiste… [n’étant] pas rédigée en arabe». Parvenu le lundi 26 mars à la chaîne, l’envoi portait un cachet postal daté du mercredi 21 mars, à l’heure où le siège de l’appartement Merah avait déjà commencé.

2. Selon la biographie officielle, en septembre 2007 Merah est condamné à 18 mois de prison ferme, pour vol avec violence sur personne âgée dans le hall d’une banque. Il est emprisonné du 18décembre 2007 à octobre 2008. Deux mois plus tard il est réincarcéré jusqu’en septembre 2009 pour refus d’obtempérer lors d’un contrôle policier. En ce qui concerne le Merah afghan de 2007, il s’agirait en l’occurrence d’un banal cas d’homonymie. Après tout la France compte un autre Mohamed Merah connu des amateurs de boxe de Douais.

3. Le Monde publiait le 22 mars une impressionnante liste des déplacements de Merah: Israël, Cisjordanie, Syrie, Irak, Jordanie, Afghanistan en 2010 où il est arrêté et renvoyé en France par les Américains. Automne 2011 : Pakistan dans les zones tribales du Nord et Sud Waziristan, période de deux mois pendant laquelle il aurait pu recevoir une formation d’Al Qaïda comme les 14 autres ressortissants français qui y ont séjournés en 2010… cela «à l’insu de l’ISI, les services secrets  pakistanais, de la CIA et de la DGSE». Sachant que l’ISI est en grande partie une émanation de la CIA, cette dernière assertion exonérante semble bien improbable. Et bien que la DCRI ait jugé utile de démentir ce dernier point, selon une  source militaire française en Afghanistan, Merah passse-partout se serait également rendu… en Iran! Un circuit qui laisse rêveur pour un simple voyou de banlieue.

4. Dépêche AFP du 22 mars : Jimmie Cummings, porte-parole de l’Isaf: «Nous cherchons davantage d’informations sur cet individu avec nos partenaires militaires français et le gouvernement afghan, mais pour l’heure, nous n’avons aucune information sur son éventuelle détention par l’Isaf [Force internationale de stabilisation, mission assurée par l’Otan] ou l’armée américaine», qui en compose plus des deux tiers. Idem pour les Autorités et le renseignement afghans et pakistanais où l’ISI— Inter-Services Intelligence— affirme ne posséder aucune trace d’un quelconque passage de Merah dans les Zones tribales du Waziristân ou ailleurs. Les précisions des services afghans, pakistanais et américains jettent de facto le discrédit sur les informations diffusées par les autorités françaises et subséquemment sur la totalité de la version officielle de ce micro- «Onze Septembre» hexagonal!

5. Comme a priori il n’avait pas participé à l’un des camps répertoriés, nos judicieuses autorités judiciaires ont imaginé— sans rire— que Merah eût pu suivre un entraînement spécial pour apprenti djihadiste esseulé. Sur les 15 Français passés ces dernières années dans lesdits camps, 5 sont décédés de morts violentes, il en reste dix, lesquels, nous dira-t-on sont trop nombreux pour faire l’objet permanent des assiduités policières.

6. Une plainte contre Merah, apprenti sergent recruteur djihadiste, avait été déposée en 2010 à Toulouse pour violence par une mère de famille du quartier des Izards selon Le Figaro du 22 mars. Me Éric Mouton confirme qu’une plainte a bien été déposée. La victime Aïcha, elle, s’interroge : «Pourquoi, malgré tous mes signalements, Mohamed Merah n’a-t-il pas été arrêté?». Réponse le 21mars du ministre de l’intérieur M. Guéant: «le suspect qui avait des attaches avec des personnes se réclamant du salafisme et du djihadisme était suivi depuis plusieurs années par la DCRI et ses agents toulousains». Suivi ou manipulé?

7. Les barrages médiatiques commencent à céder, même le Figaro [26mars page 4] s’y met et penche prudemment du côté de la conspirationnite aiguë: «Mohamed Merah a confié aux policiers qu’il avait prévu de tuer, le matin même où le Raid a cerné son appartement, un quatrième militaire repéré dans le quartier. Il avait en outre envisagé d’exécuter deux fonctionnaires de la Brigade anticriminalité de Toulouse, ainsi que son “agent traitant”de la DCRI qui l’avait débriefé en novembre 2011». Dès le 22, veille de l’épilogue sanglant, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, se posait lui-même cette question lancinante: «Je comprends qu’on puisse se poser la question de savoir s’il y a eu une faille ou pas.»

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Publié par le 30 mars 2012 dans Non classé

 

Traer Noé – Analyse du 30 mars 2012

Le Future CAC 40 est arrivé sur sa zone support 3380-3390.
Désormais la rupture des 3370 permettrait une nouvelle phase baissière vers les supports 3270-3280.

La valeur Crédit Agricole revient sur le pivot des 4.6 euros. Quelle magnifique synchronicité ! Sous ce niveau c’est une accélération vers 4-3.9 euros. Le scénario est le même à chaque fois.

Pour l’instant nous en sommes encore à la phase « pause dynamite ».

Ensuite, cela risque de partir dans tous les sens. Entre la Grèce puis un autre pays asséché prochainement, des chutes vertigineuses sur les marchés, etc…
La situation deviendra instable telle la chambre magmatique de Yellowstone.

Pour le Brent la tendance reste très haussière, il faudra franchir les 128 pour valider sa flambée. Actuellement il consolide et une évolution entre 115-121 ne ferait que lui donner de la puissance pour les évènements à venir.

Le Bund évolue au-dessus des 138, nous surveillons désormais les 140-141.

Pour EDF, un lecteur nous avait demandé si le scénario était remis en question lorsque que le cours était à 19.5 environ début mars. Nous lui avions répondu que cela ne remettait pas en question notre scénario.
Actuellement le cours vient de tester le support des 17 euros.

Petit rappel de ce que nous avions écrit le 30 mai 2011. « Le titre EDF se rapproche du support des 27.9. Une clôture sous ce niveau créerait une accélération probable de la baisse vers les 26.5 euros. Sous ce palier, le support principal se situe à 15.2 euros.
Pour invalider cette baisse il faudrait que le titre clôture dans un premier temps au-dessus des 29.7 euros ».

De même le titre Société Générale évolue sous le seuil des 23 euros. Nous surveillerons les supports 20.5-18 et 13.8. Sous ce seuil une accélération pourrait se déclencher vers 12-4.7 euros.

 
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Publié par le 30 mars 2012 dans Non classé

 

Un problème devenu universel : les créances douteuses des banques

Le sujet des créances douteuses concerne également la Chine. Aujourd’hui, il est bien difficile de se fier aux résultats publiés par les banques pour se faire une juste idée de leur solidité financière. Parmi nos lecteurs, les informations abondent pour conclure que les plus grosses banques françaises cotées en bourse entretiennent une réelle illusion sur leurs propres résultats.

Les hauts cadres de ces dernières nous font des confidences à ne pas répéter, mais qui en disent tellement long ! Nous en concluons que l’on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut, et la qualité des créances ou obligations détenues par une banque devient, surtout aujourd’hui, très aléatoire. Comme les banquiers ne sont pas dupes et que les plus avertis sont au courant du jeu de massacre qui se prépare, d’aucuns ont le souci, tout de même, de préparer la prochaine tempête en faisant des provisions sur les « créances douteuses » de demain. C’est ce que vient de faire, par exemple, Agricultural Bank of China (AgBank). Tout un symbole !

Quand une banque chinoise de cette stature annonce un résultat très inférieur à ce qui était attendu, on peut raisonnablement en déduire que la qualité des actifs détenus par les banques chinoises, dans leur ensemble, commence à effrayer les autorités financière pékinoises… ainsi que les Occidentaux.

Dans le jeu de dominos qui tombent à cause du problème subitement soulevé (ne l’oublions jamais !) des dettes souveraines, le doute va progressivement s’installer sur la qualité des créances obtenues en fonction de certains prêts. Toutes les métastases du système de l’économie virtuelle se propagent désormais au sein de l’économie réelle. Chez nous, de nombreuses banques continuent à spéculer avec l’argent de la BCE, voire les économies de leurs clients, et cela dure depuis des lustres. Pourquoi aucun expert auprès des gouvernements n’a-t-il évoqué le danger ? Ce n’est pas sur ce blog qu’une réponse doit être donnée. Experts, politiques et banquiers marchent ensemble, de concert, sous la baguette de ce chef d’orchestre, que F.D. Roosevelt et bien d’autres ont appelé cartel bancaire.

On sait que cette crise chirurgicalement préparée doit servir à introduire ce Nouvel Ordre Mondial en passant par la mort de l’Etat-nation, la suppression de plusieurs milliards d’individus (ils l’ont écrit en plusieurs langues sur le Stonehenge US) essentiellement au moyen d’une future guerre bactériologique (les grippes aviaire, porcine, ou autres, étant des essais permettant de cadrer le gros coup), sans oublier une bonne guerre contre l’Iran, acte catalyseur à une future Troisième Guerre mondiale annoncée par Albert Pike dans le document publié par l’agent du renseignement canadien W.G. Carr dès 1954. [Lire DES PIONS SUR L’ECHIQUIER]

Le sujet économique nous situe dans le cadre de la fin de l’Etat-nation. Il s’étend sur des mois et des mois alors que l’on pense parfois que les choses pourraient aller plus vite. C’est tout l’intérêt des analyses de Trader Noé, qui donne des POINTS clés à partir desquels des stratégies sont mises en place. Nous suivons ces points depuis une bonne année maintenant et ils marchent à la perfection. Seulement, il faut rester froid par rapport à eux et ne pas laisser l’émotivité l’emporter. Le suivi de ces points et l’étonnante danse des cours à leur approche, est significatif de marchés totalement manipulés. La rigueur mathématique de ces analyses met en évidence le jeu des manipulations sur les marchés par certaines « forces » qui s’entendent sur les fameux points pivots. En tout cas, la prochaine tempête sur les bancaires et les marchés viendra. C’est une certitude ! Suivons les « points » de Trader Noé, qui du haut de sa vigie, nous fournit les « signaux d’intervention ». Ce que les banques chinoises sont en train de mettre au grand jour n’est certainement pas anodin dans ce timing que nous ignorons.

Les subites dépréciations d’actifs des banques chinoises soulèvent une question : quelle fiabilité doit-on avoir avec celles et ceux qui donnent une impression de sécurité ? L’Agefi rappelait récemment que « la CBRC, tutelle du secteur, aurait indiqué le mois dernier aux banques chinoises que celles-ci ont classé par erreur 1.800 milliards de yuans de concours aux gouvernements locaux dans la catégorie de prêts la plus sûre, sous-estimant ainsi leurs risques ». D’un autre côté, on peut y voir le souci des autorités de Pékin de chercher à contrôler son propre système bancaire. C’est ainsi que voient les agences de notation américaines : « les banques chinoises cherchent à assainir leur bilan ». Mieux vaut dans un contexte où ces deux dernières années le crédit a littéralement explosé. On estimait cette somme à 17.000 milliards de yuans mi-2011, soit 25% des crédits totaux. Mais qu’en est-il des crédits consentis par la finance de l’ombre dont on ignore tout, sinon qu’ils sont très nombreux ?

 
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Publié par le 30 mars 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 29 mars 2012

Comme nous l’avions proposé hier, l’indice E-mini SP 500 est revenu au niveau des 1394 points permettant à l’indice Future France CAC40 de suivre et de se rapprocher à son tour des 3390 points.
La rupture de ce seuil puis des 3370 déclencherait une correction vers le support majeur des 3290-3280 points.
Ensuite, cela serait vraiment les ruptures successives des 3160 et 2850 points qui déclencheraient un retour vers les 2700-2500 et 2300 points.

Concernant l’EURUSD, la résistance des 1.34 reste toujours très importante ainsi que le pivot des 1.324. Le fond reste baissier et sous ce seuil nous reverrons les supports 1.265-1.235.

Pour le BUND, nous surveillerons toujours la résistance des 138. Si elle est franchie, nous nous intéresserons aux résistances 139 et 140.5.
Sous les 138, la reprise s’affaiblirait et nous nous intéresserions à nouveau au pivot 135.

Pour le Silver, nous avions proposé la correction dès la rupture des 34.5.Désormais les ruptures des 32-31 nous inciteraient à surveiller les supports 28-26-23.5
De même pour le Gold spot il faudra surveiller les supports 1650-1627-1570-1525 et éventuellement 1300-1250 en cas de ruptures successives. Pour éviter un tel scénario, il faut que le Gold spot franchisse la résistance des 1700 dollars l’once dans un  premier temps. Pour le Silver, ce niveau correspond approximativement au niveau des 34 dollars l’once.

 
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Publié par le 29 mars 2012 dans Non classé