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Archives Mensuelles: février 2012

Suite du triste scénario grec… qui fera jurisprudence pour d’autres…

Pour bien commencer la semaine, l’agence de notation Moody’s Investors Service a rendu public une étude dans laquelle elle indique que, malgré l’accord de restructuration de sa dette obtenu la semaine dernière, le risque d’un défaut de paiement de la Grèce reste élevé. « La charge de la dette grecque restera lourde pour plusieurs années, et le pays ne devrait pas être en mesure d’accéder au marché privé (de la dette) après la fin du second plan d’assistance », souligne notamment Moody’s. Petit clin d’œil à la France : « Le résultat des élections, attendues en avril, constitue également un risque politique et de mise en œuvre » des mesures, avance également l’agence, qui indique qu’elle développera son analyse sur ce point « dans les prochains jours ».

Rappelons que dès le lendemain de la signature de l’accord, l’agence Fitch a dégradé de deux crans la note de la dette grecque, juste au-dessus du vide… le prochain cran étant la reconnaissance de la banqueroute d’Etat. Les médias sont restés très silencieux sur cette information.

Tout cela pour un nouveau plan de sauvetage record atteignant potentiellement 237 milliards d’euros pour la Grèce. On se demande bien pourquoi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a pu dire que l’accord « ferm(ait) la porte au scénario d’un défaut de paiement, avec toutes ses graves conséquences sociales et économiques ».

Immédiatement après cet accord, les banques grecques montrent déjà des signes inquiétants en matière de recapitalisation. Avant l’accord on chiffrait cette recapitalisation à 30 milliards d’euros. Ce jour, le Weekly Credit Outlook de Moody’s évoque 40 milliards ! Les banquiers centraux grecs ne sont plus très loin de l’œil du cyclone et les rapaces guettent avec délectation le maigre stock d’or de la Grèce qu’ils pourront très bientôt accaparer… suite logique du scénario qui fera jurisprudence après les élections de la prochaine marionnette à l’Elysée.

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Publié par le 27 février 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 27 février 2012

Le Brent a franchi récemment la résistance des 125 et le cours pourrait se rapprocher des 130-147 (sommet atteint en juillet 2008).
Depuis notre article de décembre, le cours a progressé de 25 % environ et lors des futurs conflits géopolitiques, le brut pourrait s’envoler. Ceci nous emmènerait à 3 euros le litre et peut-être plus.

La Grèce est sauvée, tout va bien, comme quoi des proches de Londres d’une banque bien connue anticipent déjà les dégâts simulés pour une mise en faillite de la Grèce et ce pour la mi mars.
(Oseront-ils déclarer la Grèce en faillite avant les élections françaises ? Tout est possible quand on voit que Fitch, une agence européenne, a dégradé la Grèce le lendemain de l’aide apportée. Il s’agit de l’avant-dernier cran avant « défaut »).

Destination, terre inconnue sans connaître les conséquences.
Retour au drachme, certainement au drame. Le pire, c’est que même la majorité des Grecs ne voit pas ce qui est en train d’arriver.
Les autres pays sont probablement sur la liste.

Pour la sortie, dans les salles ils pourraient rediffuser des films d’actualité.
L’or se barre
Faites sauter la banque
Le casse du siècle
Paris brule t’ il ?
Bons baisers de Russie

Le titre Dexia a bien décroché en cassant son support des 0.3050 (-12 % en 3 séances). Le cours pourrait se rapprocher des 0.21 et 0.15 euro.
Pour échapper à ce scénario, il faut que le cours repasse rapidement au-dessus des 0.3050 euros.

Depuis notre article de début février, le titre Air France a cédé pratiquement 18 %. Le cours se rapproche d’un support important à 4.2 euros. Si ce niveau était cassé, le cours pourrait se rapprocher des 3.7-3.4 puis 2.7 euros en cas de cassure.

Concernant les indices, tant que le E-mini SP 500 évolue au-dessus des supports 1350-1340 nous sommes toujours dans le rebond  technique ascendant. Désormais, pour la suite il faut que le cours franchisse les 1380 points.
De même pour le Future CAC 40, tant que le cours évolue au-dessus des 3430-3400 points, pas d’inquiétude. Il faut que le cours franchisse les 3480 pour que l’indice se rapproche des 3595-3600 points.

Attendons de voir ce que va faire la BCE le 29 février.

 
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Publié par le 27 février 2012 dans Non classé

 

L’Espagne est entre les mains des gestionnaires de crise du cartel bancaire

Lors de la constitution du dernier gouvernement espagnol, les médias ont mis l’accent sur le nouveau Ministre de l’Economie, Luis de Guindos Jurado, en précisant qu’il était issu de la banque d’affaires Lehman Brother. La question qui n’a pas encore été posée est : qui se cache derrière lui ? Réponse : le ministre des Finances Cristobal Montoro.

Luis de Guindos Jurado est à la fois économiste  et politicien. Il fut secrétaire d’Etat de l’Economie de 2002 à 2004, à l’époque de José Maria Aznar. Il n’y a rien de particulier dans son cursus.

Cristobal Montoro, par contre, est le principal investigateur du programme économique de Mariano Rajoy, président du gouvernement espagnol. Il a exercé la fonction de ministre des Finances à plusieurs reprises. C’est lui qui prône la rigueur espagnole. Particularité, souligne Libération, c’est « l’un des principaux inspirateurs du programme économique du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy (et il) évite autant que possible d’afficher les détails du plan de rigueur concocté pour l’arrivée aux affaires du PP. Exposer franchement ce que recouvre la volonté de réformer l’Espagne pour revenir à un déficit de 4,4% du PIB, comme l’a promis Rajoy, l’obligerait à évoquer les 20 milliards de coupes qu’il entend imposer au pays, en taillant à la hache dans les emplois du secteur public et dans les programmes d’aides sociales. Et à dévoiler l’arsenal de mesures prévues pour la nécessaire réforme du marché du travail, pour gagner la confiance des investisseurs et libéraliser l’économie.

Maintenant, il est intéressant de découvrir la composition du gouvernement espagnol en 2000-2004. Cristobal Montoro est ministre des Finances, sous la coupe de Rodrigo de Rato y Figaredo, Ministre de l’Economie et vice-président. C’est à la fois un homme d’affaires et un politicien, membre du Parti Populaire. Il est issu de deux riches familles des Asturies. Ses  »succès » : le redressement de l’économie espagnole par la libéralisation des contraintes, ayant abouti à la spéculation immobilière dont l’Espagne paye le prix aujourd’hui ! Sa citation préférée (qui veut tout dire) : « J’ai réformé le marché du travail, privatisé nos entreprises publiques et libéralisé les marchés de l’énergie ».

Autre indice : en plus de sa fonction de ministre, il était gouverneur auprès du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement, de la Banque européenne d’investissement et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Pas mal pour un ministre…

Quand il s’est retiré de la vie politique, il a été placé à la direction du FMI le 7 juin 2004. A ce poste, il déclare notamment, en 2007, qu’il y a « un espace pour une dépréciation plus importante du dollar américain », jugeant que l’euro est « proche de son point d’équilibre ». Il démissionne et revient en Espagne, en décembre 2007. Il intègre alors la banque Lazard à Londres, avec des responsabilités internationales sur l’Europe et l’Amérique latine.

Début 2008, il devient membre du conseil consultatif international de Banco Santander. Il a abandonné toutes ses fonctions dans le monde des affaires, le 22 décembre 2009, afin de pouvoir intégrer la Caja Madrid  (l’équivalent du Mont de Piété et de nos Caisses d’Epargne) dont il est appelé à devenir président.

CONCLUSION : tout devient limpide. Les liens avec les banques sont visibles. Belle opération de manipulation des masses, car l’homme le plus dangereux pour les Espagnols n’est pas Mr de Guindos, mais plutôt Mr Montoro. (Source: BREVES DE LIESI)

 
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Publié par le 26 février 2012 dans Non classé

 

L’Allemagne a-t-elle une part de responsabilité dans la crise européenne ?

Ferdinand Fichtner est économiste à l’institut de recherche DIW à Berlin. Il vient d’écrire une analyse peu commune qu’il convient de mettre en évidence. D’une manière générale, quand on évoque l’économie allemande, on parle du modèle allemand. Il nuance ce jugement : l’Allemagne n’a pas à se glorifier de la quête de la productivité qui fut menée ces dix dernières années. Pourquoi ? « Cela a contribué aux maux de la zone euro ». Le raisonnement de ce keynésien est singulier dans un pays où l’on ne cesse de blâmer le laisser-aller des Grecs et d’encenser le modèle allemand. Mais M. Fichtner a de solides arguments. Selon lui, les réformes du gouvernement Schröder pour restaurer la compétitivité ont, in fine, déséquilibré l’économie. A force de compressions salariales consenties, le pays a, certes, développé ses exportations. Mais avec d’autres effets pervers. « Entre 2001 et 2006, l’inflation a été plus élevée que les hausses salariales. Résultat, le pouvoir d’achat des ménages a baissé et la part de la consommation s’est contractée dans le produit intérieur brut », souligne-t-il. Les exportations du pays ont ainsi bondi bien plus vite que les importations, rendant l’économie très – trop – dépendante de l’extérieur. Or, ce que l’Allemagne a vendu, d’autres l’ont acheté. Qui ? 60% des exportations d’outre-Rhin sont à destination de l’Union européenne, 40% de la zone euro. Les Portugais ou les Grecs ont donc importé des produits allemands… bien souvent en s’endettant.

Comme la Banque centrale européenne (BCE) est régie par des règles imposées par l’Allemagne, la politique monétaire de l’UE fut décidée en prenant essentiellement en compte la contraction des salaires allemands. Les banquiers centraux ont alors opté pour une politique monétaire adaptée à la première économie européenne, mais trop expansionniste pour Lisbonne, Madrid, Dublin ou Athènes. L’argent a inondé ces pays nourrissant des bulles (immobilier…), alimentées par un crédit facile. Tandis que la hausse des prix a entraîné celle des salaires, réduisant leur compétitivité. Bien sûr, cela ne veut pas dire que Grecs, Espagnols, Portugais ou Irlandais n’ont pas de responsabilité dans la crise, mais cela explique en partie les distorsions entre le sud et le nord de l’Europe, voire entre l’Allemagne et les autres. Aujourd’hui, les banquiers allemands veulent laisser tomber les pays dits faibles, oubliant que les banques allemandes notamment régionales, ne survivraient sans doute pas à une déconfiture de l’Europe du Sud. Tel est l’avis de Ferdinand Fichtner.

 
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Publié par le 26 février 2012 dans Non classé

 

Qui remplacera Robert Zoellick à la banque mondiale ?

Robert Zoellick, à la tête de la Banque mondiale, s’apprête (lui aussi) à quitter son poste au mois de juillet. Ce, à un moment où tout le monde reconnaît que les enjeux mondiaux sont de plus en plus élevés. La banque mondiale fut créée en 1944, normalement pour promouvoir le développement économique. Quasiment tous les pays de la planète en sont membres. Derrière les bonnes intentions, ces dernières décennies ont montré que cette institution supranationale a toujours été au service de l’establishment mondialiste. Sa politique est une extension de la politique étrangère américaine et elle sert essentiellement les intérêts commerciaux des Etats-Unis. D’ailleurs, géographiquement, son siège n’est pas très loin de la Maison Blanche.

Aujourd’hui, avec la montée des pays émergents, plusieurs leaders des Brics entendent imposer un président n’ayant pas la nationalité américaine. A ce jour, les onze présidents de la banque mondiale furent américains et aucun d’eux ne possédait les compétences nécessaires dans le domaine du développement économique. Preuve de la main mise de l’establishment sur cette institution supranationale, ses dirigeants furent tout particulièrement des banquiers de Wall Street ou des politiciens entretenus par Wall Street. De fait, la banque mondiale n’a pas satisfait des intérêts généraux mais ceux des entreprises américaines qui ont toujours su y trouver profit.

Maintenant, les responsables des Brics et de nombreux pays africains font valoir que les concepts américains sont souvent tout à fait inappropriés pour les pays les plus pauvres et leurs populations. Ils accusent même la banque mondiale d’avoir bloqué tout projet d’investissement dans les années 1990 pour sauver des millions de vies, alors que des pandémies sévissaient ici ou là. Et que dire du soutien nécessaire aux agriculteurs possédant de petites exploitations dans les pays pauvres ? Etc.

Sommes-nous arrivés à un moment où les Etats-Unis vont abaisser leurs prétentions ou, bien au contraire, agir avec des relents de dictature de plus en plus insupportables ? La gestion de l’affaire  iranienne apportera une réponse claire. Mais avant, reste la question du remplacement de Robert Zoellick.

 
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Publié par le 25 février 2012 dans Non classé

 

Chine / Union européenne : chaque partie doit faire un effort

Lors du 14e sommet sino-européen organisé à Pékin, le premier ministre, Wen Jiabao, a fait une déclaration qui a pu satisfaire Bruxelles en faveur d’un soutien pour éviter une contagion de la crise de la dette souveraine en Europe. Complément d’information du président de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan : «La Chine continuera à investir dans des obligations d’Etat, tout en s’assurant de leur sécurité, de leur liquidité et de l’appréciation de leur valeur».

Les Chinois ont laissé entendre qu’ils pourraient «s’impliquer davantage pour trouver une solution à la crise de la dette en Europe à travers différents canaux comme le FMI, le Fonds européen de stabilité financière puis le Mécanisme européen de stabilité».

En échange, les autorités chinoises souhaiteraient que l’Union européenne lui reconnaisse le statut d’«économie de marché», sans attendre 2016, date à laquelle ce statut lui sera octroyé en vertu de l’accord d’adhésion de la Chine à l’OMC.

 
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Publié par le 24 février 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 24 février 2012

Le titre Crédit Agricole se rapproche de son pivot à 4.5 euros. La rupture de ce niveau permettrait au cours de se rapprocher à nouveau des 3.9-3.3 et 2.5 euros.
En fonction du QE de la BCE, le cours pourrait rebondir sur les 4.7 euros et pour souffler momentanément il faudrait que le cours franchisse les 5.5 puis 6 euros.

La rupture du support des 0.3050 sur Dexia a bien fonctionné et le cours se rapproche des supports 0.239 et 0.15 euro. Bien sûr, avec la BCE il s’agira probablement de gagner un peu de temps et un nouveau passage au-dessus des 0.3050 temporiserait la chute.

L’indice Future E-mini SP 500 évolue toujours au-dessus des supports et a pratiquement touché notre premier objectif des 1375 points. Si ce niveau est franchi, le prochain objectif pourrait être 1400 et au delà 1480 points.
La rupture des 1360 puis 1350 points fragiliserait la reprise.
Cependant, il faut bien distinguer la reprise boursière américaine des marchés européens. Le CAC 40 est très en retard.

Le titre Unicredit évolue à proximité d’une résistance majeure à 4.5 euros et semble freiné. Un repli suivi d’une cassure du support des 3.5 euros permettrait au cours de se rapprocher des 2.5-2.2 euros. La rupture de ces seuils nous inciterait à surveiller les supports phares à 0.7 et 0.3 euro.
Pour souffler temporairement, il faudrait que le cours franchisse la première résistance des 4.5 euros.

Nous surveillerons très attentivement les agences de notation. Un défaut pourrait déclencher les CDS. Dans ce cas, l’impression du 29 février serait sans effet.

 
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Publié par le 24 février 2012 dans Non classé