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Archives Mensuelles: février 2012

Masquer la future faillite de la Grèce

Nous venons d’assister à un coup magnifique des employés du cartel bancaire.

Le même jour et quasiment au même moment :

. En Europe : Mario Draghi, l’ancien employé de Goldman Sachs, annonce que 800 banques européennes vont bénéficier d’un QE 2 d’un montant  de 529,53 milliards d’euros, soit davantage que les 489 milliards d’euros accordés en décembre lors d’une opération similaire. Mais ce chiffre est bien loin de ce qui fuitait dans la grande presse médiatique ces derniers jours. L’un des effets positifs de cette annonce fut la reprise immédiate du cours du CREDIT AGRICOLE, quasiment sur les niveaux donnés depuis des mois par Trader Noé (c’est-à-dire 4,60 €). Le titre avait déjà été sauvé à l’approche de ce cours en décembre, grâce au QE 1.

Mario Draghi salue T. Geithner et Bernanke

. Aux Etats-Unis, s’exprimant devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, le président de la banque centrale américaine (en cheville avec Goldman Sachs et d’autres banques du cartel bancaire) a dressé un tableau prudent de la situation économique aux Etats-Unis mais il a mis en avant la récente amélioration récente du marché du travail. Ben Bernanke a par ailleurs estimé que la hausse des cours du pétrole « devrait gonfler temporairement l’inflation tout en réduisant le pouvoir d’achat des ménages ». « Ces propos ont aussitôt tiré le dollar fortement vers le haut. Même si M. Bernanke a répété que l’inflation serait temporaire et contenue, les investisseurs ont considéré que la moindre reconnaissance d’une amorce d’inflation peut conduire la Fed à fermer la porte à toute nouvelle aide à l’économie« , expliquait Ashraf Laidi, stratégiste de Citi Index. Donc, pas de QE 3 pour le moment… il faudra sans doute attendre les prochaines élections américaines et voir surtout dans quel état se trouvera l’Europe.

Comme l’expliquent plusieurs analystes interrogés sur les propos exprimés par le président de la banque centrale américaine : « M. Bernanke s’est montré un peu plus positif que dans ses déclarations précédentes sur l’environnement économique, cela aussi réduit les chances d’une nouvelle vague d’assouplissement monétaire de la Fed dans les prochains mois, et le dollar a réagi en conséquence« . (UniCredit)

Ajoutons enfin qu’il serait intéressant de connaître les positions de Goldman Sachs sur l’or et le silver, quelques heures avant cette superbe manipulation des devises, via deux marionnettes sous contrôle.

Nous sommes très probablement dans de grandes manœuvres avant le drachme grec…

 
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Publié par le 29 février 2012 dans Non classé

 

QE 2 de la BCE

La nouvelle était attendue, mais on ignorait le montant du QE 2 européen, réalisé par Mario Draghi, l’ancien de Goldman Sachs placé à la présidence de la BCE.

Après décembre 2011, la Banque centrale européenne vient d’allouer ce midi des prêts au taux de 1% sur trois ans aux banques de la zone euro pour un montant de 529 milliards d’euros. Les banques obtiennent ainsi 40 milliards de  plus qu’en décembre 2011. C’est beaucoup moins que ce qui était annoncé il y a quelques semaines.

 
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Publié par le 29 février 2012 dans Non classé

 

La longueur du printemps syrien inquiète les partis en présence

Depuis plus d’un an, le printemps arabe multiplie les saisons sous le même thème. La Tunisie, l’Egypte, la Libye, le Yémen ont connu bien des soubresauts, mais dans d’autres pays arabes, les  manifestations furent sévèrement réprimées dans le sang et finalement rien n’a changé. Tel est le cas du Bahreïn. Les révolutions de couleurs ne sont autorisées que dans la mesure où elles favorisent les desseins de l’establishment américain. Aujourd’hui, le cas de la Syrie semble poser problème. La situation est d’autant plus complexe que la Russie est sortie du bois pour dire : Veto ! Il est vrai que le cas syrien est à part, car les conséquences d’un bouleversement du pouvoir auraient des implications sévères du point de vue stratégique, régionale, religieuse, etc. Olivier Roy, un historien français du Moyen-Orient, a raison de dire : « La Syrie est presque le seul pays où le printemps soi-disant arabe pourrait changer le concept géostratégique de la région ». Un renversement de pouvoir en Syrie entraînerait nécessairement un nouveau paysage régional. Or l’Iran n’est pas très loin… dans le scénario des Elites américaines.

Pour le moment, on voit les grandes puissances s’acharner à imposer leurs vues en poussant El-Assad dehors, ou en le protégeant. Rappelons que depuis de nombreuses décennies, la Syrie a été le pivot de la sécurité du Moyen-Orient. C’est par exemple, grâce à la Syrie, que Russes et Iraniens ont pu étendre leur influence régionale. Par la Syrie, Washington assurerait une frontière stable pour Israël, malgré le soutien syrien au Hezbollah, au Liban, et au Hamas, dans les territoires palestiniens. Tout le monde s’accordait avec une Syrie pacifiée. Cette fois, les forces obscures de l’Occident veulent introduire quelque chose de nouveau et de… dangereux. Nous en reparlerons prochainement dans la lettre LIESI, car cela va nécessairement impacter douloureusement notre quotidien. Ces forces obscures occidentales à l’origine du printemps arabe, qui cherche à renverser le pouvoir syrien, vont probablement bouleverser le paradigme actuel et opposer les Etats-Unis (et ses alliés) à la Russie (et ses alliés). Ces forces obscures poussent manifestement à la violence et intensifient les tensions sectaires entre chiites et sunnites, entre l’Iran et l’Arabie saoudite, ainsi que quasiment tous les pays du golfe Persique. Rappelons que le gouvernement de M. Assad est dominé par les Alaouites minoritaires, une émanation de l’islam chiite. Les Iraniens sont chiites, comme le sont les dirigeants actuels en Irak. Les Saoudiens, et la plupart des États du Golfe sont sunnites.

Pour Anne-Marie Slaughter, professeur à Princeton, le fait de laisser libre cours à une guerre civile en Syrie est une politique extrêmement dangereuse. Cela peut être le catalyseur d’une guerre, par procuration, entre les Etats du Golfe et l’Arabie Saoudite contre l’Iran. Et Israël est aussi sur place. Ce qui a été allumé en Syrie implique désormais de nombreux acteurs, des poids lourds sur l’échiquier régional. Citons : la Russie, l’Iran et la Turquie. Pour ces raisons et à cause de l’enlisement du printemps syrien, Washington est en train de mesurer les risques actuels et freine désormais les faucons qui réclament une intervention brutale. Manifestation évidente des contradictions de la politique de l’administration Obama sur ce point. L’enlisement du printemps syrien complique sûrement le programme en cours de développement. En outre, la campagne présidentielle américaine avance et se rapproche chaque jour du terme. Washington ne cherchera sans doute pas à prendre un risque supplémentaire sur ce sujet avec une intervention militaire. Les experts du Pentagone devraient se ranger à cette option puisque les Syriens disposent d’un système intégré de défense aérienne, fourni par la Russie. Certains analystes estiment que l’administration Obama va désormais limiter l’armement des groupes d’opposition syriens. Certaines armes légères parviennent aux rebelles via la Jordanie et le Liban, mais elles sont insuffisantes pour faire une différence significative.

Il ne faut pas pour autant conclure que le gouvernement de El-Assad soit certain de survivre. Tout est compliqué dans cette affaire et il est tout aussi évident que les forces à l’origine du printemps arabe cherchent, c’est si évident, un embrasement de cette région. L’explication est très certainement liée au pétrole.

A l’heure actuelle, on peut raisonnablement avancer que de nombreux acteurs ont tout intérêt à jouer l’accalmie. N’oublions pas, par exemple, que la Turquie partage une frontière avec la Syrie. Ankara craint désormais une instabilité croissante liée à l’arrivée de nombreux réfugiés. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également intérêt à favoriser la pacification régionale afin de mieux se préparer au scénario iranien. Complexité de l’issue du drame syrien ? Une source de l’administration américaine a confié qu’un membre important de la famille Assad avait transféré des fonds importants à l’étranger. En outre, un haut responsable de la sécurité syrienne a récemment déménagé sa famille en dehors du pays. Tout peut survenir, tandis que l’Occident s’empêtre dans des politiques de planche à billets massives pour sauver (provisoirement) ses banques.

 
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Publié par le 29 février 2012 dans Non classé

 

L’art des banquiers centraux européens de jeter l’argent par la fenêtre

Les milliards pleuvent pour les banques mais les responsables de l’économie réelle ont de plus en plus de difficulté à obtenir des prêts concrets pour investir, gagner des marchés et offrir ou maintenir des emplois. Aujourd’hui, les agences de notation, très disertes depuis quelques jours, annoncent que toute cette impression de monnaie de la part de Draghi & Co au profit des banques ne sert à rien, sinon à gagner du temps avant leur effondrement.

C’est ainsi que l’agence de notation Fitch estime que les prêts massifs (LTRO) octroyés par la Banque centrale européenne (BCE)ont permis d’éviter que les banques soient de nouveau déclassées. La LTRO a eu une influence stabilisante sur les marchés financiers européens. Mais l’agence précise cependant que ces injections ne font guère que retarder la chute des banques européennes mal notées. Plus nous approcherons du défaut de la Grèce, plus les points sensibles du Crédit Agricole seront chatouillés… Et comme chacun sait, elle n’est pas la seule.

Si les banquiers centraux européens cherchent effectivement à gagner du temps sans injecter d’argent pour soutenir l’économie réelle, cela veut dire qu’il existe un plan d’effondrement consenti, mais qu’il doit survenir dans un timing choisi. On ne peut pas comprendre autrement les centaines de milliards gaspillés pour la Grèce alors que des économistes sont d’accord pour reconnaître, à terme, l’échec de cette manœuvre de sauvetage.

 
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Publié par le 29 février 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 29 février 2012

Pour le Gold Spot le support des 1750 était important et le cours s’est rapproché des premiers objectifs.
Le dépassement des 1795-1800 dollars l’once devrait permettre au cours de se rapprocher des 1860-1925 dollars l’once et peut être 2230 si la tête épaule inversée se concrétise. En revanche, si le cours ne dépassait pas les 1800 dollars l’once, nous surveillerions à nouveau le support des 1750.

De même pour le Silver spot, le cours a franchi la résistance importante proposée à 34 dollars l’once. Désormais, tant que le cours évolue au-dessus des 34.5, le cours semble se rapprocher de notre objectif des 43.5-44 dollars l’once. (Tête épaule inversée également bien visible depuis novembre 2011).

Aujourd’hui, la BCE devrait intervenir et le dépassement des 1.35 sur l’euro nous inciterait à surveiller les résistances proposées hier.

Désormais, il faudra surveiller les supports 4.2 et 4.6 sur Air France et Crédit Agricole.
Si la BCE injecte des liquidités, elle devrait intervenir et soutenir les titres proches des supports sensibles.

Le Brent est revenu sur la résistance importante des 120. Au-dessus de ce seuil, le cours devrait poursuivre sa hausse vers 133-150 dans un premier temps. Un retour sous les 120 fragiliserait la poursuite haussière immédiate

Pour Dexia, le titre perd désormais 90 % depuis notre article de mai 2011 et 12 % depuis la rupture du support majeur. Désormais, surveillons le support des 0.245 et 0.18.

 
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Publié par le 29 février 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 28 février 2012

L’EURUSD évolue toujours dans une tendance de fond baissière malgré le rebond technique sur le support phare des 1.26. Actuellement le seuil des 1.3490-1.35 correspondait à notre premier objectif. Si le seuil des 1.351 était franchi, alors la parité pourrait se rapprocher des 1.36 voir 1.38.
En revanche un nouveau passage sous les 1.33 permettrait au cours de revenir sur les supports 1.32-1.305- 1.295 et 1.26.

Concernant les indices, nous restons toujours dans le scénario proposé hier. Surveillons 1350-1340 et 1380 sur le E-mini SP 500.
Pour le Future CAC 40 c’est similaire : les points supports 3050-3040 et les supports des 3410 et 3375 restent à surveiller. Pour que la reprise puisse se faire, il faut que le cours franchisse les 3500 points.

Concernant le titre Air France, le cours a rebondi sur le support phare des 4.2 euros. Désormais il est capé par la résistance importante des 4.6 et 4.9 euros. Espérons que le support tiendra.

Pour Crédit Agricole, nous surveillerons très attentivement le support des 4.6 euros. Si ce niveau se fragilise alors nous regarderons les 3.9 euros.

Le Gold Spot semble pour l’instant freiné par les résistances 1780-1804. Actuellement, le cours pourrait consolider sur le premier support des 1748 dollars l’once puis 1730-1710-1690-1640-1590 en cas de cassure.
En revanche, une reprise rapide, suivie du franchissement des 1780-1804 permettrait au cours de se rapprocher des plus hauts, avec la possibilité de concrétiser la tête épaule inversée (très visible en semaine depuis novembre 2011). Dans ce cas l’objectif serait 2230 dollars l’once environ.

 
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Publié par le 28 février 2012 dans Non classé

 

Grèce : les notes se suivent et l’issue devient quasi-incontournable

Après Moody’s Investors Service, c’est au tour de l’agence d’évaluation financière américaine Standard and Poor’s, qui a traduit l’opération d’effacement de la dette publique grecque comme une défaillance et a donc dégradé la note de la Grèce à SD (défaut de paiement sélectif). Comme ces gens ont l’art de la nuance et conduisent le patient au trépas avec lenteur, la note traduit un défaut de « paiement partiel ».

Il faut donc attendre la mi-mars pour en savoir plus. Pour le moment, disent les agences de notation américaines, la Grèce est devenue « un émetteur de qualité médiocre présentant un vrai risque de non-remboursement ».

 
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Publié par le 28 février 2012 dans Non classé

 

Suite du triste scénario grec… qui fera jurisprudence pour d’autres…

Pour bien commencer la semaine, l’agence de notation Moody’s Investors Service a rendu public une étude dans laquelle elle indique que, malgré l’accord de restructuration de sa dette obtenu la semaine dernière, le risque d’un défaut de paiement de la Grèce reste élevé. « La charge de la dette grecque restera lourde pour plusieurs années, et le pays ne devrait pas être en mesure d’accéder au marché privé (de la dette) après la fin du second plan d’assistance », souligne notamment Moody’s. Petit clin d’œil à la France : « Le résultat des élections, attendues en avril, constitue également un risque politique et de mise en œuvre » des mesures, avance également l’agence, qui indique qu’elle développera son analyse sur ce point « dans les prochains jours ».

Rappelons que dès le lendemain de la signature de l’accord, l’agence Fitch a dégradé de deux crans la note de la dette grecque, juste au-dessus du vide… le prochain cran étant la reconnaissance de la banqueroute d’Etat. Les médias sont restés très silencieux sur cette information.

Tout cela pour un nouveau plan de sauvetage record atteignant potentiellement 237 milliards d’euros pour la Grèce. On se demande bien pourquoi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a pu dire que l’accord « ferm(ait) la porte au scénario d’un défaut de paiement, avec toutes ses graves conséquences sociales et économiques ».

Immédiatement après cet accord, les banques grecques montrent déjà des signes inquiétants en matière de recapitalisation. Avant l’accord on chiffrait cette recapitalisation à 30 milliards d’euros. Ce jour, le Weekly Credit Outlook de Moody’s évoque 40 milliards ! Les banquiers centraux grecs ne sont plus très loin de l’œil du cyclone et les rapaces guettent avec délectation le maigre stock d’or de la Grèce qu’ils pourront très bientôt accaparer… suite logique du scénario qui fera jurisprudence après les élections de la prochaine marionnette à l’Elysée.

 
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Publié par le 27 février 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 27 février 2012

Le Brent a franchi récemment la résistance des 125 et le cours pourrait se rapprocher des 130-147 (sommet atteint en juillet 2008).
Depuis notre article de décembre, le cours a progressé de 25 % environ et lors des futurs conflits géopolitiques, le brut pourrait s’envoler. Ceci nous emmènerait à 3 euros le litre et peut-être plus.

La Grèce est sauvée, tout va bien, comme quoi des proches de Londres d’une banque bien connue anticipent déjà les dégâts simulés pour une mise en faillite de la Grèce et ce pour la mi mars.
(Oseront-ils déclarer la Grèce en faillite avant les élections françaises ? Tout est possible quand on voit que Fitch, une agence européenne, a dégradé la Grèce le lendemain de l’aide apportée. Il s’agit de l’avant-dernier cran avant « défaut »).

Destination, terre inconnue sans connaître les conséquences.
Retour au drachme, certainement au drame. Le pire, c’est que même la majorité des Grecs ne voit pas ce qui est en train d’arriver.
Les autres pays sont probablement sur la liste.

Pour la sortie, dans les salles ils pourraient rediffuser des films d’actualité.
L’or se barre
Faites sauter la banque
Le casse du siècle
Paris brule t’ il ?
Bons baisers de Russie

Le titre Dexia a bien décroché en cassant son support des 0.3050 (-12 % en 3 séances). Le cours pourrait se rapprocher des 0.21 et 0.15 euro.
Pour échapper à ce scénario, il faut que le cours repasse rapidement au-dessus des 0.3050 euros.

Depuis notre article de début février, le titre Air France a cédé pratiquement 18 %. Le cours se rapproche d’un support important à 4.2 euros. Si ce niveau était cassé, le cours pourrait se rapprocher des 3.7-3.4 puis 2.7 euros en cas de cassure.

Concernant les indices, tant que le E-mini SP 500 évolue au-dessus des supports 1350-1340 nous sommes toujours dans le rebond  technique ascendant. Désormais, pour la suite il faut que le cours franchisse les 1380 points.
De même pour le Future CAC 40, tant que le cours évolue au-dessus des 3430-3400 points, pas d’inquiétude. Il faut que le cours franchisse les 3480 pour que l’indice se rapproche des 3595-3600 points.

Attendons de voir ce que va faire la BCE le 29 février.

 
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Publié par le 27 février 2012 dans Non classé

 

L’Espagne est entre les mains des gestionnaires de crise du cartel bancaire

Lors de la constitution du dernier gouvernement espagnol, les médias ont mis l’accent sur le nouveau Ministre de l’Economie, Luis de Guindos Jurado, en précisant qu’il était issu de la banque d’affaires Lehman Brother. La question qui n’a pas encore été posée est : qui se cache derrière lui ? Réponse : le ministre des Finances Cristobal Montoro.

Luis de Guindos Jurado est à la fois économiste  et politicien. Il fut secrétaire d’Etat de l’Economie de 2002 à 2004, à l’époque de José Maria Aznar. Il n’y a rien de particulier dans son cursus.

Cristobal Montoro, par contre, est le principal investigateur du programme économique de Mariano Rajoy, président du gouvernement espagnol. Il a exercé la fonction de ministre des Finances à plusieurs reprises. C’est lui qui prône la rigueur espagnole. Particularité, souligne Libération, c’est « l’un des principaux inspirateurs du programme économique du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy (et il) évite autant que possible d’afficher les détails du plan de rigueur concocté pour l’arrivée aux affaires du PP. Exposer franchement ce que recouvre la volonté de réformer l’Espagne pour revenir à un déficit de 4,4% du PIB, comme l’a promis Rajoy, l’obligerait à évoquer les 20 milliards de coupes qu’il entend imposer au pays, en taillant à la hache dans les emplois du secteur public et dans les programmes d’aides sociales. Et à dévoiler l’arsenal de mesures prévues pour la nécessaire réforme du marché du travail, pour gagner la confiance des investisseurs et libéraliser l’économie.

Maintenant, il est intéressant de découvrir la composition du gouvernement espagnol en 2000-2004. Cristobal Montoro est ministre des Finances, sous la coupe de Rodrigo de Rato y Figaredo, Ministre de l’Economie et vice-président. C’est à la fois un homme d’affaires et un politicien, membre du Parti Populaire. Il est issu de deux riches familles des Asturies. Ses  »succès » : le redressement de l’économie espagnole par la libéralisation des contraintes, ayant abouti à la spéculation immobilière dont l’Espagne paye le prix aujourd’hui ! Sa citation préférée (qui veut tout dire) : « J’ai réformé le marché du travail, privatisé nos entreprises publiques et libéralisé les marchés de l’énergie ».

Autre indice : en plus de sa fonction de ministre, il était gouverneur auprès du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement, de la Banque européenne d’investissement et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Pas mal pour un ministre…

Quand il s’est retiré de la vie politique, il a été placé à la direction du FMI le 7 juin 2004. A ce poste, il déclare notamment, en 2007, qu’il y a « un espace pour une dépréciation plus importante du dollar américain », jugeant que l’euro est « proche de son point d’équilibre ». Il démissionne et revient en Espagne, en décembre 2007. Il intègre alors la banque Lazard à Londres, avec des responsabilités internationales sur l’Europe et l’Amérique latine.

Début 2008, il devient membre du conseil consultatif international de Banco Santander. Il a abandonné toutes ses fonctions dans le monde des affaires, le 22 décembre 2009, afin de pouvoir intégrer la Caja Madrid  (l’équivalent du Mont de Piété et de nos Caisses d’Epargne) dont il est appelé à devenir président.

CONCLUSION : tout devient limpide. Les liens avec les banques sont visibles. Belle opération de manipulation des masses, car l’homme le plus dangereux pour les Espagnols n’est pas Mr de Guindos, mais plutôt Mr Montoro. (Source: BREVES DE LIESI)

 
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Publié par le 26 février 2012 dans Non classé