RSS

Archives Mensuelles: novembre 2011

Fin de partie

Voici un article intéressant du Monde. Nous précisons en gras les points les plus importants . Nous ajoutons également quelques commentaires suivis de la mention Ndlr.

Nicolas Baverez – La France et la zone euro se sont fracassées sur le mur de la dette. Avec des taux d’intérêt deux fois supérieurs à ceux de l’Allemagne, l’Hexagone a été dégradé par les marchés avant même la sanction des agences de notation. Elle aborde l’année 2012 avec la perspective d’une croissance nulle, d’un déficit commercial record, d’un chômage frappant plus de 10 % de la population active, d’une dette publique dépassant le seuil de 90 % du produit intérieur brut (PIB) à partir duquel elle réduit l’emploi et l’activité. La chute de cette dernière et la hausse des taux (1 point génère 3 milliards d’euros de charges supplémentaires) imposeront vite un nouveau plan de rigueur.

Fondamentalement, le modèle social français n’est plus compatible avec l’évolution démographique, la chute de la croissance et la défiance des investisseurs. Quant à la classe politique, elle s’est révélée incapable de moderniser le pays avant qu’il ne perde sa souveraineté financière et budgétaire et ne soit placé sous la double tutelle des marchés et de l’Allemagne. Comme en 1983 et à l’image des pays du sud de l’Europe, la France va devoir choisir entre une réforme drastique de son modèle économique et social ou son départ de la zone euro.

Dans le même temps, l’Europe va droit à la récession, cumulant ralentissement mondial, plans d’austérité et effondrement du crédit. [Ce point est important car il va provoquer la chute de l’immobilier -déjà en cours- et constituera un énorme frein à l’investissement pour les entreprises. Ndlr] La crise de la zone euro ne cesse de s’étendre, contaminant l’Europe du Nord, le système bancaire et les financements d’entreprise. Elle change de dimension avec l’Italie, qui est à la tête de la quatrième dette mondiale et dont le défaut provoquerait une dépression globale. Or si l’Italie avec Mario Monti – comme l’Espagne avec Mariano Rajoy – dispose désormais d’un gouvernement légitime et apte à engager les indispensables réformes, elle ne peut se sauver seule face à une dette de 120 % du PIB refinancée à des taux d’intérêt autour de 7 %. [Nous sommes à 8 ce matin. Ndlr]

La situation critique de la France et de l’Europe est en partie paradoxale au regard des atouts qu’elles peuvent mobiliser. Elle ne résulte pas d’excès spéculatifs des marchés, mais de l’impuissance du politique et du manque de leadership. Ainsi, la France a dilapidé toutes ses chances de se réformer à froid, poursuivant l’euthanasie de son appareil de production et la constitution d’une vaste bulle spéculative autour de sa fonction publique et de son Etat-providence. La zone euro, elle, fut construite autour de principes insoutenables : absence de gouvernement économique et de prêteur en dernier ressort, refus de la solidarité financière et de la responsabilité budgétaire, fédéralisme monétaire et renationalisation des politiques économiques.

La France n’a plus les moyens de sauver l’euro mais peut faire imploser l’Union monétaire si elle ne parvient pas à se redresser. Elle a trois priorités. Reconstituer une offre compétitive via la baisse du coût du travail, l’encouragement à l’épargne, l’orientation vers les entreprises, l’innovation. Reprendre le contrôle des finances publiques – cela implique un plan de 120 milliards d’euros d’économies à l’horizon 2016 reposant sur 80% de baisse des dépenses et 20 % de hausse d’impôts et de privatisations. Lutter contre le chômage de masse et l’exclusion.

L’oeuvre de soixante années d’intégration européenne est menacée par l’éclatement de la zone euro. Or le Fonds de stabilité (FESF), mort-né avec la dégradation de fait de la note de la France, ne dispose pas de la taille suffisante pour réassurer la dette italienne. Quant à la mutualisation des dettes par la création d’euro-obligations, elle exige des conditions juridiques et politiques – notamment la révision des traités -, dont les délais sont incompatibles avec l’accélération de la crise.

La spirale de déstabilisation des déficits publics et des bilans bancaires ne peut être cassée que par l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE) pour monétiser les dettes souveraines, au-delà des 200 milliards d’euros de titres actuellement détenus.

L’Allemagne, qui porte la responsabilité première des conflits mondiaux ayant provoqué le suicide de l’Europe au XXe siècle, ne peut prendre le risque de ruiner l’euro et de provoquer une catastrophe économique planétaire. [L’auteur n’apporte pas ici l’éclairage qui permet d’anticiper la sortie de l’Allemagne car il convient de s’intéresser au parcours de Mme Merkel pour comprendre le jeu véritable qu’elle joue. Ndlr] Elle concentre les moyens de la puissance en Europe mais refuse d’en assumer la charge, qui implique la prise en compte d’un bien commun au-delà de ses intérêts. Réformes structurelles et encadrement des budgets des pays déficitaires seront vains sans la mue de la BCE en prêteur de dernier ressort. Pour sauver l’Europe, Paris doit renoncer à la croissance à crédit et Berlin aux chimères d’un monétarisme anachronique. (Source: Le Monde)

Publicités
 
89 Commentaires

Publié par le 30 novembre 2011 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 30 novembre 2011

L’indice Future CAC 40 n’est pas parvenu à franchir la première résistance mentionnée hier et le E-mini SP 500 a également rebondi sur sa première zone de résistance des 1200-1210 points.

La situation est donc très délicate car pour envisager une progression à court terme des indices, il faut d’abord franchir les 1200 et 1210-1230 points sur le E-mini SP 500.
(Relisez les points proposés hier pour plus de précision).

L’ EURUSD a concrétisé son petit arc il y a quelques jours. Nous surveillerons de très près le seuil des 1.32 qui servira de point pivot.

Nous avions parlé il y a quelques mois du titre Bank Of America. Le cours se rapproche de notre support phare des 4.5. Sous ce seuil, il faudra être extrêmement prudent et surveiller les niveaux des 3.9 et 2.

Pour le Future CAC 40, nous regarderons le seuil des 2800 points qui serviront de pivot accélérateur si cassure il y a. Ensuite, nous nous intéresserons au premier support phare des 2650-2610 points.
Sous 2610-2600 (premier trimestre 2012), cela sera le second seuil probable avant la grande débâcle probable vers 2300-1700 points.
Les points hauts réalisés hier et avant-hier sur les bancaires sont des résistances très intéressantes. Nous vous proposons de surveiller très attentivement ces points tout en regardant les différents supports ci dessous. (Franchissement ou rebond à la baisse comme sur les indices actuellement…nous le saurons très rapidement).

Crédit Agricole: 3.7-3-2.5 euros
BNP: 24-21-16.5 euros
Société Générale: 15-10 et 5 euros.

 
18 Commentaires

Publié par le 30 novembre 2011 dans Non classé

 

Un intéressant soutien à Angela Merkel…

Le 28 novembre 2011 était organisé à Tokyo le 15e Forum financier Europlace, dont l’un des objectifs était de rassurer le Japon sur la situation de la zone euro. Intéressante déclaration du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Bien sûr, il a souligné que la crise européenne actuelle est « financière et non monétaire », mais il a aussi insisté sur le fait que la Banque centrale européenne (BCE) doit « tout faire pour maintenir la stabilité des prix et préserver la valeur intrinsèque de la monnaie unique ». M. Noyer a insisté sur l’indépendance de l’établissement central et qualifié de vertu le refus de la BCE de recourir à la politique de la planche à billet pour financer les dettes. Gageons que les Allemands ont dû apprécier cette intervention.

 
28 Commentaires

Publié par le 30 novembre 2011 dans Non classé

 

Economie américaine : une éclaircie ne fait pas le printemps

La presse américaine s’en tient à deux données… contradictoires : la consommation progresse (le mois d’octobre a marqué son seizième mois consécutif de hausse aux Etats-Unis, même si celle-ci est chaotique et lente). De l’autre, la défiance des consommateurs en l’économie américaine bat des records historiques, selon toutes les principales études. C’est elle qui explique un niveau de consommation très inférieur à ce qu’une relance économique exigerait. Les gens n’achètent que le nécessaire et seulement si l’offre est intéressante.

Finalement, les gens dépensent moins pour le restaurant ou le coiffeur, freinent les dépenses peu urgentes pour les voitures, limitent les frais d’assurance et même les achats de télévisions, d’ordinateurs ou de mobilier de maison.

Rien de bon pour l’économie américaine

Le problème vient du fait que selon la structure de l’économie américaine, les services sont, plus que dans n’importe quel autre pays développé, le premier contributeur de la croissance en termes d’emploi. Le repli des consommateurs vers les biens durables profite à ceux qui les fabriquent, qui sont souvent situés à l’étranger. Il ne se traduit donc que faiblement dans le domaine de l’emploi, devenu la clé d’une reprise « réelle ». (Le Monde)

 
1 commentaire

Publié par le 30 novembre 2011 dans Non classé

 

Les forces de marché contre les Etats… un calendrier PARLANT

Une source allemande communique le CALENDRIER de remboursement de dettes/intérêts de trois pays: FRANCE, ITALIE et ESPAGNE. Nous vous laissons commenter…

 
59 Commentaires

Publié par le 29 novembre 2011 dans Non classé

 

Dépôt de bilan d’American Airlines

Il y a un mois, la direction de la compagnie aérienne American Airlines était fière d’exprimer sa bonne santé par rapport aux concurrentes. Elle commandait cet été 460 moyens courriers (260 Airbus A320 et 200 Boeing 737) afin de montrer sa confiance en l’avenir. Rappelons qu’en 2003, le groupe était le numéro un mondial du secteur.

Aujourd’hui, American Airlines et sa maison-mère, la holding AMR, annoncent le dépôt de bilan tout en bénéficiant encore d’une trésorerie disponible de 4,1 milliards de dollars et des actifs estimés à 24,7 milliards… mais des engagements de 29,5 milliards.

« Dans un communiqué, la compagnie a expliqué que la réorganisation qui va être désormais engagée, comme le permet le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, allait lui permettre d’abaisser durablement ses coûts de fonctionnement, notamment en matière salariale ».
Dans les transactions avant-Bourse, le titre AMR cède près de 60%.

 
18 Commentaires

Publié par le 29 novembre 2011 dans Non classé

 

Syrie : une situation très inquiétante

« En prenant des sanctions, la Ligue [arabe] a fermé toutes les portes avec la Syrie et, comme vous le savez, certains membres de la Ligue poussent à l’internationalisation du conflit. Arrêter les transactions avec la Banque centrale syrienne signifie une déclaration de guerre économique du point de vue du droit international. »
Propos tenus hier par le ministre des affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, lors d’une conférence de presse à Damas, au moment où l’Union européenne s’apprêtait à prendre de nouvelles mesures destinées à faire plier le régime de Bachar Al-Assad.

Dans le même temps, manifestation historique au KOWEIT. 90 000 Koweïtiens sont descendus dans la rue hier à l’appel de l’opposition pour célébrer la démission du gouvernement et réclamer la dissolution du Parlement.

 
92 Commentaires

Publié par le 29 novembre 2011 dans Non classé