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Des fissures chez les alliés de Kadhafi

12 Juin

Le président sénégalais Abdoulaye Wade est le premier chef d’Etat étranger à s’être rendu à Benghazi, fief de la rébellion libyenne. Dans le même temps, un responsable de l’Otan affirmait que cette visite illustrait le fait que le monde se préparait à l’après Mouammar Kadhafi. Selon une source proche de la présidence sénégalaise, M. Wade a rencontré des dirigeants de la rébellion.

Le Sénégal avait reconnu fin mai le Conseil national de transition (CNT), l’organe politique des rebelles, comme seul représentant légitime de la Libye, comme l’ont fait la France, l’Italie, le Royaume-Uni, le Qatar, la Gambie, la Jordanie, Malte et depuis mercredi l’Espagne. Cette visite sera la première d’un chef d’Etat étranger dans le fief de l’opposition. Le coup est d’autant plus dur pour Mouammar Kadhafi qu’il s’agit d’un dirigeant africain, un continent sur lequel il s’est beaucoup appuyé et qu’il financé via le principal fond lybien. On sait que ce projet était soutenu par DSK !

Pourtant, le dirigeant libyen ne cède pas. Il a annoncé cette semaine, dans un message audio, qu’il ne se soumettrait jamais. Ses troupes ont ranimé le front à Misrata, enclave rebelle à 200 km à l’est de la capitale, où une nouvelle attaque d’envergure a fait 10 morts et 26 blessés parmi les insurgés. Malgré la résistance acharnée du leader contesté, les pays de l’Otan réunis à Bruxelles ont affirmé leur détermination à poursuivre les opérations en Libye et appelé à déjà préparer l’après-Kadhafi, une question qui a dominé la réunion du Groupe de contact international sur la Libye jeudi dernier à Abou Dhabi.

Pour le plus haut gradé américain, l’amiral Michael Mullen la seule question en suspens reste la date du départ de Kadhafi: « la position des Etats-Unis est que Kadhafi doit partir » mais « il est difficile pour quiconque de fixer un calendrier », a-t-il reconnu au Caire. L’Otan a assuré qu’elle mettrait en oeuvre « les moyens nécessaires » pour mener à bien sa mission, y compris dans la durée. Et pour M. Rasmussen, « le temps est venu de planifier pour le jour où le conflit s’arrêtera. Kadhafi appartient à l’histoire ». Pour le moment, lors d’une visite organisée par les autorités, un journaliste de l’AFP a constaté qu’après des semaines de bombardements intensifs, il ne restait presque que des gravats et des ruines fumantes dans le vaste complexe résidentiel.

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Commentaires fermés sur Des fissures chez les alliés de Kadhafi

Publié par le 12 juin 2011 dans Non classé

 

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