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La politique des réseaux…

27 Mai

Christine Lagarde, qui a annoncé officiellement cette semaine vouloir succéder à Dominique Strauss-Kahn, a déjà reçu le soutien de la plupart des pays européens, et plus récemment les encouragements de la secrétaire d’Etat américaine Hilary Clinton, qui a parlé de son admiration pour la Française… Quant à la date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 10 juin par le FMI…

Christine Lagarde multiplie les touches (non pas comme DSK) pour obtenir le poste qu’elle convoite. Cette fois, c’est le Premier ministre russe Vladimir Poutine qui salue les ambitions de la ministre dans la course à la direction générale du FMI. « La candidature de la ministre française des Finances est (…) évidemment complètement acceptable », a déclaré Vladimir Poutine à la presse ce vendredi.Il semble évident que chacun est en droit de traduire cela comme un soutien de la Russie pour Christine Lagarde… Les propos de Vladimir Poutine suggèrent en effet que son pays pourrait appuyer sa candidature, malgré l’appel des pays émergents à mettre fin au monopole des Européens à la tête de l’institution.

D’aucuns pourraient être surpris de cette mise en avant médiatique par une Française après l’histoire survenue à DSK. En fait, ce n’est pas la France qui fut punie par ceux qui organisèrent la chute de DSK mais le PION. Un diplomate ayant rencontré DSK il y a quelques semaines confiait récemment à LIESI que ce dernier s’attendait à un mauvais coup de la clique néo-conservatrice new-yorkaise. Le pourquoi, nous le verrons dans le numéro de LIESI de mi-juin.

Par contre, il est intéressant de relever que ce même jour, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a annoncé que le groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell pourrait être partenaire du russe Rosneft dans un projet d’exploration de gigantesques ressources dans l’Arctique, qui a échappé au britannique BP. Interrogé par des journalistes sur l’éventualité d’un partenariat entre Shell et le groupe public russe Rosneft dans l’Arctique, M. Poutine a répondu: « c’est possible. Ce serait un partenaire très appréciable pour nous », a-t-il déclaré, cité par les agences russes. Mais « le travail avec BP n’est pas encore terminé », a toutefois observé le chef du gouvernement russe. Rosneft avait indiqué le 18 mai qu’il envisageait toujours de coopérer avec BP, ayant reçu de nouvelles propositions du britannique après l’échec de leur projet commun dans l’Arctique qui prévoyait un échange de participation entre les deux groupes.

Les déclarations de M. Poutine interviennent deux jours après la visite à Moscou du PDG de Royal Dutch Shell, Peter Voser, pour des pourparlers avec le vice-Premier ministre russe, Igor Setchine, chargé des questions d’énergie. [Dans notre brochure sur VICTOR BOUT, nous démontrons que Poutine/Setchine/Bout furent téléguidés par le coeur du bloc de commandement russe pour reprendre le pouvoir aux cercles mondialistes de l’Occident.] Cette rencontre a porté notamment sur les projets actuels de Shell sur l’île de Sakhaline (Extrême-Orient russe) et le projet d’exploitation des champs pétroliers du Grand Nord de Rosneft, selon le gouvernement russe. Les actionnaires de Shell sont très influents au Groupe Bilderberg. En outre, Exxon est toujours proches des réseaux poutiniens. Et cet ensemble (tout particulièrement la partie américaine) pourrait, dirons-nous, fort bien s’entendre avec Mme Lagarde.

 
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Publié par le 27 mai 2011 dans Non classé

 

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