Que se passera t-il dans l’attente des résultats des prochaines élections législatives en Grèce ? D’aucuns estiment que la situation restera figée d’ici là et que des résultats en faveur des partis anti austérité se traduiraient violemment dès le lendemain, par un jeu de massacre des indices majeurs des marchés, emmenés dans les abysses par les banques.
Rien n’est sûr pour autant. En effet, bien des événements pourraient survenir d’ici ce fameux 17 juin 2012. Comme la BCE agira-t-elle face aux retraits de plus en plus massifs des Grecs dans les banques helléniques ? Le 16 mai, par exemple, la BCE avait cessé d’approvisionner en liquidités certaines banques grecques, désormais jugées insolvables. Le retrait de 1,5 milliard d’euros en une semaine dans les banques grecques est un record !
Certains analystes veulent y voir de bonnes nouvelles. La baisse de l’euro peut aider une “économie européenne en difficulté “, souligne Philippe Waechter, directeur de la recherche économique à Natixis Asset Management. “Une dépréciation pourrait permettre de relancer la croissance dans la zone. Si on repassait en dessous de 1,20 dollar, ce serait déjà intéressant”.
On veut donc que l’euro continue de décliner contre le dollar, mais il ne faut pas pourtant que cette descente soit un plongeon… A la BCE de guider le mouvement et de casser les reins aux spéculateurs. En a-t-elle les moyens ? Oui, si la Fed est derrière… et donc le cartel.
La CONFIANCE est la clé de la tenue du Système
Justement, côté américain, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a déclaré que la situation européenne lui rappelait un épisode de triste mémoire : Lehman Brothers. “Quand les événements affectent la confiance des marchés, il y a un manque de liquidités qui peut entraîner l’effondrement des entreprises ou des banques”, a-t-il commenté. A Wall Street, les financiers ont déjà tourné la page de la Grèce. Eux scrutent les signes d’une prochaine déconfiture de l’Espagne et de l’Italie.
Les Espagnols sont confrontés à un marasme économique. 12 millions d’Espagnols (soit un quart de la population) vivent en-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 627 euros par mois, et près d’un jeune sur deux est au chômage ! Pauvre jeunesse, victime d’une clique politicienne qui a préféré la jouissance sans frein, sans investir dans l’avenir. Beaucoup se débattent avec des menaces d’expulsion parce que le prêt d’un appartement ne peut plus être payé, parce que le chômage est là, parce que le prêt à taux variable se traduit aujourd’hui par un doublement des mensualités à la suite de l’envolée des taux… Les fonctionnaires ne sont pas payés, les logements sont vides, comme les complexes balnéaires ou les aéroports. Quelle gabegie ! Quel monde politique cupide ! Et que dire de ces eurocrates de Bruxelles qui ont distribué des milliards sans réfléchir, sans penser au monde réel, celui dans lequel on vit et dont on ne veut surtout pas comprendre comment il fonctionne… Comment peut-on encore faire de la politique au service du bien commun si l’on se refuse à reconnaître l’existence d’un CARTEL BANCAIRE à l’origine même de cette crise CHIRURGICALE.
La déconfiture espagnole attendue par Wall Street se trouve confirmée par la dégradation des banques espagnoles par l’agence Moody’s. Les banquiers de cette agence de notation pointent du doigt une grande dépendance des banques espagnoles par rapport à l’immobilier national. Sur le marché secondaire, les rendements espagnols dépassent désormais 6 %. La panique n’est pas loin, confient certains banquiers…
N’oublions pas que cette crise a été créée uniquement pour progresser vers ce Nouvel Ordre Mondial recherché TANT par la clique sarkozienne que CELLE de François Hollande. Par conséquent, la crise n’est pas spontanée. Elle évolue selon les décisions de ceux qui ont encore la maîtrise des pions sur l’échiquier. Bien que, nous l’avons traduit avec l’affaire JPM (que nous pressentions depuis plusieurs semaines), la direction de l’actualité est dépendante désormais d’un cercle plus élevé que ceux qui, jusqu’ici, jouissaient d’un pouvoir quasi sans limite. Les choses vont devenir de ce point de vue très intéressante mais aussi… encore plus dangereuse !
Risquons-nous une faillite de la Banque centrale européenne ? N’est-elle pas en train de devenir une énorme poubelle d’actifs avariés ? Dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, le président de la Banque centrale allemande (Bundesbank) Jens Weidmann a appelé les responsables grecs et européens à s’entendre rapidement sur la voie à suivre pour le pays.
Répétons-le : tout le système bancaire repose sur la confiance. Aujourd’hui, les Grecs n’ont plus confiance dans leurs banques… Et ils ne sont pas les seuls. Un ancien grand patron de banque centrale confiait indirectement à notre rédaction, en avril 2004, qu’il ne disposait plus de papier ni d’immobilier à titre personnel, mais était investi en métaux précieux… Publiquement, il adulait certains bons du trésor…













