RSS

Un changement est en train de s’opèrer… grâce à la crise

Que se passera t-il dans l’attente des résultats des prochaines élections législatives en Grèce ? D’aucuns estiment que la situation restera figée d’ici là et que des résultats en faveur des partis anti austérité se traduiraient violemment dès le lendemain, par un jeu de massacre des indices majeurs des marchés, emmenés dans les abysses par les banques.

Rien n’est sûr pour autant. En effet, bien des événements pourraient survenir d’ici ce fameux 17 juin 2012. Comme la BCE agira-t-elle face aux retraits de plus en plus massifs des Grecs dans les banques helléniques ? Le 16 mai, par exemple, la BCE avait cessé d’approvisionner en liquidités certaines banques grecques, désormais jugées insolvables. Le retrait de 1,5 milliard d’euros en une semaine dans les banques grecques est un record !

Certains analystes veulent y voir de bonnes nouvelles. La baisse de l’euro peut aider une “économie européenne en difficulté “, souligne Philippe Waechter, directeur de la recherche économique à Natixis Asset Management. “Une dépréciation pourrait permettre de relancer la croissance dans la zone. Si on repassait en dessous de 1,20 dollar, ce serait déjà intéressant”.

On veut donc que l’euro continue de décliner contre le dollar, mais il ne faut pas pourtant que cette descente soit un plongeon… A la BCE de guider le mouvement et de casser les reins aux spéculateurs. En a-t-elle les moyens ? Oui, si la Fed est derrière… et donc le cartel.

La CONFIANCE est la clé de la tenue du Système

Justement, côté américain, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a déclaré que la situation européenne lui rappelait un épisode de triste mémoire : Lehman Brothers. “Quand les événements affectent la confiance des marchés, il y a un manque de liquidités qui peut entraîner l’effondrement des entreprises ou des banques”, a-t-il commenté. A Wall Street, les financiers ont déjà tourné la page de la Grèce. Eux scrutent les signes d’une prochaine déconfiture de l’Espagne et de l’Italie.

Les Espagnols sont confrontés à un marasme économique. 12 millions d’Espagnols (soit un quart de la population) vivent en-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 627 euros par mois, et près d’un jeune sur deux est au chômage ! Pauvre jeunesse, victime d’une clique politicienne qui a préféré la jouissance sans frein, sans investir dans l’avenir. Beaucoup se débattent avec des menaces d’expulsion parce que le prêt d’un appartement ne peut plus être payé, parce que le chômage est là, parce que le prêt à taux variable se traduit aujourd’hui par un doublement des mensualités à la suite de l’envolée des taux… Les fonctionnaires ne sont pas payés, les logements sont vides, comme les complexes balnéaires ou les aéroports. Quelle gabegie ! Quel monde politique cupide ! Et que dire de ces eurocrates de Bruxelles qui ont distribué des milliards sans réfléchir, sans penser au monde réel, celui dans lequel on vit et dont on ne veut surtout pas comprendre comment il fonctionne… Comment peut-on encore faire de la politique au service du bien commun si l’on se refuse à reconnaître l’existence d’un CARTEL BANCAIRE à l’origine même de cette crise CHIRURGICALE.

La déconfiture espagnole attendue par Wall Street se trouve confirmée par la dégradation des banques espagnoles par l’agence Moody’s. Les banquiers de cette agence de notation pointent du doigt une grande dépendance des banques espagnoles par rapport à l’immobilier national. Sur le marché secondaire, les rendements espagnols dépassent désormais 6 %. La panique n’est pas loin, confient certains banquiers…

N’oublions pas que cette crise a été créée uniquement pour progresser vers ce Nouvel Ordre Mondial  recherché TANT par la clique sarkozienne que CELLE de François Hollande. Par conséquent, la crise n’est pas spontanée. Elle évolue selon les décisions de ceux qui ont encore la maîtrise des pions sur l’échiquier. Bien que, nous l’avons traduit avec l’affaire JPM (que nous pressentions depuis plusieurs semaines), la direction de l’actualité est dépendante désormais d’un cercle plus élevé que ceux qui, jusqu’ici, jouissaient d’un pouvoir quasi sans limite. Les choses vont devenir de ce point de vue très intéressante mais aussi… encore plus dangereuse !

Risquons-nous une faillite de la Banque centrale européenne ? N’est-elle pas en train de devenir une énorme poubelle d’actifs avariés ? Dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, le président de la Banque centrale allemande (Bundesbank) Jens Weidmann a appelé les responsables grecs et européens à s’entendre rapidement sur la voie à suivre pour le pays.

Répétons-le : tout le système bancaire repose sur la confiance. Aujourd’hui, les Grecs n’ont plus confiance dans leurs banques… Et ils ne sont pas les seuls. Un ancien grand patron de banque centrale confiait indirectement à notre rédaction, en avril 2004, qu’il ne disposait plus de papier ni d’immobilier à titre personnel, mais était investi en métaux précieux… Publiquement, il adulait certains bons du trésor…

 
24 Comments

Publié par le 24 mai 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 24 mai 2012

L’indice E-mini SP 500 a pris l’habitude de remonter après la clôture parisienne.
Le seuil support phare des 1290 points a encore bien tenu et nous avions précisé que pour avoir une baisse nouvelle baisse franche il fallait que le cours franchisse cette zone. Le premier seuil de résistance reste à 1325 points et le second à 1350 points.

Pour le Future CAC 40, la résistance est à 3070-3010 points et pour une nouvelle accélération baissière il faudra que l’indice casse le support des 2950 points.

L’EURUSD a atteint l’ensemble des objectifs proposés il y a quelques jours. Désormais le prochain support est à 1.235. La rupture de ce seuil déclencherait une nouvelle accélération vers 1.185 puis 1 et 0.9.

Pour le titre EDF, nous surveillerons attentivement le support des 15 euros. La rupture de ce seuil déclencherait une nouvelle accélération.

En attendant, surveillons bien supports et résistances du E-mini SP 500. Cassure des 1290 impliquera une forte poursuite baissière. Un échec sur la résistance des 1325 points indiquera probablement une correction comme celle d’hier. Autrement dit, remonter à la clôture parisienne pour mieux descendre le lendemain. S’il y a cassure des 1325 points, alors le marché pourrait poursuivre son rebond technique et il faudra surveiller la résistance des 1350 points.

Le Brent reste à surveiller de très près et suit notre scénario. Le support des 111 n’a pas tenu.

 
42 Comments

Publié par le 24 mai 2012 dans Non classé

 

Par Menthalo – Marchés à MIDI

L’EURO

L’ancien premier ministre grec a douché les marchés hier soir en admettant pour la première fois que “le risque que la Grèce sorte de la zone euro est réel“.
L’Euro a immédiatement dévissé pour aller toucher son plus bas depuis le début de l’année, ce matin.
Goldman Sachs avait écrit ce week-end à ses clients, que les actions étaient aux meilleurs cours d’achat, l’occasion de toute une vie …
Est-ce cela qui a déclenché une vague d’achat ou simplement le fait qu’il fallait consolider la baisse ? Quoiqu’il en soit, les différents indices ont été bloqués par la première résistance. L’annonce grecque a provoqué une vente panique, stoppée par la Plunge Protection Team, qui a remonté les indices au cric, pour que la bourse clôture à l’équilibre.
On peut en tirer la conclusion, que les autorités ne voulaient pas le krach, hier. Peut-on en déduire que ce ne sera probablement pas non plus pour aujourd’hui ? Rien de moins certain. Une chute relative de la bourse, qui s’accélèrerait demain, 24 mai, ferait les affaires des Banksters en position short, car les MPx seraient aspirées vers le bas, le jour de l’expiration des options sur le comex. 
Evidemment, ce n’est qu’un ‘scénar’ … qui rime avec polar.

On peut néanmoins se demander pourquoi Papademos a fait une déclaration à une heure si tardive. Avait il pris une position short auparavant ?
Qui a sollicité cette déclaration ?

CAC

Pas de surprise hier ! Les cours ont fini la consolidation de la baisse depuis le 27 avril par un classique 38,20% de Fibonacci. Le haut du canal ayant été atteint, la clôture s’est faite sagement dans le canal. Nous verrons dans l’après-midi si les cours restent dans la partie supérieure ou reviennent plus bas. Actuellement, l’ancienne résistance médiane tient lieu de support.
Le 25 avril dernier, alors que le CAC descendait dans un canal parfaitement délimité, les cours ont cassé la résistance pour évoluer dans un canal parfaitement parallèle et de même amplitude, dans lequel les cours fluctuent depuis. 
Si on considère que la ligne verte entre les deux canaux n’est que la médiane d’un seul canal baissier, il est intéressant de voir le potentiel de chute, si un SELL-OFF se produisait aujourd’hui.  
Pur hasard ! il se trouve que les cours pourraient arriver très précisément, exactement sur le support qui avait bloqué la chute le 25 novembre 2011.
Cela ne ferait que 9% de chute, ce qui est beaucoup mais très loin des records.

SILVER

Qu’on veuille ou non l’admettre, le Silver est un métal précieux.  Son cours est intimement lié à l’or … et la monnaie.
J’allais me lancer dans de longues explications et des graphes savants … et puis … Zut !

Je viens de passer plus d’un an à développer le sujet en 370 pages et des poussières.
Si vous voulez avoir des certitudes … si vous voulez comprendre d’où on vient et où on va, lisez-le.
Un gérant de Hedge Fund de Genève a écrit que c’était certainement le livre le plus complet écrit sur le sujet.
Ce n’est pas un roman, c’est un document de travail professionnel, sous forme d’un Hibouk …
“en dehors de son caractère extraordinairement informatif, il est rédigé de manière à la fois passionnante et captivante”… pour citer l’un de mes lecteurs.
C’est la grande Histoire re-visitée par Menthalo en s’axant sur les métaux précieux… what else ?
Vous trouverez le résumé de ces 370 pages en suivant ce lien.
PS: Si vous êtes allergiques aux paiements en ligne, la maison accepte encore les chèques. Utilisez la fiche contact du site.

PPS: Si vous voulez une version papier, qui n’existe pas aujourd’hui, c’est sous forme de souscription, vous rajoutez 10€.

 
83 Comments

Publié par le 23 mai 2012 dans Non classé

 

Le Marché impose la tendance et les médias commentent comme ils peuvent…

Jusqu’ici, à chaque fois que les marchés financiers européens et l’euro étaient chahutés, les moulins à propagande de la pensée unique expliquaient que le scénario du retrait de la Grèce de la zone euro devenait une rumeur persistante. Avant vendredi dernier, l’explication était toujours de mise pour justifier le nouveau plongeon de ces mêmes marchés d’actions et de l’euro, puis… renversement de tendance.

Pourtant, le commissaire au Commerce Karel De Gucht explique à un journaliste du quotidien belge De Standaard que «la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) travaillent sur différents scénarios dans le cas où la Grèce devrait quitter la zone euro». Dans le même temps, une porte-parole du ministère allemand des Finances avouait que Berlin se préparait à toutes les éventualités. Mais le ministre des Finances allemands, probable successeur de J.C. Juncker, président de l’Eurogroupe, affirmait que tout irait bien mieux dans les deux prochaines années (!) et qu’il n’était pas question d’abandonner la Grèce…  Bref, les valeurs bancaires remontaient la pente et tiraient les indices vers l’équilibre. Qu’en conclure ? Difficile… Une certitude cependant : le Marché imprime une tendance et ensuite… les médias publient des ‘explications’ pour rendre le mouvement logique au quidam qui croit et ne jure que par ce qui est écrit dans le journal… Tout le monde sait bien qu’en dehors du grand journal, on risque de se faire embobiner par les thèses dites complotistes.

En attendant, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement se méfie de ses propres projections, avertissant que l’art de la prévision est devenu aléatoire. “Une récession de l’ensemble des pays de l’Europe centrale et orientale dans les douze prochains mois est possible si la crise en zone euro empire encore, ou si la région connaissait un choc pétrolier…”.

 
44 Comments

Publié par le 23 mai 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 23 mai 2012

Nous nous intéresserons très attentivement au titre Boursorama. Le support des 4.9 euros est à surveiller de très très près. Espérons que le cours rebondira sur ce seuil.

Tant que le support des 1290 points sur l’indice E-mini SP 500 n’est pas cassé, il ne se passera pas grand chose. Il faut donc surveiller ce seuil ainsi que les résistances évoquées hier sur les indices.
En attendant, le point des 1327 points semble déjà présenter une première résistances et le cours pourrait rebaisser rapidement.

Le titre FACEBOOK perd pratiquement 30 % depuis son introduction en bourse. Si le cours reste sous les 31, le cours pourrait continuer à corriger vers le support important des 28.

Concernant le Gold Spot, si le cours venait à repasser sous les 1565 alors nous serions amenés à surveiller le support des 1520 et celui des 1390-1330 en cas de cassure.

Pour le Silver Spot, nous regardons toujours le support pivot des 28. En cas de cassure, nous nous intéresserons au support des 26-23 voir 21 euros.

Le titre Axa évolue toujours sous la résistance des 10 euros. Pour souffler il faudrait que le cours franchisse ce seuil. En revanche, un échec sur cette résistance permettrait au cours de se rapprocher des 9  et 8.5 euros. Sous ce seuil, une nouvelle accélération baissière pourrait se dessiner.

Pour Crédit Agricole, le seuil des 3.4 euros est une bonne résistance. Pour respirer un peu il faudrait que le cours parvienne à la franchir. En revanche, un échec permettrait au titre revenir vers les 2.9 euros : un support très important. En cas de rupture, nous regarderions le support des 2-1.7 euros.

 
23 Comments

Publié par le 23 mai 2012 dans Non classé

 

Par Menthalo – L’Euro, les indices et les Banques

EURO

L’Euro a rebondi sur la résistance à 1,264, le pivot de l’Euro-Dollar ces 7 dernières années.
Après la jambe de baisse de ces dernières semaines, l’Euro a retracé 24% et pourrait consolider de 38% vers les 1,288 ou 1,29. On retrouve ce mouvement en début de figure, que j’avais négligé (entouré de rouge).
UBS considère qu’au point de vue PIB/risque souverain, l’Euro Dollar devrait être à parité autour de 1,00 et s’interroge sur le fait qu’il continue à s’échanger à un niveau aussi élevé, alors que la probabilité de l’explosion de la zone euro ne cesse de croître, ce qui ramènerait l’Euro sur le bas de la fourchette à 0,82, comme en 2000.
Les Banques européennes, devant se plier aux règles de Bâle III, sont obligées d’amaigrir leurs bilans et de renforcer leurs réserves. Pour cela, elles vendent les valeurs qu’elles ont en portefeuille et notamment les valeurs étrangères. Donc, vendant des valeurs Dollar contre de l’Euro. De ce fait, et sous réserve d’une rupture brutale de la zone Euro, UBS cible 1,15 vers la fin de l’année. Cette glissade devrait continuer à être amortie par les ventes de valeurs étrangères des Financières.
Par ailleurs, la BCE maintient des taux à 1% alors que ceux de la Fed, la BoE et la BoJ sont à 0,5%. Les investisseurs redoutent chaque mois l’annonce d’un QE3 de la Fed,  renforçant la devise européenne, malgré le risque de l’éclatement.
L’Eurozone est un marché à part entière avec des comptes relativement équilibrés, qui ne dépend pas des mouvements de capitaux extérieurs pour exister.
Le très haut niveau du baril a généré un flux supplémentaire de pétrodollars chez les pays producteurs, qui cherchent à diversifier une partie de leurs réserves monétaires en Euro. Pour ce faire, ils vendent du Dollar, affaiblissant le billet vert.
A ces différents arguments, je rajouterai que la politique monétaire de la Chine et de ses alliés (Russie, Brésil, Inde, Afrique du Sud, … ) affaiblit le Dollar de plus en plus.
Morale de l’histoire : temporisation de quelques jours avant de passer au palier inférieur, plus ou moins brutalement, en fonction de l’actualité.

CAC

Le CAC et les indices ont rebondi, amplifiant largement le mouvement des monnaies.
Le CAC est dans un canal baissier parfaitement balisé jusqu’à présent. Quand on touche le bas du canal, on rebondit vers le haut… et inversement.
Si on reste dans cette partition, le plus haut du jour devrait être vers 3085, au-delà, on casse le canal comme le 25 avril dernier
La vague baissière devrait nous amener sur le support à 2940 et 2885 la semaine prochaine…
Les indices US sont dans l’excès haussier… toujours l’effet balançoire, un excès dans un sens amène un excès inverse.
Les bourses ont des mouvements respiratoires mesurés par le RSI, qui ne veut pas dire : Respire-Souffle-Inspire  mais Indice de Force relative. Cet indice donne en permanence la température d’une valeur mesurant si elle est sur-achetée ou sur-vendue dans telle ou telle unité de temps. C’est l’un des indicateurs utilisés pour passer acheteur ou vendeur.
L’Euro, le CAC et les différentes valeurs étaient sur-vendues en quotidien, amenant une phase de respiration. Les investisseurs ont acheté sur les indications techniques basses et devraient vendre en haut du canal. Le RSI devrait indiquer de passer vendeur demain ou jeudi. Mais restons prudents.

JPM

Hier, je voulais faire une étude sur l’impact des dérivés sur les 3 banques tenant le marché, qui continue à chuter. Mais, allant plus loin, j’ai comparé ces 3 géants américains avec les autres banques, constatant que finalement, elles s’en sortaient pour l’instant plutôt mieux que les autres:
En 2 mois, JPM est passé de 46 à 32 (-30%) Citigroup de 38,5 à 26 (-31%) BAC 10 à 6,8 (-30%)
La SG est passé de 25 à 15 (-40%)  et le CA de 5 à 3 (-40%) Paribas de 40 à 25 (-37%) Crédit Suisse (-33%) Deutsche Bank (-33%) alors que le CAC n’a perdu que 20% durant la même période…
Comme on l’a vu plus haut, les autres banques vendent leurs actifs pour diminuer leurs bilans. Cela doit faire mal de passer de la virtualité des valorisations inscrites aux bilans des années précédentes à la réalité des valorisations effectives, quand ces financières ne peuvent pas choisir le moment de vendre.
Par ailleurs, comme chacun le sait, ces banques ont des filiales dans des pays en difficulté ou ont prêté à ces pays, qui ne sont plus aussi sûrs qu’auparavant. La valeur de ces prêts sur le marché a baissé… dévalorisant d’autant le bilan de la banque.
Hier, la Grèce a fait savoir qu’elle remboursait à 100% le quarteron de banquiers ayant refusé de faire une croix sur 75% de leurs prêts.
Ne serait-ce pas une manœuvre subtile des 3 Banques ayant émis les CDS ?
Elles avaient tout intérêt à fournir l’argent à la Grèce pour qu’elle rembourse ces récalcitrants, ce qui leur permet d’affirmer ensuite, que le défaut partiel de la Grèce au détriment des autres investisseurs, n’était qu’un aménagement de la dette consenti entre les partis. Cette argutie leur permettant de refuser de faire jouer les CDS et donc de rembourser les financiers qui s’étaient assurés chez eux.
Certains se sont donc fait tondre proprement et, par la même occasion, si vous me passez la trivialité de l’expression, se sont  fait enclouer à sec.
Quoiqu’il en soit, si on regarde l’action JPM, on voit que “ça farte”.
Aux dernières nouvelles, les pertes de l’opération “Baleine de Londres” ne sont plus de 5 Milliards de $ mais de 7 Md$, d’après “The Independant”. JPM n’a pas daigné commenter. Néanmoins, Jamie Démon a été contraint d’arrêter son opération de rachat de titres pour ne pas trop entamer ses provisions pour pertes.
C’est là où je suis mort de rire.
Regardez le graphe de la banque et dites vous qu’il y avait un très gros acheteur, qui s’appelait JPM, la 3ième banque mondiale en 2010.
C’est fini. JPM ne rachète plus, va t’on voir une accélération de la chute du titre dans les jours à venir?
En admettant qu’ils aient réussi à arrêter pour l’instant la marée des CDS, que restera t’il quand la première vague déferlera ?
 
62 Comments

Publié par le 22 mai 2012 dans Non classé

 

L’or intéresse de plus en plus la Chine et les banques centrales

Selon les dernières informations publiées par le Conseil mondial de l’or, la Chine a augmenté de 10% sa demande d’or sur un an. C’est la bijouterie chinoise qui connaît une forte demande : « elle représente désormais 30% de la demande mondiale dans ce domaine, ce qui fait de ce pays le premier marché de la bijouterie du Monde pour le troisième trimestre consécutif ».

La Chine connaît AUSSI une chute des prix de l’immobilier pour le septième mois consécutif. Le prix des logements neufs a fléchi dans 43 villes sur 70. Rappelons que le bâtiment est un secteur-clé de l’économie chinoise qui génère à lui seul environ 10 % du PIB ! Tout cela pèse sur la croissance chinoise : cette année 2012, la croissance du pays ne pourra pas assurer un nombre suffisant de créations d’emplois.

Autre élément intéressant du rapport du Conseil mondial de l’or : les banques centrales qui impriment de plus en plus de monnaie pour soutenir les banques en difficulté, continuent d’acheter de l’or.

 
55 Comments

Publié par le 22 mai 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 22 mai 2012

L’indice E-mini SP 500 n’est pas parvenu à casser franchement le support phare des 1290 points. Après une forte correction depuis la mi mars, l’indice se repose un peu et présente des résistances à 1320 puis 1350 points.

De même, l’indice Future CAC 40 présente des résistances à 3075 et 3100 points.

Pour rappel, depuis la mi mars, l’indice E-mini SP 500 abandonne 6 % alors que le Future CAC 40 cède 16 %.

Tant que le cours de Morgan Stanley évolue sous le seuil des 14, la tendance reste plutôt baissière avec des supports à 11-7 et 4. Pour se ressaisir il faut absolument que le cours parvienne à casser les résistances des 14 et 22. A surveiller de très près.

De même, JP Morgan a cassé le support phare des 33 et nous nous intéresserons aux supports des 30 et 27. La rupture de ce seuil amplifierait le mouvement correctif.

Nous assistons vraiment à une grande bataille. La crise est bien systémique.

Pour connaitre la prochaine vague baissière, il sera donc judicieux d’observer l’indice E-mini SP 500 et de surveiller le support des 1290 points, ainsi que les 2950 points sur le Future CAC 40.

Pour Air France, ayez en tête le support phare des 3.3 euros. Si celui-ci venait à être cassé, il sera préférable que l’Etat intervienne en urgence. S’il avait suivi le blog depuis 1 an, ils auraient pu préserver les emplois et limiter l’écroulement du titre !

 
15 Comments

Publié par le 22 mai 2012 dans Non classé

 

Par Menthalo – ENFER A DENVER (V)

A Ispahan, après sa semaine de travail, Darius avait été se détendre au Hammam. Dans la touffeur des vapeurs, les conversations vont bon train et les rumeurs se croisent et s’enrichissent. Loin de la télévision d’état ou des médias officiels, les Perses avaient leurs réseaux d’information informels. Darius savait écouter et on lui offrait beaucoup d’histoires en espérant obtenir de lui, en retour, quelques récits de première main sur les tractations actuelles avec l’Occident. Il avait été sage et sobre en paroles. Vendredi, il avait été à la vieille mosquée pour la même raison. Dans les cours majestueuses, après la prière, les cercles se formaient et l’information circulait. Les hommes du Bazar étaient très entourés, mais ils ouvrirent leur cercle en reconnaissant Darius. La nouvelle du jour le concernait au premier chef. Obama avait fait une offre formelle mais confidentielle à Ali Khameini. Confidence immédiatement rapportée par Parviz ali Khan, le plus proche conseiller d’Ali-Akbar Salehi, à son cousin, qui régnait en maître sur le Bazar d’Ispahan. Ainsi va la vie en Iran.

Obama reconnaissait noir sur blanc qu’un accord pour l’arrêt du programme nucléaire iranien ne pourrait pas être obtenu et proposait un accord provisoire laissant aux partis en présence une grande liberté d’interprétation. Pour les électeurs américains et le public occidental, le président américain pourrait affirmer que Téhéran avait capitulé sur ses ambitions nucléaires, alors que dans le même temps, le président iranien pourrait se vanter auprès des Perses et autres musulmans, que l’Ouest avait reconnu les droits de l’Iran de développer son programme nucléaire, d’enrichir l’uranium et de travailler à l’élaboration de sa bombe.

Officiellement, l’Iran limiterait l’enrichissement de l’uranium 20% en dessous des normes nécessaires au nucléaire militaire, mais il n’était pas question d’arrêter le travail dans le complexe souterrain de Fordo, et encore moins de démanteler cet usine comme l’exigeait Israël.

Téhéran exporterait son stock de 110 kilos d’uranium enrichi à 20%, qui aurait pu être utilisé pour fabriquer une bombe, et ce matériau serait retraité pour lui être renvoyé sous forme de barres à usage civil. Aucune limitation ne serait exigée sur la production d’uranium enrichi à 3,5 ou 5%. L’Iran signerait le protocole de non prolifération, permettant ainsi les inspections de l’AIEA. Obama fermait les yeux sur tous les sites nucléaires iraniens, dont il n’avait pas officiellement une connaissance explicite. Ces sites resteraient donc en dehors du champ d’investigation de l’AIEA.

Les exclamations enthousiastes des différentes personnes autour du porteur d’une si étonnante nouvelle, couvrirent un instant le brouhaha de la grande cour. Les têtes enturbannées se tournèrent vers le groupe bruyant et cherchèrent à s’en rapprocher pour participer à leur liesse.

L’orateur réclama le silence et continua: “L’Amérique et l’Union Européenne supprimeront les sanctions contre l’Iran par étapes. L’Embargo sur les banques iraniennes et leur exclusion du système SWIFT ne seraient pas officiellement annulés, mais l’Ouest fermerait les yeux sur les transactions et tolérerait les échanges avec la Chine, la Russie, l’Inde et la Turquie”.

De nouveaux hurlements de joie jaillirent de l’assemblée. Les hommes du Bazar et les grands négociants internationaux, au premier rang dans le cercle, exultaient. Les affaires avaient été quasiment au point mort depuis plusieurs semaines et les tractations avec leurs partenaires en Inde, en Chine ou en Turquie avaient été très difficiles, car ceux-ci essayaient de tirer profit de la faiblesse des Perses. Tous se congratulaient. La joie se traduisait par vagues, du  cœur du cercle vers l’extérieur, inondant la place qui résonnait de l’expression : “Dieu est grand”, poussée par d’innombrables poitrines. Quand le silence revint enfin, l’orateur, enflant la voix, annonça le dernier point de l’accord proposé par Obama: “L’embargo occidental sur le pétrole iranien sera levé le premier juillet 2012 !”

Les hurlements de victoire et de joie reprirent de plus belle. Darius exultait, comme tous les hommes autour de lui. Les temps avaient été difficiles pour tout le monde. Le rial avait perdu beaucoup de valeur et la vie était devenue très chère dans tout l’Iran. Trouver des pièces de rechange pour l’usine était devenu un véritable problème, et il ne fallait pas avoir d’incident informatique, parce que toute l’électronique avait quasiment triplé de prix. Darius s’esquiva, sortit de la mosquée avant de traverser la Place Naghsh-e Jahan, noire de monde en ce jour du Seigneur. Il avait promis à sa femme de faire un pique-nique à la campagne pour profiter de cette magnifique journée de printemps. Il se hâta de rentrer.

***********

A Tel Aviv, Netanyahu était en rage. Ses services de renseignements lui avaient transmis une copie de l’accord proposé par Obama à Khameini. Il décrocha le téléphone pour faire savoir à la Maison Blanche sa façon de penser. Le secrétariat de la Présidence lui fit dire que Obama n’était pas joignable, ce qui augmenta sa fureur. Il demanda sur un ton cassant à Ehud Barak d’organiser une réunion d’état major dans les 2H.

***********

 DEFCON 3

A Camp David, Obama avait présenté la situation aux présidents du G8, sans masquer la gravité de la situation. Ce n’est pas pour rien que la réunion avait lieu dans le bunker souterrain du camp le plus sécurisé des Etats-Unis. Ses services avaient anticipé les réactions du dangereux psychopathe de Tel Aviv et sans attendre, il avait donné l’ordre de mettre les forces armées en Alerte maximum: DEFCON 3.

Son secrétariat lui avait fait part des 4 appels de Netanyahu, mais pour l’heure, il restait concentré à essayer de gérer les différents problèmes de ses partenaires du G8.

En France, la deuxième plus grosse banque immobilière, le CCCIF allait soit être mis en faillite, soit Hollande devrait renier ses promesses de campagne en la nationalisant. Malheureusement cette banque n’était pas seule. Le Crédit Agricole était entrainé dans le gouffre par sa filiale grecque Emporiki.

En Espagne et en en Grèce, les ruées aux guichets avaient asséché les liquidités des banques. Il allait falloir limiter les retraits des titulaires de comptes. Une telle mesure était déjà envisagée pour l’ensemble de l’Europe.

A Londres, JPM accumulait les pertes, le Wall Street Journal venait de révéler qu’elles s’élevaient désormais à 5 Milliards de $. La Banque allait devoir fermer sa position avec une perte colossale… une décision à 150 milliards de $ d’après certains analystes. Finalement, peu de choses à côté du tsunami de CDS qui allait lessiver l’ensemble de la planète financière, de manière inéluctable. C’était aux actionnaires de la Fed de décider s’ils sauvaient ou sacrifiaient JPM. Et là, on se retrouvait au cœur du problème, avec les différentes factions de l’oligarchie face à face.

Les présidents du G8 étaient ils préparés à entendre qu’un conflit ouvert entre l’Iran et Israël pouvait avoir du bon? Cela détournerait l’attention des masses. C’était l’avis des Britanniques et des Hollandais, qui défendaient des intérêts particuliers, mais les autres se révoltaient.  Les Russes s’y opposaient avec véhémence. Sarkozy aurait fait pencher la balance du côté de la guerre.

Barak Obama savait qu’au Pentagone et dans chacune des composantes des armées américaines, il y avait la même opposition entre faucons et colombes.Les forces aéronavales dans le Golfe arrêteraient-elles l’attaque israélienne comme voulait le faire une faction du Pentagone ? ou resteraient elles neutres, attendant la contre-attaque iranienne, qui déclencherait une escalade générale ? Les Russes pourraient ils bloquer l’attaque israélienne si celle-ci était lancée depuis leur base secrète de Sitalcay en Azerbaidjan, à 550 km de la frontière iranienne ?

***************

A l’issue du week-end, Sergueï Riabkov, le responsable des Affaires étrangères russes, fulminait encore. Il décida d’alerter les populations du monde des risques que leurs dirigeants étaient prêts à prendre,  en espérant que cela puisse les faire reculer. Il attendit d’être dans l’avion pour s’adresser aux journalistes: “Nous recevons des indications, à la fois par des canaux publics et par nos services de renseignement, selon lesquelles cette option est considérée dans certaines capitales comme désormais plus plausible. Les dirigeants mondiaux ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à puiser dès cet été dans leurs réserves stratégiques de pétrole si un durcissement éventuel des sanctions contre Téhéran devait limiter les approvisionnements sur le marché. Nous sommes très inquiets à ce sujet. Nous ne voulons pas que la région et le monde soient entraînés dans de nouvelles divisions et de nouveaux conflits politiques violents. C’est l’un des signes nombreux et variés, venant de plusieurs sources, qui montrent que l’option militaire est considérée comme possible et réaliste”.

Riabkov jouait entre demi-vérités et demi-mensonges, ne pouvant pas révéler la proposition faite par Obama à Khameini, ni quels étaient les faucons du G8, souhaitant qu’Israël mette le feu aux poudres. Tout ça pour faire flamber le pétrole et valoriser les réserves secrètes de pétrole du Cartel ? Pour garder le pouvoir et le contrôle !

***********

A Fort Carson, Russes et Américains s’entrainaient de manière intensive. Sur les pas de tir, chaque parachutiste russe avait derrière lui son homologue américain,  théoriquement pour lui apprendre le maniement des nouvelles armes, mais en fait, une véritable compétition s’était engagée entre les deux corps. Les spetnatz avaient néanmoins l’impression que les Américains se méfiaient d’eux, car ils ne pouvaient faire un pas dans le camp sans être accompagnés. Ils étaient fin prêts, quoiqu’il puisse arriver.

 
98 Comments

Publié par le 21 mai 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 21 mai 2012

Pour l’indice E-mini SP 500 nous regarderons le support la zone support des 1290-1250 points. Si le support des 1250 points venait à être cassé, nous rentrions dans une phase d’accélération baissière. En attendant, surveillons la zone pivot 1290-1275.

JP Morgan a atteint son objectif à 33. Sa cassure déclencherait une nouvelle accélération baissière vers les supports proposés la semaine dernière. Depuis notre alerte, le cours est passé de 42 à 33.

Pour l’indice CAC 40, nous surveillerons le support des 2950 et 2800 en cas de cassure.

Tout dépend de l’indice E-mini SP 500. La non rupture des 1290 (dans un premier temps) et (1250 dans un second temps) donnera un petit sursis à la suite du mouvement baissier.

Le pétrole Brent est toujours sur son point pivot à 106-107. Nous vous proposons de revoir l’article précédent. Logiquement, la rupture de ce seuil permettra une nouvelle correction.

Pour le Gold Spot nous surveillerons la résistance des 1610 et le support des 1520 car rien n’est encore joué.

L’EURUSD a atteint tous les objectifs que nous nous étions fixés. Désormais, si le cours glisse à nouveau sous les 1.265, la poursuite baissière pourra se faire vers les 1.235-1.20.
Nous rentrerons dans le vif du sujet quand le cours aura cassé 1.17

 
10 Comments

Publié par le 21 mai 2012 dans Non classé

 
 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 382 followers