RSS

Archives d’Auteur: liesiletter

Goldman Sachs & Heinz

MenthaloPar Menthalo -  Le 13 février, la veille du jour où allait être annoncé l’achat par la compagnie de Warren Buffet, Berkshire Hathaway, et 3G Capital, d’une grosse participation chez Heinz, un trader inconnu caché sous le code secret GS Bank IC a acheté a Zurich 2533 options calls sur Heinz. Il a choisi des options lui permettant d’acheter en juin 100 actions à 65$, alors que l’action ce jour là ne cotait que 60,48$. Ce trader "inconnu" a payé ses calls 0,40$.

Le lendemain, l’action s’était envolée à 72,50$ et le call était catapulté à 7,33$.

Le trader "inconnu" mais bien informé avait investi 90.000$ le 13 février et se retrouvait avec 1,8 Million de Dollars le lendemain. Cool!

Evidemment, cela n’a pas été très discret parce que personne n’avait joué de call sur cette valeur depuis novembre. La SEC, le gendarme de Wall Street, qui est généralement sourde, muette et de surcroît aveugle 365 jours par an, a ouvert un œil et promis qu’elle allait enquêter. Ils ont même réussi à trouver un ordinateur qui marche et une secrétaire qui ne soit pas en train de se vernir les ongles pour remplir une main courante, que vous trouverez sur Scribd.

HEINZ

 
71 Commentaires

Publié par le 20 février 2013 dans Non classé

 

Wall Street

Par  Menthalo-  C’est toujours surprenant de constater que le support médian de 1991 du S&P500 est toujours d’actualité aujourd’hui.

En mensuel, le S&P se dirige vers un Triple Top dans les semaines qui viennent. Les cours dopés par le QE et les achats de la BC passeront ils la résistance faîtière ?

SP500-20ans

A plus court terme, on voit que le RSI mensuel ci-dessus atteint la zone de surachat. On peut faire le même constat avec le RSI quotidien.

Les cours plafonnent au contact de la résistance du haut du canal haussier. Un cycle CT de baisse va t’il s’enclencher ou va t’il attendre le contact avec la résistance du Triple Top ?

S&PDaily

google-schmidtEric Schmidt, président de Google, a annoncé la vente de 42% de ses parts dans sa société, soit 3,2 millions de titres, pour un montant de 2,5 milliards de dollars. Motif invoqué « diversification et liquidité ». Schmidt n’a pas vendu en pleine crise de 2008 ou de 2011, il vend maintenant, quand le titre est au plus haut, non pas progressivement mais brutalement, près de la moitié de ce qu’il avait dans Google, une société pourtant en pleine forme et fourmillant de projets dans des domaines très variés: de l’énergie renouvelable à la santé. Google est en soi un placement diversifié et sur lequel Schmidt a un poids important dans la stratégie. Pour quel autre type d’investissement éprouve-t-il le besoin de rendre liquide 2,5 milliards de dollars ?

Est-il informé d’une chute brutale des bourses à Court ou Moyen Terme ? Des traders ont pris des positions massives sur des produits à levier, d’une part sur une forte augmentation de la volatilité (VIX) d’ici avril et d’autre part, sur la chute du secteur bancaire américain dans les 2 mois à venir.  "Etonnant, non ?" comme dirait Desproges. (à suivre)

Pourrait-il y avoir un quelconque lien avec le trou d’air attendu sur les métaux précieux la dernière semaine de février ?  Ce n’est qu’une question. La réponse nous sera donnée par les marchés en temps utile.

 
32 Commentaires

Publié par le 19 février 2013 dans Non classé

 

Les grands prêtres de Jupiter Fulgurator

jupiter-brandissant-la-foudre-galerie-des-glaces-a-versailles

Menthalo -  Vérifications  faites, il y  bien eu un bref orage très localisé sur la ville de Rome autour de 18H00 le 11 février. Il a été enregistré sur la station météo de Roma-Urbe… mais pas sur les stations périphériques (faubourgs et aéroport). Vous pouvez consulter les archives sur ce lien.

orage-rome

Il existe également un site, animé par un réseau de chasseurs d’orage, qui comptabilise les impacts de foudre sur toute l’Europe. Comme ils n’ont pas d’archives en ligne, j’ai contacté le responsable du réseau Blitzortung, qui m’a confirmé par mail, qu’il y avait eu un impact à 17H55 heure locale ce jour-là. C’est donc un fait réel.

JE NE CROIS PAS UNE SECONDE à une quelconque manifestation de la colère de Dieu et je ne crois pas non plus au hasard. Je laisse à chacun sa liberté de penser, de croire ou de s’extasier sur la technologie moderne. Nous savons que les traités internationaux interdisent de provoquer des orages, de diriger des tornades ou des ouragans. C’est un fait. Ce hasard extraordinaire à un moment extraordinaire et mondialement médiatisé pour marquer les esprits ne me donne pas le moindre doute mais que des CERTITUDES. C’est la manifestation de la technologie qu’ils possèdent et qu’ils utilisent, malgré les traités internationaux à ce sujet. Vous pourriez toujours arguer, que ce n’est pas un acte de guerre… vous auriez tort. C’est le prolongement de la guerre financière et de la guerre médiatique pour détruire l’Eglise de Rome, personne ne m’en fera démordre.

Il y a une simultanéité qui ne doit rien au hasard dans l’affaire des distributeurs de billets, le Vatican coupé de SWIFT, les provocations de FEMEN à la Notre Dame de Paris, les diffamations de l’ITCCS, le vote de la loi sur le mariage des homosexuels en France et en Europe et la démission de Benoît XVI. Tout cela est orchestré par la franc-maçonnerie et les adorateurs de ce Temple.

Hoax et Bullshit !

Je ne voulais pas relayer ce genre de désinformation d’un tel niveau de bêtise. Avec la rédaction du blog nous voulions simplement éviter ce sujet comme on évite un étron sur un trottoir. Mais trop de blogs ont relayé cette diffamation, sans même faire les recherches les plus élémentaires pour voir s’il pouvait y avoir un embryon de crédibilité à cette niaiserie nauséabonde… et surtout, il y a trop de lecteurs, qui gobent tout ce qui est écrit sur le net sans aucun esprit critique. Ce me met en rogne.

La pseudo note diplomatique du Tribunal International pour les Crimes des Eglises et des Etats est une blague de mauvais goût d’étudiants gothiques désœuvrés,  largement relayée par ceux qui cherchent à nuire à L’Eglise. ITCCS  se présente comme un tribunal international populaire, mais ce n’est qu’un groupuscule de bloggueurs, comme il y en a des millions sur le net, sans aucune légitimité, sans la moindre autorité…

Voilà le premier article posté sur leur site en janvier 2011.  100% pipeau. 100% bricolage. 100% délire.

Vous ne vous étonnerez pas qu’ils situent le quartier général de leur tribunal fictif et totalement virtuel à Londres, puis au Canada et dernièrement à Bruxelles. C’est du n’importe quoi !

Leurs "sponsors" sont des pseudo-organisations dans un certain nombre de pays. Ces organisations n’existent pas. Bricolage raté.

La première chose à vérifier, c’est qui a créé le site ITCCS.org  en faisant une recherche sur WHOIS. Le site a été enregistré par une graphiste d’une province paumée du Canada, qui s’appelle la Colombie Britannique. Rien à voir avec les sièges du pouvoir, qu’il soit à Londres, La Haye, Washington… ou Bruxelles.

Les blogs qui ont relayé cette information feraient mieux d’en effacer toute trace pour ne pas passer pour des crétins ou des relais de la désinformation des Kaballistes franmacs. Merci à tous les lecteurs de bien vouloir mettre  en commentaires les liens de ces sites-là pour les clouer au pilori.  A la suite de quoi, j’espère que ceux qui y avaient leurs habitudes seront plus suspicieux vis à vis des informations qu’ils diffusent.

C’est quand même dingue d’avoir à traiter ce genre de niaiserie puante. Développez un peu votre sens critique ! Menthalo est en colère…

WHOIS-ITCCS

 
70 Commentaires

Publié par le 18 février 2013 dans Non classé

 

Menthalo – Orange Pressée et Escroquerie de la semaine

Orange Pressée

Comme annoncé depuis plusieurs mois, France Telecom a continué à s’effondrer. Elle a terminé vendredi au plus bas depuis 10 ans à 7,56€ à plus ou moins 10 centimes de la cible annoncée, c’est-à-dire le support de 7,45. Après une telle baisse, nous devrions assister à un rebond temporaire. Lorsque les marchés actions baisseront franchement, France Telecom ira chercher ses plus bas historiques autour de 5€. Les grands requins blancs se partageront alors sa dépouille, son matériel et ses réseaux… laissant l’Etat se charger des ex-fonctionnaires restés sur le carreau.

FT-mensuel 022013

Escroquerie de la semaine signée Goldman Sachs

Le 10 février, la banque Goldman Sachs envoyait une analyse à ses clients leur recommandant de vendre les actions de la société HEINZ. Le document est en ligne ici.
HEINZ
TROIS JOURS PLUS TARD, Warren Buffet fait une OPA sur HEINZ, offrant une prime de 20% au dessus des derniers cours de la société, dont Goldman Sachs a pu profité pleinement.
 
54 Commentaires

Publié par le 18 février 2013 dans Non classé

 

Menthalo – Brèves des marchés

Bizarre ! vous avez dit Bizarre ?

Bercy a demandé aux professionnels du marché de l’or en France le listing des gens qui leur ont vendu de l’or. Cela parait étrange en ce sens que la taxe sur les métaux précieux de 8% étant prélevée par ces mêmes professionnels et déduite du prix de vente, les vendeurs ne peuvent pas avoir fraudé le fisc sur cette taxe. Que pourrait bien chercher à prouver le fisc ?

a) le vendeur venait d’hériter et cet or n’a pas été déclaré dans la succession ?

b) le vendeur n’avait pas déclaré ces avoirs dans son ISF ?

La fin de l’exception Belge

Le gouvernement belge souhaite interdire que de grandes quantités de métal précieux puissent encore être achetées en cash. La Cellule de traitement des informations financières (CTIF) a constaté en 2012 un montant record de 1,2 milliard d’euros de transactions qu’elle a qualifiée de "suspectes" dans le secteur de l’or. Le gouvernement… si, si … il y aurait un gouvernement en Belgique… étudie un projet pour empêcher les "criminels de blanchir l’argent".  A l’avenir, "le prix d’achat en numéraire ne pourra pas dépasser 5.000 euros et le montant maximal de paiement en liquide sera de 10%."

Gold : Pop-Up en mars

Nous assistons à la fin de cette longue consolidation, qui devrait se terminer en février. Mars et Avril amèneront probablement une forte hausse de l’or.

Gold-hebdo16022013

Silver

Rien ne semble pouvoir  arrêter les manipulations de cours sur le comex, qui ne sont que pure  virtualité. La baisse de vendredi à 29,7$ est dans la logique des robots-traders, comme la baisse de l’or. Pour parfaire la figure graphique, j’attends toujours un retour sur la résistance, qui en théorie est devenue support. Ce "pull-back" pourrait avoir lieu au cours de la dernière semaine de février autour de 27$. Si les cours atteignent cette valeur, nous devrions assister à une forte poussée haussière avec de gros volumes. Si février a vu les Bears en joie, Mars et avril devraient (espérons-le) réjouir les Bulls.

Silver-mensuel 16022013

De la pénurie

L’un des plus gros acteurs du marché des métaux précieux me confiait cette semaine que de 2000 à 2010 environ, sa société recevait près de 500 kilos d’Argent par jour, apportés par des professionnels de la récupération. Aujourd’hui, cette société ne voit plus cette quantité-là par mois !

Simultanément, les mines constatent une forte baisse de la densité du minerai, alors même que le prix du pétrole est vers ces plus hauts. Le prix du métal est toujours corrélé au prix de l’énergie nécessaire pour l’extraire. Aussi longtemps que le cours du pétrole ne s’effondre pas, les métaux précieux ne peuvent que monter.

Le Platine s’envolera probablement avec les autres métaux précieux courant mars.

Le Palladium, longtemps contrôlé par la Russie, pourrait connaître en 2013 et 2014, une accélération du déficit de l’offre par rapport à la demande. La hausse du prix de ce métal pourrait être plus spectaculaire que celle de tous les autres.

Palladium

 
80 Commentaires

Publié par le 17 février 2013 dans Non classé

 

L’Europe "devrait" espérer en 2014, mais rien n’est joué…

Même si nous ne sommes pas aux Jeux Olympiques avec la veillée d’armes tapissée de messages occultes, il y a un paradigme économique assez rare que l’on doit relever : 2012 est la première année durant laquelle la zone euro n’a enregistré aucun trimestre de croissance.

burki-bedLe sport préféré des politiques est devenu celui de tirer la couverture à soi.

Certes l’Allemagne a eu de mauvais résultats, mais la France est au plus mal : le recul de 0,3% de l’activité au quatrième trimestre est supérieur aux attentes des économistes qui anticipaient en moyenne une contraction de 0,2%. De ce point de vue et en rapport avec ce que nous écrivions dans un précédent article, la France se rapproche très vite des résultats des pays de la zone sud de l’euro.

Sur l’ensemble de 2012, elle enregistre une croissance moyenne nulle, alors que le gouvernement tablait sur +0,3 %. "La situation n’est pas bonne, ce sont des chiffres préoccupants", a commenté Pierre Moscovici.

croissancezoneeuro2012

« L’économie italienne s’est contractée de 0,9%, soit plus qu’attendu, au quatrième trimestre. Aux Pays-Bas, le PIB s’est contracté de 0,2% au quatrième trimestre, donnant une baisse annuelle de 0,9%, confirmant que le pays était en récession, la troisième depuis 2009. Le PIB de la Grèce s’est contracté de 6% en rythme annuel au quatrième trimestre 2012. L’activité économique au Portugal a reculé plus qu’attendu au quatrième trimestre, portant à 3,8% la baisse du PIB par rapport aux trois derniers mois de 2011 » (Agefi).

Ce qu’exprime Andréa Molnar sur les perspectives économiques en Europe de l’Est pour 2013 n’est-il pas valable pour tout le monde ?

« Politique et économie peuvent ne pas faire bon ménage : le politique doit contenter les marchés financiers qui financent les Etats en Europe de l’Est mais il doit aussi satisfaire ses électeurs. La pression fiscale pour pouvoir combler les déficits est inévitable. Malheureusement, sans la confiance des ménages en l’avenir point de salut pour l’économie. On tourne un peu en rond  : pas de confiance, pas de consommation, pas de croissance, pas de confiance, flambée des dettes… » (Source)

 
11 Commentaires

Publié par le 16 février 2013 dans Non classé

 

Peppone et Don Camillo, Urbi et Orbi (II)

Par  Menthalo -

La photo de la foudre sur la basilique St Pierre est réelle, mais elle n’a pas été prise au moment où le Pape a annoncé sa démission. C’est ce genre d’amalgame fallacieux, pour faire croire à la colère de Dieu, que je dénonce.

Nous avons vu qu’une enquête était en cours sur les relations de la Banque du Vatican (IOR) avec la Banca Monte dei  Paschi de Sienne (BMPS) dans le rachat d’Antonvenetta à la Banque Santander, par l’intermédiaire de la Banque Rothschild. Notez que selon les médias, les chiffres du rachat varient fortement. Rothschild avait proposé Antonvenetta à Monte Paschi, Unicredit, UBI Banca, BNP et Crédit Agricole. BNP avait fait une offre de 7 milliards, plus 1 milliard conditionné par les résultats 2008 d’Antonvenetta. Le Président de Sandander, Emilio Bottin, avait mis la pression sur son homologue de BMPS, en lui disant que s’il voulait vérifier les comptes d’Antonvenetta avant d’acheter, cela équivalait à laisser BNP acheter. Monte Paschi avait donc non seulement acheté les yeux fermés, mais en faisant une surenchère à 9 milliards d’euros la banque valorisée 6,6 Milliards un an auparavant. Les 2,4 Milliards de différence laissent à penser à la brigade financière italienne que d’importants pots de vin ont été distribués.

L’enquête diligentée par la brigade financière a mis à jour un accord secret entre Monte Paschi et la Bank of New York, qui aurait permis de tromper les autorités financières de la BoI sur les fonds propres de la banque. Dans cette affaire obscure, la Banque de NY agissant comme intermédiaire a créé un instrument financier hybride, FRESH 2008, entre obligation et emprunt. La banque JP Morgan a revendu ces "obligations" FRESH à divers investisseurs. Les amateurs de San Antonio ou d’Audiard savent qu’en argot de la pègre, l’argent se dit la "fraiche". Les tontons flingueurs et les banksters new-yorkais parlent donc un langage commun. (plus de détails sur Reuters)

Jeudi, le directeur de Monte Paschi, en charge des produits dérivés a été mis sous les verrous. M Baldassarri, pour le quotidien "La Republica" était le chef de la bande des 5%, comprenant entre autres son adjoint et quelques traders, qui s’octroyaient une commission de 5% sur toutes les opérations de la Banque. Mafieux à tous les étages !

L’affaire Monte Paschi semble une énorme poupée russe. Quand vous démontez un scandale, vous en trouvez un autre en dessous, puis un troisième et ainsi de suite.

bulle-tulipe

La Bulle des Tulipes

BMPS est réputée être la plus ancienne banque du Monde. Fondée par décret en 1472, c’est d’abord un mont de piété pratiquant le prêt sur gage pour les éleveurs des prés salés de Maremme, une région très marécageuse de Toscane. Elargissant son activité, la banque va se spécialiser dans le crédit à tout ce qui touche à l’agriculture, un secteur économique dominant dans l’Europe du XVIe et XVIIe siècle. La terre appartient alors à l’aristocratie et la Banque est au cœur de toutes les négociations, tant sur les ventes de terre que sur le marché des céréales.  La Monte Paschi a des succursales ou des correspondants dans les principales places financières européennes de l’époque et notamment Séville, Anvers, Amsterdam et Londres. Dés 1550, l’Argent des Amériques a inondé l’Europe et créé  "l"inflation des bénéfices" (cf mon livre "Histoire de l’Argent"). La forte hausse des cours agricoles, alors que les salaires ne suivaient pas, vont apporter aux propriétaires terriens  d’énormes surplus de trésorerie et une opulence inhabituelle au début du XVIIe.

C’est l’époque où une vogue des fleurs d’ornements se développe, qui va dans les années 1630 devenir une folie, notamment sur la tulipe, générant une des plus grosses bulles de l’histoire. Par le biais de catalogues, la passion se répand à travers l’Europe. On peut acheter au comptant lorsque les bulbes sont déplantés, entre juin et septembre, mais tout le reste de l’année on achète à terme par le biais d’accords de gré à gré. Les ventes à terme se développant et le prix des bulbes s’envolant, les achats se feront à la banque devant notaire, les acheteurs nantissant des biens pour garantir les crédits. La Monte Paschi s’est retrouvée en pointe dans ces marchés à terme. En 1634, la demande française surnuméraire déséquilibre le marché et amène les purs spéculateurs. Des embryons de bourse se mettent en place, où chacun peut acheter et revendre des contrats à terme. Les prix des bulbes de tulipe vont atteindre des sommets totalement absurdes.

Le 24 février 1637, la guilde des horticulteurs des Pays Bas prend une décision qui doit être ratifiée par le Parlement: les acheteurs à terme peuvent ne pas acheter les bulbes à échéance, et seulement régler un dédit d’environ 3% du contrat. Les "options" sont nées mais la bulle éclate et le prix des oignons de tulipe s’effondre. Les contrats à terme ne valent pas leur poids en papier. Beaucoup de spéculateurs vont y perdre leur fortune, leurs maisons ou leurs terres données en garantie à la Banca dei Monte Paschi. J’ai lu des chiffres sur le nombre impressionnant de familles mises à la rue, que je ne rapporte pas ici, n’ayant pas réussi à les croiser dans des documents anciens, mais cela m’a rappelé l’époque actuelle et les crédits hypothécaires américains. Quand l’emprunteur ne paye plus le loyer de son hypothèque, la banque saisit la maison, cherche en vain à la revendre dans un marché déprimé… très vite, la maison se détériore et ne vaut plus rien. Il en sera de même des propriétés agricoles saisies par la BMPS. Sans propriétaire, qui gère le domaine, les terres retombent en friche. Le phénomène est tellement vaste, que l’on va avoir des disettes partout en Europe.

La Bulle du Pape

RBX_AMR_PR_011_001

Le Vatican va fustiger les contrats de la Monte Paschi en les dénonçant comme des "objets du Diable". 

A vrai dire, ce n’est que par jeu (de mots) que j’écris que le document du Pape, traitant de ces contrats à terme, était une "Bulle". Je n’en sais rien et si la "Bulle papale" ci-dessus est bien de septembre 1637, je n’ai pas connaissance de son contenu. Ce n’est pas très important sauf pour mon juriste préféré de la Cité des Papes, qui se reconnaitra.

Peppone

Les actionnaires de la Monte Paschi se sont immensément enrichis avec la bulle des tulipes. La Banque a conservé les mêmes statuts depuis 1472 et certains affirment que les actionnaires seraient les descendants des banksters d’alors, mais la banque serait assez opaque. 39% de la banque appartiennent à une fondation et accrochez vous, étant donné les statuts de 1472, cette fondation est réputée être caritative et donc Mario Monti, conseiller international de Goldman Sachs depuis 2005, directeur de la Trilatérale pour l’Europe, actuellement au gouvernement l’a exemptée d’impôts par décret ministériel le 29 mai 2012.

La Fondation Monte dei Paschi, principal actionnaire de la banque, a souscrit environ la moitié de l’émission de FRESH 2009, soit 490 millions d’euros, en s’endettant fortement pour cela. Ses comptes 2011 montrent qu’elle a inscrit une perte de 376 millions d’euros liée à FRESH. Tiens donc ! … et c’est à la suite de ces pertes, que Monti exempte la Fondation d’impôts.

Les membres du Conseil d’administration sont désignés selon un processus immuable. On retrouverait telle proportion des loges maçonniques de Sienne, de fonctionnaires de la mairie et de membres des partis dominants + un représentant de la Banque du Vatican et un autre de la Curie.

Si vous avez le sens de l’observation, cher lecteur, vous aurez remarqué que j’ai inversé les positions de Peppone et Don Camillo sur cette photo. Vous allez enfin comprendre pourquoi le titre de cet article à tiroir s’est immédiatement imposé à moi, en faisant mes recherches sur la Banque Monte Paschi de Sienne.

Dans la ville de Sienne, le pouvoir politique est traditionnellement de gauche et les Banksters de la Monte Paschi ont eu une très forte influence sur le Parti Communiste Italien, dont Peppone était un membre éminent comme le savent tous les fans vieillissants de la série des "Don Camillo". Dans la sphère d’influence immédiate de la Monte Paschi de Sienne, on trouve Giulano Amato. Elevé en Toscane, cet homme politique de la gauche italienne a été formé aux Etats-Unis. Il a été un des rédacteurs principaux du Traité de Lisbonne, qui, entre autre et pour mémoire oblige les états à emprunter aux banques privées en leur interdisant de recourir à leurs banques nationales respectives. A l’époque où Peppone-Amato était premier ministre, il a travaillé main dans la main avec Mario Draghi à la privatisation des Banques et des entreprises industrielles italiennes, jusque là propriété de l’Etat.  C’est ce qui a été appelé le "complot du Brittania". Le 2 juin 1992, Draghi, alors président du comité de privatisation, invita sur le Yacht de la Reine d’Angleterre, le Brittania, alors ancré au large de civitavecchia, les plus grandes banques d’affaires (Goldman Sachs, Baring Warburg, Barclays, Merrill Lynch, Salomon Brothers, … ) pour leur proposer de participer à sa grande braderie des conglomérats industriels italiens, où l’on retrouve en vrac :  les pétroles et raffineries, la chimie, les chemins de fers, les autoroutes, l’industrie lourde, etc… Si la banque Monte Paschi n’est pas citée, soyez sûre qu’elle était aux premières loges. Draghi sera remercié de ses éminents services en étant nommé vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs. C’est à ce poste, qu’il participera au maquillage des comptes grecs,  pour mieux dissimuler un temps les dettes souveraines … et permettre par la suite aux financiers de dépecer l’héritage grec.

En 2008, il fut brièvement question d’offrir le poste de Premier Ministre italien à Draghi, l’ex président de la République italienne, Francisco Cossiga, s’y était violemment opposé en s’exclamant: « Impossible d’imaginer Draghi au palais Chigi. Ce vil affairiste braderait l’économie italienne à ses amis banquiers comme il l’a fait quand il était au Trésor.»

Sujet inépuisable…

Lundi dernier, j’ai déjeuné à côté d’éminents gérants de fonds parisiens. Quelle n’a pas été ma surprise de découvrir que ces financiers ne savaient pas ce qu’était le "Shadow Banking" ! Ils n’en avaient jamais entendu parler.  La Finance de l’ombre, en anglais Shadow Banking System ou SBS. Pour Timothy Geithner, ex-Président de la Fed de New York et Secrétaire au Trésor américain de novembre 2009 à janvier 2013, le poids financier de la SBS est supérieur à celui de la finance traditionnelle. En 2007, le Financial Stability Board estimait que pour les Etats-Unis seuls, il pesait 25 Trillions de $. En novembre 2012, Bloomberg a évalué l’ensemble du SBS  à 67 Trillions de Dollars. Cette finance de l’ombre, c’est une série d’acteurs financiers peu ou pas réglementés, les hedge funds, banques d’affaires, la spéculation sur les matières premières,  les sociétés de clearings,  tous les contrats de gré à gré ou OTC… mais aussi tous les swaps d’assurance ou de ré-assurance entre établissements financiers. L’ambitieuse loi Dodd-Franck, dont je raconte les péripéties rocambolesques depuis deux ans, a pour ambition d’essayer de mettre un peu de lumière dans le côté obscur de la Finance de l’ombre.

Il est clair que les banquiers au pouvoir aujourd’hui, que ce soit la Fed de NY, Goldman Sachs, JPM ou tous les autres Gobelins de Gringotts, qui restent dans l’ombre de l’ombre, et qui n’aiment pas qu’on les nomme, font tout ce qu’ils peuvent pour retarder la mise en application de cette loi. Un certain désordre organisé, quand ils le maîtrisent, sert parfaitement leurs intérêts.

La morale de l’histoire qui nous a éloignés du Vatican et de la démission de Benoît XVI, épuisé par 3 dialyses hebdomadaires, c’est que les Banquiers, quelle que soit l’époque, ne cherche que le pouvoir immédiat et toujours plus de richesses pour eux. La richesse n’est jamais que relative. Ils sont d’autant plus riches que les autres sont pauvres. Les papiers notariés des contrats de tulipe du XVIIe  réduits à néant sont les pendants des subprimes d’aujourd’hui, mais également de la monnaie fiduciaire de vos comptes bancaires. Le principe même de la monnaie fiduciaire, c’est qu’elle est garantie par la capacité de l’Etat à lever des impôts. Les banquiers, à qui les Etats ont délégué leur droit de battre monnaie, sont pris la main dans le sac, mois après mois, année après année, à pousser les Etats à la faillite par les délocalisations, la vente des actifs nationaux et la dette. Ces banquiers détruisent sciemment la richesse des nations. En détruisant la capacité industrielle, en créant le chômage et la pauvreté, ils affaiblissent les rentrées fiscales futures et donc la valeur même des monnaies. Au final, ils règneront au sommet d’une très large pyramide à 3 étages. La plèbe miséreuse et corvéable à merci occupera le rez-de-chaussée, les kapos des loges maçonniques, ces idiots utiles qui font tourner le système, heureux de ronger un os jeté par leurs maîtres, occuperont le premier. Au sommet très étroit, les magnats de la ploutocratie se partageront ou se disputeront le pouvoir.

Il y a seulement quinze ans, je n’aurai pas compris que des banquiers puissent vouloir une telle société, qui ressemble au hideux communisme vécu par les russes, les chinois, ou même les coréens du nord. Je les créditais d’une certaine sagesse, mais je me trompais. Ils nous dirigent fermement vers ce monde-là et désormais, ils le font au pas de charge.

 
42 Commentaires

Publié par le 16 février 2013 dans Non classé

 

Peppone et Don Camillo, Urbi et Orbi (I)

don camillo

Par Menthalo -  Vous allez voir qu’il y a un parallèle étonnant entre Peppone et Don Camillo et ce qui se passe en Italie en ce moment. Evidemment, comme il ne s’agit pas du petit village de Brescello, mais de Rome, cela fait un peu désordre Urbi et Orbi. J’espère ne pas froisser qui que ce soit, hormis les fracs des Banksters qui nous dirigent et qui ne méritent que le supplice du pal.

Sans remonter à différents scandales par le passé, celui de la Banco Ambrosiano, dont le premier actionnaire était la Banque du Vatican, a fait couler beaucoup d’encre ces quarante dernières années. On retrouve dans cette affaire la Banque du Vatican, la mafia, la CIA, les francs maçons et Clearstream. Cette dernière étant l’une des plus grosses machines européennes à blanchir l’argent.

Sous le pontificat de Benoit XVI, l’Eglise Catholique a été attaquée en permanence, que ce soit pour des affaires de mœurs ou pour des histoires financières. La main occulte qui dirigeait les attaques est extrêmement puissante tant au niveau bancaire qu’au niveau médiatique. Chacun peut facilement faire son enquête sur qui possède et dirige les banques et les médias dominants et donc trouver ceux qui ont cherché et cherchent encore à détruire Rome en tant que centre de pouvoir spirituel.

Le 15 février 2012, la sulfureuse banque JP Morgan informait le Saint Siège que le compte de IOR, la Banque du Vatican, à sa succursale de Milan serait clôturé d’autorité au 30 mars suivant. Cette décision de la Banque américaine  avait été prise du fait du manque d’informations sur des transferts d’argent obscurs. 1,5 milliard d’Euros avaient transité sur le compte en 18 mois sans justification en "sweeping facility", autrement dit, ce compte vidé tous les soirs, ne servait qu’à faire transiter de l’argent vers un autre compte de l’IOR en Allemagne. JPM n’était que l’une des banques travaillant avec l’IOR et sur ce seul compte transitaient près de 80 millions d’Euros par mois.

En mai 2012, plusieurs affaires se télescopaient dans le ciel de Rome.

D’une part, Paolo Gabriele, le majordome du Saint Père était arrêté  et d’autre part, le Président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi, était limogé à l’unanimité du conseil d’administration.

Le premier avait photocopié plus d’un millier de documents ultra-confidentiels, qu’il avait transmis notamment à un journaliste italien, Gianluigi Nuzzi, alors que le second avait constitué un dossier de documents encore plus secrets pour se préserver, documents qui avaient été saisis par la justice italienne. Tedeschi craignait pour sa vie, il avait affirmé que s’il était assassiné, les raisons de ce crime seraient découvertes dans son dossier.

Le 1er janvier 2013  à la demande de la Banque d’Italie, la Finance Internationale a d’abord coupé la cité papale des réseaux électroniques de cartes bancaires avant de bannir la Banque Vaticane du système SWIFT, comme elle l’a fait avec l’Iran. Les touristes, les pèlerins ne pouvaient utiliser leurs cartes de crédit et encore moins utiliser des Distributeurs de billets. En 39 jours, la Cité vaticane aurait eu un manque à gagner de 1.170.000 euros, rien qu’avec les dépenses des touristes. Ceux-ci ont dépensé 91 millions d’euros en 2011. Ce n’est certainement pas 1 Million d’Euros qui aura mis le Pape à genoux, mais en coupant SWIFT, on change d’échelle.

Le 5 février 2013, le Corriere della Sierra mettait en cause l’IOR, la Banque du Vatican sur des transactions douteuses avec la Banca Monte Paschi, à deux doigts d’une faillite qui parait frauduleuse à plus d’un titre. D’une part, une enquête est en cours sur des transactions douteuses sur des produits dérivés, qui auraient servi à maquiller les comptes de la Banque de 2006 à 2009, quand Mario Draghi présidait à la Banque d’Italie… on retrouve le savoir-faire de GS dans ces tripatouillages.

D’autre part, avec l’argent de l’IOR en provenance de plusieurs comptes, Monte Paschi a racheté une banque concurrente, Antonvenetta, lui permettant de devenir la première banque d’Italie. Cette banque avait été vendue à ABN pour 3 milliards d’euros, qui la revend à Santander pour 6 Mds€, qui la revend à Monte Paschi pour 10,3 Milliards. Une affaire qui pue les pots de vin. Quand on sait que Goldman Sachs était le conseiller d’ABN dans l’achat d’Antonvenetta, et que le représentant de GS pour l’Europe était Mario Draghi… que l’on retrouve ensuite à la tête de la Banque d’Italie, pour superviser les maquillages de comptes et pour renflouer une première fois la Monte Paschi  de 1,9 milliard d’Euros.

Aujourd’hui, c’est un autre homme de Goldman Sachs, Mario Monti, qui promet de renflouer à nouveau la banque de 3,9 Mds d’Euros, qui seront remboursés en produits dérivés. Autrement dit, dans le meilleur des cas, l’état ne sera pas remboursé, dans le pire, il va se retrouver avec des bombes à retardement, qui ne feront que gonfler la dette italienne. Goldman Sachs est partout dans cette affaire… le moins que l’on puisse dire, c’est que GS n’est pas très catholique.

foudre_vatican_AFP

11 février démission du Pape

Au lendemain de la démission de Benoît XVI, comme par magie, tous les interdits tombent, les D.A.B remarchent et SWIFT refleurit. Le 13 février, Huffingtonpost d’Anne Sinclair, qui est dans les secrets de la Haute Finance, annonce que la Banque du Vatican, l’IOR, va retrouver un président d’ici une semaine, après une période de 9 mois sans dirigeant.

La démission de Benoît XVI est le résultat d’une lutte d’influence au niveau financier, cela a trait avec la réforme monétaire demandée par les BRIC et que Londres et Washington essaient de retarder… mais cela va beaucoup plus loin. Ce n’est qu’un des éléments d’un plan d’ensemble. La mission anglo-saxonne est en marche.

Quant à cette image, il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages, je ne crois pas une seconde à sa véracité. On a cherché à vous impressionner… et ça a marché.

(à suivre)

 
127 Commentaires

Publié par le 15 février 2013 dans Non classé

 

L’Allemagne abandonne la France et se rapproche de la City

Est-ce un sourire de façade ou l’expression d’un totale incompréhension de ce qui arrive ?

Prime-Minister-David-Cameron-Attends-The-European-Council-Meetings-In-Brussels

Il y a quelques heures, le cours de l’euro a bondi au motif d’un énième arrangement de dernière minute entre Européens, cette fois sur le budget. Nos lecteurs savent biens sûr que les événements servent de caution à des mouvements programmés sur les changes (ou ailleurs) par des élites qui se jouent des marionnettes paradant devant les caméras des mêmes médias servant les intérêts de l’oligarchie.

Malgré l’accord sur le budget européen et les mines réjouies des politiciens, le constat peut se résumer par « une contraction des ambitions de l’Europe et un basculement des rapports de force au sein de l’UE ».

Dans un précédent article, LIESI évoquait F. Hollande partant en guerre contre l’EURO FORT… sans doute illuminé par le prestige que lui offre (peut-être provisoirement) les militaires au Mali et la visite du vice-président J. Biden à l’Elysée. Désormais, la France est « sur la défensive » dans les négociations.

Adieu à l’Europe fédérale version Hollande

On abandonne peut-être provisoirement le programme d’Europe fédérale pour s’engager dans le programme des YOUNG LEADERS européens sous la coupe ou formatée par les services US : LE LIBRE ECHANGE. Les Britanniques sont ravis et la machine exportatrice allemande soutient le projet depuis longtemps face à des politiques français soucieux de SOLIDARITÉ… tant que les autres paient…

NYLC

En agissant de la sorte, les politiques français nous renvoient automatiquement dans le clan des pays du sud de la zone euro et le verdict se confirme que la France ne sera pas dans le groupe du Nord. Ainsi s’explique l’exigence allemande de récupérer son or de France avant la faillite de ce pays, géré par qui l’on sait et malheureusement soutenu par les adeptes des Livrets rouge, A, etc.,  à gogo.

François Hollande semble le personnage idéalement choisi par les maîtres de la truelle pour aboutir à leur plan de ORDO AB CHAO.. mais aussi dérouler le tapis rouge pour la réalisation des prophéties catholiques (voir les prophéties d’Anne Catherine Emmerich).

Il y a bien eu une cassure. Ce que le cours de l’euro peut exprimer désormais puisque Hollande et ses scribes ont perdu la bataille face à une chancelière Merkel inflexible. Ce tournant s’opère au même moment où le Vatican plie devant Mammon en acceptant la fin de l’ère de la nouvelle Eglise conciliaire (nous ne parlons même plus d’Eglise catholique mais d’Eglise Eclipsée). Désormais, la PERESTROIKA de l’Occident va s’accélérer et l’ancien agent communiste Merkel joue parfaitement sa partition.

Même le Die Welt conseille au gouvernement allemand d’assouplir son partenariat historique avec la France : « Avec une rare détermination, l’Allemagne s’est établie comme le poids lourd des équilibres de puissance en Europe qui sait intégrer le plus grand nombre en restant ouvert de tous les côtés. Effectivement, les intérêts allemands coïncident plus souvent avec ceux de Londres qu’avec ceux de Paris ».

La Bundesbank décide de laisser son or à Londres…

 
33 Commentaires

Publié par le 14 février 2013 dans Non classé

 

Chypre : le risque politique est évident pour l’Allemagne et que dire de l’éthique de l’UE ?

Chypre a intégré l’UE en 2004. En 2007, l’euro devenait la monnaie nationale et de nombreuses entreprises européennes se sont implantées à Chypre afin de jouir des avantages fiscaux proposés. En 2012, il y avait deux fois plus d’entreprises qu’avant l’adhésion à l’UE. Et l’OCDE dans tout cela se contente de juger satisfaisante l’action de lutte contre le blanchiment par les autorités chypriotes.

chypre_carte

Nous avions évoqué le sujet il y a quelques semaines et le moment des questions comme des solutions est arrivé. Les autorités politiques de Chypre ont besoin d’un plan d’aide de 10 milliards pour ses banques. Comme chacun le sait, les Russes surveillent les manœuvres européennes en ce qui concerne Chypre dans la mesure où de nombreux réseaux mafieux servant de couverture pour les opérations des « services » du bloc de commandement de russe sont impliqués dans ces banques chypriotes. Les Européens, qui sont bien sûr des modèles de vertu, crient au scandale sans se soucier des magouilles de leurs propres banques avec les réseaux afghans ou autres (Euribor,…).

Que fera l’UE avec Chypre, au bord de a faillite – un de plus ?

De par sa position géographique, Chypre est étroitement liée à l’économie grecque. La catastrophe économique qui prévaut en Grèce fait chuter un domino de proximité : Chypre. Et s’agissant des banques chypriotes, rappelons qu’elles se sont gavées de plusieurs milliards d’obligations grecques qui ne valent aujourd’hui quasiment plus rien.

En été 2012, le Kremlin était déjà intervenu pour la  bagatelle de 2,5 milliards d’euros. Aujourd’hui, Poutine hésite à apporter 5 milliards de plus car les opérations de prêts risquent de se succéder quand le trou est sans fond.

Et que dire des Allemands qui vont devoir participer avec d’autres pays de la zone euro à contribuer pour un prêt de 10 milliards d’euros pour les banques chypriotes. En réalité, plus de 2 milliards d’euros seront prélevés dans les poches des contribuables allemands.

Actuellement la presse allemande tire à boulet rouge sur cette perspective et cela n’est certainement du goût de la Chancelière Merkel, qui voit les élections d’automne se rapprocher. Le parti social-démocrate allemand (SPD) devrait logiquement faire barrage à la chancelière sur ce dossier.

Si le pouvoir de l’Allemagne se rapproche de la Russie pour de multiples raisons, il est difficile de faire passer la pilule à des citoyens pressés comme du jus de citron au motif que leur argent contribuera à colmater les comptes chypriotes des mafias russes. Certains journalistes allemands ne se gênent pas pour faire quelques références aux rapports du Service allemand de renseignement extérieur (BND) confirmant l’identité des bénéficiaires de ce plan de sauvetage bancaire chypriote.

3012372647_1_3_JfutxhA7« D’après les conclusions du Service allemand de renseignement extérieur, 80 oligarques ont ainsi pu s’implanter où bon leur semblait sur le territoire de l’UE. Pour la seule année 2011, quelque 80 milliards de dollars auraient quitté la Russie. Dont une grande partie aurait transité en catimini par Chypre, aux dires du BND. Les Russes auraient déposé des avoirs dans des banques chypriotes pour un montant de 26 milliards de dollars. C’est nettement plus que le PIB annuel du pays ». (Source : Spiegel)

Il semble donc en effet évident que l’aide européenne est la condition nécessaire pour assurer le prolongement du blanchiment d’argent.

Les autorités chypriotes font valoir que les structures nécessaires à la lutte contre cette pratique sont présentes, mais personne ne veut changer un système qui rapporte tant !

Sans quoi les marchés financiers en tireraient des conclusions : « pourquoi les Européens devraient-ils sauver l’Espagne ou l’Italie s’ils ne sont même pas en mesure d’aider un micro-pays tel que Chypre ? »

 
57 Commentaires

Publié par le 14 février 2013 dans Non classé

 
 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 676 followers