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Trader Noé – Analyse du 04 octobre 2012

04 oct

Le Brent évolue toujours sous la résistance des 117 et surtout 123 dollars. Ces points devront être franchis pour voir une explosion haussière. En attendant, le scénario évoqué en mai dernier se met en place. Nous surveillerons donc les supports 104.5 et 92-90 euros. La rupture de ce dernier seuil pourrait déclencher une nouvelle phase de baisse vers 75-65 dollars le baril. Les points 104.5-92-76-65 sont des points très importants pour créer des phases d’impulsion.

Si ces points sont cassés, nous pourrons écarter le scénario d’une guerre immédiate avec l’Iran.
Le point phare étant celui des 104.5 dollars le baril, il serait logique d’attendre les 65-75 dollars le baril avant tout évènement (démarrage d’une vraie phase d’impulsion). Ce scénario est en totale conformité avec les informations diffusées par les rédacteurs de la lettre LIESI dans leur numéro 262 sur ce que préparent les plus grosses familles de Russie.

Surveillons donc 104.5 dans un premier temps ! Si le cours rebondit fortement nous resterons très attentifs. D’autant plus à l’approche des élections du 6 novembre.

BANQUES ESPAGNOLES : DANGER

En attendant je trouve l’évolution graphique des banques espagnoles de plus en plus inquiétantes.

Nous surveillerons le pivot des 1 euro pour Bankia puis les 0.75-0.5 en cas de cassure.

De même, pour Bankinter la résistance des 3.5 euros est importante et le support des 2.75 reste important. En cas de cassure, nous surveillerons à nouveau les 2 euros.

L’indice Future CAC 40, poursuit le comportement évoqué en début de semaine. Nous surveillerons donc le pivot des 3360-3355 points. En cas de rupture les supports évoqués sont valables.

Les agences pourraient s’exprimer très prochainement pour l’Espagne.

Nous sommes sur des points charnières.

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26 Commentaires

Publié par le 4 octobre 2012 dans Non classé

 

26 réponses à “Trader Noé – Analyse du 04 octobre 2012

  1. ppradic

    4 octobre 2012 at 13 h 36 min

    GOLD 1 once 1 792,81$
    SILVER 1 once 35,06 $
    nous sommes dans l’entrée des résistances, pour combien de temps ?

    IRIB- Le parlement turc a voté à une majorité de voix une intervention militaire contre la Syrie : le projet a été voté avec 320 voix pour 129 voix contre !

     
    • jlibrezen

      4 octobre 2012 at 14 h 07 min

      l’attaque contre un village turc était peut être le false flag redouté. Et il est pas con en plus. Tous les ragrds étaient tournés vers les USA et Israel. Ces derniers s’agitaient d’ailleurs particulièrement.
      Or, les turcs attisent les braises depuis un bon bout de temps. Ils préparaient l’opinion mondiale à intervenir sans donner l’impression d’y toucher : genre mode victimisation => "nous en avons assez de la déstabilisation de la Syrie qui fait peser une menace sur nos frontières et notre sol. Qu’Assad s’en aille. Arrêtez à la fin, on aimerait bien être tranquille chez nous…" puis "on vous l’avait bien dit. regardez, ils ont bombardé de pauvres civils innocents. Nous ne laisserons pas passer cela, c’est infâme, nous sommes dans l’obligation, bien que tristes de le faire, nous sommes dans l’obligation d’intervenir.". Et l’OTAN de sauter sur l’occasion en réaffirmant son soutien à un de ses membres attaqués. 1914 finalement.

       
    • Espoirdepaix

      4 octobre 2012 at 14 h 34 min

      Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette loi à été voté avec une certaine rapidité !

       
    • nathan

      4 octobre 2012 at 20 h 56 min

      encore un false flag et les mougeons vont suivre bêê bêê

       
  2. jlibrezen

    4 octobre 2012 at 14 h 01 min

    Bonjour,
    HS mais je relaie un article qui permet d’exprimer plus efficacement que je ne le peux une bonne partie du problème de base que nous pose notre société actuelle.
    Cela n’exprime pas la totalité de ma vision mais les bases de réflexion. Vos remarques sont les bien venues car le débat ne fera que m’enrichir .

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pour-un-monde-sans-profit-123718

     
  3. JeanJean

    4 octobre 2012 at 14 h 07 min

    Perso, j’attends un QE3 pour acheter de l’or… J’ai posé une question sur ce forum, mais cela m’a été plus ou moins déconseillé: http://www.achat-or-metaux.com/topic/12-attendre-le-qe3-pour-rentrer-dans-lor/

    Qu’en pensez vous?

     
    • Ylan

      4 octobre 2012 at 20 h 47 min

      @jean jean

      Le QE3 est déjà amorcé en plusieurs tranche j ‘ achèterai

       
  4. byeuro

    4 octobre 2012 at 14 h 13 min

     
  5. flower-power

    4 octobre 2012 at 14 h 14 min

    ils tirent leurs dernières cartouches, visiblement c’est le gaz de méthane issu des fonds marins qui va prendre le relais,
    stock disponible deux fois plus que le pétrole !
    l’objectif étant de récupérer au plus vite ce gaz avant qu’il ne vienne asphyxier notre atmosphère, suite à la fonte des glaces, et au réchauffement climatique,
    double effet kiss cool …

     
  6. byeuro

    4 octobre 2012 at 14 h 15 min

     
    • jlibrezen

      4 octobre 2012 at 14 h 17 min

      cf commentaires plus hauts avec ppradic.

       
  7. jlibrezen

    4 octobre 2012 at 14 h 18 min

    Est-ce qu’un commentateur généreux peut nous faire partager ce qui est dit concernant les préparatifs des grandes familles russes ?

     
  8. Doyle

    4 octobre 2012 at 14 h 23 min

    http://www.wikistrike.com/article-breaking-news-la-turquie-et-la-syrie-sont-en-guerre-reunion-d-urgence-a-l-otan-110845367.html

    A lire tout en bas:
    Que s’est-il passé hier matin ? Où est la vérité ? Voici ce que rapporte l’agence de presse iranienne IRIB hier 6 heures

    Les soldats turcs ont attaqué mardi les kurdes syriens alors que ces derniers patrouillaient une région sur le territoire national de la Syrie. Selon Al Alam, les soldats turcs ont ouvert le feu sur les kurdes syriens et en ont tué un. Trois autres kurdes syriens ont été blessés au cours de ces échanges de tirs. Et pourtant ces kurdes n’avait fait aucune provocation.

     
  9. o

    4 octobre 2012 at 14 h 23 min

    Bonjour Trader Noé,

    Vous parlez toujours du pétrole, de l’or et argent…. qu’en est-il de l’euribor à 1 an.
    Je constate qu’il diminue chaque jour un petit peu et cela depuis au moins 1 an 1/2.
    Il n’est plus qu’a 0.68 aujourd’hui… Quel impact a t il finalement cet euribor? ( dailleurs le scandale du libor euribor, a l’air d’être déja oublié!!! Enfin j’ai demandé un peu autour de moi et personne n’était au courant et savait de quoi il retournait…..

    o

     
  10. lodela971

    4 octobre 2012 at 14 h 28 min

    Le 2 octobre 2012, à l’Assemblée nationale, Nicolas Dupont-Aignan est l’un des seuls députés de la Nation à sauver l’honneur. http://www.dailymotion.com/video/xu2jhd_nicolas-dupont-aignan-sauve-l-honneur_news?start=4

     
  11. lodela971

    4 octobre 2012 at 14 h 34 min

    Disparition de Stan Maillaud http://www.egaliteetreconciliation.fr/Disparition-de-Stan-Maillaud-14180.html a relayer partout !!

     
    • Espoirdepaix

      4 octobre 2012 at 14 h 43 min

      Étrange cette affaire ?

       
      • Antilluminati

        4 octobre 2012 at 18 h 51 min

        rien d’étrange lorsque l’on parle de pédophilie et d’un ex gendarme sans peur, j’espère qu’on le retrouvera vivant et non suicidé comme Jambert avec deux balles dans la tête alors qu’il avait un fusil à ses pieds.

         
  12. byeuro

    4 octobre 2012 at 14 h 55 min

    L’Espagne passera-t-elle l’hiver ?

    L’Espagne n’a d’autre choix que de couler ou de couler ses banques…

    Nous vous l’annoncions dès l’an dernier, dès avant même les dernières élections, après la Grèce, qui malgré son défaut sur la dette privée continue de s’enliser et n’a d’autre issue que de « lâcher » le système européen, dans les représentants de la troïka sont parti sans avoir trouvé de solution et qui donc ne recevra probablement pas de nouvelle aide, le prochain pays qui va se trouver en situation de défaut et donc de crash, est l’Espagne.

    Pour ceux d’entre vous qui en seraient restés aux dernières « bonnes » nouvelles relayées par la grande presse, la BCE a proposé un parapluie nucléaire aux Etats et tous les pays de la zone Euro se mis d’accord pour mettre en place le « fameux » MES, Mécanisme Européen de Solidarité, qui doit renflouer les banques qui se trouvent en difficulté. Ça tombe bien, la réalité du problème bancaire espagnol éclate au grand jour. Différents audits ont été réalisés. 50Mds€; 62Mds€; Moody’s et la Deutsche Bank vont plus loin avec une fourchette comprise entre 70 et 105Mds€. Aussi importants que soient ces chiffres, il faut les mettre en perspective de ce qui était annoncé il y a peu (10Mds maximum) et de ce qu’un analyste comme Olivier Delamarche annonçait il y a quelques semaines et que vous pouvez retrouver sur les vidéos mises à votre disposition sur MVMA TV (450Mds€, calculés sur la base de 3 millions de logements invendus à une valeur moyenne de 150 000€ chacun).

    Qu’importe, en fait, le montant exact, il dépassera de toute évidence les estimations faites au moment de la création du MES. Or, aujourd’hui, on ne voit pas très bien comment ces banques vont être recapitalisées. Il avait été décidé le 28 juin dernier que c’était là la mission du MES, l’Allemagne, après s’être fait tirer l’oreille avait donné son accord à condition qu’il y une supervision bancaire. Or l’Allemagne nous dit maintenant qu’il n’y aura pas de supervision bancaire le 01 janvier 2013 (cf nos articles sur le sujet) car les caisse régionales d’Épargne ne sont pas prêtes, et explique aujourd’hui, avec un certain nombre d’autres pays du nord de l’Europe qu’elle ne veut pas payer les dettes du passé et que seuls seront pris en compte les besoins qui apparaîtront, conformément aux conditions liées à leur accord, après la mise en place du contrôle européen sur les banques. Donc, cela veut dire que comme il va falloir recapitaliser les banques espagnoles d’au moins 70Mds€ avant la fin 2012, cela ne pourra se faire qu’en augmentant la dette publique espagnole! L’Espagne qui, n’étant pourtant pas très endettée pour l’instant, a déjà du mal à payer sa dette va clairement se retrouver en situation de défaut. Cette situation risque d’être un crash majeur pour la zone euro.

    http://maviemonargent.info/2012/lespagne-passera-t-elle-lhiver/

     
  13. byeuro

    4 octobre 2012 at 15 h 00 min

    Zone euro : l’Allemagne se rapproche de la sortie

    03 oct 2012 | Dan Amoss | Catégorie: Inflation, dettes souveraines et récession
    Les chroniques Agora

    L’Allemagne pourrait sortir de l’euro pour revenir au deutschemark. Alors qu’une sortie de l’Allemagne donnerait une visibilité attendue depuis longtemps sur l’avenir de l’Europe, elle pourrait également déclencher une course folle et désordonnée pour s’ajuster à une nouvelle réalité.

    Une sortie de l’Allemagne mettrait à mal la valeur de l’euro par rapport à la monnaie qui est de plus en plus en passe de devenir la réserve de choix : l’or. Seules les économies faibles avec des gouvernements en faillite subsisteraient encore dans l’euro. La Banque centrale européenne (BCE) serait libre de monétiser autant de dette italienne et espagnole qu’elle le souhaite (c’est-à-dire qu’elle serait libre d’imprimer des euros pour acheter les obligations d’Etat de l’Italie et de l’Espagne).

    Les économistes appelant à une monnaie plus faible pour relancer la prospérité dans les Etats PIIGS verraient ainsi leur proposition prendre corps dans le monde réel. Les résultats montreraient qu’une dépréciation monétaire ne crée pas des économies plus fortes, plus compétitives. Les pays restés dans l’euro verraient leur niveau de vie s’effondrer : les prix à l’importation augmenteraient et les investissements chuteraient dans un régime monétaire chaotique.

    Le président de la BCE Mario Draghi a jugé l’euro “irréversible” ; il fera tout ce qui est nécessaire pour le préserver. Mais ce que Draghi considère comme nécessaire sera finalement estimé intolérable dans les pays créditeurs comme l’Allemagne. Dès que Draghi commencera à monétiser la dette espagnole, l’Allemagne et d’autres pays riches trouveront que le coût de l’euro est plus élevé que ses bénéfices.

    ▪ Après la Grèce, l’Espagne
    La Banque centrale allemande — la Bundesbank — existe encore. La Bundesbank pourrait convertir ses dettes en euros en deutschemarks à un taux de change prédéterminé et passerait en une fois la dépréciation sur les actifs liés aux dégâts des banques centrales des PIIGS. Cela coûterait sans doute cher mais l’alternative est pire : perpétuellement financer les Etats de la Zone euro qui ne veulent pas restructurer leurs programmes de prestations publiques que leurs économies ne peuvent pas financer.

    Au vu de l’exemple grec, le peuple espagnol soupçonne que l’austérité ne fera qu’empirer la situation. L’Espagne en viendra à croire que son salut réside dans la planche à billets — dans la capacité à faire fondre son énorme dette. Après avoir promis aux marchés que la BCE achèterait la dette espagnole, Mario Draghi n’a à présent pas d’autre choix que de faire tourner les rotatives à plein régime.

    La plupart des autres détenteurs de dette fuiront le chaos qui s’étend en Espagne. Ils refuseront de détenir des obligations espagnoles à des rendements trop faibles pour compenser le risque de défaut. La BCE, une fois qu’elle aura établi un prix artificiel, supérieur à celui du marché, pour les obligations espagnoles, finira par se retrouver être le seul détenteur de ces obligations. C’est ce qui arrive lorsque les banquiers centraux imposent des prix très éloignés de ceux que les investisseurs privés considèrent comme justes (dans notre cas, pousser les taux sur la dette espagnole en dessous de 4%, à l’encontre d’un taux bien plus élevé établi par le marché). Lorsque les contribuables allemands verront que la BCE deviendra le principal détenteur de la dette espagnole, ils demanderont aux politiques allemands de planifier une sortie de l’euro.

    L’acte suivant de cette longue tragédie verra le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy demander officiellement un sauvetage à l’Union européenne. Le refus, pour l’instant, d’un sauvetage de la part de Rajoy n’est en fait qu’une tactique de négociation pour obtenir les meilleurs termes possibles. Son budget soi-disant “d’austérité”, annoncé il y a quelques jours, montre qu’il est encore loin des exigences des bureaucrates de l’Union européenne. Par exemple, le budget de Rajoy ne tient pas compte de la suggestion de l’UE que l’Espagne élève l’âge officiel de la retraite.

    Lorsque les négociations prendront fin, alors le sauvetage débutera. La BCE agitera sa baguette magique et pénétrera dans le marché obligataire espagnol que les autres fuient. Les investisseurs qui vendent à perte leurs obligations espagnoles savent que l’Espagne vivra la même expérience que la Grèce : une série de chèques de l’Europe pour sauver le pays, des programmes d’austérité qui échouent et sans doute une perte sèche pour les porteurs d’obligations. C’est pour cela que ceux qui détiennent encore des obligations espagnoles seront ravis que la BCE leur permette de sortir de leurs positions grâce à des euros fraîchement imprimés.

    Les réductions de budget prévues par Rajoy ne suffiront pas. L’Espagne ne peut se permettre de tergiverser. Elle a besoin d’une restructuration financière centrée sur les banques zombies. Les banques sont encore loin d’admettre leurs réels besoins en capitaux. Tant qu’il n’y aura pas de restructuration, avec de fortes dépréciations pour les actionnaires et les porteurs d’obligations, les projections de reprise économique ne sont que pure fantaisie.

    Même si les réductions de budget proposées satisfont l’Allemagne et l’Union européenne, il n’y a pas de volonté politique d’austérité en Espagne. Cela est très clair au vu des manifestations massives dans les rues de Madrid. Les manifestations contre les réductions budgétaires ne font que commencer. Des grèves paralysantes sont également prévues.

    Nous pourrions même voir la riche région de Catalogne voter une rupture du lien financier avec le gouvernement national. Croyez-vous que beaucoup d’investisseurs garderaient des obligations espagnoles alors que des régions entières menacent de faire sécession ou combattent un gouvernement central qui pourrait se transformer en dictature militaire ? Ou que, dans ce scénario, l’Allemagne tolérerait de rester dans un euro garanti par des obligations espagnoles ? Je ne le crois pas.

    L’Allemagne surveillera de près comment tourne la situation et se rendra compte que les promesses d’austérité de l’Espagne ne seront pas tenues. La BCE se retrouvera avec des centaines de milliards de dette espagnole sur les bras, sans issue possible et une pression constante pour continuer à monétiser la dette espagnole. Alors, à ce moment-là, le besoin de sortir de l’euro se fera plus pressant.

     
  14. lodela971

    4 octobre 2012 at 15 h 09 min

     
  15. lodela971

    4 octobre 2012 at 15 h 50 min

    Traité budgétaire européen : Marion Maréchal-Le Pen défend la souveraineté de la France

     
  16. Leguig

    4 octobre 2012 at 15 h 57 min

    Lorsque je regarde mon Europe, notre Europe, je contemple un rêve brisé.

    Nos " pères " fondateurs ont souhaité un rapprochement entre nos peuples afin d’éloigner la barbarie et le spectre des guerres sanglantes qui dévastent notre continent depuis plus de 2 000 ans.

    Alors, après le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale, nous avons commencé, ensemble, nous les peuples d’Europe, la construction d’un nouveau type de système politique.

    L’Europe, pour ma génération, l’idée est belle, pour les plus anciennes aussi d’ailleurs, surtout ceux qui ont connu les affres de la guerre.

    Représentativité et démocratie bafouées

    Au tout début, nous avons commencé petit à petit. Modestement même. C’était juste une communauté autour du charbon et de l’acier. Le charbon, nous n’en exploitons plus depuis longtemps ; quant à l’acier, il n’y en a plus pour longtemps… un peu comme pour l’Europe.

    Le rêve européen, l’idéal de paix et d’harmonie se fracassent depuis plusieurs années sur l’idée même de représentativité et de démocratie.

    Nous avons voté au référendum. Quand je dis nous, c’est la France collectivement. Le peuple peut se tromper. Mais pour que la démocratie existe, il est nécessaire que les " élites " acceptent les choix des peuples souverains.

    Dans les petits pays, l’Europe a fait revoter les peuples jusqu’à ce qu’ils changent d’avis. En France, nous n’avons même pas tenté " l’illusion " de la démocratie, non. Nous avons fait plus simple : nos gouvernants ont fait signer le Traité de Lisbonne qui reprenait globalement les points précisément rejetés par les peuples dont le nôtre. C’était en 2005.

    La crise et les banques

    Hélas, pour nous, peuple d’Europe, dès 2007 une crise financière sans précédent dans l’histoire humaine a frappé le monde et nous avec.

    Nos États ont décidé de sauver les banques. Elles n’ont pas été nationalisées avec perte sèche pour les actionnaires, rassurez-vous. Nos gouvernants ont fait le choix de couvrir les pertes des banques avec le budget des nations. Au final, nous, les peuples d’Europe, nous devons payer pour sauver un système financier.

    Ce n’est que cela la réalité des choses. Rien de plus, rien de moins.

    Dès lors, le système financier que nous avons sauvé avec l’argent du " peuple d’Europe " – mais c’est la même chose aux États-Unis – n’a plus voulu nous prêter… puisque nous avions désormais trop de dettes.

    Alors, il a fallu que nos gouvernants coupent dans les dépenses des États. Ces dépenses qui pour chacun de nous allaient de soi.

    Réveil difficile.

    La Grèce s’enflamme, puis le Portugal, puis désormais l’Espagne. Les peuples sont en colère contre l’Europe.

    L’Europe ne les protège pas.

    L’Europe ne les aide pas.

    L’Europe ne les aime pas.

    Le rêve fracassé

    Le rêve européen, c’était le financement des nouveaux entrants pour la mise à niveau. Le rêve européen, c’était la liberté et la libre circulation des hommes, c’était aussi la démocratie.

    Or, que voyons-nous?

    La semaine dernière, en Espagne, la Police s’est comportée comme dans une dictature. Pas comme dans une démocratie. Il ne faut pas trop vous montrer la réalité de la répression. Mais quelques recherches sur Internet vous permettront de voir la vérité.

    Il n’est pas utile de frapper les passagers d’un train. Il n’est pas utile de poursuivre et de matraquer des gosses sur des quais de métro. Il n’est pas utile de tabasser des femmes. Il n’est pas utile de déchaîner autant de violence contre son propre peuple.

    Voilà l’Europe que je vois désormais.

    Je ne veux pas de cette Europe-là. Je ne veux pas de la dictature des marchés, de la finance et de la Commission de Bruxelles.

    L’Europe n’a aucune légitimité démocratique. Elle ne peut pas et ne doit pas être notre Europe.

    Il ne s’agit même plus de savoir si les pays riches doivent payer pour les pays pauvres.

    Il ne s’agit plus de savoir si nous devons créer une Union bancaire ou pas.

    Il ne s’agit plus de savoir si nous devons accroître ou pas le MES, ou le FESF ou quel que soit le futur machin qui sera créé.

    Le véritable enjeu est celui de la liberté et de la démocratie.

    Si l’Europe n’est pas la garante de ces deux idées, si l’Europe n’est plus la liberté, si l’Europe n’est plus la démocratie, si l’Europe frappe les peuples et les soumet au lieu de les aider, alors le rêve européen est brisé.

    Qu’est-ce qui a changé après 5 ans de crise?

    J’aime l’Europe. Pas celle de l’austérité et de la souffrance.

    Cette Europe-là, je ne la veux pas.

    Le libéralisme, c’est la responsabilité. Une banque qui fait faillite… doit faire faillite. Cela s’appelle l’aléa moral. Nous avons privatisé les bénéfices et les profits. Nous avons socialisé les pertes.

    C’est une honte démocratique. C’est une honte économique.

    On peut sauver les dépôts bancaires, sans sauver les banquiers ou les actionnaires.

    Combien de banquiers en prison ?

    Combien de banques démantelées ?

    Combien de pays ont-ils séparé 5 ans après la crise – 5 ans !! – les banques d’affaires des banques de dépôts ou de détail ?

    Combien de pays ont-ils légiféré sur le trading haute fréquence, où au moment où nous parlons plus de 60 % des transactions sur les marchés sont effectuées par des ordinateurs, sans intervention humaine ?

    Combien de bonus et de parachutes dorés ont été supprimés ?

    Où est la " moralisation " du système ?

    Où est la mise au pas de la finance qui doit être un outil au service de l’économie et pas l’inverse ?

    Après cinq ans de crise, qu’est-ce qui a changé ?

    Une chose. Les polices d’Europe frappent les peuples d’Europe qui refusent de se soumettre au diktat d’une Europe qui ne les représente pas.

    Dans l’histoire humaine, lorsqu’une structure politique en arrive à ce genre d’extrémité, c’en est fini. Cela peut mettre du temps, mais toutes les dictatures finissent pas s’effondrer. Même l’URSS!

    Le rêve européen s’est brisé. C’est triste pour la belle idée de nos pères fondateurs.

    Mais la fin de cette Europe sera une bonne nouvelle pour les peuples.

    Charles Sannat, Professeur d’économie.

    Diplômé de l’Ecole Supérieure du Commerce extérieur et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques, Charles Sannat a commencé sa carrière dans le secteur des nouvelles technologies. Il a ensuite rejoint le groupe BNP Paribas et est aujourd’hui au directoire de AuCoffre.com. Cet article est paru une première fois dans Le contrarien matin

    Source : http://www.rtbf.be/info/opinions/detail_la-fin-de-l-europe-vite?id=7850038

     
    • jlibrezen

      5 octobre 2012 at 10 h 46 min

      parfaitement ce que je ressens concernant l’Europe et mon propre rêve européen

       
  17. zapatta

    4 octobre 2012 at 18 h 00 min

    Athènes demande à la BCE des conditions "accommodantes" pour rembourser sa dette

    Le Premier ministre grec Antonis Samaras a demandé jeudi à la Banque centrale européenne (BCE) des conditions "accommodantes" pour le remboursement des dettes de la Grèce à son égard, afin de réduire la dette du pays.

    Interrogé, lors d’un colloque organisé par l’International Herald Tribune à Paris, sur ce qu’il souhaiterait demander au président de la BCE Mario Draghi, Antonis Samaras a répondu: "de nous autoriser à avoir une politique accommodante quant au remboursement des nos dettes ou nos intérêts".

    "La BCE détient beaucoup d’obligations grecques, si elle pouvait en allonger la maturité cela serait très positif" car ça réduirait la dette de la Grèce, a expliqué le Premier ministre.
    Le chef du gouvernement grec a rappelé que son pays avait un problème pour financer le délai de deux ans réclamé à ses créanciers internationaux pour tenir ses engagements budgétaires.
    Plusieurs pays européens se sont dit prêts à laisser un délai à Athènes à condition que cela ne leur coûte pas plus d’argent.

    Par ailleurs, Antonis Samaras souhaite que la Grèce "ne doive pas faire un prêt pour recapitaliser ses banques mais puisse, comme l’Espagne, passer par le Mécanisme européen de stabilité (MES)". "Cela réduirait nettement notre dette", a-t-il insisté.
    Le MES, fonds de secours de la zone euro, sera autorisé à recapitaliser directement les banques en difficulté, notamment espagnoles, une fois qu’une supervision bancaire commune aura été mise en place. Cela permettra de ne pas alourdir la dette publique des Etats concernés.
    Fin septembre, le ministère grec des Finances avait indiqué que la Grèce examinait une restructuration de ses créances souveraines détenues par la BCE pour combler son déficit de financement.

    Mais la BCE, par la voix de Jörg Asmussen, un membre de son directoire, avait opposé une fin de non-recevoir à Athènes au motif que participer à une telle restructuration reviendrait à financer un Etat, ce qui est interdits par les statuts de l’institution.

    AFP

     
  18. zoltis

    4 octobre 2012 at 23 h 32 min

    Le brent a toujours baissé en période pré électoral US. C’est politiquement correct comme on dit !
    Ca collerait avec un conflit post élection et un repli du brent jusqu’aux élections. Y aura certainement un beau long à prendre sur le brent ;)

     
 
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