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JAPON : HARAKIRI du Ministre des Finances

22 sept

Par Menthalo -

Tadahiro Matsushita, 73 ans, a été retrouvé pendu dans sa maison de Tokyo lundi. Des lettres à sa femme, au premier ministre et aux membres du gouvernement ont été trouvées non loin du corps, ont affirmé plusieurs médias. Le magazine Shukan Shincho devait publier un article sur un « scandale » impliquant cet honorable politicien dans une liaison extraconjugale ayant duré 20 ans avec une « hôtesse » qui a 70 ans aujourd’hui, à raison de deux nuits torrides par an. L’honorable geisha mentionne également deux appels téléphoniques par an, où les vieux amants revivaient de très chaudes expériences. Le dernier appel de ce genre remonte au cœur de la crise de Fukushima. Le Ministre a eu besoin de décompresser.

Évidemment, cette histoire est du pur habillage de circonstances.

Primo, faire tomber un politicien pour une affaire de mœurs, même très gentillette, est une méthode typique des services de renseignement, qu’ils soient russes, américains, anglais ou chinois.

Secundo, Il ne faut pas chercher très loin pour voir que le Shukan Shincho est un tabloïd, qui révèle les dessous d’histoires de blanchiment d’argent et de corruption. Or corruption rime avec Japon, neo-cons,  Trésor de Yamashita et Golden Lily… et ce depuis la guerre…

Tertio, en apprenant la mort (Fulford parle d’assassinat) du Ministre des Finances du Japon, ma première réaction a été : « ENCORE ? » … et oui le 7 octobre 2009, j’ai écrit un article sur la mort d’un précédent ministre des Finances japonais, sous le titre « suicidés de père en fils« , que je vous mets en partie ci-dessous.

Menthalo creuse un peu …

Matsushita Konosuke, né en 1894, est le fondateur d’une firme qui portera d’abord son nom, avec des marques comme NATIONAL, mais aussi PANASONIC et récemment SANYO, la société de son beau-frère, fusionnée en 2008. Après guerre, sa firme subit de sévères restrictions, comprenez qu’il lui est interdit de fabriquer du matériel à usage militaire et lui-même est viré par les alliés, puis sauvé par ses employés. Il aurait lui-même plaidé la cause de son entreprise auprès de Mac Arthur. Un compromis est donc trouvé avec les alliés. J’en parle à deux reprises dans mon livre.  « Vos usines ne fabriquent plus de matériel militaire mais des produits de grande consommation. Nous ne mettrons pas de droit de douanes sous réserve que vous ré-investissiez une partie substantielle de vos bénéfices en bons du trésor américain. »

Ce qui est amusant, c’est qu’à la fin de sa vie, Konosuke qui détenait encore 50% du capital de sa société et était riche comme Crésus, va créer une fondation pour la formation des hommes politiques contre la corruption et les compromissions.

Mais cela aurait été trop beau. Le seul fils de Konosuke Matsushita est mort à la guerre. Son gendre a repris le nom de son beau-père mais il n’a pas de lien direct avec notre affaire. Zut !

Enfin presque aucun.  Masaharu Matshushita, le gendre de Konosuke, qui lui succéda comme Président de Panasonic est mort mardi 18 septembre 2012, 8 jours seulement après son « cousin ».

Hécatombe familiale ! … mais Masaharu avait le droit de mourir vu son grand âge, 99 ans. Paix à ses cendres.

Bon, revenons à notre mouton, c’est-à-dire Tadahiro Matsushita. Ce brave homme a travaillé toute sa vie dans les allées du pouvoir. A 23 ans, en avril 62, il travaillait déjà au Ministère de la Construction. Il fut un membre éminent du Liberal Democratic Party, qui a gardé le pouvoir au Japon près de 50 ans. (cf l’article suivant.)

Le mystère reste entier sur les raisons sous-jacentes à ce « suicide ». Fulford parle d’un chantage des Kabbalistes et évoque des Trillions de $. Ces Trillions de $ m’ont fait souvenir de cette ténébreuse affaire de 134 Milliards de dollars en bons du Trésor de 1934 interceptés en Italie par la police financière, dont les porteurs, qui n’ont pas été inquiétés, étaient japonais et l’un d’eux était le beau-frère du gouverneur de la BoJ… plus ou moins. Ad-scriptum suit l’affaire de près.

Une affaire que je considère comme EXTREMEMENT LIEE à la razzia mondiale de l’Argent-métal par Roosevelt en 1934, mais que je n’ai pas osé développer dans mon livre, tant elle est complexe et sensible. La « Dragon Family » sino-nipponne fait-elle le ménage ?

7 octobre 2009

« Suicidés » de père en fils

L’ancien ministre des Finances  japonais Shoichi Nakagawa, contraint à la démission en début d’année pour être apparu visiblement en état d’ébriété à une réunion du G7, a été retrouvé mort à son domicile de Tokyo, a annoncé la police dimanche. Aucun mot d’adieu pouvant accréditer l’hypothèse du suicide n’a été retrouvé pour le moment par les enquêteurs, qui écartent par ailleurs a priori l’hypothèse de l’homicide.
« Une autopsie sera effectuée dans les meilleurs délais pour déterminer les causes de la mort », a déclaré une porte-parole de la police métropolitaine de Tokyo.
M. Nakagawa avait été battu aux élections législatives du 30 août, dans la circonscription de Hokkaido (nord), qu’il avait héritée de son père en 1983. Ces élections s’étaient soldées par une débâcle pour sa formation, le Parti libéral-démocrate (PLD), chassé du pouvoir après avoir régné pratiquement sans interruption pendant plus d’un demi-siècle sur la vie politique japonaise.
En février, M. Nakagawa avait démissionné du gouvernement du Premier Ministre Taro Aso, après s’être présenté en état d’ivresse manifeste à une conférence de presse à l’issue d’une réunion ministérielle du G7 à Rome. Il avait justifié sa voix pâteuse, son teint rougeaud, son incapacité à finir ses phrases et ses somnolences par un excès de médicaments anti-grippaux. Après une courte carrière de banquier, il était entré en politique en 1983 pour prendre le relais de son père, un célèbre dirigeant de l’île de Hokkaido (nord) qui s’était mystérieusement suicidé
.

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45 Commentaires

Publié par le 22 septembre 2012 dans Non classé

 

45 réponses à “JAPON : HARAKIRI du Ministre des Finances

  1. byeuro

    22 septembre 2012 at 12 h 05 min

    C’est les OGM ou peut être alors un chemtrail Morgellons La maladie venantb du ciel

     
    • michel

      22 septembre 2012 at 19 h 28 min

      Bonsoir,
      byeuro, c’esy by euro ou byeuros? Vous voulez quoi?

       
    • michel

      22 septembre 2012 at 20 h 14 min

      mes condoléances à la famille du ministre Japonnais

       
  2. byeuro

    22 septembre 2012 at 12 h 22 min

    Ménage à la Japonaise

     
  3. lodela971

    22 septembre 2012 at 12 h 50 min

     
  4. mdesouche

    22 septembre 2012 at 13 h 17 min

    Finalement menthalo, tu as changé d’avis sur Fulford ?

     
  5. lodela971

    22 septembre 2012 at 14 h 02 min

    Obama ne se souvient plus du montant de la dette américaine / « Late Show » – 18 Aout.2012 http://youtu.be/9JykUsoIeu4

     
  6. roojaru

    22 septembre 2012 at 16 h 01 min

    Harakiri signifie « s’ouvrir le ventre », il ne suffit pas d’être japonais et de se suicider pour qu’on puisse apeller ça harakiri.
    Le harakiri (ou seppuku) est un suicide rituel, pratiqué par les samourai, extremement douloureux visant à mourir pour racheter son honneur en s’ouvrant le ventre de deux entailles avec un poignard court apellé tanto.
    C’est un acte très rare de nos jours, pour ceux que ça interesse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Seppuku

     
  7. Menthalo

    22 septembre 2012 at 16 h 57 min

    Non… je n’ai pas changé d’avis sur Fullford.
    Je prends ses infos avec de loooooongues pincettes.
    Il se passe et s’est passé beaucoup de choses à l’ombre du ministère des finances et de la BoJ…

    Le Japon est au coeur d’une guerre de domination entre les néo-cons US, qui font la pluie et le beau temps depuis 1945, et la Chine qui est la puissance montante de l’Asie. La Chine… les Chines, devrais je dire, sont gouvernées par des sociétés secrètes, qui sont vieilles comme le Monde. Chacune d’elle se référant à une dynastie ayant dominé la Chine…. Néanmoins leurs réseaux sont vivants et sont une forme de franc-maçonnerie chinoise omniprésente dans la vie quotidienne.

    L’histoire de la Dragon Family m’intéresse plus en suivant la piste des Bons du Trésor de Roosevelt, pris du côté historique monétaire, mais aussi côté, poursuites judiciaires que ad-scriptor suit parfaitement bien.

     
    • rik

      27 septembre 2012 at 16 h 51 min

      vous devriez prendre les infos de @byeuro avec des pincettes gigantesques aussi….
      Quand je vois le genre de trucs qu’il link, ca detruit toute credibilite…

      C’est dommage car ce blog a du sens et je sais faire le tri entre la fakerie et la realite…

      Prenez un peu de temps et faites l’addition des 2/3 dernieres semaines sur le type de videos hors sujet qu’il poste.

      C’est du foutage de gueule….

      La qualite des interventions se degradent a une vitesse effarante…

      @admin,

      Vous devriez filtrer les commentaires en fonction du sens et de la thematique..

      pffff, tout ce qu’il trouve de plus farfelu, il le link. DavidIcke est un « original » meme s’il a des points valides sur certains sujets.
      Pour ceux qui connaissent Icke, il a pas bonne reputation, du moins les couillons (ou les infiltres pour le discrediter) qui gravitent autour de lui.

      Remarquez aussi qu’il poste dans les premiers toujours a l’affut d’un article et les videos postees genre Aliens dans les DUMBS US, c’est d’une fakerie incroyable!!!!!!!!!!!!!!!!!

      @admins,

      Ca vous derange pas la difference ENORME en terme de qualite entre vos postes et lse commentaires de certains?
      Vous avez pas l’impression qu’ils se foutent de votre travail?

      Nan mais serieux….

       
  8. jeance

    22 septembre 2012 at 17 h 01 min

    et si charlie hebdo et ou vidéo
    avaient servi de teste
    sur la communauté musulmane,
    avant de possibles frappes…
    un moyen de repérer les plus radicaux
    les points chauds… ?

     
    • LeBaron

      22 septembre 2012 at 18 h 13 min

      Merci pour ton analyse qui est aussi perspicace que fine et que J’apprécie tout particulièrement.

       
      • Clavreul

        23 septembre 2012 at 0 h 54 min

        Ils cherchent seulement à alimenter les tensions entre le monde Musulman et l’Occident, et la vidéo comme cetains articles de presses sont commandités pour cela. Pas besoin de repérer les radicaux que les commanditaires financent et arment. L’Afrique comme le Moyen orient ont toujours été infiltrés et aucune info n’échappe aux vrais meneurs.

         
  9. gwendoline1

    22 septembre 2012 at 18 h 35 min

    http://www.crashdebug.fr
    22 septembre 2012
    « ….Ce matin, j’ai pisté un billet du Sydney Morning Herald repris chez notre provider officiel Blacklisted News, On avait la Police européenne avec le groupe « Eurogenfor ». Eh bien, il semblerait qu »il y ait bel et bien un projet « d’Armée européenne », et bien plus… Le tout articulé au sein de cette fameuse Europe Fédérale, sous couvert de « démocratie ». Car rassurez-vous, on vous demandera toujours de voter… (pour un des candidats du système bien sûr) mais inutile de vous dire que vous devrez dire adieu aux référendums nationaux…. »
    (la suite cliquez sur le lien)

     
    • Geraldine

      22 septembre 2012 at 20 h 30 min

      Sa démocratie… il va nous la proposer à la libyenne ou à la syrienne ?

       
      • binjou

        22 septembre 2012 at 23 h 41 min

        n’oublions pas tous nos chers députés qui ont tous « voter » aux massacre libyen et pour ce qui est de la syrie nous roulons dans le brouillard.
        Cela dit, l’exposition aux quai d’Orsay est magnifique…

         
  10. Alcide

    22 septembre 2012 at 18 h 54 min

    Demandez les dernières nouvelles du front:

    …  » Israel, cette tumeur cancéreuse, nous défie à la guerre, mais on ne sait ne pas quand cette guerre aurait lieu … » a déclaré Jafari le chef des gardiens de la révolution de l’Iran à Téhéran , ce samedi.

    Trad:

    http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&to=fr&a=http%3A%2F%2Fenglish.farsnews.com%2Fnewstext.php%3Fnn%3D9106241618

    Et chez les ricains ?
    Le porte avion Stennis CVN-74 vient de traverser à toute vapeur l’océan Pacifique pour rejoindre le golfe.
    Une chose est garantis : dans une ou deux semaines la présence navale US de la 5e flotte sera sans précédent, composé d’au moins 3 des porte-avions américains, et 2 groupes de guerre amphibie.

    Trad:

    http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&to=fr&a=http%3A%2F%2Fwww.zerohedge.com%2Fnews%2F2012-09-22%2Fhead-irans-revolutionary-guards-war-israel-will-occur

    Original:

    http://www.zerohedge.com/news/2012-09-22/head-irans-revolutionary-guards-war-israel-will-occur

    Cliquer sur l’image pour les details.

    On dirait que là aussi c’est plié.
    Je vais faire remplir la cuve à fioul .

     
  11. lodela971

    22 septembre 2012 at 20 h 25 min

    Table ronde (le film anti-Islam) IRIB- L’émission se penche sur le film anti-Islam. La parole est à M.Jérôme Lambert, analyste géopolitique, Pierre Dortiguier et à l’islamologue français, Christian Bonaud. http://french.irib.ir/programmes/table-ronde/item/214457-table-ronde

     
  12. michel

    22 septembre 2012 at 20 h 41 min

    Dernières nouvelles du fronts: tout va bien

     
  13. jeance

    22 septembre 2012 at 20 h 42 min

    M. Nétanyahou puise une partie de son inspiration dans des références messianiques
    et répète à l’envie que sa mission historique est d’éviter à l’Etat juif un nouvel Holocauste.

    http://www.lemonde.fr/international/article/2012/09/21/le-pari-a-haut-risque-de-netanyahou_1763834_3210.html

     
  14. michel

    22 septembre 2012 at 20 h 57 min

    Le sort du Japon et les japonnais est dans notre vision. Nous ne pouvons pas l’ignorer. Nous ne prenons les conséquencences qu’en fonction de leurs impacts. Les gens, nous, sommes beaux.Je m’en fout de la pub. Je choisi

     
  15. emigrdesouche

    22 septembre 2012 at 21 h 07 min

    Des nouvelles du front: j’ai perdu un cheveux (Coluche)

     
    • michel

      22 septembre 2012 at 21 h 30 min

      salut emigrdesouche, tu vas bien?

       
      • emigrdesouche

        22 septembre 2012 at 22 h 19 min

        Plutôt bien, Michel, merci de prendre des nouvelles.
        Et toi, comment vont les choses ?

         
      • michel

        23 septembre 2012 at 10 h 07 min

        emigrdesouche merci, on peut dire que les choses sont dans leur cours. Le fleuve charie des tonnes d’alluvions qui forment un delta gigantesque et mouvant. La res publica ne va pas tarder à devenir la res verita.
        Vigilant et confiant

         
  16. substance87

    22 septembre 2012 at 21 h 22 min

    Rothschild : Une banque au coeur du pouvoir
    Comment les Rotschilds placent leurs hommes au sommet des institutions.

    Emmanuel Macron a choisi son bureau : celui de François Pérol, cet ami de Nicolas Sarkozy, qui fut lui aussi secrétaire général adjoint de l’Élysée avant de prendre les commandes dans des conditions contestées du groupe Banques populaires-Caisses d’épargne. Avant l’Élysée, François Pérol venait lui aussi de faire une fortune express à la banque Rothschild.

    Ainsi passent les hommes, les partis et les pouvoirs… et demeure la banque Rothschild. C’est l’histoire d’un pouvoir au cœur du pouvoir, à l’épicentre des influences, des affaires, des coups financiers et de la politique.

    Une histoire très française, celle du capitalisme parisien de ces trente dernières années : un capitalisme happé et transformé en profondeur par la mondialisation. Et qui, dans le même temps, s’est recroquevillé sur une oligarchie des élites dont les ingrédients sont le pantouflage, les conflits d’intérêts, le mélange des affaires publiques et des intérêts privés, sur fond de nomenklaturisme des grandes écoles.

    C’est cette histoire que nous raconte notre consœur Martine Orange dans son livre Rothschild, une banque au pouvoir. Pas de dénonciation indignée dans ce livre mais une froide autopsie d’une des maisons les plus secrètes de Paris. Et une explication méthodique de ce que sont aujourd’hui les ressorts de la fortune, des affaires et de l’influence. David de Rothschild, l’artisan obstiné du pouvoir aujourd’hui flamboyant de la banque du même nom, est un homme qui ne parle pas. Ses apparitions sont rarissimes, ses interventions publiques exceptionnelles et toujours d’une parfaite langue de bois.

    Dans ce livre, il s’explique en revanche longuement, avec une étonnante liberté, et retrace dans le détail comment, reparti de zéro après la nationalisation de 1982, il a reconstruit avec l’aide de proches, Éric et Édouard de Rothschild, l’un des principaux lieux de pouvoir du pays. La banque Rothschild l’avait toujours été : Georges Pompidou, successeur de De Gaulle, n’y avait-il pas fait l’essentiel de sa carrière ?

    « C’est la tradition de la maison de se mettre à la disposition de la République », dit à Martine Orange, David de Rothschild. C’est cette imbrication que décrit notre consœur qui a pu recueillir des dizaines de témoignages et récits, à l’intérieur même de la banque, chez les poids lourds des grands groupes français et dans plusieurs cercles politiques.

    Car cette enquête, si elle nous montre les coulisses du capitalisme français, nous ramène toujours à l’essentiel : la politique, le pouvoir de décider, et quelques-uns de ses principaux acteurs. L’un d’eux émerge dans cette histoire d’une banque : Édouard Balladur. L’ancien conseiller de Georges Pompidou joue un rôle clé dans la renaissance de la banque, aux côtés d’un autre homme, Ambroise Roux, l’influent manitou du patronat français au début des années 1980.

    Balladur ne s’éloignera jamais de la banque Rothschild. Et il y introduit bien sûr ses proches : Nicolas Bazire d’abord, son directeur de cabinet en 1995 qui partira chez Rothschild avant de devenir le numéro deux de Bernard Arnault à la tête de LVMH ; Nicolas Sarkozy ensuite. C’est cet univers, au lendemain de la défaite des balladuriens à la présidentielle de 1995, que Martine Orange explore en détail dans le chapitre 13 de son livre. Nicolas Sarkozy avocat d’affaires y tient le premier rôle. Nous reproduisons intégralement ce chapitre dans les pages suivantes.

    Rothschild, une banque au pouvoir
    Par Martine Orange. Parution septembre 2012. Albin Michel. 368 pages. 20 euros

    ***

    Chapitre 13

    Les lois de l’hospitalité

    À nouveau, la maison Rothschild a tendu une main amie. Cette fois, elle n’est pas destinée à quelque banquier délaissé. Mais à des amis en détresse, abattus après la défaite de leur candidat, dès le premier tour de l’élection présidentielle de 1995. Pour la banque, cette déroute est une déception mais pas un drame. Elle est désormais une banque d’affaires reconnue. Elle a ses entrées, partout.

    Les liens avec Jacques Chirac, même s’ils sont bien moins étroits qu’avec Edouard Balladur, existent. Le nouveau Président, lui aussi, reste imprégné de la grande tradition pompidolienne. Et dans ce récit fondateur, les Rothschild ont une place à part : ce sont les amis de Georges Pompidou, la banque du Président, comme on dit. Un des plus proches de Chirac, François Pinault, est un client ancien de la banque : elle l’a aidé dans sa troisième mutation, lorsque l’homme d’affaires a liquidé ses actifs industriels, à commencer par la Chapelle Darblay, pour créer un empire dans la distribution, avec la Fnac et le Printemps, en attendant le luxe. François Pinault a confiance dans la banque et ne manque pas de le faire savoir. Bref, ce changement politique ne constitue pas un séisme.

    Mais le désappointement est là, malgré tout : « Edouard » est un ami proche, peut-être le plus proche de la famille. Il a suivi depuis le début la reconstruction de la banque, l’a aidée dès qu’il a pu. Avec David de Rothschild, ils se sont souvent entretenus ensemble. Ils se voient depuis des années à Deauville, où Balladur a une maison et où le banquier vient en voisin. Ils ont tellement échangé sur leurs visions politiques, au cours de ces quinze années. Les liens sont si serrés qu’Édouard de Rothschild l’a choisi… comme témoin de mariage.

    Comme de nombreux responsables du monde des affaires, le chef de la maison attendait, espérait la victoire du premier ministre, qui semblait lui être promise depuis des mois. L’homme politique qui, depuis 1981, s’était attelé à la reconstruction idéologique de la droite, était le dirigeant qu’il fallait : il allait mettre en œuvre le vaste programme de réformes sur lequel il réfléchissait depuis des années, avec le monde des affaires. Enfin, la France allait abandonner ses particularismes. Elle allait se normaliser et entrer dans le grand bain de la mondialisation.

    Les lendemains de l’élection présidentielle sont donc amers. D’autant que la droite chiraquienne a la victoire féroce. Les comptes se règlent avec les balladuriens, accusés d’avoir trompé et trahi l’ancien maire de Paris. Tous ceux qui, de près ou de loin, ont soutenu l’ex-premier ministre sont bannis. Les chiraquiens leur promettent les foudres de Zeus si jamais ils osent s’aventurer à nouveau sur le terrain politique.

    Cette atmosphère déplaît à David de Rothschild. Les batailles à droite, au début des années 80, entre chiraquiens et giscardiens lui ont laissé un souvenir désagréable. L’histoire lui a aussi appris combien les temps changent vite : les vaincus d’aujourd’hui peuvent être les vainqueurs de demain.

    La loi sur le pantouflage des hauts fonctionnaires dans le privé n’est alors qu’un simple exercice de style. C’est donc sans le moindre embarras que la banque propose à Nicolas Bazire, le plus proche collaborateur de Balladur à Matignon, de venir le rejoindre. Un service rendu à l’ancien premier ministre ? Nicolas Bazire dément avec vigueur. « Non, Edouard Balladur n’a recasé personne », réplique-t-il. Le ton est sans appel. Quinze ans après, il semble en être encore blessé.

    C’est donc par ses propres moyens, affirme-t-il, qu’il a cherché à se recaser. Au lendemain du premier tour, Nicolas Bazire n’est plus rien. Pendant des mois, il a été au centre de tout. Il a été plus que le directeur de cabinet de Balladur à Matignon, en cette période de cohabitation. Alors que l’Élysée vit au rythme de la maladie de François Mitterrand, il a été une sorte de premier ministre bis, Edouard Balladur se glissant subrepticement dans les habits de chef de l’État. Pas un dossier, pas une décision ne s’est prise durant cette période sans que Nicolas Bazire n’ait été amené à se prononcer. Il a été les yeux, les oreilles, la parole du premier ministre auprès des ministres, de l’administration, du monde politique et économique.

    Mais cet officier de Navale, devenu conseiller à la Cour des comptes, puis parachuté au sommet de l’État sans passer par les étapes intermédiaires, n’a pas le goût de revenir à la case départ. Il n’a pas la politique chevillée au corps. D’autant qu’il sait qu’il lui est promis un long purgatoire avant de refaire surface. « J’aurais pu avoir la possibilité de me présenter à un siège de député à Fécamp. J’ai hésité,

    puis j’ai préféré renoncer. Il faut en avoir très envie pour faire de la politique. Je n’étais pas forcément fait pour ce mode de vie », explique-t-il.

    Mais il ne se voit pas non plus regagner son corps d’origine et couler des jours tranquilles dans l’administration. « Quand vous avez connu la folie de Matignon, les jours et les nuits à travailler avec une équipe de quarante personnes, à traiter de tous les grands dossiers, il faut une sorte d’abnégation que je n’avais pas pour revenir à la Cour des comptes et contrôler ce qui venait d’être fait », reconnaît-il.

    Alors, il se tourne naturellement vers le privé. À défaut du pouvoir politique, il est prêt à découvrir l’autre pouvoir, celui de l’argent. « Je me suis dit qu’aller dans une banque d’affaires serait moins compliqué que d’intégrer la hiérarchie d’une entreprise », raconte-t-il aujourd’hui.

    Plusieurs banques lui ont fait des propositions, Lazard en premier, intéressé par ce haut fonctionnaire si puissant, et connaissant tous les dossiers politiques et économiques du moment. « Mais je n’avais pas envie de faire comme Jean-Marie Messier[1], d’avoir un parcours parallèle au sien, explique-t-il. Et ce qu’on me disait de Lazard, de l’ambiance qui y régnait, ne m’attirait pas. » La banque Arjil, propriété de Jean-Luc Lagardère, lui fait aussi des avances. Et puis, il y a Rothschild.

    Selon Nicolas Bazire, le choix de Rothschild lui vient naturellement. Il connaît Édouard depuis 1990, il a rencontré David lors de réunions du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), quand il était à Matignon. Et, étant originaire de la région, il fait lui aussi partie de l’amicale de Normandie, retrouvant tout le monde le week-end à Deauville.

    Tout s’enchaîne donc très vite, même si le parcours de recrutement, imposé par la maison, est soigneusement respecté. Il y a d’abord un déjeuner avec David de Rothschild, fixé invariablement au Jockey Club comme il se doit, puis la rencontre avec les autres associés-gérants – Jean-Claude Meyer, Christian de Labriffe, Richard Thil, Gérard Worms –, suivie par l’entretien d’apparence badin mais sous l’œil exercé et vigilant d’Éric de Rothschild. Enfin la confirmation arrive : en novembre 1995, Nicolas Bazire devient, sans période probatoire, le cinquième associé-gérant de la maison. Un signe de confiance et de reconnaissance manifeste.

    Nicolas Bazire est une recrue de poids pour la banque. Il connaît tout des discussions, des préoccupations du pouvoir du moment. Les interlocuteurs de poids sont passés par son bureau. Et, en dépit des apparences, sa prise de distance d’avec le pouvoir n’est qu’apparente. Il reste au contact de tous les bruits, les rumeurs, les projets, même s’il lui faut, dans son nouveau métier, « prendre son téléphone, plutôt que d’être sans cesse appelé », ce qui le surprend. Il est juste moins exposé.

    Il découvre aussi une autre dimension, celle des affaires internationales, l’univers des grands banquiers et des mégafusions, celui où les maîtres du monde jonglent et se battent à coups de milliards avec le globe pour terrain de jeu. Soudain, l’univers de Matignon, gare de triage de tous les dossiers français du moment, les bruits de la vie politique, lui paraissent bien étriqués, bien limités. « J’ai découvert un autre monde », dit-il (Jean-Marie Messier a été très proche de Nicolas Bazire. Issus tous les deux de familles catholiques pratiquantes, ils ont noué des liens étroits : chacun est le parrain d’un des enfants de l’autre. C’est Jean-Marie Messier qui recommanda Nicolas Bazire à Edouard Balladur comme directeur de cabinet en 1993, après avoir refusé d’abandonner Lazard et prendre le poste lui-même. Mais, à l’époque, les deux amis s’entretenaient quotidiennement des affaires de la France, des grands groupes et du monde.)

    Très vite, un autre proche de l’ancien premier ministre commence aussi à hanter les couloirs de la banque : Nicolas Sarkozy.

    D’ordinaire, le monde des affaires n’aime guère mettre en avant les coups de pouce qu’il a pu donner à un moment ou à un autre à une personnalité politique dans l’embarras. Ces petits services rendus se font dans la discrétion, et chacun s’empresse d’oublier qui a pu en prendre l’initiative. À la banque Rothschild, on ne biaise pas avec le sujet. Des années plus tard, les uns et les autres se disputent même la primauté d’avoir eu recours aux services de Nicolas Sarkozy, avocat d’affaires, pour la banque.

    Nicolas Bazire est catégorique. « C’est moi qui ai fait venir Nicolas à la banque Rothschild en 1997. Je travaillais sur une cession immobilière de la Générale des eaux et j’ai fait appel à ses services à ce moment-là. » Édouard de Rothschild affine cette version : « J’étais son interlocuteur à la banque. » Mais celui-ci situe cette relation plus tard, après la défaite des élections européennes de 1999, lorsque l’allié de Philippe Séguin a abandonné la direction du RPR et parut tenté de quitter à nouveau la politique. « Je l’ai retrouvé, après les élections européennes, chez Jean-Claude Darmon. Il était son avocat et moi son banquier d’affaires dans le cadre de la cession de son groupe. C’est à ce moment-là que je lui ai proposé de travailler comme avocat d’affaires pour la banque », raconte-t-il. Les versions semblent contradictoires. Elles sont juste étalées dans le temps.

    David de Rothschild semble plutôt se souvenir de l’aide au moment de la première traversée du désert, en 1995, quand l’homme politique, abattu par la défaite, semble prêt à raccrocher les gants. « J’ai connu Nicolas Sarkozy en Normandie chez Edouard Balladur. C’était assez facile de sentir qu’il y avait chez lui toutes les qualités pour faire un très bon négociateur. Est-ce que l’initiative est venue de moi ou de Nicolas Bazire ? Je ne m’en souviens plus », dit-il aujourd’hui. Lionel Zinsou, ancien associé-gérant de la banque, a une dernière version. Selon lui, Nicolas Sarkozy a commencé à travailler pour la banque dès 1995, au lendemain de la défaite de son protecteur.

    Les relations entre la famille Rothschild et le maire de Neuilly sont en effet beaucoup plus anciennes que celles avouées. « Nicolas Sarkozy a eu des liens très proches avec trois banquiers, qui ont veillé sur lui tout au long de sa carrière : Jean-Marc Vernes, Antoine Bernheim et les Rothschild. Cela ne l’a pas empêché d’être méfiant avec l’argent, car il savait combien le sujet pouvait être politiquement dangereux. Il a néanmoins eu des relations très proches avec eux, et ceux-ci n’ont cessé de l’aider », raconte en confidence un homme qui a suivi l’ascension de l’ancien chef de l’État. « Les affaires et le pouvoir politique sont indissociables », confirmera plus tard Cécilia Attias, l’ex-épouse de Sarkozy, témoin privilégié de sa carrière.

    Très proche de la famille Dassault, le banquier Jean-Marc Vernes, inamovible adjoint aux finances à Neuilly pendant plus de trente ans, est celui qui lui a permis d’emporter la mairie, au nez et à la barbe de Charles Pasqua, à la mort d’Achille Peretti en 1983. Par la suite, le très jeune maire cultivera avec assiduité le banquier qui a la haute main sur toutes les finances du RPR et l’emmène, sous sa protection et celle de la famille Dassault, à laquelle il est intimement lié, jusqu’au sommet du parti.

    Antoine Bernheim, le prestigieux banquier de Lazard, lui, l’a initié aux subtilités des affaires. Il lui a présenté les gens qui comptent, lui a expliqué le dessous des cartes de bien des épisodes économiques. Il l’a mis au courant de toutes les affaires italiennes, allant du Vatican à Mediobanca, la puissante banque italienne phare du capitalisme italien, qui sera par la suite l’objet de toutes les attentions de Vincent Bolloré, de la famille Dassault (et de la présidence de Sarkozy). Il lui a décrypté tous les mouvements parallèles, l’a introduit dans de multiples réseaux.(Note : Le Vatican, alors sous la direction du pape Jean-Paul II, a fait appel au banquier Antoine Bernheim, homme influent de Mediobanca – la banque qui verrouille le capitalisme italien – pour remettre de l’ordre dans ses finances, après les scandales de l’IOR (l’Institut pour les œuvres de la religion). La banque du Vatican, comme on l’appelle, était dirigée alors par l’Américain Paul Marcinkus. Ce dernier se trouvait mêlé à la faillite du Banco Ambrosiano. Le dirigeant de cette dernière banque, Roberto Calvi, fut retrouvé pendu sous un pont de Londres. La conduite discrète et efficace de cette mission de remise en ordre valut à Antoine Bernheim la reconnaissance des milieux politiques et économiques italiens et sa nomination, pendant des années, à la présidence du groupe d’assurances Generali, pivot du monde des affaires italien. )

    Les liens avec la famille Rothschild sont moins affichés mais n’en sont pas moins solides. Ils se connaissent de longue date. Fasciné par ce monde violent et intrigant de l’argent, qu’il connaît déjà bien depuis qu’il est maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy cultive la proximité avec la famille. Au milieu des années 80, Édouard de Rothschild et lui se fréquentent beaucoup. Ils partagent les mêmes impatiences, ont envie de faire bouger les choses, comme aux États-Unis qui les fascinent tant, ils ont le même mépris pour les usages et le qu’en-dira-t-on. Ils deviennent si intimes qu’ils partent en vacances ensemble et se retrouvent l’été avec leur famille sur les plages de La Baule.

    Montant très vite dans l’appareil du RPR, le futur Président n’a pas besoin de beaucoup d’explications pour comprendre le poids acquis par les jeux de pouvoir au sein du RPR et du patronat. Après l’échec du maire de Paris à l’élection présidentielle en 1988, le monde des affaires a tranché. Pour lui, Chirac est mort ! Il convient de choisir un autre candidat, plus à même d’incarner ses idées et de gagner. Ce candidat est tout trouvé : c’est Balladur, bien sûr. Nicolas Sarkozy se met dans la roue du premier ministre, dès sa nomination. Et tout ce petit monde se retrouve – à Deauville ! – pour parler, échanger, tracer des plans sur la comète. Lorsque David vient en voisin – il est toujours maire de Pont-l’Évêque – rendre visite à son ami Balladur, Nicolas n’est jamais loin. D’autant que Thierry Gaubert, responsable de la communication à la mairie de Neuilly, s’est lui aussi installé dans les environs.

    Au lendemain de l’échec de 1995, les milieux économiques se préoccupent beaucoup du sort réservé à l’ancien ministre du budget, sur lequel ils ont déjà beaucoup investi. Quelques mois ont suffi à Sarkozy pour s’installer comme le numéro deux du gouvernement Balladur. Il avait aussi un bureau à Matignon, où il préparait l’élection présidentielle, au côté d’Edouard (Balladur) et de Nicolas (Bazire). Accusé de haute trahison par les chiraquiens, banni par Chirac lui-même qui lui interdit l’accès à l’Élysée, Sarkozy, au lendemain de la défaite, s’interroge sur son avenir. Contrairement à ce qu’il affirmera plus tard, l’homme ne supporte pas les hauts et les bas de la politique… Alors que sa route semble barrée, il a envie de raccrocher de la politique, d’entamer une nouvelle carrière, de devenir banquier d’affaires pour « faire de l’argent ».

    Il s’ouvre de son projet à plusieurs personnes. « Quand il m’a parlé de devenir banquier d’affaires, je le lui ai déconseillé. Il n’était pas fait pour ce métier. Je lui ai dit que sa voie, c’était la politique. La France avait besoin d’hommes comme lui. Il lui fallait faire preuve de patience. Un jour, tu seras à l’Élysée, lui ai-je prédit », nous racontera Antoine Bernheim. Le très influent et très discret homme d’affaires canadien Paul Desmarais, dirigeant du très secret groupe Power Corp., lui tiendra le même discours, lorsqu’il ira le voir dans sa propriété de Sagard, au Canada, à l’été 1995. Son destin, selon l’associé du financier belge Albert Frère, était tout tracé : il devait s’accrocher à sa carrière politique, les plus grands espoirs lui étaient permis. « On m’a présenté cet homme politique encore tout jeune et j’ai trouvé en lui une énergie formidable et une force de conviction telle que je me suis dit : c’est quelqu’un qui serait bien pour la France », expliquera le Canadien plus tard.(Note : Albert Frère et Paul Desmarais se sont rencontrés par l’intermédiaire de Gérard Eskenazi. Le directeur de Paribas est alors en train d’organiser l’exfiltration de certaines filiales, afin qu’elles échappent à la nationalisation de 1981. Les deux financiers acceptèrent de lui prêter main-forte et en devinrent les grands bénéficiaires, récupérant à leur profit les filiales belge et suisse de Paribas. Depuis, ils ne se sont pas séparés et sont associés dans l’essentiel de leurs affaires.)

    Quelqu’un de bien pour la France. Beaucoup en sont déjà convaincus. D’autant qu’ils considèrent que Balladur ne pourra plus se représenter. Pour eux, son échec est plus lié à sa personne qu’à son projet politique : les Français n’aiment pas son personnage compassé, cette caricature de marquis emperruqué en chaise à porteurs dont il n’a jamais pu se débarrasser. Il faut donc passer à un autre candidat, qui ne fera pas peur aux Français mais qui sera capable de porter le programme que le monde des affaires attend. Et ce candidat, ce peut être Nicolas ! Il est jeune, certes. Mais il a les capacités. En attendant, il faut l’aider.

    Une société discrète de secours mutuel se met en marche pour le soutenir. Amer après avoir perdu, en 2010, la présidence de l’assureur italien Generali à 85 ans, Antoine Bernheim s’en prend à ceux dont il estime qu’ils l’ont trahi dans ce dernier combat, Vincent Bolloré et Nicolas Sarkozy notamment, et il vend la mèche : « Quand je pense à ce que j’ai dépensé pour l’aider », nous confiait-il alors. Il répétera ses confidences désabusées dans un livre de Mémoires : « Sarkozy m’a mangé dans la main pendant vingt ans. Il a toujours eu des problèmes avec l’argent. Il oublie que j’arrose son cabinet d’avocats depuis vingt ans. Puisque je suis foutu à la porte de Generali, j’arrête », lance-t-il alors, furieux.

    « Antoine Bernheim a beaucoup aidé Nicolas Sarkozy. Il a joué de son entregent pour lui trouver des financements, l’a fait avocat de Generali, a amené des clients à son cabinet d’avocat d’affaires. Mais lui a-t-il consacré des fortunes ? C’est une autre histoire. C’est un homme avare. Dès qu’il dépense la moindre somme, il a l’impression d’être ruiné », s’amuse un banquier qui le connaît bien. Pas faux. L’ancien associé-gérant de Lazard, qui, à la veille de son décès, avait constitué une fortune estimée entre 600 millions et 1 milliard d’euros entre ses activités de banquier, d’assureur et immobilières, n’hésitait pas à se plaindre souvent de son sort misérable, laissant croire à ses interlocuteurs qu’il était quasiment réduit à la mendicité. Nicolas Sarkozy lui-même s’en moqua. « Arrête de te plaindre ! J’ai été ministre du budget, je connais quand même l’état de ta fortune », lui rétorque-t-il, le jour où il lui remet la grand-croix de la Légion d’honneur.

    Antoine Berheim l’a aidé, mais d’autres aussi. Beaucoup y vont de leur obole pour le soutenir. Nicolas Sarkozy étant avocat d’affaires, les soutiens peuvent se monter facilement. On lui confie soit des dossiers rapides mais très rémunérateurs, soit des affaires compliquées qu’il faut démêler avec doigté et discrétion.

    L’ancien ministre de Balladur n’a jamais plaidé devant des juges. En revanche, il est un adepte des discussions en coulisse, des compromis ou des attaques discrètes. Ce qui lui permet d’entrer encore plus avant dans les grands et petits secrets du monde des affaires, qui n’aime guère que les différends se jugent sur la place publique. C’est ainsi que la famille Dassault fait appel à lui, bien que sa spécialité soit d’abord l’immobilier, pour préparer le règlement discret de la succession de Serge Dassault. Depuis, le cabinet a toujours gardé sa clientèle.

    La banque Rothschild, comme tant d’autres, décide donc de faire appel à ses services. Une banque d’affaires a recours à pléthore d’avocats, certains très spécialisés, d’autres pour des missions discrètes. Nicolas Sarkozy a besoin de travailler pour faire tourner son cabinet. Donc, quoi de plus naturel que de faire appel à lui sur des sujets sensibles ?

    Le dossier de l’immobilier de la Générale des eaux, pour lequel Nicolas Bazire recourt à lui, est un de ceux-là. Le groupe privé – à la tête d’un empire dans l’eau, les déchets, l’immobilier, les médias – est en faillite. Jean-Marie Messier a été parachuté en urgence à la présidence de la Générale des eaux en remplacement de Guy Dejouany, sur la pression personnelle d’Ambroise Roux. Il a pour première mission de cacher cette situation et d’éviter l’écroulement. Que le Crédit lyonnais, banque publique, fasse faillite, c’est une chose ! Que la Générale des eaux, alors deuxième groupe privé, dépose le bilan, en est une autre ! La mauvaise gestion, en ces temps de démonstration idéologique, ne peut être qu’étatique.

    Dans le désastre qui menace, l’immobilier est le premier sujet de préoccupation : une folie d’expansion et de grandeur a entraîné cette branche dans des projets et des paris tous azimuts. Il y en a au moins pour 30 milliards de francs d’engagements, sans parler des promesses cachées. L’explosion de la bulle immobilière a mis à bas de dangereux montages, qui peuvent emporter par le fond l’ensemble de ce monstre tentaculaire.

    À peine arrivé à la Générale des eaux, Jean-Marie Messier a appelé un ami, Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn quand il était au ministère de l’industrie, pour l’aider. Il lui confie la direction de la CGIS, filiale immobilière créée pour isoler les dossiers immobiliers du reste, notamment ceux de La Défense qu’il faut désamorcer : la Générale des eaux – qui a profité de la faillite de Christian Pellerin, le bâtisseur du quartier des affaires parisien, pour prendre le contrôle de sa société – se retrouve à la tête de plus 300 000 mètres carrés, soit, au bas mot, un tiers environ de La Défense à l’époque[1].

    Pour l’aider à déminer cette bombe, Stéphane Richard fait appel à de multiples expertises. Et c’est tout aussi naturellement qu’il pense, avec Jean-Marie Messier, à confier les contentieux de La Défense à leur ami. N’est-il pas spécialiste de l’immobilier ? À partir de 1996, celui-ci devient donc l’avocat en titre de la CGIS sur ce dossier. Un an plus tard, il devient aussi l’avocat de la banque Rothschild pour le même dossier. Même si la banque travaille pour la CGIS, il est un peu compliqué d’avoir le même avocat, surtout sur un dossier aussi lourd. Là où tout se complique, c’est que Nicolas Sarkozy, tout en étant avocat d’affaires pendant sa traversée du désert, est toujours, à l’époque, maire de Neuilly, partie prenante à l’avenir du quartier d’affaires. Il est aussi, à cette date, redevenu secrétaire général du RPR. Heureux hasard, c’est un ami, Charles Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux et cacique du RPR, qui est président de l’EPAD, l’établissement public de La Défense. Une entité importante aux yeux de Nicolas Sarkozy, puisque, après en avoir pris la présidence de 2005 à 2007, il a voulu la confier en 2008 à son fils Jean, avec le succès que l’on sait.

    En un mot, le mélange des genres est total. Par le jeu des mandats politiques et d’affaires, Nicolas Sarkozy se retrouve de tous les côtés à la fois pour gérer le quartier qui compte près de la moitié des sièges des grands groupes français, le dossier le plus important des Hauts-de-Seine, celui qui assure au département un budget équivalent au PIB de la Grèce à l’époque.

    Dans le milieu parisien, personne ne s’émeut d’une telle situation. À aucun moment, la banque Rothschild, pourtant habituellement si prudente, ne semble s’être posé la question de l’impossibilité de lui confier un tel dossier. D’autres considérations ont dû prévaloir.

    D’une certaine façon, la sortie de ce dossier a été gérée comme le monde des affaires le souhaitait : dans la plus totale discrétion et pour le plus grand bénéfice de certains. Des tours entières ont été vendues à des investisseurs étrangers, banques, assurances ou fonds de pension, avec profit mutuel. La Générale des eaux a évité la faillite immobilière, en attendant la suivante avec Vivendi. La CGIS, devenue Nexity, s’est transformée en un groupe très prospère, et ses dirigeants, dont Stéphane Richard, sont devenus des hommes riches, comme l’en félicitera Nicolas Sarkozy en lui remettant la Légion d’honneur en 2008, alors qu’il est devenu entre-temps directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy (avant de devenir président de France Telecom).

    Le maire de Neuilly a tiré aussi quelque profit sur ce dossier. Cela lui a permis de comprendre tous les ressorts du système Pasqua dans les Hauts-de-Seine, de le démonter et de le récupérer pour son profit politique. En 2004, il deviendra président du Conseil général, succédant à… son mentor. Mais à cette date, il est déjà aspiré par les vents ascendants du pouvoir.

    « Durant toute cette période, Nicolas Bazire a été la cheville ouvrière entre Sarkozy et la banque Rothschild. Ce rôle lui revenait naturellement. À Matignon, ils avaient formé un duo qui, depuis, ne s’est jamais défait. Il savent tout l’un de l’autre », explique notre témoin, placé aux premières loges. Mais en 1998, Nicolas Bazire quitte la banque. Bernard Arnault, le président de LVMH, qui l’a pris comme conseil dès son arrivée chez Rothschild, lui a fait une proposition qui ne se refuse pas. « Vous n’allez pas rester banquier toute votre vie. Venez chez moi », lui a proposé Arnault. Nicolas Bazire ne peut résister aux sirènes du milliardaire : en lui offrant de devenir numéro deux du groupe de luxe, il lui propose tout, l’argent, le luxe, le pouvoir suprême.

    « Le pire moment a été quand je suis allé voir David de Rothschild pour lui annoncer mon départ. Cela a été très difficile. Mais il a été comme toujours d’une exquise urbanité », se souvient Bazire. « Si vous pensez que vous devez le faire, faites-le », lui répond David de Rothschild, chiffonné par ce départ. Le chef de la maison n’aime décidément pas qu’on le quitte.

    « Cela a été une erreur de recrutement », soutient aujourd’hui Gérard Worms. David ne dira jamais cela, même s’il peut éprouver le regret d’avoir été abandonné par un homme en qui il avait placé beaucoup d’espoirs, au point de lui accorder nombre de dispenses par rapport aux règles de la maison. Reconnaissant, Nicolas Bazire, comme directeur général de LVMH, confiera de nombreux mandats du groupe à la banque. Édouard de Rothschild, resté très proche, le nommera en retour au conseil stratégique, aux côtés d’Alain Minc et de Jean-Charles Naouri.

    Bazire parti, c’est Édouard qui reprend en direct la relation avec Nicolas Sarkozy. Ce dernier a replongé alors dans la politique en redevenant secrétaire général du RPR et en laissant de côté, sauf circonstances exceptionnelles, sa robe d’avocat. Les deux amis, qui ne se sont jamais perdus de vue, entretiennent des relations libres. Quand il a commencé à revenir en politique, Édouard a usé de son entregent pour lui faire rencontrer de nouvelles personnalités, l’introduire dans de nouveaux réseaux. Il lui a présenté Minc, qu’il ne connaissait pas. Il l’a rabiboché avec Ernest-Antoine Seillière, alors président du Medef, avec lequel Nicolas Sarkozy était en mauvais termes.

    Mais après la défaite des européennes de 1999, l’espoir de la droite est à nouveau tenté de renoncer à la politique. Il a abandonné toute fonction au sein du RPR. Il n’est plus que maire de Neuilly et parle une fois de plus de commencer une nouvelle vie. Il faut à nouveau monter un comité de soutien ! La banque Rothschild lui tend la main et sollicite son cabinet. Édouard de Rothschild l’associe notamment à des affaires qui les passionnent particulièrement l’un et l’autre : les médias. Ils discuteront ensemble de tous les dossiers de fusion, de rachat qui agitent la presse et l’audiovisuel à cette époque-là. Mais dans le plus grand secret.

    Quelle a été l’ampleur de l’aide de la banque à Nicolas Sarkozy pendant toute cette période ? « Très limitée. La banque lui payait des honoraires normaux d’avocat », assure David de Rothschild, qui refuse d’en dire plus. Comme le feront Antoine Bernheim, la famille Dassault, Bernard Arnault, le groupe Bouygues, Jean-Marie Messier, Albert Frère, Paul Desmarais, le publicitaire Gilbert Gross, Jean-Claude Darmon et tant d’autres.

    David et Édouard se tiendront toujours en retrait, refusant tout affichage de cette aide passée. On ne les verra pas le 6 mai 2007 à la soirée du Fouquet’s, alors que tous ceux qui l’ont soutenu durant ces longues années se pressent pour fêter la victoire de leur candidat. Par la suite, nombre de ceux qui l’ont aidé dans sa traversée du désert auront droit à leur récompense, avec chaque fois de vibrants remerciements. Antoine Bernheim sera fait grand-croix de la Légion d’honneur dès le 13 juillet 2007, Nicolas Sarkozy rappelant qu’il lui devait tout. Paul Desmarais et Albert Frère le seront l’année suivante, et le chef de l’État rappellera de nouveau ce qu’il doit au premier. Bernard Arnault sera promu grand officier en 2011. Et une nouvelle fois, le Président lui rendra hommage pour son soutien dans les temps difficiles.

    Mais sur la liste des promus de la Légion d’honneur, décoration très prisée de ce quinquennat, ne figurent ni David ni Édouard de Rothschild. Une longue fréquentation du pouvoir, dispensée par la mémoire familiale, leur a enseigné combien la recherche des distinctions du moment, l’étalage pouvaient devenir un jour préjudiciables. L’association au grand jour de la finance et de la politique finit par ne jamais faire bon ménage. La banque Rothschild, qui a payé par le passé pour de telles erreurs, n’est pas près de les réitérer.

    Et puis, le métier de banquier d’affaires s’accommode mal des feux de la rampe. « Le secret de Rothschild, c’est le secret », dit David, reprenant à son compte la formule d’André Meyer, banquier de génie de Lazard, après guerre. La magie du nom, de la réussite de la maison tient aussi à cela. Mais pour continuer à opérer, elle doit se tenir dans une certaine pénombre, nimbée de mystère et de brouillard. Une lumière trop crue en dissiperait tous les effets.

    ————–

    Rothschild, une banque au pouvoir
    Par Martine Orange. Parution septembre 2012. Albin Michel. 368 pages. 20 euros

    Source – Médiapart

     
  17. lodela971

    22 septembre 2012 at 21 h 28 min

    Entretien avec ZEON sur Charlie Hebdo, sa BD et son parcours | La Taverne des Pirates © http://youtu.be/TN9FnCggDEc

     
  18. michel

    22 septembre 2012 at 21 h 35 min

    byeuros je te charie, je t’aime bien

     
    • byeuro

      23 septembre 2012 at 8 h 14 min

      Bonjour Michel

      C’est bye € qui est une monnaie qui affaiblie les nations et mène tout les peuples à l’esclavage. Nous n’avons qu’à voir comment l’UE par le biais de la finance met à mal et à genoux les peuples et leurs institutions. Vous pouvez voir comment notre Armée Française a été et est démentelée (De Gaulle doit se retourner dans sa tombe) comme le dit trés bien gwendoline1 (merci à elle pour l’information) au profit de ce pseudo-projet « d’Armée européenne(http://www.crashdebug.fr). Ceci afin de mieux contrôler les peuples et nous mettre sous la dictature de Bruxelles qui sera un pont vers cette dictature mondiale que l’on nomme le NOM.
      Regardez pour le Japon qui est un grand peuple qui a subit les pires atrocitées (bombarder par 2 bombes nucléaires, l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo le 20 mars 1995, Fukushima avec sa radioactivité). Il faut se poser les bonnes questions qui a intérêts de faire peurs aux peuples ? et quelles en sont les raisons ? Vous connaissez les réponses, je supose.
      Il n’y a qu’à voir comment Alain MINC homme de réseaux inluent pseudo conseiller à 2 balles (le néo-mondialiste compagnon de classe au Bidelberg de Jacqo Attlia) invité sur France 2 dans on n’est pas couché a essayé de nous vendre son europe fédérale à 2 balles et comment il s’est fait broyé par les 2 journalistes Natacha Polony et Aymeric Caron (bravo à eux 2).
      S’il veut sa mondialisation qu’il aille pronner ses bêtise sur une île déserte avec Jacqo la fripouille et toutes leur clique de Bruxelles et autres pour qui ils travaillent.
      Je suis pour la paix des peuples dans le monde et que l’on laisse vivre les gens tranquillement.
      Voilà tout mon cher Michel.
      Je vous aime bien aussi Michel.

       
      • gwendoline1

        23 septembre 2012 at 9 h 04 min

        @bonjour byeuro,
        « ……C’est bye € qui est une monnaie qui affaiblie les nations et mène tout les peuples à l’esclavage. Nous n’avons qu’à voir comment l’UE par le biais de la finance met à mal et à genoux les peuples et leurs institutions…. »

        entièrement d’accord avec vous!

        bonne journée à vous tous.

         
      • byeuro

        23 septembre 2012 at 9 h 12 min

        Désolée pour les fautes mais j’ai écrit en linéaire sans regarder.

         
      • michel

        23 septembre 2012 at 10 h 36 min

        Bonjour byeuro, oui ok bye bye euro! Pour le gal de Gaule je suis plus modéré.. L' »indépendance » énergétique et militaire gràce ou à cause du nucléaire, nous a laissé un beau cadeau.. Le Japon doit ses vicissitudes à son tempérament indépendant et à son peuple très attaché à son territoire et ses traditions. C’est devenu la vitrine mondiale du progrès technologique (enfin, quoique, Fukushima reste une plaie béante dans la réalité des limites scientifiques) Je crois qu’ils payent une addition très dure pour rentrer dans le NWO!
        L’europe fédérale est actée depuis longtemps, m Minc le sait, ou comment proposer une solution qui fonctionne déjà. C’est un film où l’on commence par la fin
        Bon Dimanche

         
      • byeuro

        23 septembre 2012 at 10 h 48 min

        Bonjour Michel,

        D’accord avec vous mais les peuples comment à se réveiller. Gare au réveil des peuples.

         
      • michel

        23 septembre 2012 at 11 h 40 min

        Le réveil se fera face à nos consciences, chacun d’entre nous séparément. Sans cela, la vérité ne pourra jaillir. L’iconographie des « révolutions » populaires oublie de montrer que c’est bien le peuple qui est manipulé. Nous serons vainqueur de l’individualisme et redeviendrons tous frères devant Dieu

         
  19. lodela971

    23 septembre 2012 at 0 h 13 min

     
  20. byeuro

    23 septembre 2012 at 9 h 06 min

    L’effondrement économique mondiale est imminent

    D’abord nous allons commencer par l’imminent effondrement financier total et mondial. Ce qui est réel. Ce n’est pas une théorie. Ce qui va se passer. La seule partie théorique de cette histoire, c’est quand ça va arriver. Ma meilleure supposition est que ce qui va se passer se situe entre Octobre et Décembre 2012.

    Il s’agit d’une brève explication de ce qui s’est passé dans notre économie au cours des dix dernières années. Plus important encore, ce n’est pas comme les autre dépression ou de récession. Je veux m’assurer afin d’expliquer clairement l’ampleur de la crise actuelle, cette fois c’est bien pire que n’importe quelle autre crise que le monde ait jamais connue. Pourquoi? En raison de la taille catastrophique de la dette qui s’est accumulée une fois qu’ils ont levé les règlements.

    https://hopegirl2012.wordpress.com/2012/08/25/while-you-were-asleep-the-story-of-the-2012-revolution-by-hopegirl/

     
  21. Alcide

    23 septembre 2012 at 9 h 20 min

    L’ Allemagne joue gros:
    Le senior député iranien Alaeddin Boroujerdi a déclaré que le matériel pour l’industrie nucléaire vendu à l’Iran par le géant allemand Siemens contenait des explosifs visant à saboter les installations nucléaires iraniennes !

    Trad:

    http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&to=fr&a=http%3A%2F%2Fwww.presstv.ir%2Fdetail%2F2012%2F09%2F23%2F263093%2Fndevices-sold-to-iran-explosiveladen%2F

    Original:

    http://www.presstv.ir/detail/2012/09/23/263093/ndevices-sold-to-iran-explosiveladen/

    Le sachant ,c’est peut-être pour cela que Téhéran à demandé et obtenu une condamnation par l’ONU des actes de sabotage de l’industrie nucléaire.

     
  22. Alcide

    23 septembre 2012 at 9 h 38 min

    Ainsi Brazil se présente-t-il comme une interprétation postmoderne des visées
    prophétiques de George Orwell. On y retrouve l’aspect dictatorial d’un empire …

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Brazil_%28film,_1985%29

     
  23. Alcide

    23 septembre 2012 at 11 h 47 min

    Enfin une bonne nouvelle :
     » La BCE est en mode panique  »

    http://diepresse.com/home/wirtschaft/eurokrise/1293077/Stark_EZB-bewegt-sich-ausserhalb-ihres-Mandats?_vl_backlink=/home/wirtschaft/index.do

    Une bonne traduction de cette importante déclaration est bienvenue.
    Et :

    « …La destruction de la démocratie en Europe est dans sa phase finale » Déclaration qui ne vient pas de certains européens (ou américain… ou zimbabwéen) blogueurs , mais du président de la République tchèque, 71 ans , quelqu’un qui connaît certainement la différence entre le communisme et la démocratie, Vaclav Klaus.

    http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&to=fr&a=http%3A%2F%2Fwww.zerohedge.com%2Fnews%2F2012-09-22%2Fformer-ecb-chief-economist-says-ecb-panic-czech-president-warns-end-demoracy-imminen

    Les ordures qui nous gouvernent prennent leurs ordres auprès de la ploutocratie bancaire internationale veulent mettre en place le fascisme en Europe par l’avènement d’un fédéralisme de façade dévoyé qui ne trompe que les gogo-bobos lobotomisés lesquels , imbibés de fausse fraternité , de métissage forcé et autres droâdel’homm se donnent ainsi bonne conscience d’être nés dans un fromage.

    Ne pas oublier la définition du fascisme donnée par son créateur :

    « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »
    Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l’Italie de 1922 à 1943

    Nous ne sommes pas dupes de ces ordures minables.
    Autres citations , pour mettre les événements actuels en perspective:

    « Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. »
    David Rockefeller

    « Personne n’entrera dans le Nouvel Ordre Mondial à moins qu’il ou elle ne fasse le serment de vénérer Satan. Persone ne fera parti du Nouvel Age sans recevoir une initiation Luciférienne. »
    David Spangler, directeur de l’Initiative Planétaire, un projet des Nations Unies .

     
  24. Mchan

    23 septembre 2012 at 21 h 35 min

    Ton titre n’est pas adapté puisqu’il s’est pendu il ne s’est pas suicidé en se tranchant l’estomac ( ce qui est le sens littéral de « hara » « kiri » terme plutôt vulgaire en japonais auquel on préfèrera « seppuku ». ^^

     
 
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