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Savoir attendre…

16 juil

Récemment, le ministre des Finances allemands avait fait pression sur les juges de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, lesquels viennent tout juste de commencer l’examen des plaintes déposées contre le MES.

Plusieurs politiciens allemands ont mis en cause la responsabilité des juges. Du point de vue du ministre des Finances allemand, les juges n’étaient pas conscients du danger de leur "attente"… susceptible "d’entraîner une considérable perte de confiance dans la capacité de la zone euro à prendre les décisions nécessaires dans un délai approprié".

Finalement les juges allemands viennent d’annoncer qu’il faudra attendre leur décision pour le 12 septembre 2012… c’est loin.

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35 Commentaires

Publié par le 16 juillet 2012 dans Non classé

 

35 réponses à “Savoir attendre…

  1. Ylan

    16 juillet 2012 at 16 h 41 min

    Ils repoussent comme d’habitude et cela prouve que l’Allemagne souhaite vraiment sortir de la zone. Je pense qu’ils attendent le bon moment, l’excuse, du moins c’est mon opinion.

     
  2. lambda

    16 juillet 2012 at 16 h 46 min

    @ Ylan
    c’est bien pour nous – pendant ce temps là il n’est pas applicable et avant le 12 septembre il peut s’en passer des choses ! !

     
  3. Le chat

    16 juillet 2012 at 16 h 46 min

    Hello,
    Apparement la société devant assurer la securité des J.O de Londres 2012 annonce ne pas être prête. Le gouvernement prévoit le renfort de l’armée.
    Étonnant cette nouvelle…
    Qu’en pensez vous chers amis?

     
  4. lodela971

    16 juillet 2012 at 17 h 25 min

    Guerre économique : Peugeot contraint de renoncer au marché iranien http://​www.egaliteetreconciliation.fr/​Guerre-economique-Peugeot-contr​aint-de-renoncer-au-marche-ira​nien-12871.html ( L’UANI, une force de frappe considérable )

     
    • ylan

      16 juillet 2012 at 20 h 14 min

      J’aime bien ce passage

       
  5. Gardiola

    16 juillet 2012 at 17 h 37 min

    Les allemands jouent la montre sachant que les JO sont un risque potentiel ?

     
  6. Clavreul

    16 juillet 2012 at 18 h 00 min

    Encore une fois de plus c’est du cinéma, Angela Merkel souhaite que François Hollande prenne ses responsabilités. En bloquant le M.E.S Karlsruhe empêche un nouveau LTRO de la BCE. Pour le gouvernement allemand, mettre des liquidités sur la table oui ! mais pas sans rigueur. Dans trois mois Jean Marc Ayrault saute.

     
  7. byeuro

    16 juillet 2012 at 18 h 51 min

     
  8. Marcc

    16 juillet 2012 at 18 h 59 min

    Je ne pense pas que le mal est partout. La Cour constitutionnelle est un organisme indépendant qui se doit de rendre un travail irréprochable. Tout tribunal qui se respecte ne bâcle aucun jugement… procédure normale donc… Et pour Londres, tout ira bien !

     
    • Clavreul

      16 juillet 2012 at 19 h 35 min

      Si le travail était irréprochable est ce que les traité de Maastricht aurait vu le jour ? est ce que la souveraineté des nations auraient été retirées avec l’ensemble de ses droits régaliens ? de quelle indépendance parlez vous au vue des résultats de l’ensemble des politiques européennes depuis trente ans ? du cinéma je vous dis, et si vous n’avez pas remarquez l’étendu du mal de notre monde croyez bien que cela ne va pas tarder. Pour Londres, je suis d’accord avec vous.

       
      • Clavreul

        16 juillet 2012 at 19 h 37 min

        les souverainetés.

         
    • oscar

      16 juillet 2012 at 20 h 22 min

      @Marcc
      Bien sur la justice doit etre indépendante des politiques!!! La Cour de Justice des Communautés Européennes est tellement indépendante qu’à chaque arret, elle enterre un peu plus la souveraineté des nations européennes durement acquise au cours des siècles au prix du sang et des larmes, et cette Cour donne toujours raison au fédéralisme à l’oeuvre au sein de la Commission de Bruxelles. Idem pour son arret qui donne raison à la firme Baumaux cotre la minuscule association Kokopelli. Au fait, ils sont responsables devant qui ces juges? Qui les sanctionne? Qui les a élus? Idem pour l’arret du Conseil d’Etat français qui oblige l’Etat français à augmenter le prix du gaz RETROACTIVEMENT!!!! Or la rétroactivité en droit français est interdite quand c’est défavorable aux cas où elle s’applique. Je m’étonne qu’aucune association de consommateur ne dénonce cet arret du Conseil d’Etat visiblement au service des actionnaires de GDF SUEZ!!! Notre Flanby national répond piteuseusement que la hausse sera étalée dans le temps!!! Bref l’Etat dont le role est de protéger ses citoyens a capitulé devant la fortune vagabonde et anonyme. L’Etat français a livré ses citoyens à la rapacité sans limite de la fortune anonyme et vagabonde sans défense et sans recours possible.
      Marcc, c’est ça que vous voulez? Un gouvernement des juges qui ignore la protection des populations, les intéréts supérieurs de la nation.

       
      • Clavreul

        16 juillet 2012 at 20 h 55 min

        Ah non non non oscar ! ils n’ignorent rien, ils sont de mêche ! la minorité Luciférienne, dans le cadre de la franc maçonnerie le plus souvent, les a selectionnée et facoçonnée de sorte que leur mission soit parfaitement accomplie. Même le Vatican est complètement gangréné de nos jours c’est pour vous dire.

         
      • Marcc

        16 juillet 2012 at 21 h 18 min

        Bons arguments Oscar ! Personne ne connaît la vraie mesure de toutes les ramifications politiques et sectaires… Qui vivra verra ! Ce blog est très intéressant et ses intervenants remplis d’imagination fantastique ! J’y ai récemment appris qu’il y avait une race reptilienne dont la reine d’Angleterre fait partie… Depuis je n’arrête plus de rire… mais bon… Merci pour votre commentaire Oscar !

         
      • Clavreul

        16 juillet 2012 at 21 h 44 min

        Quand on manque d’arguments l’on tourne tout à la dérision Marc, mais en effet, comme vous dites oscar a raison. L’ouvrage de Sophie Coignard : un état dans l’état.

         
      • Marcc

        16 juillet 2012 at 23 h 01 min

        @Clavreul Tourner tout à la dérision est un peu fort en ce qui me concerne mais tout avaler avec le plus grand sérieux du monde s’appelle aussi de la naïveté. La vérité et le mensonge se ressemblent étrangement, bien malin celui qui aura la science du discernement absolu… J’essaye d’aimer Dieu et surtout de lui faire confiance… Il saura prendre soin de moi le moment venu ce qui ne m’empêche pas de beaucoup lire. Merci pour votre remarque, je commende l’ouvrage dès ce soir. Bonne nuit.

         
      • Clavreul

        16 juillet 2012 at 23 h 26 min

        En quelque sorte vous avez raison Marc, ah ! vous voyez cela fait deux fois que je vous le dis ce soir. Les Lucifériens préparent l’arrivée de l’antéchrist, on vous auriez dit cela il y a quelques années Marc,vous auriez peut être mis cela sur le compte de la naïveté.

         
  9. kawa

    16 juillet 2012 at 19 h 13 min

    La clinton accueilli en Egypte par Monoca, Monica et des tomates

     
    • Antilluminati

      16 juillet 2012 at 21 h 12 min

      loool j’ai mis 20 secondes à comprendre, ils ont de la mémoire et de l’humour les Egyptiens xD

       
      • kawa

        16 juillet 2012 at 21 h 38 min

        oui de la mémoire et peut être un sursaut : on t’il compris que les usa sont derrières chacun de leur problème ?

         
      • quidam

        17 juillet 2012 at 16 h 57 min

        Les Etats unis ont financé Mubarak pendant plus de 30 ans, achetant la paix avec Israël mais coupant ce pays des relations diplomatiques avec ses voisins qui ont pris cela comme une trahison.
        Pendant tout ce temps le peuple égyptien a souffert parce que pas un centime ne leur est parvenu pour rénover, ne serait-ce que dans l’immobilier des bâtisses qui s’effondrent.
        Hillary vient aujourd’hui se réjouir de la démocratie ambiante alors qu’elle et ses prédécesseurs ont financé un dictateur. La vérité est criante mais les peuples ne l’entendent pas pour cause de propagande trop bien assimilée.

         
  10. BA

    16 juillet 2012 at 19 h 30 min

    Lundi 16 juillet 2012 :

    L’écartèlement est un supplice utilisé pour donner la mort par la séparation simultanée des quatre membres du tronc du corps humain. Sous l’Ancien Régime, certains condamnés étaient tués par écartèlement avec quatre chevaux. Regardez ce tableau :

    A notre époque, c’est la zone euro qui est en train de mourir par écartèlement.

    Les investisseurs internationaux ont choisi de fuir les Etats européens périphériques : leurs taux d’emprunt sont de plus en plus élevés.

    Mais en revanche, les investisseurs internationaux ont choisi cinq Etats-refuges en zone euro : leurs taux d’emprunt sont de plus en plus bas, et même négatifs pour certains.

    Lundi 16 juillet, la France a lancé un emprunt à 23 semaines, et aussi un emprunt à 49 semaines. Pour l’emprunt à 23 semaines, le taux a été de – 0,011%, contre – 0,006%, le 9 juillet. Pour l’emprunt à 49 semaines, le taux a été de – 0,002%, contre 0,013% le 9 juillet.

    – France : taux des obligations à 2 ans : 0,079 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    – Finlande : taux des obligations à 2 ans : 0,033 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    – Autriche : taux des obligations à 2 ans : 0,008 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    – Pays-Bas : taux des obligations à 2 ans : – 0,010 %. Je dis bien : moins 0,010 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    – Allemagne : taux des obligations à 2 ans : – 0,055 %. Je dis bien : moins 0,055 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    L’écartèlement de la zone euro est un spectacle horrible.

    Nous savons comment finit un écartèlement.

    Quand ça va craquer, il va y avoir du sang sur les murs.

     
  11. byeuro

    16 juillet 2012 at 19 h 42 min

    De nombreuses familles fortunées quittent la France
    La décision "d’un nombre important de familles françaises fortunées de quitter le pays à cause des initiatives annoncées par le nouveau gouvernement" explique la bonne activité du marché immobilier supérieur à 5 millions d’euros, affirme lundi Sotheby’s International Realty France.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1470834/2012/07/16/De-nombreuses-familles-fortunees-quittent-la-France.dhtml

    Clinton appelle Israël et les Etats-Unis à "agir et à penser ensemble
    La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a appelé lundi Israël et les Etats-Unis à "agir et à penser ensemble" à l’issue d’une rencontre à Jérusalem avec le président israélien Shimon Peres.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1470694/2012/07/16/Clinton-appelle-Israel-et-les-Etats-Unis-a-agir-et-a-penser-ensemble.dhtml

     
  12. byeuro

    16 juillet 2012 at 19 h 45 min

    La manipulation du Libor serait orchestrée par le Trésor américain
    Rob Kirby, de Kirby Analytics et membre du comité d’action anti-trust sur l’or (GATA), estime que le scandale du Libor n’est qu’une infime partie d’un crime financier beaucoup plus vaste jamais perpétré par l’Humanité. Cette arnaque sur les taux d’intérêts permettrait de contenir le prix de l’Or tout en soutenant le dollar américain grâce à de vastes positions de produits dérivés dans les livres de compte de la JP Morgan.

    http://gold-up.blogspot.fr/2012/07/la-manipulation-du-libor-serait.html

    Source : Gold-up

     
  13. byeuro

    16 juillet 2012 at 19 h 48 min

    Ses banques ou son peuple : l’Espagne devra choisir

    Le scénario est toujours le même. A moins que ce ne soit du déni ? Le problème commence par être minimisé, des promesses sont faites et enfin des secours extérieurs sont sollicités en urgence. L’Espagne marche ainsi sur les pas de l’Irlande, les similitudes entre les situations et les postures de ces deux pays étant à cet égard incontestables. Voilà en effet deux nations ayant financé leur formidable essor économique sur une montagne d’endettements généreusement prodigués par les autres pays européens. Voilà des pays dont le système bancaire – qui se retrouve en toute logique infecté de créances douteuses ou franchement pourries – doit impérativement être renfloué sous la menace de faire des ravages sur l’ensemble des acteurs économiques. Voilà des gouvernements qui sont donc contraints d’y injecter des milliards en pompant dans les deniers publics. Voilà des pays qui aggravent irrémédiablement leurs comptes publics pour avoir cédé aux menaces d’implosion de leurs banques.

    Las ! Le retour de la confiance consentie par les marchés financiers se révèle lui aussi conforme dans les deux cas. Comme il est très éphémère, l’Etat espagnol se résout à consentir à son système bancaire une série de rallonges supplémentaires de l’ordre de 100 milliards d’Euros qui seront naturellement à prélever sur ses comptes et qui grèveront d’autant ses déficits publics. Avec un résultat terrifiant puisque la dette publique espagnole qui se montait à 81% du P.I.B. du pays avant ces secours accordés aux banques gonfle dès lors à … 91% suite à ce paquet de 100 milliards ! Incompréhensible, diraient certains, tant le profil de ces deux pays (l’Irlande et l’Espagne) suscitait l’admiration préalablement à la crise, du haut de leurs comptes publics équilibrés. Prévisible, hélas, tant ces deux pays avaient toléré et encouragé l’hypertrophie de leur système bancaire. Comment ne pas être choqué par un établissement (la Anglo-Irish Bank) dont les financements hypothécaires se montaient en 2007 à 67 milliards d’Euros alors que le P.I.B. de l’Irlande était de 155 milliards d’Euros cette même année, soit à peine plus que le double des engagements de cette banque ? Et comment ignorer le contexte de l’époque où les bilans des trois plus importantes banques irlandaises atteignaient 400% du P.I.B. irlandais ? Si les comptes publics étaient sains avant le déclenchement de la crise en 2007, l’absorption des pertes bancaires propulsèrent les dettes irlandaises à 110 du P.I.B. !

    La rengaine est identique aujourd’hui en Espagne … si ce n’est que les proportions et que les sommes concernées sont autrement plus massives. Et si ce n’est que le secteur immobilier y occupait une place centrale préalablement à la crise puisqu’il représentait au bas mot 16% du P.I.B. en 2007 et 15% des emplois. Au bas mot en effet car il n’est pas ici tenu compte des secteurs annexes bénéficiant des retombées de l’immobilier. Ce boom immobilier générait en effet une activité sans précédent avec des crédits hypothécaires qui avaient ainsi bondi de 29 à 103 % du P.I.B. en dix ans. De fait, l’implosion de la bulle devait se traduire par une contraction du P.I.B. espagnol de 6.3% sur le seul premier trimestre de l’année 2009 ! Dès lors, il n’est plus possible de poursuivre la comparaison entre l’Irlande et l’Espagne car, si la première a quasiment fait faillite pour sauver ses banques, la seconde ne pourra pas, ne serait-ce que s’approcher, d’une telle éventualité au vu de son importante absolument capitale dans l’Union Européenne.

    La quatrième économie européenne, qui représente également 10% de l’activité économique de l’Union, ne peut strictement pas être menacée de banqueroute. Le revers de la médaille étant qu’elle est aussi trop importante pour être sauvée : c’est tout à la fois une « too big to fail » et une « too big to bail ». Pour autant, les déboires espagnols sont loin d’être circonscrits à ces lourdes menaces car ils seront inexorablement aggravés par l’austérité ambiante qui accélèrera la spirale infernale de défauts de paiements des débiteurs et de la contraction économique, dans un contexte où le chômage atteint (officiellement) 25% de la population. L’Espagne ne peut donc pas emprunter la voie de l’Irlande et garantir ses banques. Pour survivre et pour assumer ses devoirs les plus élémentaires envers ses citoyens meurtris, elle devra soit exiger de la part de ses créanciers obligataires qu’ils prennent une certaine perte, soit nationaliser purement et simplement ses banques. C’est une de ces deux voies que l’Irlande aurait dû emprunter et que l’Espagne doit choisir car, plutôt que de sempiternellement solliciter la population, alourdir leur fiscalité et les léser par le chômage, c’est l’investisseur qui devra être appelé à contribuer.

    Après tout, n’est-ce pas la règle du jeu que l’investisseur puisse être lui aussi confronté à des pertes ? Nos états seraient-ils devenus à ce point philanthropes et attentionnés envers les détenteurs de liquidités qu’ils rechignent à leur faire encaisser toute perte ? Doit-on rayer à tout jamais du dictionnaire les termes de « moral hazard » ? Que nos pays européens comme leurs dirigeants réapprennent les notions de restructurations de dettes, de répression financière et de contrôle des capitaux

     
  14. byeuro

    16 juillet 2012 at 19 h 50 min

    Source de cet article et de l’article précédent : http://www.gestionsuisse.com/

    Les raisons de l’Allemagne que sa raison ignore

    Du haut de sa priorité accordée à une politique d’austérité sur le long terme, l’Allemagne peut se targuer de résultats incontestables en termes de redressement de ses finances publiques. Elle se devait en effet de réagir avec détermination face au coût colossal de sa réunificaton et suite à la très faible compétitivité des usines de l’Est. Elle a donc mis en place une mesure contre cyclique judicieuse, à savoir l’augmentation de sa T.V.A. de 16 à 19% en 2007, à l’issue de trois années prospères. Si ces nouvelles recettes engrangées autorisèrent forcément l’assainissement de ses comptes publics, il est à l’évidence tellement plus aisé de procéder à une consolidation fiscale en cas de prospérité que dans le cadre d’une crise économique et financière. Cette majoration de la T.V.A. fut bien-sûr un des jalons posés dans le cadre d’une politique de dévaluation intérieure volontaire dont la manifestation la plus évidente fut une austérité stricte en matière de salaires.

    Les excédents commerciaux furent en quelque sorte la sécrétion naturelle de cette rigueur allemande qui se solda également par une balance des paiements très nettement excédentaire. En effet, impressionnés par ces performances et toujours en quête de placements solides, les investisseurs mondiaux se ruèrent ainsi vers les Bons du Trésor allemand, ce qui contribua mécaniquement à instaurer dans le pays un contexte général – et permanent – de taux d’intérêts réels extrêmement bas, sans pour autant aucun impact en faveur d’une progression de la consommation intérieure. Il n’en reste pas moins que l’exemple suprême était là : les pays en difficulté devaient le suivre et se prescrire strictement à un régime fait de salaires et de cotisations chômage en berne assortis d’une pression fiscale indirecte substantiellement plus élevée. Telle était donc la formule magique que se devaient d’appliquer les pays d’Europe périphérique pour doper leurs exportations en adoptant un modèle de relance de la croissance par les exportations. Le tout dans un souci d’émulation vis-à-vis du modèle allemand présenté comme parfait, non sans raison vu du côté du premier exportateur européen.

    Si ce n’est que les excédents d’un pays sont tout bonnement le pendant aux déficits des autres et que la dynamique allemande n’a été couronnée de succès – en se soldant en excédents commerciaux substantiels – que du fait de la consommation européenne (et mondiale) en produits manufacturés dans ce pays. Il ne sert donc à rien et il serait même totalement contre productif que toutes les nations européennes adoptent en même temps des mesures d’austérité ayant pour but de doper leur productivité afin d’opérer par ce biais une relance de leur économie par leurs exportations. La seule et unique condition du succès d’une telle entreprise serait que l’Europe cesse de consommer et que le reste du monde se rue sur les produits européens, ce qui est bien peu réaliste.

    En conclusion, comment et pourquoi l’Allemagne est-elle persuadée que son modèle est transposable à travers l’ensemble de ses partenaires européens sommés, en d’autres termes et indirectement, de ne plus acheter ses propres marchandises ? Elle dont les exportations vers l’Union se montent à 60% de son chiffre global en 2011 ? Est-elle réellement convaincue que l’Union Européenne muera sous son impulsion pour se convertir allègrement en une gigantesque machine à exporter vers le reste du monde ? Si un pays peut à lui seul – fût-il de la taille et de l’importance de l’Allemagne – procéder à des dévaluations intérieures dans le but d’améliorer sa compétitivité, un ensemble économique comme l’Union Européenne disposant du premier P.I.B. mondial ne saurait opérer une telle révolution dans ses habitudes de consommation et d’exportation sans provoquer un cataclysme à l’échelle planétaire.

     
    • Dies Irae

      16 juillet 2012 at 20 h 22 min

      serie d articles tres interessante. merci bcp…

       
  15. zapatta

    16 juillet 2012 at 20 h 14 min

    Le gouvernement allemand, plus risqué que Viacom ?

    – Le gouvernement allemand, emprunteur au niveau AAA, a plus de probabilités de faire défaut que Viacom, un emprunteur "quasi-spéculatif". Du moins, c’est ce que le marché des CDS (credit default swap) nous dit.

    Naturellement, le marché des CDS peut se tromper mais il n’est pas totalement stupide. Le gouvernement allemand, noté AAA, doit supporter un endettement très lourd ces temps-ci, du fait des difficultés financières de ses compagnons de l’Eurozone.

    Résultat de cet endettement — à la fois immédiat et futur : le coût pour assurer une obligation allemande à cinq ans contre un défaut est plus élevé que le coût pour assurer une obligation Viacom à cinq ans contre un défaut.

    – Comment cela est-il possible ?
    La réponse est simple : dans un groupe d’amis qui dîneraient dans un restaurant chic, l’Allemagne est devenu celui qui est "riche". Avant le repas, tout le monde supposait que l’autre paierait sa part de l’addition (c’est-à-dire tout le monde sauf la Grèce — cet ami-là, il ne paie jamais).

    Mais à présent qu’ils ont tous bien mangé, quasiment personne ne met la main à la poche. La Grèce "est sortie fumer une cigarette", l’Espagne "est allée aux toilettes", l’Italie "s’est excusée car elle a eu un appel téléphonique urgent". Pendant ce temps, la plupart des autres convives farfouillent nerveusement leur portefeuille, marmonnant qu’ils ne trouvent pas la carte de crédit qu’ils recherchent.

    Au bout de la table, est assise l’Allemagne, triste et solitaire — carte Platinum American Express à la main — redoutant le destin qui, elle le sait, l’attend. C’est pour cela que les investisseurs estiment que l’assurance sur la dette AAA de l’Allemagne est valorisée à un niveau BBB.

    Les emprunteurs AAA, selon Standard & Poor’s, possèdent "une très forte capacité à satisfaire leurs engagements financiers" alors que les emprunteurs BBB comme Viacom possèdent simplement "une capacité suffisante à satisfaire leurs engagements financiers mais [sont] plus sensibles à des conditions économiques défavorables".

    __________________________
    Turbulences boursières, volatilité, retournements inattendus, krachs…

    L’Allemagne est l’exemple type de l’emprunteur AAA : elle possède "une très forte capacité à satisfaire ses engagements financiers". Malheureusement, ces engagements deviennent paraboliques… ce qui signifie que le bilan pourtant solide de l’Allemagne est autant "sensible à des conditions économiques défavorables" que n’importe quel emprunteur BBB.

    – L’ardoise s’alourdit pour l’Allemagne
    Au final, l’Allemagne est tenue d’assumer environ 1 500 milliards d’euros de dettes directes et potentielles. Pour commencer, comme l’explique James Grant, éditeur du Grant’s Interest Rate Observer, "il y a l’argent que le gouvernement allemand a promis pour défendre l’euro.

    Dans ces engagements — promis mais pas encore souscrits — on compte les 22 milliards d’euros pour le premier renflouement grec, 211 milliards d’euros pour le Fonds européen de stabilité financière, 190 milliards d’euros pour le Mécanisme européen de stabilité, 12 milliards d’euros pour le Mécanisme européen de stabilisation financière et 40 milliards d’euros pour le Securities markets program. Au total, cela revient à 475 milliards d’euros, soit 18% du PIB de l’Allemagne".

    Ensuite, la Bundesbank doit faire face à une exposition de 698,6 milliards d’euros à diverses banques centrales européennes périphériques. Cette exposition provient d’une obscure ligne de crédits appelée le Trans-European Automated Real-Time Gross Settlement Express Transfer System –"Target2". "Les positions sur le Target2 de la Bundesbank ont grimpé en flèche pour atteindre 698,6 milliards d’euros en mai… alors qu’elles étaient de 644,2 milliards d’euros en avril", observe Grant, "et quasiment proches de zéro en 2006".

    De même, dans le secteur privé, les banques allemandes ont une exposition d’environ 323 milliards d’euros à la Grèce, à l’Irlande, au Portugal, à l’Espagne et à l’Italie.

    Par conséquent, lorsqu’on additionne tous ces acronymes, emprunts directs, garanties déguisées et lignes de crédit sibyllines, l’exposition totale de l’Allemagne à ses voisins européens aux abois s’élève à 1 500 milliards d’euros ! C’est là une somme ahurissante, équivalente à plus de la moitié du PIB allemand.

    En outre, il ne faut pas oublier que pas une seule de ces lignes de crédit ne finance l’activité intérieure allemande ; elles sont simplement des cordons de sécurité pour la crédibilité des économies étrangères ayant une longue histoire en dents de scie de dette/remboursement… ou, plus généralement, de dette/non-remboursement.

    "Les marchés commencent à se rendre compte que, effectivement, l’Allemagne est l’euro et que l’euro est l’Allemagne", observe Evan Lorenz, analyste chez Grant’s Interest Rate Observer.

    C’est pourquoi, selon Lorenz, assurer une dette allemande notée AAA contre un défaut coûte aujourd’hui 100 points de base par an, ce qui est plus élevé que le coût pour assurer une entreprise comme Viacom notée BBB+ (92 points de base) et le double du coût pour assurer des bons du Trésor US notés AA+.

    Curieusement, les obligations de l’Etat allemand restent l’actif refuge "pour plus de sécurité" sur le continent européen. Le rendement du Bund à 10 ans n’est que de 1,32% — bien en dessous du rendement du bon du Trésor américain à 10 ans, de 1,52%.

    Par conséquent, nous sommes ici en présence d’une anomalie, d’une énigme. Ceux qui achètent des assurances sur le crédit de type CDS considèrent les obligations allemandes deux fois plus risquées que les bons du Trésor US. Mais ceux qui achètent des obligations considèrent les obligations allemandes moins risquées que les bons du Trésor US.

    Alors ? Et bien nous pensons que l’un des deux groupes a raison.

    Quoi qu’il advienne, les risques sur le bilan national de l’Allemagne sont clairement de plus en plus élevés. Si ces risques continuent sur cette pente, le marché obligataire allemand qui naviguait dans les hautes sphères pourrait commencer à voler comme un zeppelin plombé.

    Eric Fry La chronique Agora

     
  16. zapatta

    16 juillet 2012 at 21 h 00 min

    Nigel Farage décrit à quoi Bruxelles ressemble, c’est comme une secte semblable à la Scientologie qui ne veut pas écouter quelqu’un, juste leurs propres pensées privées et diktats….

    Enregistré dans l’édition de " Parlement d’ Europe " de BBC le 07 juillet 2012

     
  17. Antilluminati

    16 juillet 2012 at 21 h 16 min

    avec les sous-titres c’est mieux.

     
  18. Gros minet

    17 juillet 2012 at 8 h 32 min

    j’avais envie d’un 34ème commentaire

     
 
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