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La situation de la Grèce est-elle devenue INEXTRICABLE ?

23 juin

Le 20 juin 2012, Antonis Samaras a prêté serment en qualité de nouveau Premier ministre grec. Dans une allocution il a  promis de "tout faire pour sortir le pays de la crise" et "donner un espoir tangible au peuple grec". Si au terme des résultats du 17 juin, son parti est arrivé en tête, il a dû composer et le nouveau gouvernement est le fruit d’une coalition entre ND, le parti socialiste grec, le Pasok, et la Gauche démocratique. A eux trois, ils obtiennent une majorité parlementaire de 179 députés sur 300.  En réalité, cette coalition est très fragile ! C’est ainsi que le Pasok et la Gauche démocratique soutiennent le gouvernement mais ont refusé d’y participer… On ne se compromet pas si les choses tournaient mal !

L’une des premières priorités  de Antonis Samaras est de "convaincre Bruxelles et surtout Berlin de la nécessité d’apporter un peu d’air à l’économie grecque en desserrant le corset de l’austérité". Le ministre des Finances, Vassilis Rappanos, est le président de la Banque nationale de Grèce qui appartient au Pasok et fut aussi un élément important lors du passage de la Grèce à l’euro.

Les négociations avec les créanciers s’annoncent très difficiles. Pour commencer, il faut renégocier les conditions imposées par les bailleurs de fonds du pays : Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, et Commission européenne.

Ensuite, Antonis Samaras doit demander deux années supplémentaires pour imposer le train des mesures d’austérité exigées. Il souhaite également soutenir les chômeurs, diminuer le taux de la TVA sur la restauration de 23 à 9% en période où le tourisme est vital ! Il est également prévu de diminuer l’impôt sur les sociétés et d’abaisser la plus haute tranche d’imposition de 45% à 32%. Réponse déjà connue, car immédiate, du président de l’eurogroupe, Jean-Claude Juncker : "pas de modification substantielle" du programme. Pas question de changer "les paramètres du plan ".

Restent les privatisations, comme l’évoque le nouveau Premier ministre grec. Mais elles n’ont rapporté qu’environ un milliard d’euros quand l’Etat en attendait 50 milliards !…

On apprend encore qu’un délai d’une année supplémentaire coûterait aux bailleurs de fond "une somme entre 20 et 25 milliards d’euros", dit-on à Bruxelles. Voilà un autre sujet de discorde entre différents pays européens pour la réunion du prochain Conseil européen, les 28 et 29 juin. Et ce n’est pas fini car Angela Merkel rejette tout ce qu’on lui propose.

La question à se poser n’est peut-être pas celle de savoir quand la Grèce, ou l’Espagne ou l’Italie, etc., quitteront la zone euro, mais qu’attend faire l’Allemagne avant la débâcle ?

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11 Commentaires

Publié par le 23 juin 2012 dans Non classé

 

11 réponses à “La situation de la Grèce est-elle devenue INEXTRICABLE ?

  1. médusé

    23 juin 2012 at 13 h 45 min

    - Koudrine sceptique sur l’avenir de l’euro – (ex-ministre des Finances Russe)

    "L’euro pourrait cesser d’exister comme monnaie unique européenne suite à la crise de grande ampleur qui approche, estime l’ancien ministre russe des Finances Alexeï Koudrine."

    Et de conclure..

    "Toujours selon lui, le plan de lutte anticrise que l’UE envisage de développer avant la fin de l’année en cours risque de ne pas apporter de solution universelle à l’ensemble des problèmes existants.

    "Il est trop tard. Un tel programme aurait dû être mis au point il y a six mois (…). Il s’agit là d’une situation inacceptable, vu l’ampleur de la crise et les conséquences qu’elle peut entraîner pour les pays et leurs citoyens", a souligné l’ex-ministre russe."

    14:07 23/06/2012
    MOSCOU, 23 juin – RIA Novosti
    (pour l’article complet) : http://fr.rian.ru/world/20120623/195134885.html

     
  2. byeuro

    23 juin 2012 at 14 h 19 min

    Réponse les 28 et 29 juin.
    Sortie de l’€ en septembre.

     
  3. lodela971

    23 juin 2012 at 14 h 53 min

    Violemment critiqué par le Président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), qui l’a incriminé pour de supposées intentions anti-israéliennes sur une question d’examen posée à ses étudiants, le professeur Christophe Oberlin s’explique http://www.egaliteetreconciliation.fr/Tempete-dans-un-verre-d-eau-12517.html

     
  4. byeuro

    23 juin 2012 at 15 h 04 min

    Nigel FARAGE

     
    • d

      23 juin 2012 at 15 h 51 min

      des grosses "erreurs " Non !!!!mon petit farage ce n’étaient pas des erreurs ….mais une stratégie dont les effets se matérialisent chaque jour qui passe…

      la décontraction de cette interview tranche avec ce que vivent les grecs , les espagnols , les syriens ou les rosbifs…..etc…

       
    • jankry

      25 juin 2012 at 14 h 01 min

      Some mistakes in the translation: "dutch elections" means "éléctions hollandaises" and not "allemandes"

       
  5. Clavreul

    23 juin 2012 at 15 h 12 min

    Lettre LIESI du 22 juin : " DES PATRONS DE BANQUES PAYES POUR NE RIEN VOIR… NE RIEN ANTICIPER ? " La lettre d’ aujourd’hui, en conclusion : " La question à se poser n’est peut-être pas celle de savoir quand la Grèce, ou l’ Espagne ou l’ Italie, etc…, quitteront la zone euro, mais qu’ attend faire l’ Allemagne avant la débacle ? " Ma question à moi, LIESI, et si les politiques étaient comme des patrons de banques ?

     
  6. byeuro

    23 juin 2012 at 15 h 17 min

    L’OTAN continue à planifier des interventions en contradiction avec le droit national et international
    http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3383
    http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3376

     
  7. zapatta

    23 juin 2012 at 16 h 28 min

    Grèce: le nouveau Premier ministre et son ministre des Finances tous deux à l’hôpital

    ATHENES (AFP) — Le nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras et son ministre des Finances Vassilis Rapanos étaient tous les deux à l’hôpital samedi, le premier pour une opération à l’oeil et le second pour des examens après un malaise.

    Antonis Samaras devait subir une intervention chirurgicale à la suite d’un début de décollement de rétine. L’opération doit durer une heure.

    De son côté, Vassilis Rapanos se trouvait toujours samedi dans une clinique privée après avoir été hospitalisé en urgence vendredi à la suite de douleurs abdominales intenses, accompagnées de nausées et vertiges notamment. L’origine de ses symptômes n’avait pas encore été établie et il devait subir des examens. Nommé jeudi ministre des Finances, M. Rapanos n’a pu encore prendre ses fonctions, la cérémonie d’investiture prévue vendredi soir ayant dû être reportée à la suite de ses problèmes de santé.

    (AFP / 23.06.2012 10h26)

     
  8. zapatta

    23 juin 2012 at 17 h 18 min

    Les projets d’Athènes pour assouplir la rigueur

    23/06 | 17:56

    Le nouveau gouvernement grec souhaite un allègement de la fiscalité, des aides pour les chômeurs et les travailleurs pauvres, un gel des suppressions d’emplois dans le secteur public et davantage de temps pour réduire son déficit public, selon un document dont Reuters a pu prendre connaissance samedi.

    S’il était mis en oeuvre dans son intégralité, ce projet annulerait une partie importante des mesures d’austérité que le pays a dû accepter en février pour obtenir un plan de sauvetage de 130 milliards d’euros de la part de ses créanciers internationaux.
    Les partenaires européens de la Grèce se sont dits prêts à accepter des ajustements à ce plan, notamment pour tenir compte d’une récession plus importante que prévu, mais pas à une réécriture complète des conditions posées pour sauver le pays de la faillite. L’Allemagne s’est montrée particulièrement réticente aux appels à l’indulgence.

    Le programme du gouvernement, établi par les dirigeants de la nouvelle coalition au pouvoir – conservateurs de Nouvelle Démocratie, socialistes du Pasok et Gauche démocratique – après les élections législatives du 17 juin, passera un premier test à l’occasion du Conseil européen de jeudi et vendredi prochains qui sera dominé par la question de la crise de la dette.
    Auparavant, la Grèce aura reçu les inspecteurs de la troïka de ses créanciers internationaux – Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – qui sont attendus dès lundi à Athènes.

    RECAPITALISATION
    Le programme du nouveau gouvernement prévoit une baisse de la TVA dans la restauration et l’agriculture, qui se situe pour l’instant à 23%, un gel des suppressions de postes dans le secteur public et une indemnisation du chômage sur deux années au lieu d’une.
    Le seuil du taux le plus bas de l’impôt sur le revenu serait relevé, tandis que le salaire minimum, réduit de 22% en février, serait révisé conformément aux accords entre employeurs et salariés.
    "L’objectif d’ensemble est qu’il n’y ait pas de réduction supplémentaire des salaires ni des retraites et pas d’impôt supplémentaire", lit-on dans le document.
    Le gouvernement va aussi demander un délai supplémentaire de deux ans, jusqu’en 2016, pour ramener le déficit budgétaire à 2,1% du produit intérieur brut (PIB). Il était de 9,3% en 2011.
    Le programme grec comprend aussi un appel à la recapitalisation de la cinquième banque du pays, l’ATEbank , une banque publique spécialisée dans l’agriculture, qui figurerait selon certaines sources de l’Union européenne sur la liste des établissements financiers que la Commission européenne veut démanteler.

    REUTERS

     
 
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