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Multiplication des plans d’urgence au sujet de la Grèce

15 juin

Plusieurs responsables européens en matière de finance multiplient les réunions afin d’envisager très sérieusement, dans l’hypothèse d’un retrait de la Grèce de l’euro, des limitations restrictives des retraits d’argent aux guichets automatiques des banques. Des contrôles aux frontières de l’Union européenne sont également une hypothèse (donc une suspension de l’application de l’accord de Schengen) ainsi qu’un contrôle rigoureux des mouvements de capitaux. Ces réunions engagent des ministres des Finances, des responsables du Trésor, ainsi que des banquiers.

Comme ce genre de réunion ne peut rester secret, les responsables financiers bancaires expliquent qu’il s’agit de « prévoir » mais qu’il n’y a aucune « planification ». Les ministres des Finances des différents pays de la zone euro doivent faire le nécessaire afin d’anticiper tout scénario désagréable en ce qui concerne la Grèce à l’issue des élections du 17 juin 2012.

Faut-il prendre ces préparatifs au sérieux ?

Inutile de revenir sur le fait que la crise argentine fut un « test » pour le cartel bancaire. l’Argentine a été un véritable « laboratoire » d’où on a tiré des conclusions qui ont servi à planifier l’étape européenne… celle que l’on subit aujourd’hui. Ces réunions ne doivent pas cacher le fait que des programmes existent depuis des années en vue de produire ce dont on parle : la limitation des retraits aux guichets des banques.

Les officiels grecs affirment ne pas être au courant de tels préparatifs. Les politiciens d’Athènes répètent que les Grecs ne veulent pas quitter la zone euro. On sait bien que le peuple comme les politiques n’ont pas droit d’expression aux mesures décidées par les banquiers internationaux. S’il y a une volonté d’engager une limitation généralisée des retraits bancaires, il ne reste plus qu’à trouver le PRÉTEXTE. Ce peut-être la Grèce, mais pas seulement. Trader Noé a sans doute raison de suivre l’Italie.

En tout cas, depuis plusieurs semaines, les Suisses ont annoncé fermer leurs frontières avec l’Europe si la devise européenne s’effondrait. Pourquoi des milliards d’euros (de TOUTE l’Europe) furent-ils déplacés sur des comptes suisses ces derniers mois ?

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26 Commentaires

Publié par le 15 juin 2012 dans Non classé

 

26 réponses à “Multiplication des plans d’urgence au sujet de la Grèce

  1. filibert

    15 juin 2012 at 7 h 29 min

    Limitation des retraits aux guichets des banques ou fermeture des banques ?

     
    • jiji

      15 juin 2012 at 7 h 34 min

      limitation ou fermeture en gros c’est pareil, tu ne peux plus toucher à ton argent !

       
  2. figarofinn

    15 juin 2012 at 7 h 39 min

    à ma connaissance il n´est plus possible d´ouvrir un compte en Suisse depuis plusieurs mois.

    Si l´euro disparait, le Franc Suisse reste, donc ceux qui ont un compte en Francs Suisse c´est bon, sauf que le taux de change risque d´être très élevé.

     
  3. Martin Galemard

    15 juin 2012 at 7 h 42 min

    Petit rappel venant d’un spécialiste, l’économiste Jacques Sapir (Le Monde, 24.5.2012) :

    “En dépit des coups de menton de Berlin, Francfort ou Bruxelles, il n’existe pas de cadre légal pour expulser un pays de la zone euro. Les traités n’ont fixé aucun chemin pour en sortir. Ici encore, c’est un bel exemple d’intelligence politique !

    L’Union européenne (UE) peut certes décider de suspendre son aide, mettant ainsi le gouvernement grec dans l’incapacité d’honorer ses dettes. Mais ce dernier peut alors prendre conjointement deux décisions lourdes de conséquences.

    Tout d’abord, il peut répudier la totalité de sa dette. Les gouvernements de la zone euro, engagés directement à travers le Fonds européen de stabilisation financière, et la Banque centrale européenne (BCE), devront alors « prendre leurs pertes » (64 milliards d’euros pour la France). Il peut, dans le même temps, réquisitionner la banque centrale de Grèce et lui faire émettre autant d’euros que nécessaire pour couvrir ses besoins de financement à court terme. Cette mesure, illégale, n’en est pas moins techniquement possible. Pour l’essentiel, il s’agit de jeux d’écritures.

    Les détenteurs de la dette grecque privée, en provenance des entreprises, ne seront que trop heureux d’accepter cet argent qui sur les comptes en banque n’est pas discernable des euros légalement émis ! La dette des agents privés serait ainsi considérablement allégée. Quant au déficit budgétaire, il est lié pour près de 75 % aux paiements des intérêts sur la dette. Une fois la dette répudiée, le déficit budgétaire serait substantiellement réduit et ne se monterait qu’à 3 % ou 4 % du PIB. A ce niveau, il est tout à fait possible de le financer durablement par des emprunts à la Banque centrale sans effets inflationnistes majeurs.

    Le gouvernement grec a donc dans ses mains des instruments de rétorsion face aux menaces. Mieux vaudrait donc discuter et renégocier le mémorandum, ce qui est très précisément la position du chef de Syriza, le parti de la gauche radicale, Alexandre Tsypras.”

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/24/il-faut-relancer-l-economie-grecque-dut-l-euro-en-perir_1706862_3232.html

    Au cours d’un débat dans l’émission “Ce soir ou jamais” du 15 mai, on a objecté à Jacques Sapir (à partir de la minute 22:40) que les billets émis par les grecs pouvaient être distingués de ceux des autres pays, mais l’économiste a rappelé à son interlocuteur la faible part des billets dans l’augmentation de la masse monétaire…

     
  4. daniel

    15 juin 2012 at 7 h 45 min

    c est ESPAGNE ou ITALIE ??????
    Trader Noé a sans doute raison de suivre l’Italie.

     
    • AC

      15 juin 2012 at 7 h 56 min

      Les 2 mon capitaine.
      Trader Noé pense à l’Italie et Menthalo à l’Espagne…
      Sans oublier Chypre et Malte… et le portugal… et la France, et la tête, et les pates, et la queue…
      Alouettes, gentille alouette, alouette ils te plumeront !

       
    • adminperca

      15 juin 2012 at 17 h 25 min

      l’italie

       
  5. Clavreul

    15 juin 2012 at 9 h 08 min

    Tout ceci n’a qu’un seul but a savoir créer la Etats – Unis d’ Europe. Tout cela c’est du cinéma, les 27 vont devoir accélérer le pas pour ratifier la traité qui se trouve déjà dans les cartons et certainement pensé lors des réunions du Bilderberg. Ensuite les Eurobonds seront là pour éteindre le feu, l’ isolement de madame Merkel doit y être pour quelque chose.

     
    • figarofinn

      15 juin 2012 at 21 h 45 min

      Alors là je suis d´accord, c´est exactement ce qu´ils voulaient des USA bis, tout à fait ca, mais vont ils y arriver ?
      Nous n´avons aucun intérêt, pas un seul dans cette affaire.
      Ca ne peut pas marcher, nous ne sommes pas des américains.
      Ils n´attendent que ca, Merkel est le dernier rempart son mandat s´achève bientôt et ce qui suivra ne présage rien de bon.
      Hollande attend l´après Merkel.
      Ca ne peut pas marcher, on va avoir une guerre à ce rythme et pas que civile. Poutine ne va pas regarder sans rien faire et dire, je n´y crois pas.
      Avec Jerusalem comme capitale de surcroit, non c´est impossible.
      Nous n´avons pas même une langue commune, des cultures différentes.
      L´Europe est réelle, avec ses cultures, ses langues, ses traditions.
      Ces gens sont des fous, des malades mentaux au plus haut degré, pauvre de nous.

       
      • castelcerf

        15 juin 2012 at 23 h 15 min

        Est ce si simple ?
        Car en même temps c’est merkel qui souhaite une europe plus fédéral; ce qui serait logique. Si on veux construire l’europe il faut être prêt à transférer plus de souveraineté nationale vers l’europe.

        Mais la condition est que l’on augmente le pouvoir du parlement européen pour que l’europe reste démocratique.

        Plus de fédéralisme me paraît une bonne chose et souhaitable; seul la peur qui n’est jamais bonne conseillère peux nous détourne d’un fédéralisme. Mais il faut que cette transition puisse se faire de façon sereine et intelligente, qu’on réfléchisse bien au contrepouvoir etc.. Bref du travail de constitutionnaliste.

        Je suis d’accord avec vous sur le rempart Merkel fasse à une vision plus anglosaxonne du problème. Mais penser que par derrière federalisme = dictature ou contre les peuples, est je pense une erreur.

         
  6. gy

    15 juin 2012 at 9 h 19 min

    N’oubliez pas L’EGYPTE :14 juin 2012 – EGYPTE – le plus haut tribunal de l’Egypte a déclaré invalide le parlement jeudi, et intermédiaires du pays dirigeants militaires déclara rapidement les pleins pouvoirs législatifs, ce qui déclenche un nouveau niveau de chaos et de confusion dans la direction du pays. La décision de la Cour suprême constitutionnelle signifie que le Parlement doit être dissous, a rapporté la télévision d’État. Le tribunal a également statué qu’un ancien membre du régime du président Hosni Moubarak peut s’exécuter dans un tour de l’élection présidentielle ce week-end. Le tribunal a conclu que tous les articles qui composent la loi qui réglementés élections législatives ne sont pas valides, a déclaré Showee Elsayed, un avocat de droit constitutionnel. Le Parlement avait siégé pendant un peu plus de quatre mois. Il a été dominée par les islamistes, un groupe longtemps considéré avec suspicion par les militaires. Le Conseil suprême des forces armées, dans le contrôle du pays depuis l’éviction de Moubarak, a annoncé qu’elle a maintenant plénitude du pouvoir législatif et annoncera une assemblée de 100 personnes qui va écrire la nouvelle constitution du pays d’ici vendredi. En raison d’une décision distincte par le haut tribunal jeudi, l’ancien Premier ministre Ahmed Shafik seront autorisés à se présenter à l’élection de ruissellement ce week-end. Le tribunal a rejeté une loi interdisant les membres de l’ancien régime de se présenter à l’élection. Shafik était le dernier premier ministre sous Moubarak. Le samedi et le dimanche de ruissellement lui oppose Mohamed Morsi, chef de la branche politique des Frères musulmans. La police antiémeutes et le personnel militaire, certains dans des véhicules blindés, étaient en dehors du tribunal devant statuer sur la question. Des agents de renseignement militaires étaient également présents. – CNN

     
  7. jpaupert

    15 juin 2012 at 10 h 03 min

    L’Euro est une supercherie orchestrée, tous les plans et manoeuvres sont là pour trouver d’apparentes excuses au plus grand hold-up de l’histoire.
    Après avoir blanchit notre pognon qu’ils nous ont détourné, les banquiers et politiques cherchent à se blanchir à nos yeux.
    La dérision parfois permet de respirer un bol d’air frais, pour se faire je vous invite à lire DSK : « L’Euro c’est un succès total, la perfection même de la malhonnêteté intellectuelle, économique et de la malveillance sociale! » au http://0z.fr/r2SY5 sur L’Abolition de la Raison, le roman de la psychiatrie de la Mondialisation et de ses collabos, les politiques.

     
  8. gaspard

    15 juin 2012 at 10 h 54 min

    dans votre article vous dites « …depuis plusieurs semaines, les Suisses ont annoncé fermer leurs frontières avec l’Europe si la devise européenne s’effondrait »
    D’ou tirez-vous cette information?

     
  9. gwendoline1

    15 juin 2012 at 11 h 07 min

    ce monsieur a prédit en 2010 la fin de l’euro avant 5 ans

    http://www.mecanopolis.org/?cat=159

     
  10. Sébastien

    15 juin 2012 at 11 h 40 min

     
  11. S10

    15 juin 2012 at 14 h 01 min

    Je reposte, désolé pour la redondance :

    Admettons que cela se déroule comme ça :
    Post de décembre 2004 – Compte-rendu de situation sur la faillite de l’Argentine

    OK, c’est parti, j’espère que cela aidera. Nous désignons souvent les gens non préparés – la masse – sous le terme de moutons. Mouton les décrit particulièrement bien. Ils font ce que les autres font, ne se battent pas pour leurs droits, acceptent presque tout et ainsi de suite. Mais que ce passe-t-il quand les moutons sont désespérés ? Eh bien, ce qui s’est passé ici.

    Après des années de fermetures d’usines et de destruction de notre industrie nationale, de salaires extrêmement bas, les gens en ont eu assez. Cette économie destructive menée par Menem, notre ancien président, un des présidents les plus corrompus de l’histoire (il était impliqué dans l’attentat de l’ambassade israélienne et gérait le marché de la drogue dans le pays, juste pour cité quelques exemples) associée à la stupidité du président suivant, De La Rúa, était la formule du désastre.

    Un jour le Ministre de l’Economie a déclaré que personne ne pourrait obtenir plus de 100 dollars par jour de l’ATM (NDT : Automatic Teller Machine = Distributeur de billets) ni clôturer des comptes bancaires. Vous pouviez juste retirer 100 dollars par jour à la banque. C’était tout. Alors vint la dévaluation. Avant qu’elle n’arrive, un dollar US valait un peso argentin. Soudainement le ratio est passé à un dollar US pour 2 pesos, puis 2,5 et même 4. Aujourd’hui un dollar US vaut 3 pesos. Les banques conservent l’argent du peuple, leurs dépôts en dollars US inclus. Si vous aviez 1000 dollars US à la banque de Boston par exemple, elles les ont remplacés par 1000 pesos, équivalents à 333 dollars US. Elles vont ont donc volé 666 dollars US ! Les prix ont augmenté de 200 à 300%, parfois plus. Imaginez un instant à quoi ressemblerait votre vie si demain vous vous rendez au supermarché et constatez que tout à augmenté de 200%. Comment survivriez-vous avec votre chèque de paie ?

    Les moutons sont devenus désespérés. Tout d’abord parce qu’ils avaient été spoliés par les banques et ne reverraient jamais leur argent. Ensuite parce que les classes sociales bénéficiant des revenus les plus bas ont découvert que leur salaire ne suffirait jamais à s’acheter le minimum vital. Le pays a alors protesté en demandant la démission du président. Lequel a dû quitter le palais présidentiel en hélicoptère… Les banques ont été saccagées par le peuple voulant récupérer son argent durement gagné. Les supermarchés et magasins ont été pillés, ainsi que les maisons. Cela a duré environ un mois, le chaos, concentré dans les grandes villes, s’étendant à tout le pays.

    Je me souviens m’être retrouvé dans un supermarché en train de négocier avec le manager, alors que les émeutiers se trouvaient dehors. Parfois, ils ne détruisaient pas l’endroit si le supermarché leur laissait les biens pacifiquement. La nourriture est devenue rare. Je veux dire par là que vous ne pouviez acheter qu’une certaine quantité de lait ou d’eau, 4 bouteilles par exemple. Et la plupart des produits d’importation ont disparu. Les produits électroniques comme les TV, les lecteurs vidéos et les réfrigérateurs ont conservé leur prix en dollars, devenant inaccessibles pour beaucoup de gens. La même chose s’est produite avec l’immobilier, les voitures et les produits de luxe. Aujourd’hui tout cela semble bien lointain. Non parce que la situation s’est améliorée, mais simplement parce que nous humains avons cette damnées capacité à nous adapter. Combien nos vies ont-elles changé ? Je ne suis même pas capable de l’expliquer… Tout a changé ! Les rues sont plus dangereuses que jamais, grâce à la pauvreté généralisée.

    En raison de cela l’éducation a également souffert, les enfants devant travailler ou voler au lieu d’aller à l’école. Comment pourrais-je vous l’expliquer ? Par exemple les outils sont devenus vraiment chers, vu que la majorité est importée. N’oubliez pas que notre industrie a été vendue ou détruite. Des trucs comme les MRE (NDT : Meal Ready to Eat) ou les barres énergétiques de survie sont impossibles à se procurer. Plus personne ne les importe (j’ai payé 10 dollars pour une MRE qu’un gars avait). Les armes et les munitions sont vraiment chères et sont vendues en petites quantités. Oubliez l’idée d’acheter une caisse de munitions ! Oubliez cela ! Je sais que c’est difficile pour certains d’entre vous d’imaginer cela, mais vous ne pouvez plus acheter une caisse de quoi que ce soit. Un grand magasin pourra avoir 10 ou 15 boîtes de chacune 20 balles de 308. Les petits magasins en auront 10 ou moins. Seules les munitions courantes sont disponibles, comme les calibres .22, .38, .357, 9mm, quelques 40 S&W, 12, 308 et un peu de .223. C’est à peu près tout. Les munitions pour mon 357 SIG sont difficiles à obtenir. J’achète une boîte de munitions chaque fois que je le peux… et c’est extrêmement cher.

    PASSAGE CENSURE – NON CONFORME A LA CHARTE OLDUVAI SUR LES ARMES

    Les chaussures et les vêtements sont également chers, même en dollars US. La main d’œuvre est bon marché : vous pouvez avoir un domestique et un jardinier pour 300 dollars. Il n’y a pas d’emploi sûr. Avec 20% de chômage, ils vous paient ce qu’ils veulent et si vous ne voulez pas du travail il y a 100 personnes prêtes à le faire. Posséder un magasin est difficile. Vous devez prendre en compte les attaques à main armée (certains sont attaqués 10 fois par mois) et vous devez également payer la police pour votre protection (contre eux-mêmes). J’espère que cela aidera, au moins vous aurez une idée de ce que sera votre monde si cela arrive à votre pays, en espérant que vous n’aurez jamais à expérimenter cela… Si vous avez une question n’hésitez pas à demander. J’espère vous être utile.

    Ferfal, 2004.

    Cela va-t-il se passer de manière équivalente en France ?
    Sinon, avez-vous des hypothèses ?
    Quid des paiements par CB si les DAB sont HS ? (merci d’avance pour ceux qui répondront surtout à cette dernière question)

     
  12. zapatta

    15 juin 2012 at 15 h 14 min

     
    • quidam

      15 juin 2012 at 15 h 34 min

      @Zappata
      Je vous trouve très démagogue sur ce coup là. Les grecs sont des fainéants. En plus il ne payent pas leurs impôts ! Du coup les banques peinent à survivre ! C’est d’une telle évidence que je ne comprends pas cette révolte des grecs (déplacée est le mot qui me vient à l’esprit).
      Il serait temps que nous écoutions les vraies solutions à la crise. Voici un début de réflexion ;-)

       
      • eiffel72

        15 juin 2012 at 16 h 41 min

        Et bien, fallait pas les accepter en bidouillant les comptes, taisez-vous !!!

         
      • Clavreul

        15 juin 2012 at 17 h 27 min

        Quand vous allez manger dans les poubelles comme le peuple Grecque on verra votre réaction à vous. Quand la France sera dans la même situation, le Grec de base pourra vous dire qu’il fallait empêcher Sarkozy de vendre 600 tonnes d’or dans votre dos alors qu’il était au cours le plus bas à l’époque ou il était ministre des finances. Remarquez Lagarde qui reçoit un salaire de plus de 500 milles dollars par an en ne payant pas un seul dollar d’impôt, qui tient le même genre de discours en ajoutant qu’à coté des Africains, les Grecs n’étaient pas à plaindre. Quand vous allez manger des cailloux Eiffel, vous vous répetrez sans relache que tout est de votre faute ça passera le temps.

         
  13. zapatta

    15 juin 2012 at 15 h 38 min

    Système d’exploitation « eurosoft »

    À quatre jours des élections tout se désintègre. Le réel et ses perceptions, notre doxa politique ainsi que tous ses paradoxes réunis, désormais mis à nu. On nous « prépare » pour l’installation de la nouvelle version du système d’exploitation « eurosoft », le formatage serait en cours. Ainsi et par précaution, dans nos clusters ou dans nos caves, nous stockons déjà de la nourriture, de l’essence et de la patience. Au cas où… Visiblement, comme dans toute guerre, la peur se mêle à l’espoir à de proportions toujours plus improbables. Certains même, parmi les humbles « attitrés » de la première ligne, céderaient même à la panique. Citoyens disons lambda, des matricules et des comptes. Chez ceux, qui possèdent encore un peu d’économies, c’est sauve qui peut. Enfin et pour ne rien arranger, fatalement s’y ajoutent aussi, les « pertes collatérales », comme ce pharmacien, abattu à l’heure du repas de midi par les bandits du jour, nos pharmacies seront donc fermées demain vendredi, en signe de deuil et de protestation, car la criminalité rampante de ces derniers mois, est analysée et vécue, comme un fait politique.

    « Températures de saison » – Athènes 12 juin 2012
    Avant hier, Antonia, retraitée modeste de la Grèce rurale, a reçu son avis d’imposition de l’année 2012, et depuis, elle ne sait plus comment y faire face. Refrain connu, la retraite déjà maigre est amputée, tandis que l’imposition se trouve considérablement augmentée. Yannis, petit commerçant encore en activité voit son imposition tripler cette année, et il s’en sortira grâce à son épargne. Il est moins serein qu’il y un an : « J’ai 71 ans, je travaille depuis l’âge de seize ans, ce magasin je l’ai depuis quarante ans, je travaille encore, mais je vois que c’est fichu. Je veux que ce pays soit enfin gouverné par sa jeunesse, que tous ces anciens de la Nouvelle Démocratie et du PASOK disparaissent à jamais. Ils ont trop mangé durant trente ans, ils ont placé leurs sbires dans l’administration, ce n’est plus tolérable ». Un autre homme, la quarantaine passée, intervint alors dans la discussion : « Nous ne voulons plus les voir… et nous prendrons les armes… » Qui, comment, contre qui ? Mystère. Et la mort, nous guette, y compris dans un sens très politique. Un militaire à la retraite s’est suicidé hier, mais la nouvelle n’a pas été largement diffusée. Les médias ne rapportent plus grand chose à propos des suicides, propagande ou alors banalisation ?

    Les déclarations de François Hollande à la « Une » de la presse grecque – 14/06/2012
    Ici, le futur c’est pour demain matin. Notre Démocratie Hellénique ainsi brisée en mille morceaux… se terminerait, on le sent, et on assiste peut-être déjà, à son râle agonique. Car sa mise à mort est inscrite sur la feuille de route des bancocrates. C’est ouvertement exprimé à Bruxelles ou à Berlin, et on commence à le suggérer même depuis Paris : « Votez Mémorandum et on vous aidera ensuite ». C’est en résumé ce que le Président de la République française, a souhaité nous dire à sa manière, certes, et très gentiment mercredi soir, en accordant une interview à la chaine de télévision grecque « Mega », soit dit au passage, la télévision la plus « en phase » avec le régime bancocrate et le Pasokisme chez nous, pratiquant la déformation systématique des propos des adversaires politiques du système. C’est évident. Les intérêts des élites politiques et économiques françaises, souhaitent nous maintenir en… milieu carcéral eurolandais, nous avertissant d’ailleurs sans mentir, que parmi les « geôliers », certains étant plus « méchants », nous « prépareraient » alors pour le bagne. C’est finalement le seul sens réellement existant (et restant) de l’Union Européenne : anti-démocratique, anti-populaire, anti-social, anti-humaniste, et ceci, depuis étouffement du « Non » des Français au référendum sur le traité établissant une « Constitution pour l’Europe » de 2005, et jusqu’au vote anti-mémorandum grec du 6 mai 2012. L’histoire s’en souviendra et les historiens de l’après U.E., souligneront l’ironie dans toute sa diachronie. Un futur cas d’école à Sciences Po. Mais, il ne faudrait pas non plus accabler incommensurablement les politiques, il agissent rarement « hors saison », et avouons-le, même les historiens n’y arrivent pas parfois. Donc passons ? Sauf que la déclaration de François Hollande, peut aussi indiquer une porte de « sortie honorable », c’est à dire la négociation du Mémorandum, une thèse déjà… Syriziste, selon l’analyse de l’hebdomadaire satyrique « To Pontiki » jeudi 14 juin.

    Place de la Constitution – reporteurs – Athènes 14 juin 2012
    Depuis Athènes, on se montrera assez compréhensifs avec le futur encore une fois, à défaut de l’avoir suffisamment été avec le sens de l’histoire. « Votez mémorandum, car sinon, l’axe franco-allemand ou banco-allemand, ou banco-americain, (ou tout à la fois), ira passer le balai chez vous, et sur les derniers morceaux de votre miroir démocratique brisé ». Voilà le message d’alerte avant formatage. Pas de choix, le formatage de très bas niveau comme unique option. Pourquoi se rendre aux urnes, là où le droit de vote ne sera plus une fonction installée par le… système d’exploitation ? Question d’emballage peu-être, mais pas pour si longtemps et pas qu’en Grèce.

    Là résiderait le sens profond du paradigme grec. Car faire croire aux opinions publiques de la perfide eurocratie, que le pays représentant 3% de l’économie de « l’Euro belt » détruira la dernière monnaie continentale gérée par l’Allemagne, ou que le méta-capitalisme mondial serait en péril parce 30% des Grecs ont fraudé vis à vis du fisc de leur pays, (à l’image du 100% des maîtres économiques de ce très monde) c’est courir le risque du bug pour… rien.

    Le seul grand paradigme qui découle de l’affaire grecque se résumerait en cette volonté de pulvériser les institutions démocratiques dans un espace publique si proche du modèle occidental, et néanmoins si « exotique » pour pouvoir le stigmatiser, et ainsi permettre un des meilleurs « essais nature », avant la finalisation du projet ailleurs. Ce qui n’enlève rien à la responsabilité des Grecs eux-mêmes, car ils ont cru participer à la « fête » du turbocapitalisme et du consumérisme, faisant comme si, leur pays était une grande puissance géopolitique tout en cautionnant un pouvoir politique durablement petit et historiquement néfaste.

    La Grèce n’est pas un pays européen au même titre que ceux de l’eurocentre, ni balkanique d’ailleurs de la même manière que ses voisins. Dépourvu d’authentique bourgeoisie industrielle, et sans vrai capitalisme non plus pour les mêmes raisons, ce pays fut le seul des Balkans à ne pas connaître le… réalisme du socialisme intégral de l’après 1945. La Guerre civile n’a rien arrangé (un épisode quasi inaugural d’ailleurs de la Guerre froide), et on se souvient encore, combien l’ambassadeur des États-Unis, pouvait également, administrer de gifles (au sens propre et figuré), aux « ministres » du « gouvernement » grec de l’époque. Depuis, le capitalisme familiocrate individualiste avant l’heure, s’est imposé comme « règlement intérieur » du pays.

    Kiosque « Nouvelle Démocratie » – Athènes 14 juin 2012
    Travail, famille et clan, voilà une dimension de taille dans le projet sociétal, et en plus, sans cette osmose entre le monde de la gauche et celui de la droite au sein du même État-nation, sans ces compromis nécessaires, initiateurs des trente glorieuses (comme en France dès 1944-1946), voilà une autre conséquence de la Guerre civile. Ainsi la Grèce a finalement basé son « essor » sur émigration de ses jeunes vers l’Allemagne, l’Australie et les États-Unis, sur la petite propriété et entreprise, sur la marine marchande et enfin sur le tourisme. Car il demeure significatif qu’encore de nos jours, les salariés du secteur privé employés des entreprises d’une certaine taille, disons capitalistique, demeurent minoritaires. Petite entreprise, individualisme acharné, clientélisme et microcapitalisme clanique ont relativement bien fonctionné jusqu’à l’avènement de la « parousie bancaire », et de sa sœur adoptive ou jumelle (c’est selon) l’Union Européenne, (et des autres structures porteuses du même projet « social ultraliberal » comme le FMI par exemple). La suite de l’histoire semble mieux connue, introduction de la monnaie euro-allemande (l’euro), et spéculation illimitée, accompagnée de l’endettement et d’une acculturation… globalisante.

    Les politiciens n’ont jamais voulu expliquer ces enjeux à leurs clients, les « citoyens », et ses derniers, peu regardants sur les conséquences et le long terme, ils se sont contentés des facilités, comme avec « leurs » banquiers. Pourtant, il y a un paramètre très occidental, traversant l’altérité de « l’hybris » grecque. Le régime politique demeure démocratique (certes, porteur d’un sens dans le civisme assez atrophié), tandis que les libertés d’expression et de débat n’ont rien à envier à leurs équivalents, chez les autres démocraties à l’occidentale, de l’avant crise en tout cas. Une démocratie finalement para-bourgeoise, parachutée jusqu’au Kilimandjaro du néo-capitalisme des bancocrates, sans se donner la peine de passer (et sans le pouvoir) par le stade stabilisateur et créateur de structures et des mentalités « grand productives », celui de l’industrie et de l’innovation.

    D’où l’immense intérêt du crash test grec : « Broyons le paradigme atypique pour mieux affiner les méthodes ailleurs ». Décidément, le siècle bancocrate soit il verra le jour dès demain sans la démocratie, soit les peuples redeviendront souverains et les travailleurs retravailleront, mais encore, il va falloir inventer à l’échèle du monde pour ainsi façonner un autre cadre international ou régional, en Europe déjà, ce qui n’est guère démontrable par avance ou par auto-proclamation.

    Nul n’est prophète nulle part, et les Grecs qui n’ont rien « d’un peuple élu », et ceci, en dépit des inepties conspirationnistes racontées, très en vogue chez nous en ce moment. En revanche, ce qui est certain c’est que le peuple grec se trouve (presque) « malgré lui», sur la première ligne de la Troisième Grande guerre des monnaies et des géopolitiques en gestation à travers cette région « hypostasique » du monde. Et les enjeux de cette guerre, froide d’abord et potentiellement « chaude » par la suite, échappent (partiellement) à notre grille d’analyse en Grèce, pourtant, après deux années, vécues sous le memorandum.

    « Place Syntagma derrière l’arbre de Dimitri, la Nouvelle Démocratie a installé son kiosque » – 14/06/2012
    Et on ira enfin revoter. Place Syntagma et derrière l’arbre de Dimitri, la Nouvelle Démocratie a installé son kiosque à l’ancienne. Mauvais présage ? Ainsi, les plus accablés parmi nous sont pessimistes sur le court terme – SYRIZA ou pas – car tout semble nous conduire vers la « gentille » Apocalypse, sauf qu’on peut aussi savourer ces rares moments créatifs dans l’action politique, à travers les terrasses des cafés, les meetings et enfin nos plages, très fréquentées. C’est vrai qu’à 35°C à l’ombre et au chômage, le temps ne manque plus. Pareillement, pour ceux qui travaillent encore, c’est désormais la semaine de quatre ou de trois jours, comme chez certaines maisons d’édition athéniennes. Cela fait aussi partie du formatage.

    La désintégration se précise alors. Hier, mon ami S.P., instituteur, s’est rendu à « sa » banque, pour retirer 5.000 euros, c’est à dire l’ensemble de ses économies. Prétextant le changement de la législation ainsi que du règlement, les employés de l’agence, ont exigé la présentation d’un certain nombre de documents, (avis d’imposition par exemple) pour que la demande puisse aboutir. Mais à chaque fois, un nouveau document manquait, comme par hasard. S.P., excédé, s’est rendu enfin au commissariat le plus proche, pour… se faire aider, car il considère que la banque n’a pas le droit de refuser la restitution de cette somme. Les policiers, souriants et amers, lui ont alors expliqué que « tout simplement le clash commence et qu’on ne peut plus rien faire ».
    Au théâtre d’Hérode Atticus – Athènes 12 juin 2012
    Les économies restantes des particuliers seraient sans le dire en train d’être saisies par les banques, au même moment où « l’État grec », ne verse que les salaires et les retraites. Tout le reste s’effondre, système de santé, fournisseurs… et la violence court les rues. Bientôt la crise humanitaire sera ouverte, organisée par les bancocrates et tout serait bouclé guichets fermés. Les nantis et les « débrouillards » ont acheté de l’immobilier à Londres ou à Berlin et le meilleur « Syrizisme réel », aura du mal à imposer la fiscalité juste, déjà dans un pays sans économie. Et Samaras encore moins. Voilà ce que la logique nous suggérerait. Sauf que la création humaine n’est pas rationnelle et le totalitarisme bancocrate non plus.

    Attendons le 17 juin et profitons de l’instant. Au théâtre d’Hérode Atticus, construit au pied de l’Acropole d’Athènes, une représentation de « Il Trovatore » de Guiseppe Verdi par L’Opéra National Grec a été fort appréciée. Moments achroniques enfin, véritablement européens, hors de la portée du système « eurosoft ».

    http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/06/systeme-dexploitation-eurosoft.html#more

     
  14. zapatta

    15 juin 2012 at 15 h 41 min

    Athènes clôture sur un bond de 10%

    AFP Publié le 14/06/2012 à 17:12

    La Bourse d’Athènes a clôturé jeudi en hausse de 10,12% à 550,10 points. Ce rebond a été provoqué par l’envol de l’indice des banques (FTSEB), en hausse de 23,58%.

    Le marché parie en effet sur un résultat « positif » des élections de dimanche, dont l’enjeu principal est le maintien de la Grèce dans la zone euro, selon le site financier grec Euro2day. Après avoir ouvert en hausse de plus de 3,47% jeudi matin à 9h30, l’indice Athex a enregistré une hausse de 6,43% trois heures plus tard.

    Le FTSEB a clôturé à 168,14 points. L’action d’Alpha bank, deuxième établissement bancaire du pays, a bondi de 29,75%, suivi par la Banque nationale de Grèce, numéro un (+25,96%) et de l’Eurobank 24,55%.

    L’Athex a accumulé des pertes de 30% depuis le dernier scrutin du 6 mai, qui n’a pas débouché sur un gouvernement de coalition et contraint le pays à retourner aux urnes dimanche.

    Selon l’analyste financier de Proton Bank, Vassilis Kararizos, « ce bond résulte des rumeurs d’une avance pré-électorale de la droite Nouvelle-Démocratie et du fait que la bourse était particulièrement sous pression ces derniers jours ».

    La droite et la gauche radicale Syriza partent au coude à coude pour ce scrutin, qui ne devrait pas selon les sondages dégager de majorité absolue.

     
  15. zapatta

    15 juin 2012 at 18 h 52 min

    vendredi 15 juin 2012

    Comment les gouvernements nous prennent pour des c…

    Scoop : les plans d’aide à la Grèce, c’était juste de la comm, une façon de gagner du temps et de sauver les apparences, mais dès le départ les gouvernements des pays européens n’y croyaient pas, c’est un ancien membre du gouvernement Fillon qui le dit. Dans une interview pour Atlantico, l’ancien Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, Pierre Lellouche, fait cette déclaration hallucinante : «J’étais soumis à un devoir de réserve mais je n’ai jamais cru un instant que les Grecs pourraient rembourser tout l’argent que nous leurs avons remis. Tout cela devrait nous coûter pas loin de 150 milliards d’euros.»

    http://www.atlantico.fr/decryptage/isoler-allemagne-francois-hollande-mene-france-et-europe-chaos-pierre-lellouche-390715.html?page=0,0

    Bien, c’était juste du théâtre alors. Et si lui était convaincu de cela, il en allait bien sûr de même pour les ministres de l’économie, du budget, le premier ministre, le président… en France et ailleurs… à la Commission européenne… Ca fait un peu cher le plan comm quand même.

    Rappelons-nous avec quelle autorité ces personnes nous expliquaient que ces plans étaient sérieux, que la Grèce allaient retrouver le chemin de la croissance et nous rembourser, puis ensuite l’Irlande, le Portugal, et maintenant l’Espagne. Les rares économistes ou éditorialistes qui en doutaient passaient pour des Cassandres, des irresponsables. Ces plans ne tenaient pas la route, et ceux qui les mettaient en place le savaient dès le départ. Merci de cet aveu.

    Mais n’accablons pas Pierre Lellouche, c’est pareil avec le gouvernement actuel. Attention, si les gouvernements se comportent avec une moralité aussi douteuse, tout ça va mal finir. D’ailleurs, le bank run qui s’étend progressivement en Europe traduit la défiance des citoyens envers leurs dirigeants et leurs discours lénifiants. C’est un peu l’équivalent de l’abstention dans les élections, mais ses effets sont beaucoup plus graves.

    http://ladettedelafrance.blogspot.fr/2012/06/comment-les-gouvernements-nous-prennent_15.html

    No comment…..

     
  16. larevolutionpacifique

    15 juin 2012 at 20 h 59 min

     
 
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