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Syrie : un aveu peu commenté par les médias européens

11 juin

Ces derniers temps, les observateurs des Nations unies en Syrie ont reconnu la présence de groupes terroristes dans le pays, lesquels empêchent le rétablissement de la paix. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général adjoint de l’Onu pour les opérations de paix Hervé Ladsous cité par l’agence Xinhua. "Nous savons qu’il y a des groupes terroristes qui cherchent à obtenir des avantages pour eux-mêmes (…) mais nous devons voir cela comme une question interne à la Syrie, qui doit être traitée entre Syriens", a annoncé M. Ladsous lors d’un point presse à Damas.

Le président syrien Bachar el-Assad expliquait pour sa part que les groupes extrémistes opérant en Syrie recrutaient des mercenaires étrangers, dont certains appartenaient à la nébuleuse terroriste Al-Qaïda.

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24 Commentaires

Publié par le 11 juin 2012 dans Non classé

 

24 réponses à “Syrie : un aveu peu commenté par les médias européens

  1. Clavreul

    11 juin 2012 at 21 h 24 min

    Avec quelle monnaie ces groupes terroristes sont ils payés ?

     
  2. zapatta

    11 juin 2012 at 21 h 44 min

    Un témoignage essentiel d’un journaliste en Syrie

    09/06/2012 – Bloc-Notes

    Il s’agit d’un journaliste britannique (Alex Thompson, de la chaine britannique Channel 4), qui rapporte son aventure en Syrie. Russia Today expose (le 9 juin 2012) les circonstances précises d’un incident caractéristique que Thompson a vécu avec son équipe, du fait des “rebelles”, ou de la soi-disant Armée Syrienne Libre. Ensuite, RT procède à une interview longue et détaillée de Thompson.

    Thompson avait ceci de particulier qu’il semble avoir été l’un des premiers, ou même le premier journaliste à atteindre le “territoire rebelle“ venant de Damas, où il avait obtenu une autorisation légale d’entrée. Tous les autres journalistes occidentaux ayant été en Syrie l’ont été du côté rebelle, par le canal et sous le contrôle des rebelles. On comprend l’importance du témoignage de Thompson, qui est extrêmement affirmatif sur un fait impliquant, en raison du climat exclusivement pro-rebelles régnant dans nos pays, une vision déformée dès l’origine du séjour, et ensuite entretenue à mesure. («That’s a fact. Most foreign, Western journalists who cover the war from the rebel side are smuggled in from Lebanon and so forth illegally to the country. It is very unusual, almost unheard of, to do the kind of things that we were doing, which is to go from Damascus, cross the lines with the Red Cross and Red Crescent, and talk to both sides.»)

    Le récit du séjour de Thompson occupe la première partie de l’interview. Il porte essentiellement sur un incident qui est une manœuvre délibérée des rebelles pour le diriger vers le feu de l’armée syrienne, le faire tuer par l’armée syrienne, pour faire de l’incident un outil de propagande auprès de l’opinion extérieure. «Thomson said he was sure the rebels were eager to get him and his crew killed in order to have the international community blame Damascus for the death of Western reporters. “I’m quite clear the rebels deliberately set us up to be shot by the Syrian army. Dead journos are bad for Damascus,” he stated.»

    Thompson était en Syrie, dans la région rebelle lorsqu’a eu lieu le second massacre de Qubair, dans la province d’Hama, et il témoigne également de l’impuissance des observateurs de l’ONU pour leur enquête. (Il s’agit bien du second massacre, dont la responsabilité a été instantanément attribué au régime Assad, par les pays du bloc BAO. RT note : «The reported incident comes just days after as many as 78 people were killed in the village of Mazraat al-Qubair in the Hama province. UN monitors that tried to asses the massacre were shot at.») D’une façon générale, Thompson observe que les zones tenues par les rebelles sont nettement délimitées et fermement contrôlées ; ainsi exclut-il d’une façon générale des occurrences où des milices extrémistes pro-Assad puissent s’infiltrer (ce qui est une des thèses pour l’un ou l’autre massacre) : «No, I didn’t make a mistake on that. […] There is no way that these were some extremist Shabbiha. We were inside the town, in the streets, in areas completely controlled by the Free Syrian Army. They were all FSA people there. The idea that some bizarre could have wandered in to this situation unnoticed is ludicrous.»

    Enfin, Thompson témoigne de la diversité des forces rebelles. Il juge que l’Armée Syrienne Libre est bien structurée, contrôlee, etc. organisée effectivement comme une force combattante. A côté de cela, des groupes non identifiés tiennent des zones qui leur sont propres, souvent d’une façon exclusive, parfois d’une façon agressive entre eux ou avec l’Armée Syrienne Libre. C’est la confirmation du désordre structurel régnant chez les rebelles en général.

    La première partie de l’interview est consacrée au récit de Thompson sur la façon dont il fut délibérément dirigé (lui-même dans sa voiture, avec son équipe) par les rebelles dans une direction où il y avait une grande probabilité, dans les conditions de tension et d’affrontement régnantes, qu’il se heurte aux lignes de l’armée syrienne régulière et qu’il soit tué. Nous reproduisons la seconde partie de l’interview, où Thompson explique ce qu’il perçoit des conditions générales de ce qui est désormais un véritable conflit, mélange de guerre conventionnelle et de guérilla, à l’intérieur de la Syrie.

    (…) la suite

    http://www.dedefensa.org/article-un_t_moignage_essentiel_d_un_journaliste_en_syrie_09_06_2012.html

     
  3. emigrdsouche

    11 juin 2012 at 21 h 48 min

    "Des avantages pour eux-mêmes…" quels égoïstes ,pourraient partager, quels radins quand même !
    "terrorisme comme question interne à la Syrie" ah ouai, je croyais que c’était l’affaire de tous ?
    Et formés, payés, nourris, blanchis, all included !

     
  4. emigrdsouche

    11 juin 2012 at 21 h 53 min

    @ thompson,
    C’est qu qui tire les ficelles ?
    Expliquer la stratégie et les tactiques, faite la synthèse svp, et ragrder à l’étage du dessus.

     
    • emigrdsouche

      11 juin 2012 at 22 h 10 min

      que de fautes, dsl.

       
  5. Clavreul

    11 juin 2012 at 21 h 56 min

    Syrie : Fabius assure l’ opposition du " plein soutien " de la France. ( Source : Le Parisien.fr ).

     
  6. emigrdsouche

    11 juin 2012 at 22 h 20 min

    Pour améliorer la propagande et la communication (c’est la même chose, vous me direz), un neveu de Freud, oublié son nom, a suggéré de remplacer le terme guerre par celui de défense; ainsi, depuis près d’un siècle, nous ne disons plus Ministre de la Guerre mais Ministre de la Défense ahahah
    Et Fabius, les mains pleines de sang, et il a encore soif, le bougre.

     
    • jankry

      11 juin 2012 at 22 h 32 min

      @emigrdsouche
      Ce serai pas Ed Bernays "Propaganda" 1928

       
    • Lambda

      11 juin 2012 at 23 h 35 min

      Il s’agit d’Edward Bernays

       
    • PhiliP

      12 juin 2012 at 9 h 48 min

      Merci pour cette précision … linguistique.

       
  7. emigrdsouche

    11 juin 2012 at 22 h 39 min

    Bingo, jankry !
    L’intelligence au service du Malin.

     
  8. Eboni

    11 juin 2012 at 23 h 10 min

    ça ne serait pas plutôt la CIA qui opérerait à pousser les groupes extrémistes à agir en Syrie !!!

     
    • Francky Vincent

      11 juin 2012 at 23 h 58 min

      YES !!!

       
  9. d

    11 juin 2012 at 23 h 54 min

     
  10. figarofinn

    12 juin 2012 at 4 h 27 min

     
    • Epo

      12 juin 2012 at 6 h 54 min

      Faudrait quand même pas donner le bon dieu à Assad….

      "Je me suis dit que m’ayant laissé voir tout cela, jamais ils n’allaient me laisser partir."

      Libéré dans la matinée par Damas, le Belge Pierre Piccinin est arrivé hier après-midi à l’aéroport de Bruxelles, horrifié par ce qu’il a vu dans deux prisons des services de sécurité syriens à Homs et à Damas, où il a été détenu pendant six jours, avant son expulsion mercredi. Les services syriens croyaient qu’il appartenait aux services secrets français, qu’il était en repérage dans le pays. Il n’a été libéré qu’après l’intervention décisive de la diplomatie belge.

      Le professeur de l’école européenne de Bruxelles à Uccle a notamment vu des gens battus à mort et torturés à l’électricité par les services secrets syriens. A Homs, dit-il, "il y avait là une série de personnes qui étaient étendues dans le couloir. Au début, ils fermaient la porte mais après ils n’ont plus fait attention du tout à moi. Je me suis dit que m’ayant laissé voir tout cela, jamais ils n’allaient me laisser partir. Je pensais que c’était terminé pour moi."

      Pierre Piccinin poursuit. "Ce centre de Homs, c’est à la chaîne. Ils emmènent les corps, cela revient tout le temps. [ ] Les gens, on les attache dans le couloir, puis c’est l’électricité, on les bat à mort. Les gens étaient morts dans le couloir. C’est la torture à la chaîne." Sa voix tremble.

      Le ressortissant belge est entré le 15 mai en Syrie en provenance du Liban par un poste-frontière secondaire où il dit avoir obtenu un visa. De là, il s’est rendu à Damas où il a loué une voiture. Il a ensuite pris la route pour Homs, puis vers la localité de Talbisseh, une ville sous contrôle de la rébellion. "J’ai rencontré l’armée de libération qui est beaucoup mieux organisée que je ne le pensais", nous dit-il. "Avec des PC, des postes de commandement, des officiers rasés de près, des drapeaux à trois étoiles." Le 17 mai, il est allé à Tall Kalakh, une localité de la région frontalière avec le Liban. C’est là qu’il a été arrêté.

      "J’ai voulu entrer dans la ville légalement", poursuit-il. "J’ai demandé au check-point si je pouvais entrer. On m’a fait poireauter deux heures. Mais à un moment, des voitures des services de sécurité sont arrivées. On m’a dit que je pouvais aller en ville seulement dans leur voiture. Dès que j’ai été dans la voiture, ils m’ont menotté et ils m’ont emmené dans un bâtiment à Tall Kalakh."
      Il voit les détenus revenir morts de leurs interrogatoires

      Commence alors une lente descente aux enfers. D’abord, tous ses effets personnels sont saisis, y compris son téléphone. Ensuite, une attente de deux heures dans une baraque avec un toit en tôle, sous une forte chaleur. Puis le transfert à Homs, où il est jeté en prison et voit les détenus revenir morts de leurs interrogatoires. Les policiers l’interrogent sur ce qu’ils ont découvert dans sa clé USB : des photos des rebelles de Talbisseh. Sur le bureau, dit-il, "il y avait des aiguilles, des morceaux d’ongle, du sang." Un premier interrogatoire poli, en anglais, mais la nuit, il est passé à tabac.

      Le 18 mai, toujours selon son témoignage, il est transféré à Damas, au siège de la Sécurité, dans le quartier de Qazzaz, là où un attentat à la voiture piégée a fait 55 morts le 10 mai dernier. "Les cellules étaient pleines, les gens hurlaient toute la nuit", dit-il. "Vous ne pouvez rien dire. Cela se passe sous vos yeux. Passé à tabac, il ne faut plus en rajouter." Le 19 mai, il est transféré dans la prison de Bab al-Musalla et c’est grâce à la solidarité "formidable" des autres détenus, "qui ont rassemblé un peu d’argent et payé un garde" qu’il a pu avoir accès à un GSM.

      Il a appelé un ami qui a alerté les autorités belges. Un diplomate belge, Arnt Kennis, est venu d’Amman (Jordanie) pour négocier sa libération. Le 22 mai au soir, il a été transféré dans une cellule de l’aéroport de Damas.

      Pierre Piccinin en était à son troisième voyage en Syrie. Professeur d’histoire, passionné par le printemps arabe, il a effectué plusieurs voyages dans la région, notamment en Egypte et en Libye, un peu à l’image de ces intellectuels qui cherchent le grand frisson en s’immergeant dans les secousses de l’actualité.

      Personnalité contestée par ses prises de position, notamment contre Israël, jugé peu crédible par plusieurs spécialistes universitaires de la Syrie, il avait dans un premier temps appelé à un minimum de compréhension à l’égard du régime de Damas après un voyage en Syrie en juillet 2011. Un deuxième voyage, au nouvel an, sur invitation du gouvernement syrien, lui fait découvrir les rebelles de Homs.

      Ce troisième voyage l’a définitivement vacciné contre le régime de Damas. Pour lui, le régime de Barchar el Assad s’accroche désespérément au pouvoir et veut écraser la rébellion. Les observateurs de l’Onu sont impuissants. "Dans la situation actuelle, rien ne changera en Syrie, avec son régime de terreur, si on n’intervient pas", dit-il aujourd’hui.

       
      • stef

        12 juin 2012 at 8 h 32 min

        C’est sur que de remettre les prisonniers morts dans leur cellule, ca sert pas a grand chose! Bien sur, bien sur….
        Les sources please?

         
      • JLG

        12 juin 2012 at 10 h 21 min

        A propose de Piccinin, la réaction de Michel Collon:
        http://www.michelcollon.info/Reponse-de-Pierre-Piccinin-a-notre.html

        "Enfin, il est nécessaire de mettre un terme à une idée en vogue chez les belliqueux humanitaires et partagée par Pierre Piccinin : s’opposer à une intervention de l’Otan impliquerait de soutenir la répression du régime syrien. Nous soutenons le droit légitime du peuple syrien à instaurer un gouvernement démocratique qui tiendra réellement compte de ses intérêts. Mais ce n’est pas l’objectif poursuivi par une grande frange de l’opposition soutenue par l’Occident. Ce n’est pas non plus le résultat que l’on peut espérer d’une intervention de l’Otan : l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord n’a JAMAIS apporté la paix et la démocratie dans un pays où elle est intervenue. C’est donc dans l’intérêt du peuple syrien que nous nous opposons à une telle intervention. Car les guerres de l’Otan ne sont pas la solution mais font partie du problème."

        Et l’analyse de Bahar Kimyongür
        http://www.michelcollon.info/Le-chemin-de-Damas-de-Pierre.html

        "En revanche, là où Pierre en déçoit plus d’un après avoir défendu l’armée de Bachar parfois de manière crue, c’est dans son appel à commettre un meurtre de masse en Syrie sous couvert d’une intervention humanitaire internationale. La souffrance et le martyre d’innocents (ou même de coupables) justifient-ils l’élimination d’autres innocents (ou d’autres coupables) ?"

         
      • Sébastien

        12 juin 2012 at 13 h 56 min

        Sans même connaître les sources, il est évident que le régime Syrien d’Al Assad est loin, très loin d’être un régime parfait. Mais gare au "remèdes démocratiques" de l’OTAN qui s’avèrent, en général, pire que le mal lui même.

        Saddam Hussein était un salaud d’un point de vue humain mais lorsqu’il gouvernait, les Irakiens pouvaient se déplacer sans risquer de se recevoir un tir de mitraillette ou les éclats d’une bombe artisanale sur le coin du nez.
        Les mêmes choses peuvent être affirmées s’agissant de la Lybie.

        Et puis, on note le silence assourdissant de ces "faiseurs de paix" s’agissant du Turkménistan ou de la Birmanie – ces pays qui sont dirigés par des tarés bien pires que Ceausescu qui maltraitent leurs peuples ; mais on leur pardonne – ils nous rendent bien service en nous bradant leurs matières premières et en écoulant nos stocks d’armes.

         
  11. emigrdsouche

    12 juin 2012 at 7 h 53 min

    Tu veux justifier quoi là ?
    Qui a dit du bien de Assad ici ?

     
  12. Jean-Pascal

    13 juin 2012 at 8 h 59 min

     
  13. michel

    13 juin 2012 at 11 h 50 min

    Quel jeu de "consensus" joue Hervé Ladsous sur le sort des Syriens, lui l’homme de paix?:

    Pas de guerre civile en Syrie, mais une lutte contre le terrorisme

    DAMAS – Le ministère syrien des Affaires étrangères a affirmé mercredi que la Syrie luttait contre le terrorisme, niant qu’elle était en situation de guerre civile, comme l’a suggéré la veille le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous.

    La Syrie n’est pas le théâtre d’une guerre civile mais elle lutte pour éradiquer le terrorisme et faire face aux assassinats, enlèvements et explosions, a indiqué le ministère dans un communiqué, ajoutant que les responsables de l’ONU se devaient d’être neutres, objectifs et précis.

    Parler d’une guerre civile en Syrie n’est pas conforme à la réalité. Ce qui s’y passe est une guerre contre des groupes armés qui ont choisi le terrorisme pour parvenir à leurs objectifs et comploter contre l’avenir du peuple syrien, poursuit le communiqué.

    Le ministère, qui se dit étonné par les déclarations d’Hervé Ladsous, affirme qu’il est du devoir des autorités syriennes de faire face aux crimes et d’étendre leur contrôle sur tout le sol syrien.

    Les responsables de l’ONU doivent être neutres, objectifs et précis en traitant avec les développements en cours en Syrie, notamment après le déploiement des observateurs de l’ONU dans la plupart des provinces de Syrie, a-t-il ajouté.

    La Syrie réaffirme sa volonté d’appliquer le plan de sortie de crise proposé par le médiateur international Kofi Annan, et la nécessité pour la communauté internationale, représentée par l’ONU, d’adopter une position ferme contre les crimes commis par les groupes armés, ajoute le communiqué.

    Interrogé mardi par des journalistes pour savoir s’il pensait que la situation Syrie avait atteint le stade de la guerre civile, Hervé Ladsous avait répondu: Oui, je pense que nous pouvons le dire. Ce qui se passe, c’est que le gouvernement syrien a perdu au profit de l’opposition de grandes parties du territoire et plusieurs villes, et qu’il veut en reprendre le contrôle.

    Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 14.100 personnes ont péri dans les violences en Syrie depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011.

    AFP / 13 juin 2012 12h37

     
 
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