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Un problème devenu universel : les créances douteuses des banques

30 mar

Le sujet des créances douteuses concerne également la Chine. Aujourd’hui, il est bien difficile de se fier aux résultats publiés par les banques pour se faire une juste idée de leur solidité financière. Parmi nos lecteurs, les informations abondent pour conclure que les plus grosses banques françaises cotées en bourse entretiennent une réelle illusion sur leurs propres résultats.

Les hauts cadres de ces dernières nous font des confidences à ne pas répéter, mais qui en disent tellement long ! Nous en concluons que l’on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut, et la qualité des créances ou obligations détenues par une banque devient, surtout aujourd’hui, très aléatoire. Comme les banquiers ne sont pas dupes et que les plus avertis sont au courant du jeu de massacre qui se prépare, d’aucuns ont le souci, tout de même, de préparer la prochaine tempête en faisant des provisions sur les « créances douteuses » de demain. C’est ce que vient de faire, par exemple, Agricultural Bank of China (AgBank). Tout un symbole !

Quand une banque chinoise de cette stature annonce un résultat très inférieur à ce qui était attendu, on peut raisonnablement en déduire que la qualité des actifs détenus par les banques chinoises, dans leur ensemble, commence à effrayer les autorités financière pékinoises… ainsi que les Occidentaux.

Dans le jeu de dominos qui tombent à cause du problème subitement soulevé (ne l’oublions jamais !) des dettes souveraines, le doute va progressivement s’installer sur la qualité des créances obtenues en fonction de certains prêts. Toutes les métastases du système de l’économie virtuelle se propagent désormais au sein de l’économie réelle. Chez nous, de nombreuses banques continuent à spéculer avec l’argent de la BCE, voire les économies de leurs clients, et cela dure depuis des lustres. Pourquoi aucun expert auprès des gouvernements n’a-t-il évoqué le danger ? Ce n’est pas sur ce blog qu’une réponse doit être donnée. Experts, politiques et banquiers marchent ensemble, de concert, sous la baguette de ce chef d’orchestre, que F.D. Roosevelt et bien d’autres ont appelé cartel bancaire.

On sait que cette crise chirurgicalement préparée doit servir à introduire ce Nouvel Ordre Mondial en passant par la mort de l’Etat-nation, la suppression de plusieurs milliards d’individus (ils l’ont écrit en plusieurs langues sur le Stonehenge US) essentiellement au moyen d’une future guerre bactériologique (les grippes aviaire, porcine, ou autres, étant des essais permettant de cadrer le gros coup), sans oublier une bonne guerre contre l’Iran, acte catalyseur à une future Troisième Guerre mondiale annoncée par Albert Pike dans le document publié par l’agent du renseignement canadien W.G. Carr dès 1954. [Lire DES PIONS SUR L’ECHIQUIER]

Le sujet économique nous situe dans le cadre de la fin de l’Etat-nation. Il s’étend sur des mois et des mois alors que l’on pense parfois que les choses pourraient aller plus vite. C’est tout l’intérêt des analyses de Trader Noé, qui donne des POINTS clés à partir desquels des stratégies sont mises en place. Nous suivons ces points depuis une bonne année maintenant et ils marchent à la perfection. Seulement, il faut rester froid par rapport à eux et ne pas laisser l’émotivité l’emporter. Le suivi de ces points et l’étonnante danse des cours à leur approche, est significatif de marchés totalement manipulés. La rigueur mathématique de ces analyses met en évidence le jeu des manipulations sur les marchés par certaines « forces » qui s’entendent sur les fameux points pivots. En tout cas, la prochaine tempête sur les bancaires et les marchés viendra. C’est une certitude ! Suivons les « points » de Trader Noé, qui du haut de sa vigie, nous fournit les « signaux d’intervention ». Ce que les banques chinoises sont en train de mettre au grand jour n’est certainement pas anodin dans ce timing que nous ignorons.

Les subites dépréciations d’actifs des banques chinoises soulèvent une question : quelle fiabilité doit-on avoir avec celles et ceux qui donnent une impression de sécurité ? L’Agefi rappelait récemment que « la CBRC, tutelle du secteur, aurait indiqué le mois dernier aux banques chinoises que celles-ci ont classé par erreur 1.800 milliards de yuans de concours aux gouvernements locaux dans la catégorie de prêts la plus sûre, sous-estimant ainsi leurs risques ». D’un autre côté, on peut y voir le souci des autorités de Pékin de chercher à contrôler son propre système bancaire. C’est ainsi que voient les agences de notation américaines : « les banques chinoises cherchent à assainir leur bilan ». Mieux vaut dans un contexte où ces deux dernières années le crédit a littéralement explosé. On estimait cette somme à 17.000 milliards de yuans mi-2011, soit 25% des crédits totaux. Mais qu’en est-il des crédits consentis par la finance de l’ombre dont on ignore tout, sinon qu’ils sont très nombreux ?

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4 Commentaires

Publié par le 30 mars 2012 dans Non classé

 

4 réponses à “Un problème devenu universel : les créances douteuses des banques

  1. zapatta

    30 mars 2012 at 14 h 43 min

    Non seulement on connait pas le montant " des créances douteuses des banques " : le montant des produits dérivés a été divisé par deux par le CME à 700 000 milliards $ en 2011 et en plus elles aurait manipulés le marché du LIBOR estimé à 350 000 milliards $

    L’acronyme vaut pour London interbank offered rate, et sert directement ou indirectement de référence pour fixer les taux d’intérêt d’une multitude de produits financiers (prêts commerciaux, prêts hypothécaires, emprunts obligataires, instruments dérivés etc.) pour une valeur estimée de 350’000 milliards de dollars (vous avez bien lu: 350 suivi de douze zéros).

    Par extension, il y a un «libor» pour le dollar, l’euro, le franc suisse, le yen japonais etc. Compte
    tenu de l’importance du libor, les doutes exprimés ont conduit les autorités de surveillance de plusieurs pays (entre autres Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon) à ouvrir des enquêtes et à demander à plusieurs grandes banques de leur fournir des renseignements et des documents.

    Voir l’article d’olivier Berruyer

    http://www.les-crises.fr/fraude-libor/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

     
    • CLAIR-VOYANT

      30 mars 2012 at 20 h 10 min

      La fraude du LIBOR ou la perversion des marchés monétaires. ( Georges Ugeux, Blog.)

       
  2. françoise

    30 mars 2012 at 17 h 00 min

    Dans son livre, édition 2002, "La 3ème guerre mondiale a commencé" de Laurent Arthur Du Plessis, c’est exactement ce dont il parle déjà dans sa partie le "khrach mondial et la grande crise économique" !!!
    Ce livre a été revisité par ses soins en 2008 en fonction des enjeux géopolitiques je pense.

    "La politique de l’autruche n’a jamais sauvé personne" dit-il en postface.

     
 
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