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Syrie/troubles : plus de 200 villageois entrent en Turquie

30 avr

Plus de 200 habitants de villages frontaliers syriens scandant « Nous voulons la démocratie » sont entrés vendredi en Turquie, où ils ont été pris en charge par les autorités locales, ont annoncé des responsables et des médias.  Agitant des drapeaux turcs, les villageois ont également scandé « Nous voulons vivre comme les Turcs ! », une fois franchis les barbelés près de la ville de Yayladagi, dans la province de Hatay, bordée par la Méditerranée, a raconté l’agence de presse semi-officielle Anatolie.

Inquiètes des troubles en Syrie, ces personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, sont originaires de villages situés de l’autre côté de la frontière, selon la même source.

Les forces de sécurité turques ont interrompu la progression du groupe après qu’il eut pénétré de quelques mètres à l’intérieur du territoire turc, puis le principal responsable administratif de Yayladagi, Tolga Polat, est venu à sa rencontre, a expliqué l’agence.  Les villageois ont alors été transportés dans une salle de sports de cette ville, où ils ont reçu des vivres et où des fonctionnaires ont commencé à prendre leurs noms.  Le nombre des personnes installées dans la salle de sports est de 238, a déclaré le gouverneur de la province d’Hatay, Celalettin Lekesiz, interrogé par la chaîne de télévision NTV.
Leur situation est en cours d’examen à Ankara et nous agirons conformément aux instructions qui nous parviendront de là-bas, a-t-il ajouté.

Le groupe est constitué de Turkmènes, une communauté d’origine turque, a écrit le quotidien turc Milliyet sur son site internet.  Depuis le 15 mars, la Syrie est secouée par un mouvement de contestation politique, réprimé dans le sang par le régime. Selon les associations de défense des droits de l’Homme, au moins 453 civils ont été tués.
La Turquie redoute que ces troubles ne portent atteinte aux relations turco-syriennes, qui sont étroites depuis plusieurs années, et qu’ils aient des conséquences sur la sécurité intérieure turque.  Un responsable turc a déclaré cette semaine à l’AFP qu’un afflux éventuel de réfugiés syriens en Turquie créerait un risque sécuritaire.  « Il serait difficile de faire la différence entre les civils et les gens du PKK », a expliqué ce responsable, évoquant les militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les rebelles kurdes de Turquie qui bénéficient de soutiens parmi les Kurdes de Syrie.
Le PKK a engagé en 1984 une lutte armée contre les forces turques, un conflit qui a fait environ 45.000 morts.

Des émissaires turcs se sont rendus jeudi à Damas, pour tenter de persuader le régime baassiste syrien de procéder à des réformes.  La mission turque, dirigée par le chef des renseignements (MIT) Hakan Fidan et le directeur de l’agence du plan économique (DPT), Kemal Madenoglu, s’est entretenue avec le président Bachar al-Assad et le Premier ministre Adel Safar, a indiqué à l’AFP une source diplomatique turque.
Le chef du gouvernement turc Recep Tayyip Erdogan s’était entretenu mardi au téléphone avec le président syrien, pour, avait-il dit, lui faire part de notre inquiétude, nos craintes, notre inconfort face aux récents événements.
Jeudi, le Conseil national de sécurité (MGK), regroupant les dirigeants civils et militaires turcs, a appelé les forces de sécurité syriennes à la modération, insistant sur la nécessité de gestes urgents et déterminés pour établir la paix sociale et la stabilité en Syrie.

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Publié par le 30 avril 2011 dans Non classé

 

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